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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 00:12

Après les attentats terroristes qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a reçu des messages de solidarité du monde entier. Si nous ne pouvons ici tous les citer, nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont nous exprimé leur compassion. Nos pensées vont tout particulièrement à nos homologues de l'Association d'amitié Corée-France (AACF) de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) : alors que l'AAFC était aux côtés du peuple coréen - de tout le peuple coréen - dans les tragédies qu'ont été au printemps 2014 le naufrage du "Sewol", au Sud, et l'effondrement d'un immeuble dans le quartier de Pyongchon à Pyongyang (au Nord), en adressant des messages de condoléances, nous sommes extrêmement touchés et émus en ces moments particulièrement douloureux. Nous reproduisons ci-après le message en français adressé le 19 novembre 2015 à Guy Dupré, président de l'AAFC, par son homologue de l'AACF, M. Kim Jin-bom.

A M. Guy Dupré,

Président de l’Association d’Amitié Franco-Coréenne


Cher M. le Président,

Nous avons été informés, il y a quelques jours, de l'attentat terroriste qui s'est produit en France et a fait de nombreuses victimes et nous exprimons toutes nos condoléances.

Veillez transmettre tous nos mots de sympathie aux familles des victimes, en mon nom et en celui des membres de notre Association.


Bien à vous,

Kim Jin Bom

Président de l'Association d'amitié Corée-France

Association d’Amitié Corée-France

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 23:04

Lee Yeda est le premier objecteur de conscience sud-coréen à avoir obtenu l'asile politique - en l'occurrence en France. Le 24 novembre 2015, il a animé une conférence, organisée par le collectif SOLIDA (Solidarité, Liberté, Démocratie en Asie) - Paris, sur l'objection de conscience en République de Corée (Corée du Sud) à Paris. Constitué notamment de Japonais et de Coréens, SOLIDA était invitée par l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC), qui a participé aux rassemblements organisés par le collectif depuis août contre la révision de l'article 9 de la Constitution japonaise, qui autorisera pour la première fois depuis 1945 l'envoi de troupes japonaises à l'étranger pour intervenir sur des terrains de bataille, contre la volonté d'une majorité de Japonais pacifistes. L'AAFC soutient le combat pour l'introduction d'un service alternatif au service militaire.

Conférence de Lee Yeda sur l'objection de conscience en Corée du Sud

En ouverture de la conférence, Olivier Bouchard a rappelé que les événements tragiques survenus le 13 novembre 2015 à Paris avaient conduit à reporter la manifestation prévue le lendemain par le collectif SOLIDA contre la construction des bases navales militaires de Henoko, à Okinawa, et de Jeju, en Corée du Sud, et pour le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise. Il a réaffirmé l'engagement de SOLIDA pour la paix et la liberté en Asie de l'Est, dans un contexte où la lutte antiterroriste sert à justifier des restrictions des libertés fondamentales. Les participants ont observé une minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Paris.

Conférence de Lee Yeda sur l'objection de conscience en Corée du Sud

Puis Lee Yeda a présenté la question de l'objection de conscience en Corée du Sud, en utilisant un Powerpoint en grande partie préparé par Yang Yeo-ok militante du collectif "World without war" ("Un monde sans guerre") qui lutte en Corée du Sud pour obtenir, notamment, la création d'un service civil alternatif au service militaire.

Lee Yeda a tout d'abord rappelé le contexte politique et historique de la Corée du Sud, pays de conscription où le service militaire s'inscrit dans une logique de militarisation de la société, dès l'école. Avec un montant de 34 milliards de dollars, le budget militaire national est le dixième plus élevé au monde. Les effectifs militaires sont de 640 000 soldats, soit le triple de la France, pourtant plus peuplée que la Corée du Sud.

Depuis 1945, 20 000 Sud-Coréens ont été emprisonnés comme objecteurs de conscience. Chaque année, 600 jeunes hommes purgent une peine moyenne de prison d'une durée moyenne de dix-huit mois parce qu'ils refusent d'effectuer leur service militaire, qui dure de 21 à 24 mois et est suivi de 8 années dans la réserve. 90 % d'entre eux sont des témoins de Jéhovah ; à côté d'eux, une proportion croissance de Sud-Coréens refusent également d'être incorporés comme pacifistes ou font ce choix pour des motifs politiques.

Conférence de Lee Yeda sur l'objection de conscience en Corée du Sud

Les objecteurs de conscience ont non seulement un casier criminel qui les prive de certains droits fondamentaux, mais ils sont également stigmatisés socialement et professionnellement : il est en effet d'usage que les employeurs demandent une attestation concernant le service militaire.

L'absence d'alternative au service militaire en Corée du Sud est contraire aux engagements internationaux du pays, et cette situation a été sanctionnée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Le ministère de la Défense a cependant renoncé au projet, lancé par l'ancienne majorité démocrate en septembre 2007, d'introduire un système alternatif au service militaire, en pointant le "manque de consensus national". Les conservateurs au pouvoir à Séoul tirent également prétexte de la situation de confrontation avec la Corée du Nord.

Revenant sur son histoire personnelle, Lee Yeda a pris conscience de son refus d'effectuer le service militaire et de porter les armes pour tuer d'autres êtres vivants dès l'âge de 14 ans, à la lecture du manga Buddha d'Osamu Tezuka. Il reproche également l'engagement de l'armée sud-coréenne sur des théâtres d'opérations militaires extérieures, au Vietnam et en Afghanistan, bien loin du discours officiel selon lequel l'armée protège les populations. Ayant obtenu l'asile politique en France à l'été 2013 comme objecteur de conscience, il s'exprime dans les médias pour défendre l'objection de conscience et refuser la militarisation de la Corée du Sud. Avant lui, un objecteur de conscience, bouddhiste, Oh Tae-yang, avait tenu pour la première fois une conférence de presse en Corée du Sud, le 4 février 2002, pour défendre des objectifs similaires.

A l'issue de l'exposé de Lee Yeda, les questions ont porté notamment sur les sursis accordés aux étudiants, les interventions militaires sud-coréennes à l'étranger et les conséquences qu'encourent les familles des objecteurs de conscience.

Une déclaration des étudiants japonais de SEALDs a été lue, pour dénoncer l'implantation d'une base militaire à Henoko (à Okinawa), de même que le témoignage d'un soldat américain, en janvier 2015, recueilli par des Okinawaïens exprimant sa compréhension et sa solidarité avec les habitants de l'île refusant la destruction d'un environnement naturel exceptionnel pour construire une nouvelle base militaire. Ces prises de position ont déterminé la position du collectif SOLIDA, sollicité par le Mouvement de la Paix en France, dans son combat pour la paix.

Conférence de Lee Yeda sur l'objection de conscience en Corée du Sud
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 22:35

Du 30 octobre au 2 novembre 2015, une délégation de l'Association coréenne des musées de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a visité Paris, à l'invitation de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC). Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a accompagné la délégation conduite par M. Jon Hyong-jong, curateur de l'Exposition d'amitié internationale, située dans les monts Myohyang. D'autres membres du bureau de l'AAFC - Bernard Chatreau, Maurice Cukierman et Patrick Kuentzmann, secrétaire général de l'AAFC - ont également rencontré la délégation, notamment lors d'un déjeuner offert par l'AAFC à la délégation le 2 novembre et auquel a participé M. Ri Ho-yong, conseiller à la délégation générale de la RPDC en France, en ayant le plaisir de retrouver le chef de la délégation coréenne qui avait été précédemment en poste à Paris comme diplomate. L'AAFC se félicite du succès de cette visite dédiée à la conservation préventive, riche de promesses de coopérations franco-coréennes ultérieures dans ce domaine.

Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC

Lors de leur visite, dont le programme avait été organisé par l'AAFC, la délégation de l'Association coréenne des musées a visité différents musées (le Louvre, le Musée d'Orsay, le Musée Guimet et le Musée du Quai Branly) et d'autres institutions françaises pour répondre à une question centrale, objet de son déplacement en France : comment assurer la conservation préventive des oeuvres, c'est-à-dire prévenir leur dégradation au regard de leur environnement physique ? Des questions telles que l'incidence de la chaleur, de la lumière et de l'humidité, en tenant compte des caractéristiques propres aux différents matériaux constitutifs des objets d'art, ont dominé les très riches échanges avec les intervenants sollicités par l'AAFC - notamment Lorenza, diplômée en conservation préventive.

Si la conservation préventive est désormais une discipline enseignée comme telle à part entière dans les universités françaises (en particulier la Sorbonne, pendant un cursus d'un an réservé aux professionnels : conservateurs, architectes, muséologues...), la RPD de Corée dispose toutefois déjà d'une expérience spécialisée pour certains types d'oeuvres - par exemple pour les fresques murales des tombes du Koguryo, classées au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Mais la RPD de Corée a besoin d'autres coopérations internationales ainsi que de formations pour améliorer ses règles en la matière et définir une vraie politique de conservation préventive : la visite a ainsi été l'occasion d'évoquer, en lien avec l'AAFC, les possibles échanges avec la France concernant l'accueil d'experts en Corée ou l'envoi d'étudiants coréens en France.

L'AAFC a aussi remis de la documentation spécialisée en français dans le domaine, notamment, de la conservation préventive, convaincue qu'il s'agit d'un secteur où la France et la RPD de Corée ont tout à gagner de l'établissement d'une coopération culturelle et scientifique.

Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC
Une délégation de l'Association coréenne des Musées en visite en France à l'invitation de l'AAFC
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 21:39

Depuis l'interdiction du Parti progressiste unifié (PPU) en République de Corée (Corée du Sud), il y a un an, en décembre 2014, le Comité international pour les libertés démocratiques, en Corée du Sud (CILD) alarme l'opinion publique internationale et organise la solidarité avec les militants sud-coréens pour les droits de l'homme et la démocratie. Parmi les militants de l'ex-PPU, un groupe est particulièrement dans le viseur des autorités sud-coréennes : les membres de la tendance Corea21 du PPU, qui animent l'Alliance coréenne. Nous reproduisons ci-après un témoignage des militants de l'Alliance coréenne à Séoul. Le CILD appelle à leur libération immédiate, ainsi qu'à l'abrogation de la loi de sécurité nationale, instrument des régimes autoritaires au Sud de la péninsule !

PS : article reproduit du blog du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD). Le 14 mars 2015, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) avait co-organisé un colloque à Paris avec l'Alliance coréenne pour défendre les droits de l'homme et les libertés en Corée du Sud : l'AAFC est donc plus que jamais solidaire du combat pour la libération des militants progressistes emprsonnés en Corée du Sud et la fin de la répression politique. Les photos illustrant l'article nous ont été communiquées par l'Alliance coréenne.

Notre camarade Ji Young-chul (ancien co-président de l'Alliance coréenne pour la démocratie et la réunification indépendante) a été arrêté hier, mardi 20 octobre [2015], après trois mois de recherches. La police a pisté les camarades et sa famille, y compris ses deux enfants, pour trouver Ji Young-chul. Il se trouve en ce moment au commissariat de Jongro-gu, à Séoul. Il est actuellement en grève de la faim, exigeant l'abolition de la loi de sécurité nationale, la démission de la Présidente Park Geun-hye et refusant les persécutions judiciaires. Les camarades de l'Alliance coréenne ont commencé une manifestation illimitée à une personne devant le commissariat depuis hier soir.

Le lundi 19 octobre marquait le 71e jour de l'action illimitée de nos militants dormant à la belle étoile devant la maison de détention de Séoul et le dixième jour de la grève de la faim de Sang Hoon. En effet, Sang Hoon a commencé une grève de la faim en prison le samedi 10 octobre pour demander l'amélioration des conditions de vie des prisonniers et le respect des droits de l'homme, la libération de tous les prisonniers politiques et la fin de la répression politique contre les forces progressistes. Nos camarades de l'Alliance coréenne organisent des manifestations avec distribution de tracts tous les jours, matin et soir, depuis dix jours. Mme Lee Mi-sook, ancienne secrétaire générale du Forum coréen international, commencera aussi bientôt une grève de la faim en prison. Pour sa part, Mme Kim Hye-young ne peut pas mener une grève de faim à cause de sa maladie, souffrant d'un cancer de la thyroïde... Pourtant, la maison de détention ne lui permet toujours pas de suivre un traitement approprié à l'hôpital.

Hier [20 octobre 2015], a eu lieu l'audience publique de trois de nos camarades, sans résultat par rapport au précédent jugement début septembre. Le rapport d'accusation est long de 40 000 pages. Le combat sera difficile, mais nous ne lâcherons rien !



Ji Young-chul et, en bas, ses enfants
Ji Young-chul et, en bas, ses enfants

Ji Young-chul et, en bas, ses enfants

Manifestation le 20 octobre devant le commissariat de Jongro, à Séoul

Manifestation le 20 octobre devant le commissariat de Jongro, à Séoul

Kim Joong-hee, l'épouse de Ji Young-chul

Kim Joong-hee, l'épouse de Ji Young-chul

Non à la chasse à l'homme en Corée du Sud ! Libération des militants de l'Alliance coréenne emprisonnés !
Non à la chasse à l'homme en Corée du Sud ! Libération des militants de l'Alliance coréenne emprisonnés !
Non à la chasse à l'homme en Corée du Sud ! Libération des militants de l'Alliance coréenne emprisonnés !

Source :

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 22:17

Le 30 septembre 2015, à l'occasion du 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée (PTC) l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a organisé une conférence-débat à Paris. Cette manifestation s'est tenue en présence de S.E. M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique (RPD) de Corée en France, ambassadeur auprès de l'UNESCO, et de M. Ri Ho-yong, conseiller politique à la délégation générale de la RPD de Corée en France.

Conférence-débat de l'AAFC à l'occasion du 70e anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée

En ouverture de la réception donnée par l'AAFC, Patrick Kuentzmann, secrétaire général de l'Association d'amitié franco-coréenne, a rappelé le rôle moteur du PTC dans la construction d'une société nouvelle au nord de la péninsule coréenne, après une colonisation japonaise féroce et malgré les multiples sanctions imposées à la RPD de Corée par les grandes puissances. Puis, S.E. M. Kim Yong-il a dressé rapidement l'histoire du PTC, qui a réalisé l'unité du mouvement communiste au Nord de la Corée. Les allocutions d'ouverture ont également mentionné les réalisations sociales de la RPD de Corée (notamment, la gratuité de l'enseignement et de la santé, l'abolition de la fiscalité personnelle, la généralisation du principe du revenu minimum étudiant...), amorcées dès les réformes démocratiques de 1946 : réforme agraireégalité des sexes, nationalisation des grands moyens de production. 

Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC chargé des actions de coopération, a ouvert la conférence-débat sur le rôle du PTC dans les institutions et le système politique de la RPD de Corée. Il a rappelé qu'avec plus de 3 millions de membres (soit un Nord-Coréen sur huit) le Parti du travail de Corée est l'un des partis politiques comptant le plus de militants proportionnellement à la population du pays parmi les démocraties populaires actuelles ou passées. Les titulaires des principales fonctions de l'administration civile et militaire occupent également des positions dirigeantes au sein du PTC, traduisant son rôle de force motrice des transformations politiques et sociales en RPD de Corée, conformément à l'article 11 de la Constitution. La discipline et le rôle du dirigeant sont des traits propres au PTC au sein du mouvement communiste international, d'ailleurs mis en exergue par le Dirigeant Kim Jong-il dans son discours prononcé à l'occasion du 60e anniversaire de la fondation du PTC en octobre 2005. Ces caractéristiques sont un héritage de l'histoire du PTC, fondé dans la lutte de guérilla antijaponaise, et devant toujours faire face à la menace américaine qui, dans plusieurs Etats (notamment l'Irak en 2003 et la Libye en 2011), a utilisé les failles visibles au sein de l'équipe dirigeante pour renverser des régimes qui s'opposaient à son hégémonie.

En conclusion et lors du large débat qui a suivi, les participants ont convenu de la nécessité de tenir compte de la RPD de Corée telle qu'elle est, et du rôle dirigeant du Parti qui n'a pas d'équivalent dans les régimes politiques occidentaux, pour engager des actions de coopération efficaces, au service du rapprochement franco-coréen et de la promotion de la paix dans cette partie du monde. Les spécificités du système économique propre à la RPD de Corée, ainsi que le caractère populaire du Parti du travail de Corée en tant qu'avant-garde ancrée dans le mouvement ouvrier, ont également été soulignés, notamment lors de l'intervention de Maurice Cukierman, membre du bureau de l'AAFC.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 22:34

Le 27 septembre 2015, le collectif Solidarité, Liberté, Démocratie en Asie (SOLIDA) Paris a manifesté place du Châtelet, à Paris, contre la révision de fait de l'article 9 de la Constitution japonaise, suite à l'adoption par le Parlement du projet de loi de sécurité nationale le 19 septembre 2015. Pour la première fois depuis 1945, le Japon pourra envoyer des troupes dans des guerres à l'étranger : le refus de ce coup de force, opéré par le gouvernement révisionniste de Shinzo Abe en totale méconnaissance des procédures de révision constitutionnelle et contre la volonté d'une majorité de Japonais, entraîne une mobilisation croissante, non seulement dans l'archipel nippon mais aussi en France, après les précédentes manifestations parisiennes du 29 août place du Trocadéro et du 12 septembre place de la République.

Après la révision de la Constitution japonaise, le combat continue pour la paix, et contre la résurgence du militarisme japonais !

Jamais le Japon n'avait connu une telle mobilisation depuis les années 1970, témoignant de l'attachement profond du peuple japonais à une culture pacifiste devenue majoritaire après la fin de la Seconde guerre mondiale, et l'effondrement du militarisme nippon.

Les différents intervenants de la manifestation place du Châtelet, parmi lesquels des représentants de l'AAFC engagés dans le collectif Solida (formé de Japonais, de Coréens, de Français...), ont tous souligné que le combat devait à présent s'engager pour l'abrogation de la loi de sécurité nationale, et qu'une nouvelle bataille était en tout état de cause à mener : c'est la mobilisation populaire la plus large, partout dans le monde, qui empêchera que des troupes japonaises soient effectivement engagées dans des guerres totalement étrangères à l'autodéfense du pays. Par ailleurs, la répression marquée par les arrestations policières témoigne du climat de remise en cause de la démocratie au Japon, dans un parallèle saisissant avec la République de Corée de Mme Park Geun-hye, fille du général Park Chung-hee ayant établi le régime le plus autoritaire qu'ait jamais connu la Corée du Sud. Militarisme et dérive autoritaire sont les deux faces d'une même pièce, celle de l'agonie des valeurs démocratiques et libérales.

Scandant des slogans hostiles au gouvernement Shinzo Abe, clamant leur attachement à la paix et aux droits de l'homme partout dans le monde, les participants ont affiché des pancartes et distribué des tracts quadrilingues (japonais, coréen, français, chinois) à un public ainsi sensibilisé à la cause de la paix et du refus de la course aux armements et aux armes de destruction massive. Ayant reçu le soutien d'un dirigeant du Mouvement de la paix qui a rappelé que l'organisation pacifiste est aussi engagée dans le combat pour le maintien de la Constitution japonaise, ils ont savouré un récital musical témoignant du besoin de couvrir les bruits et la fureur du fracas des armes.

L'AAFC, qui avait soutenu et relayé cette nouvelle manifestation du collectif Solida, appelle à prendre contact avec Solida (mél : solidaritepaixjapon@yahoo.fr) pour continuer à faire briller la flamme de l'espoir et de la paix, au Japon et dans toute l'Asie.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 21:46

Le 25 septembre 2015, l'IUT de Saint-Dié a organisé une conférence-débat intitulée "La Corée du Nord, au-delà des idées reçues", animée par le grand reporter Claude Vautrin, avec les interventions de Damien Jamet, maître de conférences à l'Université de Lorraine, et Benoît Quennedey, vice-président de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) chargé des actions de coopération. Cette conférence faisait suite à un séjour - préparé par l'AAFC à partir de juillet 2014 - de Damien Jamet en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) au début de l'été 2015, afin de jeter les bases d'une future coopération universitaire en mathématiques avec l'Université Kim Il-sung, l'une des plus prestigieuses universités de la RPD de Corée. L'AAFC remercie l'IUT de Saint-Dié et l'Université de Lorraine, dont relève l'IUT, pour leur invitation et l'organisation de cette conférence. Les très riches discussions, couvertes par différents médias locaux, ont permis de chasser plusieurs idées reçues sur la Corée du Nord, en montrant l'intérêt et la pertinence de coopérations universitaires pour jeter des ponts entre la France et la RPDC et contribuer ainsi au rapprochement des peuples et à la paix dans cette région du monde.

Retour sur la conférence-débat "La Corée du Nord, au-delà des idées reçues"

Si l'on mesure le succès d'une conférence par le nombre de participants rapporté à la population du lieu d'accueil, l'IUT de Saint-Dié - implanté dans une ville de 21 000 habitants au coeur des Vosges - peut s'enorgueillir d'avoir établi une sorte de record s'agissant d'un événément lié à la Corée : plus de 70 personnes présentes, dont le directeur de l'IUT, Olivier Caspary, par ailleurs maître de conférences en informatique, différents médias locaux, ou encore des étudiants que n'avait pas rebuté l'heure tardive à laquelle nombre de leurs congénères avaient définitivement mis le cap vers d'autres activités extra-universitaires en cette veille de week-end...

Car la Corée du Nord fascine et intrigue. Comme l'a souligné l'animateur des débats, le grand reporter Claude Vautrin (auteur de Grand reporter, le pas de côté, publié en 2015 par Kairos), dès un exposé liminaire clair, dense et ouvrant la porte à la confrontation d'idées, le pays est sous le feu des différentes propagandes. Tout au long de la conférence débat, illustrée par les photos prises cet été par Damien Jamet, aucun des aspects qui fait la singularité de la Corée n'a été éludé : économie, société, politique, diplomatie et, bien évidemment, échanges universitaires, conformes à l'objectif de la mise en place - depuis septembre 2011 - d'un bureau français de coopération à Pyongyang, et dont Damien Jamet a logiquement rencontré le directeur, Emmanuel Rousseau lors de son séjour en RPD de Corée. Il s'agit de la première représentation diplomatique française jamais établie dans le pays avant, espérons-le, que se nouent des relations diplomatiques complètes. En effet, la France est l'un des deux derniers pays de l'Union européenne (avec l'Estonie) à ne pas avoir franchi le cap de l'établissement de relations diplomatiques complètes, ce qui a contribué au recul de son influence en Asie du Nord-Est par rapport à d'autres pays occidentaux, au premier rang desquels l'Allemagne.

Mais, au-delà de la singularité toute relative (car largement façonnée par les médias) de la Corée du Nord, c'est déjà un intérêt scientifique qui a motivé la volonté de Damien Jamet d'approfondir les échanges entre l'IUT de Lorraine et l'Université Kim Il-sung à Pyongyang : tout a commencé par la lecture, dans une revue internationale, d'un article relevant de sa spécialité écrit par un confrère nord-coréen, confirmant le haut niveau de la RPDC en mathématiques, et qui a donné lieu à un échange de correspondances. Comme Damien Jamet n'avait pas de connaissance préalable de la Corée du Nord, il s'est tourné vers l'AAFC qui, lors du voyage de la délégation de l'association qui s'est rendue en RPDC en août 2014, a discuté directement des modalités d'une coopération universitaire - qui n'est pas la première (ni sans doute la dernière) qu'a favorisée l'AAFC. Pour le lancement réussi de cet échange (le premier à notre connaissance, en France, avec la RPDC dans le domaine des sciences fondamentales) à maints égards prometteur, l'AAFC remercie par ailleurs M. Ri Tok-son, conseiller à la délégation générale de la RPD de Corée en France, et Mme Jong Un-a, secrétaire générale de l'Association d'amitié Corée-France au sein du Comité des relations culturelles avec les pays étrangers, qui ont été des intermédiaires efficaces.

Retour sur la conférence-débat "La Corée du Nord, au-delà des idées reçues"

Pendant près de deux heures, les clichés sont tombés les uns après les autres : tout d'abord, il est possible de voyager en Corée du Nord, dont la culture confucéenne a façonné un respect de l'autorité (y compris celle des enseignants) devenue largement étrangère à nos modes de pensée. Il y a chez les Nord-Coréens une appétence pour les connaissances techniques et scientifiques occidentales, afin d'accomplir un nécessaire bond en avant dans le développement et la modernisation du pays. Quand les Français moroses font grise mine, les Coréens (et pas seulement du Nord) manifestent la volonté prométhéenne d'un peuple il y a encore peu soumis au joug d'une domination étrangère, aspirant à la réunification de sa patrie, et se projetant vers l'avenir avec la ferme conviction que l'homme est et doit rester maître de son destin. Par-delà l'échange universitaire entre la Lorraine et Pyongyang, qui n'en est qu'à ses débuts, c'est de la rencontre entre deux univers de pensées et deux sociétés très différentes dont a rendu compte une conférence-débat mémorable.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:21

Le samedi 19 septembre 2015, le comité Bretagne de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) s’est réuni en assemblée générale ordinaire à Rennes. Bien que plusieurs des nouveaux adhérents n’aient pas pu participer, le quorum a été atteint pour approuver les rapports financiers et d’activité lors de cette réunion qui a également permis de faire le point sur les activités du comité régional et dressé des perspectives pour ses actions futures.

 

Les remparts de Saint-Malo

Les remparts de Saint-Malo

Par suite du départ de la présidente de l'AAFC-Bretagne pour la région parisienne un nouveau président a été élu en la personne de Djimadoum Ley-Ngardigal. Les autres membres du bureau (trésorier, secrétaire) ont été reconduits dans leurs fonctions.

Un point a été fait sur de nouveaux adhérents potentiels.

L’actualité récente a été abordée, notamment les accrochages du mois d’août près de la DMZ, la participation de la France aux dernières manœuvres américano-sud-coréennes, le lancement annoncé d’un satellite par la RPDC avec ses conséquences prévisibles (battage médiatique, réunion du Conseil de sécurité de l’ONU…)

Le Comité Bretagne s’est donné comme projet de pouvoir inviter des représentants de la délégation générale de la RPD de Corée en France à venir en Bretagne pour rencontrer les membres de l’association et découvrir notre région.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 22:54

Le 12 septembre 2015, le collectif Solida (Solidarité, Liberté, Démocratie en Asie) - Paris, constitué suite à une première manifestation le 29 août 2015 à Paris place du Trocadéro (voir notre édition du 29 août), a organisé un nouveau rassemblement à Paris, place de la République, pour exiger le retrait du projet de loi de sécurité nationale et le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise afin d'empêcher que, demain, des troupes japonaises combattent à l'étranger. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a à nouveau soutenu cette manifestation ; Benoît Quennedey, vice-président de l'AAFC, a pris la parole pour expliquer que le combat de l'AAFC pour la paix en Asie passe par le refus de la résurgence du militarisme japonais, la reconnaissance par le gouvernement japonais des crimes commis pendant la Seconde guerre mondiale (à l'encontre notamment des femmes de réconfort) et la résolution par la voie du dialogue des différends territoriaux qui opposent le Japon et ses voisins. L'AAFC souhaite plein succès au collectif Solida, formé notamment de Japonais, de Coréens et de Français, pour garantir la paix et les libertés en Asie.

Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise

"Pour la paix en Asie, non à la loi pour la guerre" : cette exigence a été portée haut et fort non seulement par les Japonais de Paris, mais aussi par les pacifistes coréens et français tous membres du collectif Solida, lors du second rassemblement qui s'est tenu en France, ce 12 septembre 2015, afin d'obtenir le retrait du projet de loi de sécurité nationale. Sur le point d'être définitivement adopté au Japon (si la Chambre des conseillers ne s'est pas prononcée dans un délai de 2 mois suivant le vote favorable de la Chambre des représentants le 16 juillet 2015), ce projet de loi comporte une modification de l'interprétation de l'article 9 de la Constitution japonaise engagée suivant une procédure foulant aux pieds les règles de révision constitutionnelle, et rejetée par une majorité de citoyens japonais, qui permettrait l'envoi de troupes nippones à l'étranger au nom d'un prétendu "droit de défense collective".

Comme au Japon où la protestation va crescendo, la mobilisation a grandi en France entre la première manifestation à Paris, le 29 août, et celle du 12 septembre, face à la gravité du danger que comporte le "coup d'Etat constitutionnel" du Premier ministre japonais Shinzo Abe. Les participants ont distribué des tracts quadrilingues (japonais, coréen, chinois, français), marqués du logo Solida, et entonné le chant de lutte "A bas Abe" qui lie le combat pour la paix au Japon, la défense des libertés démocratiques (et en premier lieu de la procédure de révision constitutionnelle, qui requiert une majorité qualifiée des deux tiers dans chacune des deux chambres du Parlement et un accord des citoyens par référendum) et l'exigence d'une nouvelle politique passant par le départ de Shinzo Abe, héritier des courants militaristes les plus réactionnaires, nostalgiques des impérialistes japonais - qui ont dominé la politique nippone et la scène diplomatique extrême-orientale jusqu'à la capitulation japonaise du 15 août 1945.

Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise

Les témoignages successifs - de Japonais, de Coréens, de Français - rassemblant des citoyens de tous âges et de toutes opinions, au cours d'une manifestation où l'on voyait également des représentants de l'association Okinawa France, ont tous témoigné d'une même volonté et d'une aspiration commune : que le Japon reste une puissance pacifique et que, plus jamais, les enfants des familles japonaises ne soient envoyés combattre et meurent pour des guerres qui ne sont pas les leurs. Cette exigence a retenti devant la statue monumentale de la place de la République où, symboliquement, une inscription manuscrite proclamait l'adage "Tu ne tueras pas".

Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise
Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise
Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise

La conviction de toutes et de tous est qu'aucun gouvernement légitime ne peut gouverner en ignorant la volonté de l'immense majorité : le gouvernement Shinzo Abe, en ne recueillant plus que l'opinion favorable d'un Japonais sur trois, a creusé la tombe où seront enfouis les vieilles rengaines nostalgiques militaristes. La mobilisation doit continuer, au Japon, en France et partout dans le monde, pour faire reculer les faucons d'un ordre militariste dont les Japonais et les peuples épris de paix ne veulent plus.

Pour contacter le collectif Solida, écrire à solidaritepaixjapon@yahoo.fr

Mobilisation grandissante à Paris pour exiger le maintien de l'article 9 de la Constitution japonaise
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 18:38

Le 7 septembre 2015, le bureau de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a reçu Son Excellence M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), ambassadeur auprès de l'UNESCO, et M. Ri Ho-yong, conseiller à la délégation générale de la RPD de Corée en France, à l'occasion du 47e anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée, le 9 septembre 2015.

Le bureau de l'AAFC a reçu S.E. M. Kim Yong-il à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la RPD de Corée

Le 7 septembre 2015, à l'issue de sa réunion mensuelle, le bureau national de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a reçu à Antony, chez le président d'honneur de l'AAFC André Aubry, une délégation de la représentation de la RPD de Corée en France conduite par S.E. M. Kim Yong-il, à l'occasion de la fête nationale de la RPDC.

Dans son discours, Guy Dupré, président de l'AAFC, a rappelé que l'Association d'amitié franco-coréenne était solidaire, depuis sa fondation en 1969, du combat pour la paix et la réunification en Corée. Créée après la mise en place des réformes démocratiques dans le Nord de la péninsule au lendemain de la libération de l'occupation japonaise, la RPD de Corée, fondée le 9 septembre 1948, a mis en place un système socialiste original, propre à la Corée. Guy Dupré a souhaité plein succès aux autorités de la RPD de Corée dans l'édification d'un pays puissant et prospère.

L'ambassadeur Kim Yong-il a remercié l'AAFC pour son soutien constant à la lutte du peuple coréen, pour élever le niveau de vie de la population et parvenir à la réunification de la Corée, divisée il y a plus de 60 ans par le jeu des grandes puissances.

Puis le bureau de l'AAFC a offert un dîner en l'honneur de la délégation coréenne, à l'occasion de la fête nationale de la RPD de Corée. Les discussions se sont poursuivies dans une ambiance amicale et détendue.

Les participants remercient André Aubry pour son excellent accueil, ainsi que Jacqueline Lucca, trésorière de l'AAFC, pour l'organisation matérielle de cette manifestation.

Le bureau de l'AAFC a reçu S.E. M. Kim Yong-il à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la RPD de Corée
Le bureau de l'AAFC a reçu S.E. M. Kim Yong-il à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la RPD de Corée
Le bureau de l'AAFC a reçu S.E. M. Kim Yong-il à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de la RPD de Corée
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