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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 22:59

Les acrobates de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont obtenu le premier prix au 28e Festival international du cirque de Rome "Golden Circus", qui s'est tenu du 23 décembre 2011 au 8 janvier 2012, confirmant leur tradition d'excellence.

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L'époustouflant numéro d'acrobatie de la RPD de Corée "Flying girls" ("Les filles volantes") a obtenu le premier prix au 28e Festival international du cirque de Rome "Golden Circus", qui s'est tenu du 23 décembre 2011 au 8 janvier 2012, et réunissait des acrobates de huit pays - dont la RPD de Corée, le Canada, Cuba, la Mongolie, la Russie et l'Ukraine.

 

Les athlètes nord-coréens ont obtenu également le prix technique du festival italien, le prix artistique et le prix de la Ville de Rome.

 

Les artistes de la troupe de Pyongyang viennent de terminer leur tournée dans le Nord de la France pour rejoindre les Pays-Bas, tandis que d'autres acrobates ont participé à une tournée internationale en Espagne du 3 décembre 2011 au 8 janvier 2012, témoignant de l'excellence de la tradition artistique des acrobates coréens de la République populaire démocratique de Corée.

Sources : AAFC, KCNA. Voir aussi le site du Festival international du cirque de Rome "Golden Circus".

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 20:58

Ayant été la première présidente du Comité central du syndicat des danseurs de Corée, directrice de l'Ecole de danse ainsi que du Théâtre de danse d'Etat, Choe Sung-hui est une figure éminente de la danse en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Un ensemble de manifestations ont été organisées en RPDC à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance, le 24 novembre 1911 à Séoul.

 

Directrice de danse, théoricienne et professeur, Choe Sung-hui a été tout cela à la fois. Ayant développé la tradition de la danse coréenne, elle s'est affirmée comme l'une des grandes danseuses contemporaines, ses créations ayant été mises en scène tant en RPDC qu'à l'étranger.

 

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Le 24 novembre 2011, une cérémonie a été organisée en l'honneur de Choe Sung-hui au Palais de la culture du peuple, à Pyongyang, à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance. La manifestation qui s'est tenue à cette occasion a comporté des représentations de danses qu'elle a créées (photo ci-dessus), un séminaire ainsi que la dédicace d'un ouvrage qui lui a été consacré, intitulé Une danseuse vivante sous la protection du Soleil. Une gerbe a été déposée sur sa tombe au cimetière des martyrs patriotes, où son corps repose après son décès en 1969 (photo ci-dessous).

 

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Le 25 novembre, un rassemblement a eu lieu au Théâtre de Pyongyang, en présence notamment de An Tong-chun, ministre de la Culture, et de Ryang Chang-nam, président du Comité central du syndicat des danseurs de Corée, dont le discours a été suivi par des représentations de pièces dansées créées par Choe Sung-hui : Le cowboy et la jeune fille, Danse janggu, Danse de l'amateur et Danse Jaenggang, sur les musiques "Onghyehya" et "Hullari" (photo ci-dessous).

 

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Enfin, des représentations de la pièce dansée L'histoire du château de Sado, écrite et dirigée par Choe Sung-hui, où elle a également joué le rôle principal, ont été données par la Troupe nationale d'art folklorique au Grand Théâtre de Pyongyang.

 

Cette pièce patriotique formée de cinq actes, huit scènes et un épilogue a été créée en 1955. Elle raconte les amours d'un pêcheur devenu soldat et de la fille du seigneur du château, qui ont uni leurs destins dans le combat contre l'envahisseur japonais.

 

Des danses du sabre et d'autres danses coréennes traditionnelles scandent la pièce.

 

 Applaudie par le Président Kim Il-sung en août 1955, la pièce a été représentée plus de 80 fois à l'étranger entre septembre 1956 et le début de l'année 1957. Une nouvelle version a été créée en vue du centième anniversaire de Choe Sung-hui après une rencontre, en avril 2008, entre le dirigeant Kim Jong-il et les créateurs de danse coréens.

 

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Source : KCNA (dépêches des 24, 25, 26 et 30 novembre 2011, dont photos).

 

 

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:54

Le 18 novembre 2011, des responsables sud-coréens ont rencontré leurs homologues nord-coréens à Kaesong, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), pour relancer le projet de publication d'un dictionnaire commun, engagé dès 2005, et qui couvrirait les différences de dialecte entre les deux parties de la péninsule. En effet, si les différences linguistiques entre le dialecte coréen parlé à Pyongyang (le coréen cultivé) et celui en usage à Séoul (le coréen standard) ne posent pas de réel problème d'intercompréhension entre Coréens, la division politique a engendré des évolutions de la langue coréenne de chaque côté de la DMZ, au-delà des différences d'accent, et comparables à celles qui peuvent exister, par exemple, entre le français parlé à Paris, à Bruxelles et à Québec. D'autres institutions publiques sont engagées dans des efforts comparables pour unifier complètement la langue coréenne, à l'instar de la commission sud-coréenne de la réunification, qui soutient aussi l'idée d'un dictionnaire commun à toute la Corée. L'AAFC a souhaité présenter les enjeux linguistiques que recouvre un tel projet.

 

Hangugeo-Chosonmal.JPGDes politiques linguistiques distinctes au Nord et au Sud de la péninsule

 

Au lendemain de la libération de l'occupation japonaise en 1945, tous les Coréens ont  aspiré  au renouveau  d'une  langue nationale  épurée de ses apports étrangers, notamment japonais, et basée sur l'alphabet coréen - et non sur les caractères chinois. Parallèlement, des campagnes d'alphabétisation ont été menées avec succès pour éradiquer l'analphabétisme.

 

Toutefois, la division politique a engendré des politiques linguistiques différentes, au Nord et au Sud de la péninsule. Une des différences les plus connues concerne le nom même du pays, la Corée : au Nord, la République populaire démocratique de Corée a gardé le nom Choseon, qui désignait jusqu'alors la Corée et le peuple coréen, tandis que le Sud a utilisé un nouveau terme, Hanguk. Pour surmonter aujourd'hui encore ce problème de terminologie, lors des rencontres Nord-Sud les Coréens ont l'habitude parler de "notre pays" (uri nara) et de "notre peuple" (uri inmin). Dans sa proposition d'union confédérale de la nation coréenne, le Président Kim Il-sung de la RPDC a d'ailleurs utilisé un troisième terme, renvoyant au nom Corée dans sa terminologie occidentale, dans le projet d'établissement d'une République démocratique confédérale de Koryo. Au Sud, l'alphabet coréen s'appelle en tout cas hangeul, et au Nord choseongeul.

 

Un autre aspect majeur est la différence du système de romanisation (c'est-à-dire de transcription des noms coréens) dans l'alphabet latin, de part et d'autre de la DMZ.

 

Au Sud, dès 1948, sous l'impulsion notamment de la Société de la langue coréenne, l'Assemblée nationale a adopté une loi sur l'usage exclusif des caractères coréens. Des décrets présidentiels ont dû en réaffirmer le principe en 1956 et 1957. Si l'enseignement et les documents officiels ont dès lors été rédigés exclusivement en hangeul, la société ne s'est adaptée que beaucoup plus lentement. Ainsi, les journaux ont continué pendant des décennies à utiliser les caractères chinois. Constatant l'échec de la politique d'élimination des caractères chinois, le ministère de l'éducation a défini, en 1964, une  liste  de  1 300 caractères chinois devant être enseignés dans le cursus d'enseignement primaire, secondaire et supérieur, avant de  faire marche  arrière en 1970, par crainte notamment d'incompréhensions intergénérationnelles. Depuis 1972, 1 800 caractères chinois sont enseignés dans le Sud de la Corée. Mais, année après année, l'utilisation du hangeul est devenue la règle, notamment dans les journaux et sur les panneaux dans les rues, même si les caractères chinois continuent d'être utilisés pour exprimer, à l'écrit, les nuances de sens dont rend compte l'écriture chinoise.

 

Par ailleurs, de nombreux termes anglais ont été introduits dans le coréen parlé au Sud, formant le konglish. Mais, paradoxalement, l'influence au Nord du russe - notamment pour les termes techniques - a pu conduire à une convergence via des langues tierces - le russe et l'anglais ne sont-ils pas tous deux des langues indo-européennes, partageant notamment des racines communes ?

 

Au Nord, la politique d'épuration linguistique a été conduite avec encore plus de détermination. Dès 1946, les instructions du Président Kim Il-sung ont conduit à un usage exclusif de l'alphabet coréen, vecteur par ailleurs de la lutte pour l'alphabétisation, conduite dans le cadre de la généralisation, en 1949, de l'école primaire obligatoire.

 

En 1964, le Président Kim Il-sung a donné de nouveaux enseignements dans le domaine linguistique :

(1) le report de toute réforme de l'écriture jusqu'au jour où la Corée sera réunifiée ;

(2) la formation de nouveaux mots et la renaissance d'anciens mots basés sur des éléments purement coréens ;

(3) la limitation des emprunts étrangers et la prononciation la plus fidèle possible des mots étrangers (c'est ainsi, par exemple, que Paris de prononce et s'écrit "Ppari" au Nord et "P'ari" (mouillé) au Sud) ;

(4) la disparition des caractères chinois à l'écrit mais leur apprentissage, notamment pour la lecture des textes anciens ;

(5) l'espacement correct des mots ;

(6) le remplacement des termes sino-coréens par des mots proprement coréens dans les dictionnaires ;

(7) le lancement d'une campagne nationale pour le bon usage de la langue ;

(8) l'amélioration et le renforcement de l'éducation en coréen.

 

Ces principes ont été réaffirmés et étendus dans les enseignements de 1966, également fondés sur les idées du juche. En particulier, il a été encouragé de donner aux nouveaux-nés des prénoms typiquement coréens, ce qui entraîne une surreprésentation de certains prénoms au Nord par rapport au Sud. Il a également été fondé un comité pour la vérification de la langue coréenne.

 

Les évolutions lexicales

 

Par nature, une langue vivante connaît des évolutions qui, dans le cas de la Corée, ne recoupent que partiellement les différences du système économique, social et politique.

 

La plupart des divergences traduisent des différences de prononciation. Ainsi, le "r" à l'initiale s'écrit et se prononce "r" au Nord, mais "l" au Sud dans la romanisation, comme dans les noms de famille "Ri" et "Li", alors que le son est une lettre intermédiaire entre "r" et "l" d'écriture unique en coréen. Ce même son, à l'initiale du mot ou en début de syllabe, est souvent remplacé par "n" au Sud alors que le Nord conserve le "r", étant plus proche de la langue originelle, comme par exemple dans le mot rodong / nodong, travailleur. Ce même phonème est également fréquemment éludé au Sud, contrairement au Nord.

 

Les différences phonétiques concernent également le système de voyelles, le Nord appliquant strictement l'harmonie vocalique "a-a" (quand ces deux sons sont séparés par un autre son), alors que le Sud tend à une prononciation "a-e" de la même combinaison de voyelles dans un mot.

 

S'agissant des divergences proprement lexicales, elles s'expliquent par l'introduction de termes exclusivement coréens - ou le cas échéant, sino-coréens - au Nord (à hauteur de 5 000 mots), tandis que le lexique du Sud s'est enrichi de plus de 10 000 mots anglais, adaptés à la prononciation coréenne et qui ne sont pas toujours aisés à reconnaître pour un étranger : ainsi, T-shirt est devenu ti-shio-tcheu au Sud. De fait, la purification du langage au Nord a conduit à la restauration de termes devenus désuets au Sud, mais qui n'en restent pas moins souvent compris par les Sud-Coréens en raison de leur caractère logique (ainsi, une librairie se traduit littéralement comme étant une "boutique aux livres" au Nord).

 

Les formes de salutation officielle diffèrent : on s'appelle "camarade" au Nord, "madame, mademoiselle, monsieur" au Sud.

 

Si le Nord a accéléré le phénomène de contraction des mots également observé au Sud, les différences de lexique sont minimes, puisqu'elles ne portent que sur un petit pourcentage de mots, et généralement pas sur les plus usités : la langue coréenne s'est séparée des langues qui lui sont les plus proches il y a plusieurs milliers d'années et son lexique de base est ainsi très caractéristique. Elles n'en créent pas moins une divergence que le Nord et le Sud cherchent à surmonter dans le projet de dictionnaire commun, lequel doit par ailleurs tenir compte d'un ordre différent des lettres de l'alphabet de part et d'autre du trente-huitième parallèle.

 

Des nuances grammaticales

 

Si l'on peut parler de différences lexicales, la grammaire ne présente que de rares nuances. Signalons notamment que si le Sud utilise aujourd'hui principalement trois niveaux de politesse, marqués dans les terminaisons et plus accessoirement dans le lexique, le Nord utilise essentiellement deux niveaux de politesse (les niveaux très poli et non poli). L'usage du niveau intermédiaire, poli, caractérise presque immédiatement un locuteur comme originaire du Sud. Mais dans toute la péninsule, c'est l'âge qui détermine le niveau de politesse approprié dans l'expression orale et écrite.

 

D'autres nuances peuvent être considérées comme grammaticales dans la mesure où, selon que l'on se trouve au Nord ou au Sud de la péninsule, elles seront traitées ou non comme des fautes linguistiques. Ainsi le "s" de liaison entre deux noms communs (par exemple, dans brosse à dent), fréquent au Sud, ne s'emploie pas au Nord.

 

Les ferments de l'unité linguistique

 

Pour un étranger, observer des romanisations différentes des noms coréens au Nord et au Sud peut donner une impression trompeuse de divergence importante, alors que les différences sont pas ou peu marquées dans l'écriture coréenne. La prononciation peut créer des difficultés d'intercompréhension, mais au même titre qu'un Français du Nord qui ne serait pas habitué à l'accent du Sud (et vice versa). Si les médias sud-coréens tendent à caricaturer les Nord-Coréens en leur prêtant un accent à couper au couteau, les inévitables échanges intercoréens conduisent, sinon à une homogénéisation linguistique, du moins à une intercompréhension rapide et quasi-totale. A cet égard, les différences sont à bien des égards plus marquées entre la langue parlée dans l'île de Jeju et le coréen standard de Séoul, qu'entre ce même coréen standard et le coréen cultivé de Pyongyang. Il y a d'ailleurs fort à parier qu'un Sud-Coréen qui rencontrerait un Nord-Coréen aurait du mal à déterminer, de prime abord, s'il ne vient pas des provinces situées les plus au Nord de la Corée du Sud, ou encore de la préfecture autonome de Yonbyon, en Chine, où l'on parle coréen.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:07

Ko_Un_Cracow_Poland_October23_2009_Fot_Mariusz_Kubik_06.jpgNé en 1933 à Gunsan, dans la province du Nord Cheolla, Ko Un est l'un des principaux poètes sud-coréens contemporains. Ecrivain engagé, à plusieurs reprises emprisonné, il est l'auteur d'une oeuvre traduite en plus de quinze langues, qui rend compte de la situation sociale et politique de la péninsule. L'AAFC invite à découvrir les recueils de Ko Un, partiellement traduits en français.

 

Né pendant l'occupation japonaise de la Corée, Ko Un a vu disparaître nombre de ses proches et amis pendant la guerre de Corée. Ayant choisi de devenir moine bouddhiste en 1952, il quitte la vie monacale dix ans plus tard pour se consacrer exclusivement à la poésie, ayant commencé à être publié en 1958. Fortement engagé  dans les mouvements pour la démocratie - ce qui lui vaut d'être emprisonné à quatre reprises par le régime militaire, en 1974, 1979, 1980 - il milite aussi pour la réunification, visitant la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et étant envoyé une nouvelle fois en prison à son retour au Sud, en 1989.

 

L'oeuvre poétique de Ko Un rend compte de son engagement social et politique. Bouddhiste, il s'intéresse également à la pensé occidentale et à la culture hellénique, dans un dialogue fécond entre Orient et Occident. Il a été récompensé par l'obtention notamment du prix des Écrivains coréens, en 1974, du prix Joong-Ang, en 1991, du prix Daesan, en 1994, et du prix Manhae, en 1998. Ko Un est l'un des meilleurs espoirs coréens pour le prix Nobel de littérature.

 

Plusieurs de ses recueils ont été traduits en français :

- Qu'est-ce ? poèmes zen, traduit du coréen par No Mi-suk et Alain Génetiot, Paris, Maisonneuve et Larose, 2000 ;

- Sous un poirier sauvage, traduit du coréen par Han Dae-kyun et Gilles Cyr, Belval (France), éditions Circé, 2004 ;

- Chuchotements, traduit du coréen par No Mi-suk et Alain Génetiot, Paris, Belin / Extrême contemporain, 2011.

 

L'éditeur de la version française de Chuchotements présente ainsi ce recueil :

 

"Ecrits au retour d'un voyage au Tibet en 1997, les poèmes de Chuchotements témoignent chez Ko Un d'une prise de hauteur dans son partage d'une langue poétique qui dit le monde dans toutes ses dimensions. Comme les grues de l'Himalaya, le poète se meut à haute altitude, d'où son regard embrasse une perspective spatio-temporelle à l'échelle plusieurs fois millénaire de l'histoire universelle et du cosmos.

 

Cette recherche ascétique du dépouillement et du détachement de soi est figurée par les métaphores, omniprésentes dans la littérature mystique, du chemin que l'on prend et de la montagne où l'on entre afin de trouver l'illumination, l'éveil. Cette quête de l'absolu rapproche le poète de la nature et des autres hommes puisque, loin d'inhiber la compassion, l'ascèse libère les pleurs et les émotions essentielles à la fraternité humaine".

 

Un poème de Ko Un, paru dans le recueil Chuchotements (p. 18)

 

Mon espoir

 

Quand mon pays sera réunifié

J'aurai une chose à faire absolument

Ce que j'aurai à faire

Ce sera avant tout de ne pas être patriote

Jusqu'à ce moment-là

Je serai un patriote pitoyable

Même en devenant un vieux prostitué

Même en devenant un clochard

Et je prendrai même pour compagnon

L'épouvantail des champs vides

 

Cinquante années de division et d'oppression dans l'histoire contemporaine sont en train de passer

 

Sources : présentation de Chuchotements par l'éditeur, wikipédia.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:46

baek_nam-ryong_des_amis.jpgDes amis de Baek Nam-ryong, paru en septembre 2011 à Actes Sud, est le premier roman de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) publié en France. Un récit qui offre un regard sur la vie quotidienne en RPD de Corée, comme l'explique son traducteur, le Professeur Patrick Maurus, directeur de  la collection Lettres coréennes à Actes Sud et maître de conférence à l'INALCO, où il est responsable de la section ULC coréennes. L'AAFC recommande la lecture d'un roman au ton juste, description sensible de la société nord-coréenne actuelle.

 

Né en 1949, Baek Nam-ryong a travaillé en usine pendant dix ans avant d'étudier la littérature à l'Université Kim Il-sung. Il est aujourd'hui l'un des écrivains contemporains les plus  en  vue  de  République populaire démocratique de Corée, où il a publié une vingtaine d'oeuvres. De sa formation, Baek Nam-ryong a retiré une sensibilité aiguë pour les questions sociales : publié en 1988, son roman Des amis est le récit d'un divorce entre une cantatrice et un ouvrier, parents d'un enfant.

 

Comme l'explique le Professeur Patrick Maurus, traducteur de ce premier roman nord-coréen publié en France qu'il avait découvert par hasard dans une librairie en Corée du Sud, l'ouvrage  permet de "jeter un oeil par la fenêtre de la vie quotidienne en Corée du Nord au travers des vagues provoquées par un divorce". Les principaux protagonistes ne sont pas des héros, mais des travailleurs ordinaires qui font face aux difficultés du quotidien, exposés notamment à l'arrivisme de certains cadres sans scrupules : l'ouvrage est ainsi représentatif des tendances actuelles de la littérature nord-coréenne, fondée sur une tradition de réalisme social.

 

Patrick Maurus a rencontré Baek Nam-ryong à Pyongyang en 2009, au sein de la Société des écrivains : "il a beaucoup insisté sur sa formation en usine. Son travail d'écriture s'en ressent. Par un attachement à la justesse du vocabulaire, aux détails".

 

Conformément à l'héritage confucéen qui marque de son empreinte la société coréenne, la littérature, comme les autres formes d'expression artistique, doit enseigner la vertu : c'est à cette aune que doit se comprendre le trouble à l'ordre social que constitue le divorce dépeint dans Des amis, ainsi que les arguments que doit apprécier le juge. L'ouvrage montre aussi les transformations de la famille en RPD de Corée, avant les mutations sociales engendrées par les graves difficultés économiques pendant la "dure marche" des années 1990.

 

L'AAFC reviendra sur le roman de Baek Nam-ryong et le travail de Patrick Maurus, après son retour de Pyongyang où il souhaite rencontrer à nouveau l'auteur pour un entretien.

 

Références : Baek Nam Ryong, Des amis, édition originale 1988, première édition française 2011, Actes Sud. ISBN / EAN : 9782742799336.

 

Sources : AAFC, L'Express.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 23:14

Il y a quarante ans, en 1971, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) créait une nouvelle forme d'opéra révolutionnaire, dite "Mer de sang", du nom d'un opéra alors représenté pour la première fois. Puisant son inspiration dans la lutte de libération nationale antijaponaise, l'opéra révolutionnaire Mer de sang, qui conjugue des formes traditionnelles coréennes et des inspirations plus occidentales, est emblématique de la forme actuelle de l'opéra en République populaire démocratique de Corée.

 Opera Mer de sang

 

Alors combattant de la lutte de libération antijaponaise, Kim Il-sung, futur fondateur de la République populaire démocratique de Corée en 1948, a créé dans les années 1930 une pièce retraçant les combats de la résistance coréenne, afin d'encourager les Coréens à rejoindre les rangs des combattants. La pièce a inspiré l'opéra révolutionnaire Mer de sang (en coréen, P'ibada ou Phibada) représenté pour la première fois en RPDC en juillet 1971 dans le Grand Théâtre de Pyongyang, en présence du Président Kim Il-sung et du dirigeant Kim Jong-il. 

 

Mer de sang a été le premier d'un ensemble de cinq opéras révolutionnaires majeurs en RPDC, tous composés au début des années 1970 et qui constituent la base des opéras classiques : outre Mer de sang, il s'agit de La Jeune Bouquetière, Dis-le, toi, forêt !, Une véritable fille du Parti et le Chant des monts Kumgang.

 

 L'opéra Mer de sang dépeint la prise de conscience révolutionnaire des masses soumises à l'oppression, d'où naît la lutte de libération nationale. D'un point de vue formel, comme l'a souligné en août 1971 Kim Jong-il à l'origine de l'adaptation de la pièce à l'opéra, Mer de sang a procédé à plusieurs innovations rompant avec la tradition pour répondre à une conception nouvelle basée sur les idées du Juche, correspondant aux besoins de l'époque. Les chants deviennent des couplets. Des chants hors scène (pangchang) sont introduits, tandis qu'une place essentielle est consacrée à la danse. Un orchestre mixte utilise à la fois les instruments traditionnels et coréens. Enfin, la scénographie mobile, en trois dimensions, vise à donner une représentation du cadre de vie aussi conforme que possible à la réalité.

 

Pour Kim Jong-il, auteur de De l'art de l'opéra, "l'opéra est l'art du chant, l'art de l'action et l'art de la vie".

 

Quelque 2.000 représentations de Mer de sang, en Corée et à l'étranger, depuis quarante ans ont assuré la renommée de troupes d'opéras coréennes de RPDC, comme Phibada, qui tire son nom même de l'opéra.

 

L'opéra Mer de sang a aussi inspiré un roman et un film nord-coréens.

 

Sources :

- La Corée du XXe siècle en 100 points, Editions en Langues étrangères, Pyongyang, 2002, pp. 138-139

- KCNA, "Revolutionary opera 'Sea of Blood' 30 years ago, dépêche du 24 août 2001

- Koryo Tours, Revolutionary opera

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 22:28

Intitulée tout simplement "L'équipe coréenne de football féminin", la nouvelle série télévisée de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) retrace le parcours victorieux de la sélection nationale dans le championnat du monde U-20 de la FIFA en 2006. Sa diffusion a commencé quelques jours avant le coup d'envoi de la Coupe du monde féminine 2011 de la FIFA en Allemagne, où les joueuses coréennes sont aux prises avec deux des équipes qui prétendent à la victoire finale - les Etats-Unis et la Suède - et avec la Colombie. Si le premier match joué à Dresde le 28 juin 2011 a vu les Américaines l'emporter sur les Nord-Coréennes (2-0) après une première mi-temps sans buts où les Asiatiques se sont défendues avec opiniâtreté, ces dernières conservent leurs chances face aux Suédoises, qu'elles affronteront le 2 juillet.

 

Depuis l'incroyable succès des Nord-Coréens sur les Italiens lors de la Coupe du monde 1966, le football nord-coréen n'a pas fini d'étonner le monde : en 2006, la victoire des Nord-Coréennes lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans faisait l'effet d'un coup de tonnerre dans le paysage du football féminin, installant durablement la sélection de la RPD de Corée dans le Top 10  mondial.

 

C'est ce parcours victorieux lors du mondial U-20 de la FIFA 2006, à l'issue d'une victoire époustouflante en finale contre la Chine (5-0), que retrace la dernière série télévisée nord-coréenne, intitulée "L'équipe coréenne de football féminin". Le rôle principal est celui de l'entraîneur qui a conduit les joueuses à la victoire. Parmi ces dernières, Jon Myong-jui, née le 7 août 1986, est devenue une star mondiale du football féminin.

 

Diffusé à compter de juin 2011, à la veille du coup d'envoi du Mondial féminin en Allemagne, ce drama nord-coréen est décrit par l'agence officielle nord-coréenne KCNA comme "une représentation vivante des hautes ambitions des filles pour la Coupe du monde et de leurs efforts acharnés pour réussir".

 

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Sources : AAFC, KCNA (dont photos).

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:42

Le dessin animé Pororo le petit pingouin a été exporté de Corée dans plus de 100 pays. Pour beaucoup de fans de la série, il s'agit d'un dessin animé sud-coréen. Faux : le personnage et la série sont le fruit d'une coopération intercoréenne, si bien que Pororo est "à moitié Nord-Coréen", comme l'ont récemment révélé des débats sur les blogs sud-coréens. En fait, Pororo est bien un héros de dessin animé 100 % coréen, qui pourrait être demain l'un des symboles d'une seule Corée.

 

Toys-R-Us-Pororo.jpgPetit pingouin portant de grosses lunettes d'aviateur et une casquette d'aviateur brun clair, Poporo (en coréen, 뽀롱뽀롱 뽀로로) est le héros d'un dessin animé des studios d'animation ADV Films diffusé aujourd'hui dans plus de 100 pays. La série comporte aujourd'hui 3 saisons, chacune comptant 52 épisodes.

 

Mais le petit pingouin, si présent dans le Sud de la péninsule qu'il a été surnommé "le Président des enfants", n'est pas une création sud-coréenne : il est le résultat d'une coopération intercoréenne, ce qui a fait dire justement à des bloggeurs que Poporo est "à moitié Nord-Coréen". Le personnage et les dessins animés ont été largement développés en Corée du Nord, où une tradition d'excellence dans le dessin animé - des séries françaises ou francophones comme Corto Maltese ou Bécassine sont aujourd'hui produites dans les studios SEK de Pyongyang - avait fait de ce secteur un domaine privilégié de la coopération entre le Nord et le Sud de la péninsule, avant que les échanges intercoréens ne pâtissent de la détérioration des relations entre Séoul et Pyongyang après l'arrivée au pouvoir du président Lee Myung-bak .

 

Entre 2002 et 2005, des dessinateurs nord et sud-coréens travaillèrent ensemble pour développer le personnage de Pororo et le dessin animé dont il est la figure principale, à côté notamment du dinosaure Crong, du renard Eddy et de l'ours polaire Poby. Cette coopération intercoréenne s'est ensuite interrompue, mais elle correspond bien aux années de création de Pororo, le petit pingouin.

 

Après la fin de la coopération intercoréenne sur cette série en 2005, la paternité 100 % coréenne de Pororo avait été occultée, jusqu'à ce qu'un débat sur Internet la fasse resurgir récemment. Kim Jong-se, un des responsables de la société sud-coréenne Iconix Entertainment qui a développé le dessin animé, a dû l'admettre : "Ce n'est pas quelque chose qui a besoin d'être secret mais par hasard des gens ont découvert que Pororo avait été partiellement produit au Nord". Le rôle des dessinateurs nord-coréens est ainsi reconnu, même s'il est sous-estimé à tort ("partiellement produit au Nord"). Une paternité en tout cas cachée, mais qui devrait au contraire enorgueillir les concepteurs de Pororo d'avoir donné naissance à ce qui pourrait devenir le symbole d'une seule Corée.

 

Source : Reuters.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 22:44

A l'issue du 19ème Festival international du cirque de Massy, organisé du 13 au 16 janvier 2011 sous un chapiteau flambant neuf de 3.000 places créé pour les productions de la famille Bouglione, les acrobates de la troupe de Pyongyang, venus de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), sont montés sur la plus haute marche du podium, en étant récompensés par l'obtention du Prix du Président de la République. En tournée en Europe, ils s'étaient produit auparavant aux Pays-Bas, avant un départ pour la Corée prévu le 18 janvier. Agés de 22 à 31 ans, les dix artistes confirmés nord-coréens - MM. Kim Hak-sop, Choe Chol, Kim Ung-il, Kim Jong-yun, Ri Ji-song, Ri Yong-chol, Pak Jin-myong, Pak Chung-guk, Hwang Song-min et Mlle Han Jong-sim - ont été ovationnés par le public qu'ils ont tenu en haleine par leurs exceptionnels sauts dans le vide. Grâce à M. Jon Hyong-jong, conseiller politique à la délégation générale de la RPDC auprès de la République française, que l'AAFC tient à remercier, Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a pu rencontrer les artistes coréens . Il s'est entretenu avec trois des trapézistes : l'aîné de la troupe, Kim Hak-sop, le prodige Choe Chol, capable de sauts périlleux sur une longueur de 100 mètres, et la femme de la troupe présente au festival de Massy, la charmante Han Jong-sim.

 

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 Hein Hazenberg, qui a accompagné la troupe acrobatique de Pyongyang depuis les Pays-Bas,

et Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC, en compagnie des artistes coréens, le 15 janvier 2011


Bonjour, Kim Hak-sop, Choe Chol, Han Jong-sim. Le cirque est très populaire en Corée, comme en a notamment témoigné la fondation du cirque de Pyongyang le 10 juin 1952, alors même que la guerre de Corée n'était pas encore terminée. Comment devient-on artiste de la troupe de Pyongyang ? Quelle formation avez-vous suivie ?

 

[Han Jong-sim] Dès l'âge de 7 ans, on repère les élèves les plus doués et les plus motivés. Ils peuvent ensuite entrer à l'école du cirque de Pyongyang, qui sélectionne 40 artistes par an, répartis entre 7 sections : les formations aériennes, les formations au sol, les formations sous l'eau, les formations sur glace, celles avec des animaux, les magiciens et les clowns. Presque tous les élèves sélectionnés sont diplômés. La formation, conduite exclusivement en RPD de Corée, dure 9 ans. Après 6 ans d'école, on commence à monter sur scène.

 

J'ai voulu devenir artiste de cirque en regardant les spectacles à la télévision, alors que je n'avais pas encore 10 ans.

 

Jusqu'à quel âge peut-on être artiste de la troupe de Pyongyang ?

 

Tout dépend de la volonté et des capacités physiques ! Ce peut être jusqu'à 50 ans, même si la plupart des trapézistes présents au festival de Massy ont entre 28 et 30 ans. Notre benjamin a 22 ans.

 

Quelle est la proportion de femmes ?

 

La moitié des élèves diplômés de l'école du cirque de Pyongyang sont des femmes.

 

Votre troupe fait la fierté de toute la Corée, où les traditions d'excellence gymnastiques et acrobatiques sont solidement ancrées. Y a-t-il eu des échanges intercoréens, à l'époque de la "politique du rayon de soleil" des présidents sud-coréens Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun ?

 

Le triple saut à la balance est en effet une spécialité coréenne. Il y a eu des rencontres Nord-Sud à plusieurs reprises, notamment en 2000 et en 2001.

 

Votre troupe a été plusieurs fois primée dans les festivals internationaux...

 

[Kim Hak-sop] Oui, les tournées dans les pays occidentaux se sont multipliées depuis 1978. Notre troupe a notamment obtenu la plus haute distinction au Festival de Monte Carlo en 1998 et nous nous sommes aussi produits en Chine. Pour ma part, c'est la première fois que je viens en France.

 

Quel est votre rêve en tant qu'artiste ?

 

[Kim Hak-sop] Pouvoir réaliser des spectacles, en me consacrant au développement des techniques et des technologies utilisées dans les métiers du cirque.

 

Merci, Kim Hak-sop, Choe Chol et Han Jong-sim.

 

 

Propos recueillis le 15 janvier 2011 à Massy (Essonne)

 

festival_cirque_massy_troupe_pyongyang_0018.JPG


Voir aussi :

- site du Festival international du cirque de Massy

- "Le festival du cirque de Massy récompense des trapézistes nord-coréens", article publié le 17 janvier 2011 sur le site Melun Ville

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 23:30

Le Musée Guimet a une longue tradition dans la diffusion des cultures orientales en France, tant par ses exposition permanentes et temporaires que par les manifestations artistiques qu'il organise depuis sa fondation, à la fin du 19ème siècle. Le vendredi 4 février à 20h30, à l'auditorium Guimet (6, place d'Iéna - 75116 Paris), sera donné un concert exceptionnel de cithare coréenne traditionnelle (gômungo), interprété par E’ Joung-ju et Jean Chevalier. L'AAFC reproduit ci-après l'annonce de cet événement par le Musée Guimet, en invitant toutes et tous à découvrir ou redécouvrir un instrument coréen unique au monde.

 

Guimet_04022011.jpg 

 E' Joung-ju et Jean Chevalier : Gômungo, udu et autres percussions

 

Le gômungo (littéralement « la cithare noire ») est une cithare coréenne traditionnelle datant de plus de 1500 ans. Selon le Samguk Sagi (Les chroniques des Trois Royaumes), écrit en 1145, le gômungo aurait été inventé par le premier ministre Wang San-ak en s’inspirant du guqin (cithare chinoise à sept cordes).

 

Instrument unique et n’existant qu’en Corée, le gômungo disparait petit à petit chaque année par manque d’élèves. Actuellement, il ne resterait que deux cents musiciens professionnels jouant en orchestre et seulement une dizaine de solistes.

 

E’ Joung-ju, magnifique interprète de gômungo et lauréate du concours Trésor National Vivant n° 16, a joué dix ans au sein de l’orchestre régional de Gwangju. En 1996, elle décide de quitter l’orchestre, malgré le refus de ses maîtres, afin de créer son propre style et sa propre musique.

 

Dans l’espoir de faire perdurer le gômungo et le patrimoine culturel qui s’y attache, E’Joung-ju fait découvrir son instrument, en Corée comme à l’étranger, perpétuant la tradition, mais la confrontant aussi aux musiques occidentales traditionnelles et contemporaines. L’une de ces rencontres les plus abouties est celle qui a conduit à la création de son duo avec Jean « Popof » Chevalier.

 

Celui-ci, clarinettiste classique de formation, doit à Jean-Luc Ponty et Jacques Di Donato, la découverte des percussions. Il a depuis joué avec les plus grands jazzmen (Dexter Gordon, Toot Thielemans…) comme avec de nombreux musiciens traditionnels (Alan Stivell, Kristen Noguès…).

 

 Avec E’ Joung-ju, ils nous offrent une musique qui éveille la tradition coréenne et son raffinement, à la modernité contemporaine.

 

Hors du temps et de l'espace, un grand moment de poésie.

 

Prix des places : 17 et 12 €


Auditorium Guimet

Direction artistique : Hubert Laot

Musée national des arts asiatiques

6, place d'Iéna

75116 Paris

Renseignements et réservations : 01 40 73 88 18

auditorium@guimet.fr 


Site du Musée Guimet

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