Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:06

Selon le groupe d'études de Goldman Sachs, la puissance économique d'une Corée réunifiée dépasserait celles de la France et de l'Allemagne, et même du Japon, d'ici le milieu du siècle. Ces prévisions prennent en compte le potentiel économique de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), à contre-courant des analyses sur le coût supposé de la réunification de la péninsule, fondées sur une référence insuffisamment pertinente à la réunification allemande.

Dans une étude rendue publique le 21 septembre 2009, le groupe d'études de Goldman Sachs a estimé que l'économie d'une Corée réunifiée, mesurée par son produit intérieur brut (PIB), pourrait dépasser celles de la France et de l'Allemagne, voire du Japon, d'ici le milieu du siècle. La Corée se classerait alors au huitième rang économique mondial. 

Kwon Goo-hoon, économiste du groupe Goldman Sachs, a pris en compte le développement rapide de pays tels que le Vietnam et la Mongolie pour soutenir l'hypothèse d'une croissance économique élevée de la RPD de la Corée, à contre-courant des études sud-coréennes qui ont pris comme référence la réunification allemande. De fait, Hong-Kong et la Chine, qui ont chacun leur propre système économique et politique, pourraient offrir un modèle plus pertinent pour la réunification de la Corée, comme l'a également estimé la Banque de Corée du Sud dans un rapport publié en mars 2009. Il est ainsi envisagé le maintien de deux systèmes monétaires et d'un contrôle des mouvements de personnes de part et d'autre de la zone démilitarisée (DMZ).

M. Kwon estime que le dynamisme économique de la Corée du Nord compensera le ralentissement de la Corée du Sud, handicapée notamment par le
vieillissement de sa population.

L'AAFC ajoute que  la RPD de Corée dispose d'atouts encore incomplètement utilisés, tels qu'un haut niveau d'éducation et des
ressources naturelles abondantes. Par ailleurs, la zone économique intercoréenne de Kaesong offre un modèle original de développement, contribuant à la prospérité de l'ensemble de la péninsule coréenne. 

L'étude de Goldman Sachs a été rendue publique peu après la présentation par les autorités nord-coréennes d'un bilan de la campagne des 150 jours, visant à préparer l'avènement d' "un pays puissant et prospère" à l'horizon 2012.

Sources : The Wall Street Journal,
tongilkorea.net (illustration)

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 23:12

Les locaux de l'Université de science et de technologie de Pyongyang (acronyme anglais : PUST) ont été inaugurés le mercredi 16 septembre 2009, en présence de James Kim, un Coréen américain qui a permis l'ouverture de cette première université nord-coréenne financée par des fonds privés étrangers. Le nouvel établissement marque la volonté des autorités de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) d'opter pour les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) afin d'accélérer la modernisation du pays. Cet événement intervient alors que s'achève la "campagne des 150 jours", destinée à imprimer un nouvel élan dans l'objectif de bâtir un pays "puissant et prospère" à l'horizon 2012.

La taille de la délégation est à la hauteur de l'événement : accompagné de 200 personnes, le Coréen américain James Kim (de son nom coréen Kim Chin-kyung ou Kim Jin-kyong) a inauguré, ce mercredi 16 septembre 2009, l'ouverture de la première université nord-coréenne financée sur fonds privés. L'Université de science et de technologie de Pyongyang (Pyongyang University of Science and Technology, PUST) devrait compter jusqu'à 2.000 étudiants et 500 doctorants, sur un campus de 80.000 hectares. L'accord signé avec Pyongyang prévoit l'accueil d'étudiants coréens du Nord et du Sud de la péninsule, ainsi que de la diaspora - notamment aux Etats-Unis et en Chine. Un des six départements sera consacré au management industriel. A l'issue d'une formation qui inclura des cours en anglais, le nouvel établissement délivrera, notamment, des formations équivalentes au MBA.

Cet investissement privé, pour un coût de 150 millions de dollars américains, sur un terrain fourni par la République populaire démocratique de Corée, n'est pas la première initiative menée par James Kim en direction des Coréens d'Extrême-Orient. En 1992, il avait déjà financé la création de l'Université de science et de technologie de Yanbian, qui compte 1.750 étudiants, dans la préfecture autonome de Yeonbyeon, en Chine, où réside une
minorité de 2 millions de Coréens chinois.

Pour la création du PUST, James Kim a notamment su convaincre Ben Rosen, co-fondateur du groupe Compaq en 1982, qu'il a rencontré en Pyongyang en février 2008, lors du
concert donné en Corée du Nord par l'Orchestre philharmonique de New York. Il a également activé ses réseaux auprès des églises coréennes protestantes, d'ordinaire plus versées dans le prosélystime en direction des Nord-Coréens en Chine.  

L'histoire personnelle de James Kim retrace celle, tumultueuse, de la péninsule coréenne : né en septembre 1935, l'enfant a suivi son père, enseignant, qui s'est réfugié en Chine en 1939 pour fuir la colonisation japonaise de la Corée. Revenu en Corée en 1945, il s'engage volontairement, encore mineur, dans les troupes sud-coréennes : alors que 98 % des membres de son unité mourront au combat, il formule le voeu, s'il survit à la guerre, de consacrer le reste de sa vie à aider ses ennemis d'alors, les Nord-Coréens et les Chinois. James Kim a ensuite quitté la Corée du Sud des généraux pour s'établir aux Etats-Unis en 1976. Il a créé en Floride une PME spécialisée dans les perruques, avant de faire fortune dans le commerce de vêtements et de chaussures. Lors d'un de ses nombreux voyages en Corée du Nord, il a été emprisonné pendant 40 jours, en 1998 : ses activités humanitaires en direction des Nord-Coréens avaient alors conduit les services secrets de Pyongyang à le soupçonner s'espionnage pour les Etats-Unis. De fait, certaines ONG occidentales en Corée du Nord informent les services de renseignement de puissances étrangères. Son absence de culpabilité semble avoir convaincu les Nord-Coréens d'accepter de coopérer avec un capitaliste américain qui avait déclaré vouloir offrir son corps à la recherche médicale en République populaire démocratique de Corée, s'il devait être condamné à mort. 

James Kim a lancé le projet du PUST lors d'une rencontre avec Kim Jong-il, président de la commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée, en 2001. Les travaux ont commencé en 2002.

L'inauguration du PUST, initialement prévue l'an dernier, avait dû être différée pour différentes raisons, notamment politiques. Manifestation de la volonté d'ouverture du gouvernement nord-coréen, l'Université de science et de technologie de Pyongyang s'inscrit également dans une démarche volontariste pour renforcer encore la position internationale de la RPD de Corée dans le domaine des nouvelles technologies : lancé en début d'année à Pyongyang, le réseau de téléphonie mobile de troisième génération compte déjà plusieurs dizaines de milliers d'abonnés, et doit être étendu à huit autres grandes villes d'ici la fin de l'année. D'ores et déjà, un réseau à fibre optique relie Pyongyang et les principales villes nord-coréennes. Le groupe égyptien Orascom qui prévoit d'investir dans les nouveaux médias en RPD de Corée à hauteur de 400 millions de dollars et dispose d'une exclusivité de quatre ans dans la téléphonie mobile en Corée du Nord, a mis en place le réseau Koryolink en décembre 2008. Alors que les Nord-Coréens disposent d'un Internet local (ou Intranet) depuis 2002, un accès à Internet a été ouvert en début d'année.

Au moment où s'achève la "campagne des 150 jours", les nouvelles technologies constituent un des vecteurs privilégiés de la modernisation du pays. Avec les nanotechnologies et les biotechnologies, il s'agit d'un des trois secteurs prioritaires dans le secteur des sciences et de la technologie, pour lequel le budget 2009 prévoit une hausse des dépenses publiques de 8 %.

L'Université polytechnique Kim Chaek accueille déjà 15.000 étudiants dans des locaux aujourd'hui équipés de 15 salles informatiques, et des accords de formation dans le domaine informatique ont été signés, notamment, avec l'Inde et
Singapour. L'Université de science et de technologie de Pyongyang complètera ainsi le réseau éducatif et de recherche du pays qui compterait 100.000 chercheurs et spécialistes en technologie de l'information, mais dont le développement économique reste entravé par le plus vieil embargo au monde.

Sources :
- Bill Powell, "The capitalist who loves North Korea", sur le site de Fortune
- Philippe Pons, "Pyongyang fait preuve de volontarisme sur l'essor des nouvelles technologies", in Le Monde, 3 septembre 2009, p. 15
- dépêche
AFP

Partager cet article
Repost0
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:46

Selon les données publiées le 28 juin 2009 par la Banque centrale de Corée du Sud, l'économie de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) aurait progressé de 3,7 % en 2008. Ces estimations rendent compte d'une nette reprise de la production agricole, après les inondations catastrophiques des années 2006 et 2007, ainsi que d'une progression des autres secteurs économiques.

En l'absence de données officielles publiées par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), les estimations relatives à l'économie nord-coréenne publiées par la Banque centrale de Corée (du Sud), basées notamment sur les recoupements d'observations recueillies par les Sud-Coréens et les étrangers se rendant en Corée du Nord, sont considérées comme une source fiable.

Selon ces estimations, l'économie nord-coréenne aurait progressé de 3,7 % en 2008, après avoir enregistré un recul en 2007 (- 2,3 %) et 2006 (- 1,1 %), qui avait mis fin à un cycle de croissance continue entre 1999 et 2005.

Evolution du produit intérieur brut de la RPDC entre 1998 et 2008

(photo : barrage-écluse de la mer de l'Ouest)


En 2006 et en 2007, les inondations catastrophiques avaient eu de très graves conséquences sur les récoltes, alors que les autres secteurs d'activité enregistraient des taux de croissance légèrement positifs. Si l'amélioration des conditions climatiques est un facteur essentiel du retour à la croissance observé en 2008, la situation s'est également améliorée dans les autres secteurs économiques, témoignant ainsi d'une consolidation de la croissance des mines et de l'industrie, alors que le gouvernement nord-coréen a fixé en 2012
l'objectif de bâtir un pays puissant et prospère.

En 2008, la production agricole a progressé de 10,9 %, le
secteur minier (notamment la production de charbon, de fer et de cuivre) de 2,3 % et l'industrie de 2,5 %.

Toutefois,
l'alourdissement des sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ainsi que les incertitudes sur l'avenir de la zone économique intercoréenne de Kaesong, assombrissent les perspectives pour 2009. Dans un contexte international tendu, les perspectives de nouvelles diminutions des livraisons de céréales et d'énergie font peser des menaces sur la sécurité alimentaire des Nord-Coréens. L'AAFC appelle à poursuivre les actions de solidarité, tout en continuant ses activités d'information et de conseil sur l'économie de la Corée du Nord, à l'attention notamment des investisseurs étrangers potentiels. 

Source : Shanghai Daily

Partager cet article
Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 23:09

Après le lancement par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du satellite Unha-2, la Korea Mining and Development Corporation figure parmi les trois sociétés nord-coréennes soumises à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Un choix logique au regard de la stratégie américaine de pressions économiques sur Pyongyang, qui rappelle par ailleurs une donnée essentielle : les mines constituent une richesse majeure de la RPD de Corée.

Avec des ressources minières estimées à 24 fois celles de la Corée du Sud, la République populaire démocratique de Corée possède un atout économique majeur, notamment dans la perspective d'une réunification de la péninsule, puisqu'elle rétablirait une complémentarité entre le Nord (où étaient implantées la majorité des industries lourdes en 1945) et le Sud, qui abrite traditionnellement les meilleures terres agricoles.

Selon la Banque de Corée (du Sud), le secteur minier représentait 8,7 % du produit intérieur brut de la RPDC en 2004 : si les ressources énergétiques (charbon) forment la principale ressource dans la production minière, devant le fer, le sous-sol nord-coréen est également riche en plusieurs minerais stratégiques : ses réserves de magnésite, tungstène, graphite (production 2006 : 32.000 tonnes ; 6 % des réserves mondiales), or (production 2006 : 2 tonnes) et molybdène placent la RPDC dans les dix premiers rangs mondiaux. Le sous-sol nord-coréen contient également du tungstène, du mercure, des phosphates, de l'argent, du fluor, du titane, du molybdène. La Corée du Nord possède également du sable, du gypse et du marbre.

La Corée du Nord est le premier ou le deuxième pays au monde (après la Chine) pour les réserves de magnésite, estimées à 490 millions de tonnes, en outre de très bonne qualité. La production annuelle de magnésite (10 % du total mondial) classe la Corée du Nord au troisième rang mondial.

S'ajoutent des réserves en pétrole offshore, non exploitées, en mer de l'Ouest, dont la localisation est à cheval entre les espaces maritimes chinois et nord-coréen.

La production de charbon (principalement d'anthracite, dont les réserves sont estimées à 1,8 milliard de tonnes), soit 23 millions de tonnes par, est répartie entre 600 mines. Elle est concentrée dans les régions de Kaechon, Pukchang, Sunchon, et de Tockchon, dans le Sud Pyongan, et à Saebyol, dans le Nord Hamgyong. Une partie de la production est exportée en Chine (soit 2,27 millions de tonnes sur la période janvier-décembre 2005, représentant près de 10 % des importations chinoises de charbon).

Les ressources en fer avaient fait, en 1970, de l'industrie sidérurgique nord-coréenne la quatrième plus puissante d'Asie, après le Japon, la Chine et l'Inde. A la fin des années 1980, l'extension du complexe de Kim Chaek avait porté le niveau annuel de la production d'acier à 7 millions de tonnes. Si la pénurie d'énergie a ensuite affecté les capacités de production, celles-ci tendent à être rétablies : en 2007, la production d'acier a été estimée à 1,23 million de tonnes (en hausse de 16 % par rapport à 2004). La production de fer (5 millions de tonnes en 2005) place la RPD de Corée au 18ème rang mondial.

Le cuivre est produit principalement dans la mine de Musan (Nord Hamgyong), la plus grande d'Asie (ses réserves sont estimées entre 3 et 7 milliards de tonnes), qui produit également du fer, et la mine d'Unryul (Sud Hwanghae) : la production de minerai de cuivre s'est élevée à 4,91 millions de tonnes en 2005 (dont 1 million de tonnes exportées en Chine en 2005, contre 600.000 tonnes en 2004) et 5,13 millions de tonnes en 2007.

S'agissant des métaux non ferreux, les principales autres productions (zinc : production 2006 67.000 tonnes, plomb : production 2006 20.000 tonnes) sont produites dans la mine de Komdok (Sud Hamgyong), et raffinées à Mungyong. La
production de fluor (12.000 tonnes) classe la Corée du Nord au quinzième rang mondial.

Compte tenu de la complémentarité Nord-Sud dans le domaine minier, ce secteur a donné lieu à plusieurs projets intercoréens, conduits, côté Sud, par l'entreprise publique Korea Resources Corporation (KORES) en particulier pour l'exploitation du graphite.

Les ressources minières de la RPD de Corée font également l'objet de partenariats avec des pays étrangers, au premier rang desquels la Chine et l'Allemagne, afin notamment de moderniser les structures de production. En 2005, un accord sino-nord-coréen (entre la Compagnie chinoise des minerais métalliques et le ministère du Commerce extérieur de RPDC) a été le premier dans le secteur minier, en dehors d'une zone économique spéciale : il a porté sur les mines d'anthracite de Yongtung, dont la production annuelle s'élève à 1 million de tonnes. Le 12 décembre 2008, un
accord dans le domaine charbonnier et l'industrie chimique a été signé entre la Chine et la Corée du Nord.

Des sociétés européennes - mais pas françaises - cherchent également à se positionner dans le domaine minier. Un fonds britannique, Chosun Development and Investment Fund, créé et géré par Anglo-Sino Capital Partners, a ainsi annoncé, en 2006, des projets d'investissement principalement dans le secteur minier, à hauteur de 50 millions de dollars puis de 100 millions de dollars.
 

Des groupes nord-coréens sont spécialisés dans la production et les échanges pour le secteur des mines, tels que la
Compagnie Commerciale Coréenne Kwangsong, pour les métaux ferreux et non-ferreux, ou la Compagnie Générale Coréenne de l'Industrie de Magnésie Lourde.

Sources : Korea Energy Economics Institute, 2005 Minerals Yearbook, ministère sud-coréen de la Réunification, index mundi, Wikipédia

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 20:58

Au quatrième trimestre de l'année 2008, l'économie sud-coréenne s'est contractée de 5,6 %, portant le taux de croissance sur l'ensemble de l'année à 2,5 %. La Banque de Corée prévoit une poursuite du ralentissement économique en 2009, avec un taux de croissance qui serait limité à 2 % cette année.

Fortement dépendante des exportations vers l'Europe, les Etats-Unis et ses voisins asiatiques - au premier rang desquels la Chine et le Japon - la Corée du Sud a enregistré un net ralentissement de son économie en 2008 : au quatrième trimestre, le taux de croissance a été négatif de 5,6 % par rapport aux trois mois précédents, portant le taux de croissance sur l'ensemble de l'année 2008 à 2,5 % (contre 5 % en 2007). Il s'agit du plus important recul trimestriel du PIB en onze ans, après une progression de seulement 0,5 % au troisième trimestre 2008.

La Banque centrale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2009 : la prévision de 2 % correspondrait à la plus faible performance économique enregistrée depuis la crise financière de 1997-1998, qui avait alors contraint la Corée du Sud à devoir accepter le plus important programme d'aide jamais consenti à un Etat membre par le Fonds monétaire international, alors que l'économie sud-coréenne avait enregistré, en 1998, un recul de 7,8 %.

Le modèle économique extraverti de la Corée du Sud n'est pas la seule cause du ralentissement économique : la crise économique entraîne également une baisse de la demande intérieure, liée à une augmentation du chômage et, plus encore, du travail précaire, qui touche 7,1 millions de salariés. Elu sur la promesse de porter le taux de croissance économique annuel à 7 % par an, le président Lee Myung-bak entend accélérer le programme de libéralisation de l'économie en combinant des mesures de déréglementation et de baisses d'impôts, tout en ayant impulsé un plan de soutien aux institutions financières. (Sources : AFP, Romandie News

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 20:31

Poursuivant sa politique de coopération avec les pays du Sud, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) prévoit d'importer de l'huile de palme brute de Malaisie, principal producteur mondial, en échange de matières premières. En plus de ses utilisations culinaires, l'huile de palme peut servir de carburant, sans transformation préalable, dans les moteurs diesel. Une fois hydrogénée, elle permet de produire un biodiesel ne présentant pas les inconvénients de l'huile brute, tels que l'encrassement du moteur.


En décembre 2008, le ministère des Matières premières et des Plantations de la Malaisie a approuvé l'importation d'ingrédients nord-coréens pour la fabrication d'engrais en échange de la livraison d'huile de palme brute, pour une valeur de 20 millions de dollars. La Malaisie avait déjà conclu un tel accord avec la RPDC, pour une valeur de 60 millions de dollars.


Le 17 janvier 2009, le ministre, Datuk Peter Chin Fah Kui, a déclaré que, "outre avec la Corée du Nord, le ministère travaille sur des accords similaires avec le Maroc, la Jordanie, la Syrie et l'Iran."


De tels accords peuvent être signés en vertu des dispositions sur les crédits de paiement pour l'huile de palme (Palm Oil Credit Payment Arrangement, POCPA) qui permettent, depuis 1992, de financer les exportations d'huile de palme et, accessoirement, de promouvoir la recherche ou l'industrie en Malaisie. En effet, incapable d'absorber à elle seule de tels volumes, la Malaisie a été obligée de créer un marché pour les centaines de milliers, puis pour les millions de tonnes d'huile de palme produites annuellement. Ainsi, grâce à des arrangements financiers bilatéraux comme le POCPA, et à la qualité de sa production, la Malaisie a su attirer et fidéliser les clients des énormes marchés de proximité que sont le Pakistan, la Chine et l'Inde.

 

Le ministre malaisien des Matières premières et des Plantations a aussi souligné qu'il fallait "échapper" aux principaux fournisseurs que sont le Canada et la Russie si on voulait importer au meilleur prix des composants pour engrais, tels que l'azote, le potassium et le calcium.

 

Cette déclaration a été faite après une rencontre avec l'Association des propriétaires de Malaisie (Malaysian Estate Owners' Association, MEOA), où a été dénoncée l'existence d'un marché mondial à deux vitesses pour ce qui concerne la fixation des prix des engrais potassiques.

 

D'après la MEOA, les prix se situent entre 550 et 600 dollars par tonne dans le cas d'une livraison à la Chine et à l'Inde, tandis qu'ils se situent entre 1.000 et 1.100 dollars par tonne pour une livraison à la Malaisie, à l'Indonésie et au Brésil.

 

Afin d'obtenir le meilleur prix pour les ingrédients entrant dans la composition d'engrais, le ministère des Matières premières et des Plantations de Malaisie entend donc suivre une double stratégie : 1)  travailler avec l'Association de l'industrie des engrais de Malaisie pour obtenir le meilleur prix possible sur le marché mondial, 2) troquer ces matières premières indispensables contre de l'huile de palme.

 

Le ministère travaille avec la Banque centrale de Malaisie pour étudier dans quelle mesure de l'huile de palme pourrait être échangée avec les pays qui en ont besoin sans pour autant disposer des devises nécessaires.

 

"Nous pouvons mettre en place avec eux les conditions d'une fourniture des matières premières dont nous avons besoin", a déclaré le ministre Chin. "Nous avons déjà procédé à de tels échanges auparavant en important du minerai de fer d'autres pays."

 

Avec la RPDC, des négociations sont en cours pour décider si la Malaisie doit posséder ses propres mines en Corée du Nord ou seulement importer les matières premières nécessaires à la fabrication d'engrais. (sources : agence malaisienne de presse Bernama Wikipedia ; revue Oléagineux, Corps gras, Lipides)

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:00

Elu il y a un an sur la promesse de porter le taux de croissance à 7% par an, le président sud-coréen Lee Myung-bak s'est retrouvé confronté à une crise économique internationale : outre des mesures de soutien au financement de l'économie, il a décidé d'accélérer les mesures libérales, alors que la Corée du Sud est l'un des pays industrialisés de l'OCDE où la protection sociale est la moins développée.


Dans ses voeux pour le nouvel an, le président sud-coréen Lee Myung-bak a mis l'accent sur des mesures de libéralisation seules de nature, selon lui, à dynamiser l'économie. Partisan convaincu de l'économie de marché, il a été élu en décembre 2008 sur un programme de réformes libérales, et l'engagement de porter le taux de croissance annuel de 4 % à 7 %. Si la crise financière et économique l'a contraint à revenir sur cette promesse (le 27 décembre 2008, il a prévenu que la croissance économique pourrait « être négative aux premier et deuxième trimestres 2009 »), il a ouvert une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de Noël, afin d'accélérer l'adoption de son programme législatif.


Alors que les Sud-Coréens se souviennent de la crise économique de 1997-1998 (en 1998, l'économie sud-coréenne s'était contractée de plus de 6 %), les signes de la crise actuelle se multiplient. L'emploi précaire touche plus de 7 millions de travailleurs (5 millions de contrats à temps partiel, à durée déterminée ou par intérim et 2,1 millions de travailleurs journaliers). Le 21 décembre, le constructeur automobile SsangYong a annoncé qu'il ne verserait pas les salaires de décembre. Dans ce contexte, l'indice Kospi de la bourse de Séoul a reculé de presque 50 % en 2008 : la crise économique est essentiellement d'origine financière, les fondamentaux de l'économie étant moins dégradés qu'il y a dix ans. Ainsi, le ratio d'endettement des entreprises, mesuré par rapport à leur capital, est quatre fois moins élevé qu'en 1997.


Dans ce contexte, le gouvernement sud-coréen a d'abord réagi par des mesures de soutien au financement de l'économie : outre des aides directes ou indirectes (sous forme de garanties, pour un montant de 100 milliards de dollars) au secteur bancaire, le plan de relance sud-coréen comporte des dépenses publiques d'investissement, ainsi que des baisses d'impôts, pour un montant de 14.000 milliards de won (soit 7,53 milliards d'euros).


Dans son message du nouvel an, Lee Myung-bak entend à présent accélérer les réformes de structure de l'économie, dans le cadre notamment d'un paquet législatif qu'il aurait souhaité voir adopter avant le 31 décembre 2008, s'il n'avait dû affronter la résistance résolue du Parti démocratique (opposition) : la ratification de l'accord de libre échange avec les Etats-Unis est au coeur de ce programme de réformes, six mois après les manifestations de plusieurs centaines de milliers de personnes contre la décision unilatérale du président Lee Myung-bak, qui était l'un des plus fidèles alliés du président George W. Bush, de rouvrir le marché sud-coréen aux importations de boeuf américain.


Manifestation du 31 mai à Séoul, contre la reprise de l'importation de boeuf américain


Parmi les annonces du nouvel an figure un soutien aux petites et moyennes entreprises qui créeraient des emplois ou maintiendraient leur effectif salarié, ainsi qu'une réduction du « poids excessif » des entreprises publiques, faisant peser une menace sur l'emploi public. Par ailleurs, Lee Myung-bak à réagi à l'éditorial conjoint du 1er janvier 2009 des principaux journaux nord-coréens, en déclarant qu'il maintiendrait son approche « flexible » vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) : « Je suis totalement prêt et préparé à discuter avec la Corée du Nord à tout moment, et à coopérer avec elle comme partenaire ». Nonobstant ces déclarations, qui ont toujours posé des conditions à un dialogue intercoréen dans des termes jugés inacceptables par Pyongyang, Lee Myung-bak ne s'est toujours pas engagé clairement à mettre en oeuvre les déclarations conjointes Nord-Sud du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007, cosignées avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il par ses prédécesseurs Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun, au nom de la Corée du Sud. (Sources : Philippe Mesmer, « En Corée du Sud, les travailleurs précaires sont les premiers à faire les frais de la crise économique », in Le Monde, 30 décembre 2008, p. 10; « President Lee Vows Economic Revival, Reform » in Korea Times, édition en ligne du 2 janvier 2009)

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 21:50

L’augmentation du prix des matières premières agricoles a conduit les gouvernements et les entreprises de certains Etats riches en devises, mais importateurs de produits agricoles, à investir dans les terres arables d’autres pays, notamment du Tiers Monde. Suite à la location par Daewoo pour 99 ans de 1,3 million d’hectares de terres arables à Madagascar, la Corée du Sud occupe le premier rang mondial de ce nouveau marché très lucratif, qui a conduit la FAO à pointer les risques d’un "néocolonialisme agraire".

2.306.000 hectares : selon l’ONG internationale GRAIN, dont le siège est située à Barcelone, il s’agit des terres arables louées, ou plus rarement vendues, par des pays en développement à la Corée du Sud, soit une superficie supérieure à celle de l’ensemble des terres cultivées en Corée du Sud.

Alors que le prix des matières premières agricoles est appelé à rester structurellement élevé, les gouvernements et les entreprises de pays riches en devises, mais pauvres en terres agricoles, ont choisi d’investir dans ce nouveau marché, pour prévenir tout risque de rupture dans l’approvisionnement alimentaire de leurs populations. La Corée du Sud occupe le premier rang mondial des acheteurs, suivie par la Chine (2,09 millions d’hectares), l’Arabie Saoudite (1,61 millions d’hectares), les Emirats arabes unis (1,28 million d’hectares) et le Japon (324.000 hectares), soit au total près de 8 millions d’hectares de terres arables loués ou, dans certains cas, vendus à l’étranger.

Les vendeurs sont d’abord des Etats du Tiers Monde, même si l’on trouve également des pays riches relativement sous-peuplés par rapport à l’étendue de leurs terres agricoles. Outre Madagascar, l’Argentine, les Philippines, l’Indonésie, la Mongolie et le Soudan ont loué ou vendu des terres arables à la Corée du Sud. Pour sa part, la Chine a acheté notamment des terres à l’Australie, au Cameroun, à Cuba, au Kazakhstan, au Laos, au Mexique, à l’Ouganda, à la Tanzanie. Parmi les autres Etats "vendeurs" de terres figurent, sur le continent américain, les Etats-Unis et le Brésil ; en Afrique, l’Algérie, l’Angola et l’Egypte ; en Asie et en Océanie, le Pakistan et la Nouvelle-Zélande.

Si le phénomène d’accaparement des terres agricoles n’est pas nouveau, il s’est accéléré en 2008, selon l’ONG GRAIN, qui souligne aussi les perspectives de rendement de tels investissements, alors que le réchauffement climatique et la surutilisation des engrais favorise les catastrophes naturelles et la raréfaction des terres agricoles. A cet égard, l’
exemple dramatique de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), passée en moins de dix ans (entre 1989 et 1996) du statut d’exportateur de biens agricoles à celui d’importateur net, aujourd’hui dépendant du Programme alimentaire mondial (PAM), n’a pu qu’inciter les entreprises et le gouvernement sud-coréens à investir massivement sur le marché des terres arables.

Le plus grand accord au monde de location de terres agricoles a été conclu, au deuxième semestre 2008, par la filiale agroalimentaire de Daewoo (Daewoo Logistics) dans l’ouest et le nord-est de Madagascar. Constituant actuellement des zones de savane dédiées à l’élevage, les terres concernées couvrent une superficie de 1,3 million d’hectares. La mise en valeur sera effectuée par des ouvriers agricoles malgaches, formés par des ingénieurs sud-coréens et sud-africains, selon les précisions apportées par M. Yong Nam-ahn, président de Daewoo Logistics, dans une conférence de presse du 17 novembre 2008. La production annuelle se répartirait entre 500.000 tonnes d’huile de palme (dans les 300.000 hectares loués dans la partie est) et 4 millions de tonnes de maïs (dans la zone ouest, couvrant 1 million d’hectares), pour un investissement estimé à 4,8 milliards d’euros (soit 6 milliards de dollars) pendant vingt-cinq ans. La Corée du Sud importe actuellement chaque année 11 millions de tonnes de maïs. Les terres arables cultivées à Madagascar sont légèrement supérieures à 2 millions d’hectares, alors que 35 millions d’hectares de terres pourraient être cultivés selon certains experts.

Pour le président malgache – un des plus riches entrepreneurs du pays, qui a fait fortune dans le yaourt – l’accord conclu avec Daewoo Logistics permet de moderniser l’agriculture du pays et d’apporter des devises, même si l’on peut observer que, à long terme, l’accord devrait être financièrement très avantageux pour l’acheteur. Par ailleurs, les terres agricoles ainsi mises en valeur ne profiteront pas aux populations malgaches avant la fin du contrat, d’une durée de 99 ans. Dans le cas de la Corée, il faut rappeler que, pendant la période de colonisation japonaise (1910-1945), les meilleures terres de la péninsule avaient été accaparées par les Japonais et leur production envoyée dans l’archipel nippon, alors que les Coréens étaient exposés à des conditions alimentaires critiques.

L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a pointé des risques de "néocolonialisme agraire". Dans un entretien au quotidien Le Monde, M. Paul Mathieu, expert à la FAO, estime que "ce phénomène comporte des risques, comme l’expropriation, mais aussi des opportunités. A l’échelle mondiale, il faut augmenter la production agricole." Pour ce dernier, un accord "gagnant-gagnant" suppose des apports de capitaux et de technologies pour améliorer la productivité des terres, en veillant à ne pas sacrifier les habitants. La FAO envisage ainsi la publication prochaine d’un "mode d’emploi sur les contrats de location et les méthodes de compensation".

Paul Mathieu ajoute que, selon lui, les Etats doivent passer de tels contrats, afin de les inscrire dans un processus de développement durable. Ce n’est pas le choix retenu à Madagascar, ou l’accord a été passé par l’un des conglomérats sud-coréens et non par le gouvernement du président Lee Myung-bak, partisan inconditionnel de l’économie de marché. (sources : AAFC, Le Monde, éditions des 23 novembre 2008, p. 4, et 13 décembre 2008, p. 5,
site de l’ONG GRAIN)

 


Communiqué du Collectif pour la défense des terres malgaches sur l'"affaire Daewoo", 23 décembre 2008

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 17:07

La Chine, le Japon et la Corée du Sud ont tenu un sommet tripartite à Fukuoka, au Japon, le samedi 13 décembre 2008. Une initiative appelée à renforcer la coordination entre les trois puissances économiques asiatiques, mais sans volonté réelle de mettre en oeuvre des politiques concrètes rompant avec les dogmes libéraux des institutions financières internationales.


Après le déclenchement de la crise économique et financière qui a durement touché l'économie sud-coréenne, le sommet dans la ville japonaise de Fukuoka, le 13 décembre 2008, entre le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Premier ministre japonais Taro Aso et le Président sud-coréen Lee Myung-bak, témoigne du renforcement de la coopération entre les trois principales puissances asiatiques, alors que le Japon reste le seul pays non européen
 membre du club fermé du G7.

Confirmées lors d'une conférence de presse commune tenue à l'issue du sommet, les annonces sont cependant restées au niveau des déclarations de principe : volonté de jouer un rôle accru pour inverser le cours récessif de l'économie mondiale et revenir à une croissance durable, nécessite d'une plus grande coopération pour lutter contre les catastrophes naturelles (tremblements de terre, typhons, inondations, tsunamis...).

Par ailleurs, Pékin, Tokyo et Séoul ont réaffimé leur foi dans les dogmes libéraux des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale) : refus du protectionnisme, appel à lever les barrières douanières et aux investissements internationaux, mise en oeuvre des mesures de l'OMC. Faute d'une volonté de prendre des mesures économiques  adaptées aux spécificités des trois principales puissances asiatiques, il est donc hautement probable que le sommet de Fukuoka s'ajoute à la liste - déjà longue - des récentes réunions internationales s'étant bornées à dresser un état des lieux de la crise économique et financière, sans chercher à en identifier les causes, et encore moins à y remédier. (Sources : AAFC, Xinhua)

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 16:15

La société égyptienne Orascom a annoncé l'ouverture, le lundi 15 décembre 2008, du premier réseau de téléphonie mobile de troisième génération (3G) en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Un bond technologique pour la RPDC, toujours soumise à l'embargo américain.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) est le pays soumis au plus vieil embargo du monde, depuis plus d'un demi-siècle. A l'instar de leurs voisins du Sud, les Nord-Coréens parient toutefois sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication pour moderniser leur économie, gravement affectée par la disparition des démocraties populaires en URSS et en Europe de l'Est, ainsi que par des catastrophes climatiques sans équivalent dans aucun autre Etat au monde depuis 1992.

Dans ce contexte, suite aux tests concluants effectués par la compagnie égyptienne Orascom en mai 2008, le premier réseau de téléphonie mobile 3G sera lancé à Pyongyang le lundi 15 décembre 2008, ainsi que l'a annoncé Mme Rasha Mohamed, porte-parole d'Orascom Telecom. Selon cette dernière, c'est la première fois qu'une compagnie étrangère de télécommunications obtient une licence commerciale en RPDC dans le secteur des télécommunications.

Le capital de l'opérateur du réseau, CHEO Technology JV Co., est détenu à 75 % par Orascom Telecom, et à 25 % par la Compagnie coréenne des postes et télécommunications. La licence a été attribuée pour une durée de 25 ans.

Ayant déjà ouvert des réseaux GSM de troisième génération au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud, l'entreprise égyptienne prévoit, au cours des trois prochaines années, des investissements à hauteur de 400 millions de dollars dans l'infrastructure du réseau et les droits de licence. Pyongyang et les principales villes de RPD de Corée devraient être couvertes d'ici un an.
 (Source : StarTribune.com)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir une réunification indépendante et pacifique de la Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la sécurité et de la paix dans le monde
  • Contact

Recherche

D'où venez-vous?