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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 21:02

Du 2 au 18 décembre 2016, des ouvriers sud-coréens du groupe Samsung et des membres de leurs familles ont visité l'Europe (France, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, Suisse) pour dénoncer les conditions de travail au sein du conglomérat. Le 14 décembre 2016, ils ont donné une conférence à Grenoble, à l'initiative du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) et de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC), avec le soutien du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et du Comité internationaliste pour la solidarité de classe (CISC) qui remercient chaleureusement les organisateurs de cette rencontre - la CGT Métallurgie Isère, l'Union Locale CGT Grenoble, les salariés Ecopla et Fakir - pour l'audience importante de cette conférence suite à l'invitation qu'ils ont donnée aux travailleurs de Samsung. Nous publierons ci-après le compte rendu de cette conférence, qui reprend en partie un article déjà publié sur le site du CILD.
 

Grand succès de la conférence du Syndicat Général de Samsung à Grenoble
Le 14 décembre 2016, les syndicalistes sud-coréens du Syndicat Général de Samsung en tournée en Europe sont passés par Grenoble pour y donner une conférence.

Grâce à l'appui de la CGT métallurgie Isère, ils ont pu s'exprimer juste avant la réunion "Alu Debout" organisée en coopération avec Fakir en soutien aux salariés d'Ecopla. Ceci a permis de faire connaître leur combat auprès de plusieurs centaines de personnes. Ce fut également l'occasion d'établir des contacts avec des syndicalistes du bassin grenoblois, qui abrite une importante industrie de la microélectronique.

Les syndicalistes ont d'abord commencé par entonner leur chant de combat pendant la manifestation puis chacun d'entre eux a exprimé son vécu et la situation générale des travailleurs de Samsung et des sous-traitants de Samsung.

Ils ont rappelé que Samsung représente un quart du PIB de la Corée du Sud. Cette situation particulièrement aiguë de concentration capitalistique donne aux propriétaires de Samsung une influence démesurée dans la politique de la Corée du Sud, ainsi surnommée "République de Samsung". Ils usent de leur influence pour une politique antisalariée particulièrement féroce: interdiction du Syndicat Général de Samsung, seul syndicat réellement combatif, salaires bas, conditions de travail malsaines, conditions dures envers les sous-traitants. Il est important que les conditions de travail à Samsung soient enfin connues à l'étranger pour mettre fin à ces faits inacceptables.

Kim Sung-hwan est intervenu en tant que Président du Syndicat général des travailleurs de Samsung, syndicat illégal. Alors qu’il travaillait auprès d’un sous-traitant de Samsung, Kim Sung-hwan a créé en 1996 un syndicat indépendant, ce qui a entraîné la rupture de son contrat de travail puis une condamnation à trois ans de prison, de 2005 à 2007, suite à une plainte pour diffamation déposée par la firme. Depuis octobre 2012, Kim et ses camarades manifestent tous les mercredi devant le siège de Samsung pour exiger le respect du droit constitutionnel de s’organiser en syndicat et, plus généralement, la défense des droits des travailleurs.

Jung Ae-jung a perdu son mari à l'âge de 31 ans suite à une exposition à des produits toxiques dans le cadre de son travail qui a entraîné une leucémie. Elle a également fait une fausse couche à cause de son travail.

Kim Ji-sook avait commencé à travailler pour le compte de Samsung avec sa sœur en installant un poste de fabrication à domicile. Il s'agissait pour elle de payer les soins à sa mère malade, sachant qu'il n'existe pas de couverture sociale généralisée en Corée du Sud. Malheureusement, l'exposition à des produits toxiques avec du nickel l'a rendue malade, atteinte de leucémie, ainsi que sa sœur. Si elle a pu survivre à sa leucémie, ce n'est pas le cas de sa sœur, qui en est morte, suivie peu après par sa mère tuée par le chagrin. Lorsqu'elle protesta devant l'entreprise, elle fut frappée et blessée par le personnel de sécurité.

Au total, 223 salariés ou anciens salariés du groupe sont atteints de leucémie, et 76 d’entre eux en sont morts. Pourtant, le groupe Samsung s’obstine à reconnaître le moins possible de leucémies comme des maladies professionnelles dont il est responsable. Le profit ne connaît pas la morale mais uniquement le rapport de force.

Choi Sung-chul était un ancien patron de PME sous-traitante de Samsung et avait trois usines, deux en Corée du Sud et une en Chine. Samsung donne des sommes importantes aux partis politiques et à leurs membres. Choi Sung-chul obéissait ainsi aux requêtes impérieuses du groupe Samsung en faisant des dons hors de tout lien contractuel. Cependant, les exigences devenant de plus en plus intolérables, il refusa un jour de donner. Cela conduisit Samsung à mettre fin à tous ses contrats et à mettre son entreprise en faillite : il a tout perdu. Cet exemple montre le haut niveau de concentration du capital en Corée du Sud, qui conduit à l'affaiblissement des PME au profit des monopoles, en particulier de Samsung.

Pour faire taire ses opposants, Samsung lance des procès, achète le silence des médias sud-coréens, met sur écoute et organise des filatures. C’est contre ce système politique et économique corrompu, dont Samsung est le symbole le plus flamboyant, que des millions de Coréens se sont soulevés ces dernières semaines, jusqu’à obtenir le vote par le Parlement d’une motion de destitution de la Présidente Park Geun-hye. Mais ce n’est qu’un début, pour l’avènement d’une réelle démocratie politique et sociale en République de Corée, et qui exige plus que jamais la solidarité internationale avec les militants politiques et syndicaux en lutte.

Nous pouvons nous aussi en France aider les Coréens dans leur lutte en faisant connaître le plus largement possible les pratiques intolérables du groupe Samsung.


Regarder toutes les photos du voyage en Europe sur le site Internet du Syndicat général du groupe Samsung (cliquer sur le jour correspondant)
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 13:05

Le 14 décembre 2016, l'émission de géopolitique du collectif Comaguer (Comprendre et agir contre la guerre), animée par Bernard Genet sur la radio associative marseillaise Radio Galère le deuxième mercredi de chaque mois de 20h à 21h30, était consacrée à la Corée. Les intervenants de cette émission étaient Robert Charvin et Benoît Quennedey, tous deux vice-président de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC).

Comme toujours, l'émission a d'abord resitué de manière très pédagogique la question coréenne, caractérisée par la division du pays entérinée par la guerre de Corée (1950-1953) après la libération de la colonisation japonaise en 1945, dans son contexte géographique, historique et politique : la Corée a développé une culture nationale spécifique très ancienne, marquée par l'influence de la Chine mais distincte des civilisations chinoise et japonaise. L'unité nationale coréenne a été réalisée il y a plus de 1 000 ans - faisant ressortir avec d'autant plus d'acuité le drame qu'a constitué la partition du pays. Par ailleurs, de par sa situation géographique, la Corée a été victime des rivalités et appétits de ses grands voisins, japonais, chinois et russe, et dans la période la plus récente, les Etats-Unis - ce qu'illustre le proverbe coréen "Quand les baleines se battent, les crevettes trinquent" - les Coréens figurant les crevettes et les puissances voisines de la Corée les baleines. Aujourd'hui encore, l'intérêt américain pour la péninsule coréenne - où ils entretiennent toujours 28.500 GIs dans le Sud - s'inscrit dans le recentrage de la puissance militaire américaine sur la région Asie-Pacifique. De ce point de vue, les programmes nucléaire et balistique de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) servent de prétexte commode à Washington pour justifier sa présence militaire croissante, tout autant - sinon davantage - justifiée par la volonté d'endiguer la montée en puissance de la Chine et de la Russie.

Benoît Quennedey a rappelé que l'Association d'amitié franco-coréenne avait été fondée en 1969, pour promouvoir la paix et la réunification dans la péninsule coréenne, et à cette fin favoriser les échanges entre la France et l'ensemble de la Corée, à une époque où Séoul, au Sud, était toujours officiellement la capitale de la République populaire démocratique de Corée, et où la Corée du Nord était traitée de "régime fantoche" par la Corée du Sud. L'ouverture d'un dialogue intercoréen, engagé en 1972 (mais interrompu dès 1973) et mené de manière constante depuis 1991, a permis de faire coïncider les représentations (un pays, deux Etats) avec la réalité géopolitique. Ces évolutions ont eu lieu à la faveur de la démocratisation de la Corée du Sud, et après une sévère pénurie alimentaire au Nord qui a conduit à la mise en oeuvre, à partir de 2002, de mesures économiques ayant fait évoluer le système économique et social. La situation politique récente en Corée du Sud a cependant rappelé la fragilité du processus pour la démocratie et la paix : à partir de 2008, le retour au pouvoir des conservateurs à Séoul a sapé l'ensemble des fondements du rapprochement Nord-Sud, tandis que la Corée du Sud s'est engagée sur une voie de plus en plus autoritaire. A cet égard, le récent  vote par le Parlement d'une motion de destitution de la Présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye a ouvert l'espoir du retour à Séoul d'un pouvoir démocratique ne favorisant plus l'escalade des tensions et la marche à la guerre. 

Pour sa part, Robert Charvin a souligné comment la République populaire démocratique de Corée avait été amenée à se doter d'une force d'auto-dissuasion nucléaire pour prévenir le risque de connaître un sort analogue à ceux de l'Irak en 2003 et de la Libye en 2011 - la Corée du Nord plaidant par ailleurs pour un désarmement nucléaire général et conjoint de l'ensemble des Etats dotés de l'arme nucléaire, tandis que les Etats-Unis, si prompts à renforcer les sanctions contre la Corée du Nord après chaque essai nucléaire ou lancement de satellite de Pyongyang, poursuivent pour leur part leur programme nucléaire, mais par d'autres moyens que les essais souterrains conduits par la RPDC. Face à cette politique du "deux poids deux mesures" traduisant un détournement des principes du droit international public, les Nord-Coréens entendent construire le "socialisme à la coréenne", dans le respect de leur souveraineté et de leur indépendance nationale.

Ecouter l'intégralité de l'émission de Comaguer à l'adresse suivante (émission du 14 décembre 2016) :

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 18:02

Réuni le 15 décembre 2016 à Paris, le comité national de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a dressé le constat des opportunités nouvelles créées par le contexte international, et plus particulièrement sud-coréen, pour la réunification et la paix en Corée. Cette situation pose plus que jamais la nécessité pour l'AAFC d'être à l'avant-garde du combat pour mieux faire connaître et comprendre les enjeux de la question coréenne, alors que la réunion du comité national de l'AAFC coïncidait avec le cinquième anniversaire de la disparition du dirigeant Kim Jong-il, le 17 décembre 2011.

S.E. M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée en France, ambassadeur auprès de l'UNESCO

S.E. M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée en France, ambassadeur auprès de l'UNESCO

Une semaine après le vote de destitution de la Présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye par le Parlement sud-coréen, le comité national de l'AAFC s'est félicité qu'un obstacle majeur ait ainsi été levé à la reprise du dialogue intercoréen, la période nouvelle étant par ailleurs riche de promesses pour mettre fin à la dérive autoritaire à l’œuvre en Corée du Sud depuis le retour au pouvoir à Séoul des conservateurs en 2008. Si le vote de destitution de Mme Park Geun-hye est d'abord et avant tout le résultat de la mobilisation de millions de Coréens, dans la péninsule et à l'étranger, l'AAFC a pour sa part pleinement soutenu les initiatives prises par les Coréens de France, qui ont organisé trois manifestations à Paris depuis le 12 novembre 2016.

 

Dans ce contexte, des représentants de l'AAFC sont intervenus dans les médias coréens et français pour apporter témoignages et analyses. Cependant, la couverture des événements a encore révélé une méconnaissance profonde de la situation de la Corée par un trop grand nombre de journalistes français – comme l'a montré récemment une nouvelle fois un reportage au journal télévisé de 20 heures sur France 2 ayant accumulé, le 10 décembre dernier, erreurs factuelles et interprétations douteuses. C'est pourquoi les blogs de l'AAFC, dont les analyses sont de plus en plus lues et reprises, se doivent de poursuivre en temps réel leur travail d'information et d'explications. Un autre objectif pour l'AAFC est de continuer à s'adresser le plus largement à tous les secteurs de l'opinion publique française : deux des candidats à la primaire du parti les Républicains pour l'élection présidentielle de 2017 (Alain Juppé et Bruno Lemaire) ont ainsi répondu au questionnaire qu'avait adressé l'AAFC à tous les candidats à cette élection. L'AAFC interrogera ensuite l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle, comme elle l'avait fait en 2007 et 2012.

 

Par ailleurs, S.E. M. Kim Yong-il, délégué général de la République populaire démocratique de Corée en France, ambassadeur auprès de l'UNESCO, a rejoint les participants au comité national de l'AAFC, avec M. Ri Ho-yong, conseiller à la délégation générale, pour échanger sur la situation nationale et internationale en Corée avec l'ensemble des participants. M. Kim Yong-il a également remercié l'AAFC pour son soutien aux victimes des inondations de cet été en Corée, en soulignant que l'effort de relogement des sinistrés et de reconstruction des infrastructures détruites avait pu être mené à bien. L'AAFC poursuit sa campagne d'appel à dons, menée conjointement avec le Secours populaire français, pour venir en aide aux victimes des inondations, afin de répondre aux besoins exprimés à plus long terme.


La réunion du comité national de l'AAFC coïncidait, enfin, avec le vingt-cinquième anniversaire de l'accord de base intercoréen du 13 décembre 1991, ayant ouvert la voie à une normalisation des relations Nord-Sud et conduit à l'entrée conjointe des deux Etats coréens aux Nations Unies, et le cinquième anniversaire de la disparition du dirigeant Kim Jong-il de la RPD de Corée, qui avait dirigé son pays dans un contexte de difficultés dans précédent. En accueillant les sommets intercoréens de juin 2000 et octobre 2007, il avait par ailleurs posé les fondements d'une ère nouvelle de coopérations et d'échanges entre le Nord et le Sud de la péninsule.

 

« Qui était Kim Jong-il ? »

 

La légende noire qui entoure la RPD de Corée se concentre fréquemment autour des figures de ses dirigeants. Pourtant, comme l'ont rappelé Juliette Morillot et Dorian Malovic dans un ouvrage récent (La Corée du Nord en 100 questions, éditions Tallandier, 2016), dans le chapitre 19 précisément intitulé « Qui était Kim Jong-il ? », le Président Kim Jong-il a montré d'indéniables qualités non seulement humaines, mais aussi de capacités de direction de son pays.

 

"Selon certains transfuges, l'homme avare de paroles publiques pouvait alors faire preuve d'une grande éloquence [dans les rencontres en petit comité] et ne manquait pas d'humour (…)

 

Travailleur acharné, il ne s'endormait jamais avant 2 ou 3 heures du matin, exigeant de son entourage qu'il veillât aussi tard que lui afin de répondre immédiatement à ses questions. Très méfiant à l'égard des étrangers, les rares diplomates ou chefs d'Etat qu'il rencontra le trouvèrent « cultivé » (Vladimir Poutine), « intelligent et d'un commerce agréable » (Kim Dae-jung). Et Madeleine Albright, lui ayant remis une quinzaine de questions pointues sur le programme nucléaire, fut extrêmement surprise de le voir répondre avec une grande précision technique sur chacun des points soulevés, sans même faire appel à ses conseillers..."

 

(Juliette Morillot et Dorian Malovic, op. cit., p. 87)

 

Dirigeant compétent, cultivé, travailleur, Kim Jong-il était à mille lieux de l'homme dépeint par la propagande sud-coréenne et américaine, alimentée par les services secrets de ces deux pays. Les mêmes services secrets qui ont dissimulé le fait que Mme Park Geun-hye, la Présidente sud-coréenne, était quant à elle sous l'influence de sa gourou Choi Soon-sil... Cette seule comparaison devrait inciter à la prudence certains médias français, qui reprennent aujourd'hui avec la même complaisance les récits douteux de certains réfugiés nord-coréens manipulés par les services de renseignement sud-coréens, qui décrivaient hier le Président Kim Jong-il de la Commission de la défense nationale de la RPD de Corée sous un jour totalement étranger aux témoignages dignes de confiance de ceux qui ont pu, effectivement, le rencontrer et le connaître.

 

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 20:14

Dans le cadre de la crise actuelle en Corée du Sud, le site de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) est une source de référence, largement consultée et utilisée par les journalistes français - c'est ainsi que l'AAFC a évoqué, avant les médias français, comment Choi Soon-sil était la gourou de la Présidente Park Geun-hye. En outre, des responsables de l'AAFC sont intervenus dans les médias, soit à titre de participants aux manifestations en France pour obtenir le départ de la chef de l'Etat, soit en tant qu'experts des questions coréennes. 

Dans son édition du 27 novembre 2016, le média coréen Channel A a donné la parole à l'un des participants français à la manifestation parisienne du 26 novembre, organisée par les Coréens de France, et à laquelle l'AAFC avait apporté son soutien. Or il s'agissait d'Olivier Bouchard, membre du bureau national de l'AAFC, qui a exprimé les attentes de l'opinion publique coréenne quant à un départ du pouvoir de la chef de l'Etat sud-coréenne le plus vite possible.

Olivier Bouchard

Olivier Bouchard

Des membres de l'AAFC sont également intervenus en tant qu'experts des questions coréennes. C'est ainsi que, le 8 décembre 2016, Benoît Quennedey, vice-président de l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) était en direct sur la chaîne d'information continue France 24 - à 22h30 sur le canal français et à 23 h sur le canal anglais. A la veille du vote de destitution de la Présidente Park Geun-hye par le Parlement, il a souligné que la colère des Coréens venait de loin - ayant été exacerbée par le comportement des autorités coréennes lors du naufrage du ferry Sewol, où ont péri 304 Coréens, majoritairement des lycéens en voyage scolaire. Les manifestations ininterrompues en Corée associent ainsi une nouvelle génération de jeunes Coréens qui s'engagent souvent pour la première fois en politique, étant porteurs d'aspirations nouvelles contre la confiscation du pouvoir par une minorité politique et économique.

Benoît Quennedey

Benoît Quennedey

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 20:33

A la fin de l'été 2016, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a été frappée par les pires inondations depuis les catastrophes naturelles des années 1990, causant plus de 500 morts et disparus. Fidèle à sa tradition de solidarité, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a immédiatement apporté une aide d'urgence - tout en précisant que, en coordination avec les ONG présentes sur place, nous lancerions ensuite un appel à dons auprès de nos adhérents et sympathisants, pour faire face aux conséquences à plus long terme cette tragédie. L'AAFC, qui travaille depuis plus de 20 ans avec le Secours populaire français (SPF) en Corée du Nord, a donc décidé de relayer l'appel à dons du SPF que nous reproduisons ci-après : nous appelons toutes et tous à agir maintenant, soit en envoyant vos dons directement auprès du SPF (cf. message ci-dessous), soit en les adressant directement à l'AAFC (C/O AAFC Ile-de-France, Maison des associations du 16e arrondissement, 14 avenue René Boylesve, 75016 Paris, par chèque libellé à l'ordre du Secours populaire français) qui pourra ainsi dresser le bilan de l'action entreprise en étroite coopération avec le SPF et remettra les dons ainsi recueillis auprès du SPF, dont les actions en Corée du Nord sont coordonnées par sa fédération départementale du Nord. Nous comptons sur vous !

Avec le Secours populaire, agissons maintenant pour les Coréens victimes des inondations !

En septembre 2016, la Corée du Nord a connu de violentes inondations. Celles-ci ont causé d’importants dégâts matériels et humains. Les Nations Unies (ONU) ont établi un bilan de plus d’une centaine de morts et de plus de 400 personnes portées disparues. Des milliers de bâtiments ont été endommagés et/ou détruits.

La fédération du Nord du SPF mène depuis de nombreuses années des projets en Corée du Nord, le dernier projet en date porte sur la réhabilitation d’une école secondaire de la commune de Sinwon dans la province Hwanghae. La construction a débuté en 2015 et celle-ci devait être inaugurée fin 2016. Les travaux de réhabilitation de l’école ont dû être arrêtés, le bâtiment a été abimé et 200 tonnes de ciment ont été endommagés par les inondations.

Lors de l’annonce des inondations c’est tout naturellement que le SPF a lancé un appel à la solidarité afin de venir en aide aux victimes.

Actions du SPF :

Dans l’urgence, un premier container de 40 pieds contenant des kits de première nécessité et des vêtements chauds a été envoyé.

La Fédération du Nord du Secours populaire français lance un appel aux dons afin :

- de financer le rachat des 200 tonnes de ciment pour poursuivre la reconstruction de l' école secondaire de la commune de Sinwon dans la province Hwanghae,

- d’envoyer un second container contenant des kits d’hygiène, des couvertures, des vêtements  chauds, du lait en poudre…

Dons :

Afin de soutenir les actions du SPF en Corée du Nord, vous pouvez envoyer votre  don par courrier (en précisant "urgence Corée du Nord") au Secours populaire français, 18/20 rue Cabanis – BP 17, 59 007 Lille Cedex ou sur www.spf59.fr/don.

Information Réduction fiscale particuliers :

Votre don ouvre droit à une réduction d’impôt égale à 75% du montant de votre versement, dans la limite du plafond de 530 €. Au-delà de ce plafond, la réduction est de 66% dans la limite de 20% du revenu imposable. Ainsi, par exemple, un don de 60 € vous revient en réalité à 15 €.

Information Réduction fiscale entreprises :

Depuis la loi du 1er août 2003, les entreprises assujetties à l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés peuvent bénéficier d'une déduction fiscale égale à 60% du montant du don dans la limite d'un plafond de 5‰ (5 pour mille) du chiffre d'affaires annuel. Au-delà de 5‰, ou en cas d’exercice déficitaire, un report est possible sur les 5 exercices suivants dans la limite de 5‰ s’appliquant au total des versements (article 238 bis 1° du code général des impôts).

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 23:19

Suite à la lettre adressée le 22 septembre 2016 par l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) aux sept candidats à l'élection primaire de la droite et du centre, portant sur les relations entre la France et les deux Corée, Bruno Le Maire a envoyé la réponse suivante.

Bruno Le Maire répond à l'Association d'amitié franco-coréenne

Paris, le 2 novembre 2016

Chère Madame, cher Monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier relatif à l'état des relations diplomatiques entre la France et la Corée du Nord.
Les relations bilatérales qu'entretiennent la République populaire démocratique de Corée et la République de Corée sont particulièrement importantes pour la stabilité régionale et je ne peux qu'approuver tout renforcement du dialogue entre les deux pays, avec le soutien de leurs partenaires internationaux respectifs.
Toutefois, la France se doit de porter un message clair à l'ensemble de ses partenaires internationaux, et en particulier la République populaire démocratique de Corée : les essais nucléaires menés par Pyongyang ne sont pas acceptables et doivent être dénoncés avec force. Je rejoins naturellement la position du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies de septembre dernier qui condamne, à l'unanimité, les tirs de missiles balistiques nord-coréens.
Dans tous les cas, vous pouvez compter sur moi pour défendre les intérêts de la France et m'assurer du maintien de la paix et de la stabilité régionale en Corée.
En vous remerciant à nouveau pour votre contribution, je vous prie d'agréer, chère Madame, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Très cordialement,

Bruno LE MAIRE

L'Association d'amitié franco-coréenne remercie Bruno Le Maire de sa réponse.

Le candidat déclare "approuver tout renforcement du dialogue" entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et la République de Corée (Corée du Sud), précisant "avec le soutien de leurs partenaires internationaux respectifs", ce qu'on peut interpréter comme un soutien à l'application des déclarations inter-coréennes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007.

Puis, affirmant que "la France se doit de porter un message clair à l'ensemble de ses partenaires internationaux", Bruno Le Maire classe la RPDC parmi ces partenaires internationaux de la France, même si c'est pour immédiatement dénoncer le programme nucléaire nord-coréen.

Enfin, Bruno Le Maire s'engage à "défendre les intérêts de la France et [s']assurer du maintien de la paix et de la stabilité régionale en Corée", sans toutefois préciser si la défense des intérêts français et le maintien de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne vont jusqu'à la normalisation des relations diplomatiques de la France avec la RPDC.

Tout en se réjouissant des divers points de convergence avec le candidat, et en prenant note des points de divergence, l'AAFC regrette l'absence de position déclarée sur les autres sujets : la pression exercée par les Etats-Unis en Corée (et en grande partie responsable du programme nucléaire nord-coréen), les sanctions frappant la RPD de Corée, la dégradation de la situation des droits de l'homme en Corée du Sud.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 15:42

Suite à la lettre adressée le 22 septembre 2016 par l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) aux sept candidats à l'élection primaire de la droite et du centre, portant sur les relations entre la France et les deux Corée, Alain Juppé a envoyé la réponse suivante.

Alain Juppé répond à l'Association d'amitié franco-coréenne
Alain Juppé répond à l'Association d'amitié franco-coréenne

Paris, le 12 octobre 2016

Messieurs les membres du national de l'Association d'amitié franco-coréenne,

A la demande d'Alain Juppé, je vous remercie de votre courrier et de vos questions relatives à ce sujet majeur des relations internationales qu'est la situation de la péninsule coréenne.
Nous partageons totalement avec vous la volonté de travailler au service de la paix et de l'unité de la péninsule. La situation actuelle n'est que le produit d'un conflit d'un autre âge, ancré dans le contexte de la Guerre Froide. L'actuelle partition, qui résulte du rapport de forces sur le terrain en 1953, est contraire à toute l'histoire et à toute la culture de la péninsule. Je partage sincèrement la souffrance des Coréens, qui ont vu leurs familles séparées et leurs histoires se briser. C'est un sujet que la communauté internationale devrait chercher davantage à résoudre.
Nous sommes attentifs à ce qu'aucune des parties ne s'engage dans une déstabilisation qui serait dangereuse non seulement pour la péninsule mais aussi pour les pays du voisinage. Cela risquerait de compromettre pour l'avenir les chances d'une paix durable. Le programme nucléaire nord-coréen, développé en dehors du traité de non-prolifération de 1968, dont la République populaire de Corée a été pourtant signataire, est de nature à rompre la nécessaire confiance qu'il convient d'établir entre les parties. Plusieurs résolutions très claires du Conseil de sécurité ont été adoptées et le condamnent.
Nous sommes très attachés à ce qu'un règlement pacifique puisse être trouvé, avec le soutien de la communauté internationale et en laissant au peuple coréen la possibilité de décider de son avenir. Toute initiative allant dans le sens du dialogue doit être vue favorablement, à commencer par les échanges de vue directs entre les deux Corées. Vous pourrez compter sur nous pour apporter un soutien en ce sens.

Je vous prie de croire en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Bien à vous.

David Teillet
Chef de cabinet

L'Association d'amitié franco-coréenne remercie Alain Juppé de sa réponse, laquelle est intéressante à plusieurs titres.

D'abord, Alain Juppé, par l'intermédiaire de son chef de cabinet, reconnaît que la situation de la péninsule coréenne est bien un "sujet majeur des relations internationales" et déclare "[partager] totalement avec [l'Association d'amitié franco-coréenne] la volonté de travailler au service de la paix et de l'unité de la péninsule".

Ensuite, même s'il épouse la position classique de la diplomatie française en demandant que la RPD de Corée se conforme aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et respecte le Traité de non-prolifération nucléaire - auquel la RPDC n'est pourtant plus liée depuis janvier 2003 -,  Alain Juppé affirme rester attentif  "à ce qu'aucune des parties ne s'engage dans une déstabilisation qui serait dangereuse non seulement pour la péninsule mais aussi pour les pays du voisinage". Le candidat admet donc que les actions de la Corée du Sud et des Etats-Unis peuvent avoir un effet déstabilisateur en Corée. En cela, Alain Juppé se montre plus ouvert que l'actuelle diplomatie française.

Concernant le soutien que la France peut apporter au dialogue inter-coréen, Alain Juppé dit être attaché à un "règlement pacifique [...] laissant au peuple coréen la possibilité de décider de son avenir" et favorable à des "échanges de vue directs entre les deux Corées". Cela correspond à l'esprit des déclarations inter-coréennes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007, résumé par la formule "par les propres efforts de notre nation". L'AAFC ne peut qu'être satisfaite de la volonté affichée du candidat de soutenir, une fois élu, l'application des déclarations inter-coréennes de 2000 et 2007, même s'il ne dit pas quelle forme prendra ce soutien.

En revanche, l'AAFC regrette l'absence de réponse d'Alain Juppé concernant les sanctions frappant la RPD de Corée, la normalisation des relations diplomatiques entre la France et la RPDC, ou encore la dégradation de la situation des droits de l'homme en Corée du Sud.

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:41

En juillet 2016, les Etats-Unis ont annoncé leur intention de déployer en Corée du Sud un système antimissile dit de défense terminale en haute altitude (Terminal High Altitude Area Defense, THAAD), prétendument contre les missiles nord-coréens. Cette annonce a encore accru les tensions dans la région, la Chine et la Russie voyant dans la proximité de ce système américain antimissile une menace pour leurs propres intérêts stratégiques. En Corée du Sud même, de nombreux citoyens se mobilisent contre le déploiement du système THAAD. Dans cette lutte, il peuvent compter sur la solidarité de plusieurs organisations et personnalités, dont certaines sont réunies au sein de Task Force to Stop THAAD in Korea and Militarism in Asia and the Pacific ("Force d'intervention pour stopper THAAD en Corée et le militarisme en Asie et dans le Pacifique"), coalition initialement formée par cinq organisations basées aux Etats-Unis : Solidarity Committee for Democracy and Peace in Korea, Korea Policy Institute, Philadelphia Committee for Peace and Justice in Asia, Global Network Against Weapons & Nuclear Power in Space, et Veterans For Peace. Deux militantes de cette coalition ont d'ailleurs été récemment interdites d'entrée en Corée du Sud où elles devaient participer aux manifestations contre le déploiement du THAAD. La coalition a publié une déclaration maintenant soutenue par plus de 80 organisations dans le monde, dont l'Association d'amitié franco-coréenne. Voici la traduction française de cette déclaration.

L'AAFC rejoint la coalition contre le déploiement du système antimissile THAAD en Corée du Sud

Non à la défense antimissile américaine en Corée

Le 7 juillet 2016, les gouvernements américain et sud-coréen ont annoncé une décision conjointe de déployer en Corée du Sud le système américain antimissile de défense terminale en haute altitude (THAAD).

Les deux gouvernements prétendent, sans preuve sérieuse et contre l'avis des experts, que le système THAAD protègera la Corée du Sud de la menace des missiles nord-coréens. Par exemple, le Service de recherche du Congrès des Etats-Unis pense que le THAAD a peu de chances de mettre la Corée du Sud à l'abri puisqu'il est destiné à contrer des missiles à haute altitude, qui ne sont pas ceux que la Corée du Nord pourrait utiliser contre des cibles sud-coréennes.

En outre, la décision de déployer le THAAD en Corée du Sud, et de maintenir les jeux guerriers menés par les Etats-Unis et la Corée du Sud au cours de l'été dernier, a été prise en dépit des offres faites par la Corée du Nord de geler ses programmes d'armes nucléaires si Washington et Séoul arrêtent leurs manœuvres militaires. La Corée du Nord a depuis continué à tester des missiles balistiques, procédé à sa cinquième explosion nucléaire, le 9 septembre 2016, et poursuit toujours son objectif de placer une ogive nucléaire sur un missile balistique intercontinental.

Le déploiement du THAAD américain en Corée du Sud fait partie du « pivotement » des Etats-Unis vers l'Asie-Pacifique. Il étend le réseau déjà important de systèmes américains de « défense antimissile » encerclant la Chine et la Russie. Ces systèmes donnent aux Etats-Unis un avantage militaire significatif, bien que fugace, dans toute confrontation à venir puisqu'ils permettent à l'armée américaine de neutraliser la capacité d'un adversaire à répliquer. L'extension de ce réseau paraît refléter une décision plus large des Etats-Unis de faire évoluer leur posture militaire d'une posture de dissuasion à une posture de première frappe.

La détermination du gouvernement américain à utiliser et étendre sa présence militaire dans la région pour y renforcer son influence politique a un prix élevé. Par exemple, cette stratégie augmente les tensions militaires régionales, alimente une nouvelle course aux armements, et accroît la possibilité d'une nouvelle guerre dans la péninsule coréenne. En faisant cela, il fait aussi obstacle à la souveraineté nationale et aux aspirations du peuple des autres pays, en l'occurrence ici, de la Corée du Sud.

De plus en plus de Sud-Coréens luttent pour empêcher le déploiement du système THAAD dans leur pays. Ils craignent avec raison que son déploiement entraîne leur pays dans une alliance anti-chinoise aux côtés des Etats-Unis et du Japon, encourage les forces politiques militaristes et anti-démocratiques chez eux, et exacerbe les tensions entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Ils s'inquiètent aussi des effets nocifs pour la santé qui semblent associés à l'exploitation du système radar du THAAD. Une autre source d'inquiétude est le coût du système THAAD - estimé à 1,3 milliard de dollars, auxquels il faut ajouter 22 millions de dollars chaque année pour son fonctionnement et son entretien - que supporteront les contribuables sud-coréens et américains.

On sait très peu de choses aux Etats-Unis au sujet du THAAD et de l'opposition des Sud-Coréens à son déploiement dans leur pays, et des récentes ouvertures diplomatiques de la Corée du Nord visant à réduire les tensions dans la péninsule. Pourtant, son déploiement devrait être aussi une source d'inquiétude pour le peuple des Etats-Unis. Nous souffrirons aussi si notre pays entre à nouveau en guerre. Et même si le pire est évité, le développement ininterrompu de nouveaux systèmes d'armes toujours plus destructeurs détourne de précieuses ressources des programmes sociaux dont le pays a tant besoin.

Après des décennies d'engagements militaires désastreux à l'étranger, nous avons besoin d'une nouvelles approche. Nous pressons le gouvernement américain de renoncer aux politiques qui font monter la tension militaire et de redessiner les lignes de l'époque de la guerre froide en faveur de politiques cherchant à résoudre les conflits, pacifiquement, au travers de la diplomatie et du dialogue. A cette fin, nous pressons le gouvernement américain de revenir sur sa décision de déployer le THAAD en Corée du Sud, et de rechercher toutes les pistes possibles pour réduire les tensions dans la péninsule coréenne en se réengageant sur la voie de la diplomatie avec la Corée du Nord.


 

Organisations soutenant la déclaration "Non à la défense antimissile américaine en Corée" :

Act Now to Stop War and End Racism (ANSWER)

Alliance of Scholars Concerned about Korea, National Office, U.S.A.

Alternative News, County Westmeath, Ireland

Anakbayan USA, National Office, USA

Asian Americans for Peace and Justice, USA

Asian Americans United, Philadelphia, PA, USA

Association d'amitié franco-coréenne (France-Korea Friendship Association), Paris, France

Australian Anti-Bases Campaign Coalition, Sydney, Australia

BAYAN USA, National Office, USA

Blue Vigil in Solidarity with Okinawa in New York, New York, New York

Brandywine Peace Community, Philadelphia, PA, USA

Campaign for Nuclear Disarmament (CND), London, United Kingdom

Chicago Action Network for Peace, Chicago, Illinois, USA

Code Pink, National Office, USA

Comité Boricua Philadelphia-Camden, Philadelphia, PA, USA

Committees of Correspondence for Democracy and Socialism, National Office, USA

Eclipse Rising, National Office, USA

Ecumenical Peace Institute/Clergy and Laity Concern, Northern California, USA

Eyak Preservation Council, Cordova, Alaska, USA

Freedom Road Socialist Organization, National Office, USA

Foro Contra la Guerra Imperialista y la OTAN (Forum Against Imperialist War and NATO), Madrid, Spain

Global Network Against Weapons and Nuclear Power in Space

The Granny Peace Brigade, New York, New York

Green Party, US - National Office

Hawaiʻi Okinawa Alliance, Honolulu, Hawaiʻi

Hawaiʻi Peace and Justice, Honolulu, Hawaiʻi, Hawaiʻi

Hiroshima Day Committee, Sydney, Australia

Hope Alliance of New York, Metropolitan New York, USA

Ieumsae, Korean Drumming Group, Oakland, California, USA

International Action Center, National Office, USA

International Forum on Globalization, San Francisco, CA

International Peace Bureau, Geneva, Switzerland

June 15 U.S. Committee for Reunification of Korea, National Office, USA

Korea Policy Institute

Malu 'Aina Center for Non-violent Education & Action, Kurtistown, Hawaiʻi, Hawaiʻi

Marrickville Peace Group, Marrickville, NSW, Australia

MAUI PEACE ACTION, Pukalani, Maui, Hawaii, USA

Moana Nui Action Alliance, Los Angeles, CA

Nanum Corean Cultural Center, Los Angeles, California, USA

National Campaign for Nonviolent Resistance, National Office, USA

National Campaign to End the Korean War, National Office, USA

National Lawyers Guild, National Office, USA

NewsPro, Inc., Boston, Massachusetts, USA

New South Wales branch of the Independent and Peaceful Australia Network (IPAN-NSW), Sydney, Australia

New York Catholic Workers, New York, New York

The New York Catholic Worker, New York, New York

New York City War Resisters League, New York, New York

Nodutdol for Korean Community Development

NO NATO LIST, ITALY (National)

NO WAR NET, ROME, ITALY

Nuclear Age Peace Foundation - Santa Barbara, California, US

Okinawa Environmental Justice Project, Okinawa, Japan

One Heart for Justice, Northern California, USA

Pan-Korean Alliance for Reunification (PKAR), National Office, USA

Party for Socialism and Liberation, National Office, USA

Peace21, Los Angeles, California, USA

Peace Action, National Office, USA

Peaceful Skies Coalition - National Office (Taos, NM)

Peace Works, Brunswick, Maine, USA

Philadelphia Branch Workers World-Mundo Obrero Party, Philadelphia, PA, USA

Philadelphia International Action Center, Philadelphia, PA, USA

Philadelphia Committee for Peace and Justice in Asia, Philadelphia, PA, USA

Raging Grannies, New York, New York, USA

“Remembering Hiroshima, Imagining Peace”, Pittsburgh, Pennsylvania, USA

RootsAction.org, USA

Scientists for Peace & Sustainability, National Office, Germany

Solidarity Committee for Democracy and Peace in Korea

Stop Police Terror Project DC, Washington, D.C., USA

Support Committee for Korean Prisoners of Conscience US, National Office, USA

Swedish Peace Council, Stockholm, Sweden

TLtC (The Least of these Church): Justice and Peace Committee, New York, NY, USA

United for Justice with Peace (Boston), Cambridge, Massachusetts

United National Antiwar Coalition (UNAC), National Office, USA

U.S. Peace Council, National Office, USA

Veterans for Peace, NYC Chapter 34, New York, New York

Veterans for Peace, Santa Fe Chapter 055, Santa Fe, New Mexico, USA

Women Against Military Madness (WAMM), Minneapolis, Minnesota

Women Cross DMZ, National, USA

Women’s Fightback Network, Philadelphia, PA, USA

Women for Genuine Security, National Office, USA

World Beyond War, Charlottesville, VA, USA

Yorkshire Campaign for Nuclear Disarmament (CND), Bradford, United Kingdom


 

Personnes soutenant la déclaration "Non à la défense antimissile américaine en Corée" :

Noam Chomsky, Boston, Massachusetts

Ramsey Clark, New York, New York, USA

Bruce Cummings, University of Chicago, Chicago, Illinois, USA

Ann E. Ruthsdottir, Brunswick, Maine

Rob Mulford (War Resister) Write-In Candidate for United States Senate, Alaska, U.S.

Ronald Fujiyoshi, Hilo, Hawaii

Ramsay Liem, Chestnut Hills, Massachusetts

Seung-Hee Jeon, Belmont, MA

Dohee Lee, Oakland, California, USA

Joseph Gerson (PhD), Co-Convener, Peace & Planet Network & Vice-President, International Peace Bureau

Dave Webb, Leeds, UK

Tim Beal, Ph.D. Featherston, New Zealand

Jenny Clegg, Manchester, United Kingdom

Brinton Lykes, Ph.D. Chestnut Hill, Massachusetts, USA

Rev. Duk Jin Hong (DC Methodist Church), Fairfax, Virginia, USA

Simone Chun, Seattle, USA

Og Lim, Boston, USA

Dongseong Oh, Toronto, Ontario CANADA

Kelly Lee, Toronto, Ontario CANADA

Michelle Kim, San Diego, California, USA

Oh Sun Myung, Yongin, Kyungki-do, South Korea

So Young Jeon, Gimcheon, South Korea

Taewon Kwon, Beecroft NSW, Australia

Hyojung Kim, Strathfield NSW, Australia

Youngju Jun, Fremont, CA, USA

JaeHo Lee, Busan, South Korea

Hyungman Choi, Kimcheon, South Korea

Tom Boughan, Cowan, Tennessee, USA

Batur Talu, Istanbul, Turkey

Barbara and Jim Dale, Decorah, Iowa, USA

Rael Nidess, M.D., Marshall, Texas, USA

Lisa Grant, Ukiah, California, USA

Madeline Shaw, Slate Hill, New York, USA

Angelo Baracca, Florence, Italy

Cooang Moon Co, Kwangmyung-si, Kyungki-do, South Korea

Lee Sang Woong, Gyeonggi-do Goyang-si, South Korea

Ingeborg Breines, former Co-president International Peace Bureau and former director of UNESCO, Oslo, Norway

Leonard and Ellen Zablow, New York, NY

Youchan Jeong, Seoul, South Korea

Yunju Nam, Buffalo, New York, USA

Hyun-Jin Jun, Baltimore, Maryland, USA

Seok Heo, Baltimore, Maryland, USA

Lee Bomi, Seong-ju, South Korea

Luke Zannes, London, United Kingdom

Thomas Burns, Conifer, Colorado, USA

Brian Park, Seattle, Washington, USA

Jungeun Lee, Seoul, South Korea

Yunju Nam, Buffalo, New York, USA

Dr. Owen Miller, UK

Geumsoon Yoon, Seongju, South Korea

Cho Rong Hwang, Seoul, Korea

Seung Soon Jang, Georgia Institute of Technology, Marietta, Georgia, USA

Logan Tamburo, West New York, New Jersey, USA

Dr. Moon Jae Pak, Columbus, Ohio, USA

Ki-Jung Moon, Taegu, South Korea

Brian Reynolds, Atlantic City, New Jersey, USA

Carl-Philippe Pierre-Paul, Pembroke Pines, Florida, USA

Jimmy Brash, Parsippany New Jersey, USA

Olivier Bouchard, Paris, France

HyunKyoung Jeong, Busan, South Korea

Veda Hyun-Jin Kim, Chicago, Illinois, USA

Pilar Castel, Rome, Italy

Ben Tao, Boston, Massachusetts, USA

Bon Chung closter, New Jersey, USA

Bill Adamski, Minneapolis, Minnesota, USA

Jaekeun Kwak, DaeJeon, South Korea

Hyeseon Kim, Port Matilda, PA, USA

Jae Barclay, Incheon, South Korea

Sora Ko, Changwon, South Korea


 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:42

Le 20 et (en cas de second tour) le 27 novembre 2016 sera désigné le candidat des Républicains, du Parti chrétien-démocrate et du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) à l'élection présidentielle française de 2017. A cette occasion, le comité national de l'Association d'amitié franco-coréenne a décidé, lors de sa réunion du 30 août 2016, d'interroger les candidats à la primaire de la droite du centre - dans la continuité des démarches entreprises lors des élections présidentielles de 2007 et 2012, qui avaient conduit l'AAFC à interroger les candidats à la présidentielle sur les relations entre la France et les deux Corée. Nous reproduisons ci-après les questions posées dans la lettre envoyée le 22 septembre 2016 par le Bureau national de l'Association d'amitié franco-coréenne à chacun des candidats à l’élection primaire de la droite et du centre, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy.

Malgré l’armistice de 1953, les deux Corée sont toujours « techniquement » en guerre, ce qui génère des tensions. Alors que les médias et certains pays se plaisent à souligner le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée, les exercices militaires américains menés en République de Corée ne soulèvent aucune réprobation, alors qu’ils simulent clairement une invasion de la RPDC. Aux termes de l’article 39 de la Charte des Nations unies, de telles manœuvres peuvent pourtant être considérées comme une « menace contre la paix ». Estimez-vous nécessaire que la situation soit traitée dans sa globalité et que les comportements d’autres acteurs – à commencer par ceux des États-Unis d’Amérique - soient soulignés ?

Les sanctions internationales, mais aussi unilatérales, adoptées contre la RPDC n’ont nullement entamé la détermination des autorités nord-coréenne, tout en pénalisant en premier lieu la population de ce pays. Depuis des années, ces sanctions ont démontré leur inefficacité et ne font que détériorer la situation. Quelle est votre position sur les sanctions dont la RPDC fait l’objet ?

À l’exception de la France et de l’Estonie, tous les pays de l’Union européenne entretiennent des relations diplomatiques normales avec la RPDC. Cette situation est contraire à la tradition diplomatique de la France, qui est de reconnaître des États et non des régimes politiques, et nuit à la place de notre pays en Asie orientale, une des régions les plus dynamiques du monde. Après l’ouverture, en 2011, d’un premier bureau français de coopération à Pyongyang, comptez-vous faire évoluer cette situation pour normaliser les relations entre la République française et la RPDC, conformément à la pratique de nos principaux partenaires européens ?

La République de Corée connaît de vives tensions politiques, notamment depuis l’élection de la présidente Park Geun-hye en 2012. Le Parti progressiste unifié, un des principaux partis politiques sud-coréens, a fait l’objet d’une interdiction et on assiste à une répression accrue à l’encontre les syndicats. La République de Corée entend pourtant partager les mêmes valeurs et standards que les pays occidentaux. La répression en cours en Corée du Sud est peu soulignée, alors que les médias se plaisent à relayer la moindre rumeur sur la RPDC. Quelle est votre position sur les différentes restrictions apportées aux libertés démocratiques en Corée du Sud ?

Le dialogue intercoréen, que nous soutenons, reste peu connu à l’étranger. L’AAFC le soutient clairement comme seule voie possible dans le règlement des différends entre Coréens. Estimez-vous que la France doit encourager le dialogue entre les deux Corée et rappeler qu’il constitue le seul instrument sérieux pour trouver une solution pérenne à la crise coréenne ?

L'Association d'amitié franco-coréenne ne manquera pas de vous informer des réponses apportées à ces questions par les candidat(e)s.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 19:19

Les inondations qui ont frappé cet été le Nord-Est de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont été particulièrement meurtrières. Pour faire face à l'urgence de reloger des dizaines de milliers de sinistrés avant les premières neiges, attendues fin octobre, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) a décidé le versement de premiers dons, prélevés sur l'actif de l'AAFC, qui seront remis dans les prochains jours à la délégation générale de la RPD de Corée en France. Cette action de solidarité sera complétée par une aide à moyen terme, financée par un appel à dons auprès notamment des adhérents et sympathisants de l'AAFC, dont le produit sera directement versé aux ONG présentes dans le Nord de la péninsule avec lesquelles l'AAFC travaille de longue date - notamment le Secours populaire français. L'affectation de ces dons ultérieurs tiendra compte des besoins de reconstruction à plus long terme et des conséquences des inondations sur la production alimentaire et le besoin de sécuriser l'approvisionnement des populations pendant la période de "soudure" alimentaire, au printemps prochain. 

L'AAFC apporte une aide d'urgence aux sinistrés nord-coréens

Plus de 600.000 personnes touchées par les inondations, plus de 30.000 maisons détruites ou si gravement endommagées qu'elles sont devenues inhabitables : au-delà du très lourd bilan humain (plus de 130 morts et plus du triple de personnes portées disparues), une course contre la montre a été engagée par les autorités nord-coréennes, en liaison étroite avec les agences spécialisées des Nations Unies et les ONG présentes en RPD de Corée, pour faire face à l'urgence de reloger toutes les familles et répondre à leurs besoins élémentaires. Une aide a convergé de tout le pays pour apporter des réponses en termes d'hébergement, de nourriture et de soins médicaux.

Chris Staines, qui dirige en Corée du Nord les activités de la Fédération Internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (acronyme anglais, FICR), a souligné pourquoi il fallait agir maintenant, alors que les premières neiges sont prévues fin octobre et que les températures tombent à - 30°C dans cette partie du pays au plus froid de l'hiver :

A de nombreux égards, la catastrophe a frappé au plus mauvais moment (...) Les conditions sont particulièrement difficiles et c'est pourquoi nous avons besoin de davantage de solutions permanentes en termes d'abri, de services de santé, d'accès à la nourriture, et de résoudre les questions touchant à l'eau potable.

http://www.huffingtonpost.com/entry/north-korea-floods_us_57f25e42e4b024a52d2faf4b

Face à l'urgence, la FICR a décidé de débloquer une aide immédiate de 15,2 millions de francs suisses (soit 13,9 millions d'euros). Les biens de première nécessité proviennent non seulement du reste du pays, mais aussi de la Chine et de la Russie frontalières (les autorités conservatrices sud-coréennes ayant pour leur part refusé d'apporter la moindre aide, brandissant une nouvelle fois l'arme alimentaire), alors que 300.000 personnes ont besoin d'une assistance humanitaire le plus rapidement possible.

L'Association d'amitié franco-coréenne a ainsi apporté une première contribution, modeste au regard de l'ampleur des besoins, sous forme de don prélevé sur l'actif dont dispose l'Association. Elle sera complétée par un appel à dons ultérieur, au regard des conséquences à plus long terme des inondations catastrophiques qui ont ravagé le Nord-Est de la Corée.

L'AAFC apporte une aide d'urgence aux sinistrés nord-coréens
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