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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 02:01

ANSWER-27112010.jpgAux Etats-Unis, la Campagne nationale pour mettre fin à la Guerre de Corée (National Campaign to End the Korean War) regroupe des organisations de citoyens américains d'origine coréenne, de vétérans et de défense des droits de l'homme ainsi que des personnes individuelles qui travaillent ensemble pour promouvoir un traité de paix dans la péninsule coréenne et une nouvelle politique américaine à l'égard de la Corée. Suite à l'incident de Yeonpyeong du 23 novembre, et face au regain de tension autour de la péninsule coréenne, la Campagne nationale pour mettre fin à la Guerre de Corée a lancé une vaste campagne de mobilisation sur Internet en faveur de la paix, en demandant à l'Association d'amitié franco-coréenne de la relayer. Voici la traduction française de cet appel .

 

 

Chers soutiens de la Campagne nationale pour mettre fin à la Guerre de Corée


Appel à l'action - Manifestation en ligne pour la paix en Corée - dimanche 28 novembre et mercredi 1er décembre

 

Le Président Obama envoie le porte-avion à propulsion nucléaire USS George Washington (transportant 75 avions et un équipage de 6 000 hommes) et d'autres bâtiments de guerre pour des manoeuvres militaires supplémentaires avec l'armée sud-coréenne à partir du dimanche 28 novembre.

 

Cela ne fait qu'aggraver la situation déjà tendue dans la péninsule coréenne et nous rapprocher dangereusement d'une guerre totale.

 

Quant à la blogosphère, elle est déjà pleine de discours haineux appelant à des "représailles" suite au tragique incident survenu plus tôt cette semaine sur l'île de Yeongpyong.

 

Deux civils et deux soldats sud-coréens sont morts. Nous disons : ASSEZ DE VIES PERDUES.

 

Nous avons besoin que tous ceux qui tiennent à la paix appellent à une désescalade dans la péninsule coréenne et à une fin immédiate des manoeuvres militaires entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Le dimanche 28 novembre, de 18 heures à 21 heures (heure de France métropolitaine)

et le jeudi 2 décembre, de 1 heure à 4 heures (heure de France métropolitaine)

 

Rejoignez la Campagne nationale pour mettre fin à la Guerre de Corée (www.endthekoreanwar.org) pour une "manifestation en ligne" coordonnée.

 

 

1. Envoyez une pluie de courriers électroniques à la Maison Blanche et au Département d'Etat pour presser le Président Obama et la secrétaire d'Etat Clinton d'arrêter immédiament les manoeuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes, et de signer un traité de paix pour mettre fin à l'état de guerre qui dure depuis soixante ans dans la péninsule coréenne.

 

www.whitehouse.gov/contact

contact-us.state.gov

 

 

2. Envoyez des réponses sur les sites Internet des médias et sur les blogs qui parlent de cette question et repoussez les discours haineux en appelant à une désescalade et à une solution pacifique. Vous trouverez des informations de base et de contexte dans le dossier  ci-dessous (téléchargeable ici dans la version française traduite par l'AAFC et téléchargeable ici dans sa version originale en anglais).

 

Nous vous suggérons les sites suivants : 

www.cnn.com
www.nytimes.com
www.washingtonpost.com
www.huffingtonpost.com
www.npr.org
www.bbc.co.uk
www.news.yahoo.com
www.voanews.com
www.abcnews.go.com
www.foreignpolicy.com

 

 

3.  Envoyez des liens, grâce aux listes de diffusion, aux blogs, à Facebook, à Twitter, vers les articles suivants favorables à la diplomatie

 
• Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis,  "North Korea's Consistent Message to the U.S.",  Washington Post, 24 novembre 2010

www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/23/AR2010112305808.html

• Paul Liem, “Retaliation, Retaliation", Korea Policy Institute, 25 novembre 2010
www.kpolicy.org/documents/interviews-opeds/101125paulliemretaliationretaliation.html

• John Feffer, co-directeur de Foreign Policy in Focus,  "Crisis in Korea?", Huffington Post, 23 novembre 2010
www.huffingtonpost.com/john-feffer/crisis-in-korea_b_787639.html

• Tim Shorrock,   "Obama's Only Choice on North Korea", Daily Beast, 24 novembre 2010
www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2010-11-24/korea-standoff-barack-obama-only-has-one-choice/?cid=hp:mainpromo1

• Tim Shorrock, "Direct Talks With North Korea Are the Only Answer to End Korean War", Democracy Now, 24 novembre 2010
www.democracynow.org/2010/11/24/tim_shorrock_direct_talks_with_north

• Siegfried S. Hecker,  “A Return Trip to North Korea’s Yongbyon Nuclear Complex", Center for International Security and Cooperation, 22 novembre 2010
www.nautilus.org/publications/essays/napsnet/reports/a-return-trip-to-north-korea2019s-yongbyon-nuclear-complex

• Bob Carlin et John Lewis, “Review U.S. Policy toward North Korea", Washington Post,  22 novembre 2010
www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/21/AR2010112102276.html

 

 

NCEKW-Factsheet-1

NCEKW-Factsheet-2.JPG

NCEKW-Factsheet-3.JPG

 

 

Source : Campagne nationale pour mettre fin à la Guerre de Corée

Traduction : AAFC 

 


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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:16

HanSangryeol.jpgMilitant pour la réunification, le pasteur sud-coréen Han Sang-ryol a séjourné en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du 12 juin au 20 août 2010. Arrêté dès son retour en République de Corée (du Sud), il a été inculpé pour violation de la loi de sécurité nationale. L'Association d'amitié franco-coréenne exige sa libération.

 

Si le pouvoir militaire a été abattu en Corée du Sud, la loi de sécurité nationale n'a jamais été abrogée : elle interdit aux Sud-Coréens tout contact avec des Nord-Coréens sans autorisation gouvernementale préalable. Régulièrement invoquée pour réprimer les manifestations antigouvernementales ou les actions en faveur de la réunification de la Corée, la loi de sécurité nationale a de nouveau servi de base à l'inculpation d'un militant sud-coréen pro-réunification, le pasteur Han Sang-ryol.

 

HanSangryeol 20082010Han Sang-ryol était arrivé le 12 juin dernier à l'aéroport de Pyongyang. Ayant dénoncé au cours de son séjour en RPD de Corée la politique anti-réunification du président conservateur sud-coréen Lee Myung-bak, il avait franchi la ligne de démarcation entre les deux Corée le 20 août au village de la trêve à Panmunjom, en brandissant le drapeau de la réunification. Arrêté dès son retour au Sud, il vient d'être inculpé pour violation de la loi de sécurité nationale.

 

Le pasteur Han Sang-ryol est également un opposant déterminé au régime conservateur du président Lee Myung-bak. Partisan du retrait des troupes américaines de Corée du Sud, il avait été arrêté lors des manifestations de 2008 contre la reprise des importations de boeuf américain, n'étant libéré qu'en novembre 2009, tout en étant interdit de sortie du territoire.

 

L'Association d'amitié franco-coréenne exige la libération du pasteur Han Sang-ryol et l'abrogation de l'anachronique loi de sécurité nationale.

 

Sources : AAFC, KBS

 

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 00:48

Quand on parle d'expulsions en France, on pense spontanément à des ressortissants de pays en voie de développement, et pas à la Corée du Sud, membre de l'OCDE. Et pourtant : les étudiants sud-coréens aussi sont la cible d'une politique d'expulsions qui broie les vies de milliers d'êtres humains anonymes, alors même que ceux qui ont choisi notre pays contribuent au rayonnement de notre culture et de nos valeurs. L'AAFC s'élève contre une politique inhumaine et absurde, à partir d'exemples comme celui de Seong Seung-won : francophone et francophile venu étudier en France, il est aujourd'hui sous la menace d'une expulsion par le pays qui se veut l'héritier des Lumières. L'AAFC appelle toutes et tous à se mobiliser pour Seong Seung-won, avec le Réseau universités sans frontières (RUSF).  

En juillet 2008, l'AAFC s'élevait contre le sort d'étudiants sud-coréens qui,
bien qu'en règle, sont menacés d'expulsion. De fait, les étudiants sud-coréens en France sont les victimes d'une politique qui, en empêchant d'étudier en France des personnes qui ont choisi notre pays pour développer les relations bilatérales, mettent en péril la politique d'influence qu'entend pourtant conduire la diplomatie française. Au moment où la culture française et la francophonie mériteraient au contraire d'être soutenues par tous les moyens, l'exemple de Seong Seung-won doit nous interpeler pour que chacune et chacun se mobilisent contre son expulsion.

Seong Seung-won est un amoureux de la langue et de la culture françaises : après avoir obtenu une licence de langue et littérature françaises en Corée, il étudie la sémiotique dans notre pays depuis 2006, et en particulier les rapports entre textes et images comme traducteur de bandes dessinées du français vers le coréen. Inscrit à l’Université Paris 7 - Diderot, il est sur le point de terminer sa licence en Lettres et Arts, parallèlement au Master 1 qu'il a commencé à l’INALCO en traductologie. Malgré ce parcours brillant, Seong Seung-won a reçu le 13 novembre 2009 un avis d’expulsion qui doit prendre effet dans un mois.

L'AAFC refuse son expulsion. Elle appelle toutes et tous à exiger le renouvellement du titre de séjour de Seong Seung-won, en
signant la pétition initiée par RUSF.

Source :
HNS-info

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:07

Le 7 mai 2009, six militants de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) étaient arrêtés en application de la loi dite de "sécurité nationale", cette loi anachronique instaurée en 1948 qui interdit aux Coréens du Sud d'entrer en contact avec leurs compatriotes du Nord sans autorisation, alors que l'APCR a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Le 17 juillet, le  premier procès de trois des six militants de l'APCR devait s'ouvrir devant la cour du district central de Séoul. Aujourd'hui tous emprisonnés en Corée du Sud, on peut leur écrire aux adresses suivantes :

 

 

 

 

 

 


 


Lee Kyu-jae (72 ans, président de l'APCR)

No. 97

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Lee Kyeong-won (45 ans)

No. 63

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Choi Eun-a (37 ans)
No. 221

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Yun Ju-hyung (42 ans)

No. 536

Cheongju Detention Center

Mipyeong-dong 148

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-754 South Korea

 

 

 

Oh Sun-wan (37 ans)

No. 9

Cheongju Women's Detention Center

P.O. Box 145

Seo-Cheongju Post Office

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-708 South Korea

 


Jang Min-kyeong (39 ans)

No. 8

Cheongju Women's Detention Center

P.O. Box 145

Seo-Cheongju Post Office

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-708 South Korea


Il est également possible d'envoyer un courrier électronique, en anglais ou en coréen, aux trois militants détenus à Séoul (Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won et Choi Eun-a), en suivant les instructions figurant sur ce site du ministère sud-coréen de la Justice :


http://seoul.corrections.go.kr/ca/civilinfo/CAINFO0000.jsp?civilcd=CI025

 

Notez cependant qu'aucun détenu ne pourra vous répondre par courrier électronique. Les échanges par voie postale sont donc préférables.

 

 

N'oublions pas

Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won, Choi Eun-a,

Yun Ju-hyung, Oh Sun-wan et Jang Min-kyeong

 

Exigeons la libération des Six

et l'abolition de la loi de "sécurité nationale"


Source : site No base stories of korea

 


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 13:56

L'Association d'amitié franco-coréenne relaie l'appel lancé par l'Alliance coréenne des mouvements progressistes à tous ceux que concerne la défense de la paix et des principes démocratiques, exigeant la libération immédiate de militants sud-coréens pro-réunification arrêtés le 7 mai dernier sous prétexte de violation de la Loi de sécurité nationale.


Quelle est la situation?


Dans un contexte d'escalade des violences policières en Corée du Sud, destinées à étouffer la colère du public contre la politique et les décisions anti-populaires de l'administration Lee Myung-bak, le National Intelligence Service (la CIA sud-coréenne) a effectué une descente dans les bureaux de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) et a arrêté six de ses membres le 7 mai 2009. Trois d'entre eux, Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won, et Choi Eun-a, ont été immédiatement emprisonnés sur ordre du procureur.

 

Déploiement policier le 7 mai 2009 à Séoul à l'occasion de la descente dans les bureaux

de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (photo : Cho Sung-bong, Tongil News)

 

L'Alliance pan-coréenne pour la réunification a été créée en 1991 pour participer à l'effort de réconcilation et de solidarité entre les Coréens du Sud, les Coréens du Nord et les Coréens résidant à l'étranger. L'APCR travaille de manière ouverte pour une réunification indépendante et pacifique de la Corée, et rend publics tous les résultats de ses rencontres avec les Coréens du Nord. En outre, l'APCR est réputée avoir aidé, à la demande du gouvernement sud-coréen, à faciliter la communication avec les Coréens du Nord quand les relations entre Corée du Sud et Corée du Nord étaient bloquées.

 

L'APCR a été qualifiée de manière malveillante d'organisation "ennemie [pro-Corée du Nord]" par le gouvernement sud-coréen, alors de droite, en 1995, mais les gouvernements suivants l'ont tolérée, en particulier après le premier sommet historique du 15 juin 2000 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et le président sud-coréen Kim Dae-jung, sommet qui a permis les premières rencontres entre familles séparées et d'autres réalisations en faveur d'une réconciliation pacifique. Le président Noh Moo-hyun (qui a succédé à Kim Dae-jung) a aussi tenu un sommet en octobre 2007 avec le dirigeant nord-coréen, qui a réaffirmé la déclaration du 15 juin.


Cependant, l'administration sud-coréenne actuelle tente d'annuler les réalisations passées en faveur d'une réunification pacifique et de retourner à la situation de la Guerre froide.

 

La branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification est affiliée à l'Alliance coréenne des mouvements progressistes (ACMP). L'administration sud-coréenne voit dans l'Alliance coréenne des mouvements progressistes le cerveau des manifestations contre l'accord de libre échange entre la Corée du Sud et les Etats-Unis et du mouvement en faveur de la réunification. Deux des trois activistes de l'APCR arrêtés sont aussi membres de l'ACMP. Lee Kyu-jae, président de l'APCR, âgé de plus de 70 ans, est engagé depuis longtemps dans le mouvement pro-réunification.

 

L'arrestation de responsables de l'APCR constitue une preuve évidente de l'intention du gouvernement sud-coréen de sévir contre les mouvements pacifiques en faveur de la réunification en Corée du Sud dans l'intérêt de l'impopulaire administration actuelle du président Lee Myung-bak, laquelle fait pression depuis  ses débuts sur les mouvements pour la défense des droits civils, réprimant sévèrement divers rassemblements populaires et s'attaquant à la liberté d'expression

 

Ce que vous pouvez faire

 

Vous pouvez adresser une lettre au président de Corée du Sud pour faire cesser immédiatement l'oppression contre les mouvements pacifiques et l'emprisonnement de personnes qui défendent la paix et la réunification. Envoyez votre lettre par courrier électronique à l'adresse suivante : foreign@president.go.kr. Vous trouverez ci-après un modèle de lettre.

 

Vous pouvez également adresser votre soutien à l'Alliance coréenne des mouvements progressistes :

 

Korea Alliance of Progressive Movements (KAPM)

150-982 Daeyoung Building 3F

139 Youngdeungpo-dong 2-ga

Youngdeungpo-gu,

Séoul

République de Corée

Tel: 82-2-2631-5027

jinbocorea@hanmail.net

 


Voir le texte original de l'appel


 

Monsieur Lee Myung-bak

Président de la République de Corée

 


Monsieur le Président,

 

Nous sommes très inquiets de la situation actuelle en Corée, en particulier après la rafle ettectuée dans les bureaux de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) et l'arrestation de trois de ses membres.

 

Nous considérons que l'Alliance pan-coréenne pour la réunification, fondée en 1991, participe à l'effort pour la réconciliation et la solidarité entre tous les Coréens, du Sud, du Nord et résidant à l'étranger. Ses membres travaillent ouvertement pour une réunification indépendante et pacifique de la Corée, et rendent publics tous les résultats de leurs rencontres avec les Coréens du Nord. En outre, l'APCR est réputée avoir aidé, à la demande du gouvernement sud-coréen, à faciliter la communication avec les Nords-Coréens quand les relations entre la Corée du Sud et la Corée du Nord étaient bloquées.

 

Nous pensons que la paix et la réunification de la péninsule coréenne sont très importantes pour la paix du monde. Nous croyons aussi que les efforts accomplis par la branche de Séoul de l'APCR dans le domaine des échanges et de la communication avec les Coréens du Nord contribuent à la paix dans la péninsule coréenne.

 

Nous sommes très choqués d'apprendre que des membres de l'APCR ont été arrêtés pour avoir violé la Loi de sécurité nationale. A nos yeux, la Loi de sécurité nationale ne garantit pas les droits humains élémentaires tels que les droits d'opinion et de libre expression politiques, entre autres, et l'abolition de cette loi est donc une des premières exigences de la société civile. De plus, la loi désigne la Corée du Nord comme un ennemi alors que la Corée du Nord devrait être un partenaire en vue de la réunification. Nous pensons qu'une loi antidémocratique telle que la Loi de sécurité nationale sud-coréenne, utilisée pour réprimer la société civile au nom de la sécurité nationale, doit être abolie. Par conséquent, les arrestations dues à la Loi de sécurité nationale n'ont aucune justification.

 

Pour nous, les activités de l'APCR sont justes et devraient être encouragées, pas punies.

 

Nous pressons le gouvernement sud-coréen de relâcher les trois membres de l'APCR et d'arrêter de réprimer les mouvements pacifiques.

 

Pour la réunification des deux Corée !

 

Sincèrement.

 

Nom :

Organisation :

 

 

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 00:58
Alors que des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté le 5 juillet à Séoul contre la décision du gouvernement sud-coréen de reprendre les importations de boeuf américain, suspendues depuis 2003 pour cause de "maladie de la vache folle", la répression s'intensifie contre les organisateurs de ces manifestations, accusés de mener des "actions illégales". Toutefois, les "preuves" présentées pour mettre en cause les organisateurs ne sont que des documents déjà largement diffusés sur le réseau internet, ce qui fait douter du sérieux des enquêtes conduites par la police et laisse penser qu'il s'agit surtout d'inventer des motifs permettant de poursuivre les personnes à la tête des manifestations.


Le 4 juillet 2008, la police sud-coréenne a déclaré avoir mis sous scellés plusieurs documents prouvant que le Conseil du peuple contre la maladie de la vache folle et l'Alliance coréenne des mouvements progressistes ont minutieusement planifié des rassemblements illégaux. La police a obtenu ces documents au cours de perquisitions menées le 30 juin dans les locaux des deux organisations. D'après la police, les documents contiennent les preuves que ces deux groupes ont organisé des "manifestations de rue illégales" et fourni un plan d'action détaillé aux personnes participant aux rassemblements aux chandelles qui ont lieu depuis le 18 avril en Corée du Sud.


Mais les documents confisqués par la police, parmi lesquels de simples communiqués de presse, sont déjà connus du grand public car largement diffusés par les deux organisations sur le réseau internet et lors des rassemblements.


La police tente également de s'en prendre aux dirigeants des deux organisations, en mettant leur idéologie en question. Le 30 juin, la police s'est ainsi rendue au domicile de Hwang Sun-won, membre de l'Alliance coréenne des mouvements progressistes, soupçonné de détenir des publications contenant des "expressions en faveur de l'ennemi". Un des documents découverts par la police contenait en effet la phrase "Une république est une société dans laquelle les droits de l'homme sont réellement garantis." Un mandat d'arrêt a été demandé à l'encontre de M. Hwang.


Sur le site internet de l'Agence nationale de la police sud-coréenne, de nombreux citoyens ont posté des commentaires critiquant la police. Une personne va jusqu'à écrire "Nous nous qualifions nous-mêmes de république démocratique. Qu'est-ce que cela peut signifier quand on enquête sur les gens pour possession de publications contenant des 'expressions en faveur de l'ennemi'?"


Utilisation de canons à eau contre les manifestants le 28 juin 2008 à Séoul (photo : dolb.tistory.com)


Pour protester contre une répression excessive et contre le caractère "illégal" attribué aux rassemblements aux chandelles, tous les membres du comité des droits de l'homme de l'Agence nationale de la police ont décidé de démissionner dès le 19 juin. Ce comité consultatif composé de 14 personnes, professeurs et représentants d'associations de tous les horizons politiques, a été créé en 2005 pour améliorer les procédures policière et protéger les droits du public.


Face à l'urgence de la situation, l'organisation sud-coréenne Solidarité populaire pour une démocratie participative (SPDP), fondée en 1994, a lancé le 2 juillet un appel pour "mettre fin à la répression policière et à l'arrestation de personnes innocentes en Corée du Sud", appel doublé d'une lettre à envoyer au président sud-coréen Lee Myung-bak. Voici le texte ce cet appel et de cette lettre :



Brutalité policière contre les participants aux rassemblements d'opposition à l'importation de boeuf américain en Corée du Sud


La police a mené plusieurs actions violentes contre les participants aux rassemblements tenus en Corée du Sud en opposition à l'importation de boeuf américain dans le pays. Le week-end dernier [dans la nuit du 28 au 29 juin 2008], environ 100.000 personnes se sont réunies dans le centre de Séoul pour une manifestation aux chandelles demandant la renégociation de l'accord américano-coréen sur le boeuf. En réponse, l'administration Lee a ordonné une sévère répression policière contre les manifestants et plus de 400 participants ont subi des dommages corporels.



A l'aube du 30 juin, la police a effectué un raid dans les locaux du Conseil du peuple contre la maladie de la vache folle et de l'Alliance coréenne des mouvements progressistes. Le Conseil du peuple contre la maladie de la vache folle est une organisation regroupant quelque 1.700 organisations de citoyens à travers le pays et qui fonctionne par le consensus de ses membres. L'administration Lee a pourtant pointé l'Alliance coréenne des mouvements progressistes (ACMP) comme la tête pensante des manifestations liées à l'accord américano-coréen sur le boeuf. La police a saisi 22 ordinateurs dans les bureaux de l'ACMP et a arrêté M. Hwang Sun-won au cours de la nuit. La police a émis des mandats de perquisition à l'encontre de huit activistes et arrêté, en plus de M. Hwang, M. Ahn Jin-geol et Mme Yun Hee-suk.


SPDP publiera aujourd'hui [2 juillet 2008] une lettre commune de protestation adressée au président Lee Myung-bak pour que soit mis fin à la répression s'abattant sur des manifestants pacifiques, que soit respecté leur droit à la liberté d'expression et de rassemblement, et que soient libérés sans condition tous ceux qui ont été arrêtés.


Nous vous appelons à vous joindre à cette protestation en solidarité avec les personnes et les groupes de la société civile en Corée du Sud en envoyant une lettre au président Lee Myung-bak.


Nous vous invitons à consulter les sites internet suivants pour être les témoins de la répression policière:


http://dolb.tistory.com/325
http://www.hani.co.kr/arti/society/society_general/295971.html
http://bbs1.agora.media.daum.net/gaia/do/debate/read?bbsId=D003&articleId=1464719
http://www.hani.co.kr/arti/society/society_general/296110.html


 

 

Lettre à envoyer directement par courriel à l'adresse suivante: foreign@president.go.kr


[Voir le texte original de cette lettre sur le site de Solidarité populaire pour une démocratie participative]

 

1er juillet 2008

 

L'Honorable Lee Myung-bak

Président de la République de Corée

 

Monsieur le Président,

 

Nous sommes profondément déçus et troublés par la répression et les violences de la police contre les manifestations pacifiques qui ont actuellement lieu et par l'arrestation de trois défenseurs des droits de l'homme appartenant au Conseil du peuple contre la maladie de la vache folle.

 

Nous écrivons cette lettre dans l'urgence afin de demander la libération immédiate de M. Ahn Jin-geol, Mme Yun Hee-suk et M. Hwang Sun-won, et l'arrêt immédiat de la répression policière des manifestations pacifiques.

 

En premier lieu, l'arrestation de trois défenseurs des droits de l'homme constitue une violation directe des principes démocratiques et des droits constitutionnels élémentaires. Nous croyons que la Corée du Sud est un pays démocratique qui, selon sa constitution, garantit le droit de s'associer et de s'opposer aux pratiques injustes du pouvoir. Ces droits sont les fondements de toute nation démocratique, et nous ressentons fortement les arrestations d'aujourd'hui comme de nature à faire régresser le statut de la Corée en tant que pays démocratique.

 

En second lieu, les répressions sont une violation du droit élémentaire à la liberté d'expression tel qu'inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auxquels adhère la Corée du Sud.

 

La Corée du Sud a connu des avancées démocratiques importantes depuis les années 1970 et nous avons été les témoins de cette transformation. Nous vous exhortons donc à ne pas oublier l'histoire de la Corée et à promouvoir ces principes démocratiques et internationaux. Le droit du peuple à se rassembler et à exprimer son opinion doit être préservé.

 

Nous croyons fermement que les actions du peuple coréen ne sont en aucune manière illégales et violentes. Elles sont, au contraire, très justes et méritent d'être applaudies pour la démocratie et les droits en matière de santé.

 

Nous vous pressons donc de libérer sans délai M. Ahn Jin-geol, Mme Yun Hee-suk et M. Hwang Sun-won et de mettre fin immédiatement à la répression et aux violences policières contre les manifestations pacifiques.

 

Sincèrement,

 

[Nom]

[Adresse]


    

"Un autre Kwangju", dessin paru le 30 juin 2008 dans le journal Hankyoreh.
Les violences de ces dernières semaines sont ici comparées à la répression du soulèvement de Kwangju qui, en 1980,
fit des milliers de morts et de blessés chez les opposants au régime militaire du président Chun Doo-hwan
.

(sur le brassard, est inscrit "Police de Lee Myung-bak")


Sources :

The Hankyoreh

Solidarité populaire pour une démocratie participative

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 20:31

Pour atteindre les quotas d'expulsion fixés par le président Nicolas Sarkozy, le gouvernement français n'hésite pas à menacer des étudiants coréens pourtant parfaitement en règle. L'AAFC proteste vivement contre ces tentatives d'intimidation, en appelant à la défense des droits des étrangers vivant sur notre territoire.

Nicolas Sarkozy (à gauche, avec George W. Bush, en novembre 2007) l'a voulu : il faut augmenter le nombre de reconduites à la frontière d'étrangers en principe en situation irréguglière. Mais pour ce faire, l'AAFC a été alertée de tentatives de contournement des règles de droit qui visaient également les étrangers en situation régulière.

De fait, de plus en plus d'étudiants coréens présents en France sont soumis aux mesures d'intimidation des forces de l'ordre, qui mettent en cause la régularité de leur séjour en France. Bien que parfaitement en règle, certains d'entre eux cèdent à ces pressions... qui permettront d'atteindre les objectifs fixés par le chef de l'Etat. 

Les moyens sont divers, à commencer par la mise en doute de la régularité des inscriptions scolaires et universitaires. Les personnes visées, souvent dépourvues de liens sociaux et familiaux en France et qui ne maîtrisent pas toujours parfaitement notre langue, sont particulièrement vulnérables à des procédures qui peuvent in fine les conduire à renoncer à faire valoir leurs droits.

L'AAFC proteste vigoureusement contre ces expulsions, ou tentatives d'expulsion, d'étrangers en situation régulière. Dans tous les cas, elle convie les personnes menacées à défendre leurs droits, en s'adressant aux associations de défense des étrangers comme le
Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI) ou la Cimade

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  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir une réunification indépendante et pacifique de la Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la sécurité et de la paix dans le monde
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