Taekwon-Do / Hapkido / Taekkyon

Jeudi 15 août 2013 4 15 /08 /Août /2013 17:28

Le 14 août 2013, veille de la date anniversaire de la libération de la Corée de l'occupation japonaise, deux championnats de Taekkyon (un féminin et un masculin, sans catégorie de poids) se sont tenus dans les îles Dokdo, où habite un couple de Coréens, qui sont contrôlées par les gardes-côtes sud-coréens mais revendiquées par le Japon - un an après l'inauguration d'une stèle sur ce territoire par le Président sud-coréen Lee Myung-bak.

 

Le Taekkyon est l'un des plus anciens arts martiaux coréens, qui avait pratiquement disparu pendant la colonisation japonaise de la Corée avant de renaître dans le Sud de la péninsule puis d'obtenir en 2011 une reconnaissance de sa valeur patrimoniale par l'Unesco. Dans ce contexte, organiser une compétition de Taekkyon dans les îles Dokdo - les premiers territoires coréens qui avaient été colonisés par le Japon - le 14 août 2013, veille de l'anniversaire de la libération de la Corée, avait une valeur symbolique particulière pour sauvegarder la culture coréenne.

 

Deux championnats annuels (sans catégorie de poids) se sont tenus ce jour-là - le 18e MyeonginJeon (masculin) et le Yeoja Taekkyon GosuJeon 2013 (féminin) - qui regroupent les meilleurs joueurs du moment. Dans la finale féminine, I Ji-su (en bleu) l'a emporté sur Oh Su-yeong grâce à son impressionnant coup de pied sauté (photo ci-dessous).

 

taekkyon_dokdo_2013_championnat-feminin.jpg

  

La compétition a été remportée, chez les hommes, par Suh Seung-ryong qui a fait part de son émotion de participer à cet événement à Dokdo.

 

Selon le président de la Fédération coréenne de Taekkyon, Maître Lee Yong-bok, "Dokdo est clairement un territoire sud-coréen, et même si le Japon poursuit ses provocations au lieu d'argumenter, nous voulons envoyer un message aux Japonais que nous devons coexister en paix et nous soutenir mutuellement en tant que voisins".

 

 

 

 

 

Dans notre pays, le Centre français du Taekkyon a été fondé en 2010. Les cours sont dispensés par Jean-Sébastien Bressy et Guillaume Pinot, auxquels l'AAFC souhaite plein succès dans le développement du Taekkyon en France.

 

Sources : AAFC (dont photomontage), CCTV.

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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 00:16

Pour la rentrée 2011, des cours de Taekwon-Do ITF - l’art martial d’origine coréenne qui vise à « utiliser scientifiquement son corps dans un but de self-défense contre un ou plusieurs adversaires » - seront dispensés dans une nouvelle salle à Paris située dans le 8ème  arrondissement (métro : Saint Augustin). Pour tous renseignements : Pierre SABBAH  (Instructeur International I.T.F) E-mail : sabbah.pierre@orange.fr  - Tél : 06 85 90 10 60

 

2 Logo ITFLe Taekwon-Do qui peut se traduire littéralement par la voie du pied et du poing (Tae : pied, Kwon : poing, Do : voie) est un Art Martial originaire de Corée fondé en 1955 par le Général Choi Hong-hi. Le Général Choi avait défini cette discipline comme un art qui vise à « utiliser scientifiquement le corps dans un but de self-défense contre un ou plusieurs adversaires ».

 

Le pratiquant de Taekwon-Do va chercher à développer son potentiel physique et mental par un entraînement approprié pour pouvoir parvenir à un certain contrôle de son corps et avoir la capacité de faire face à une agression si cela était nécessaire.

 

Le Taekwon-Do se pratique en « Dobok » (tenue de Taekwon-Do) dans un « Dojang » (salle d’entraînement).

 

Lors des entraînements, le pratiquant s’initie à différents exercices :

* exercices d’assouplissement

* techniques fondamentales (les techniques de bras et de jambes, les déplacements …)

* travail des formes (que l’on appelle « Teul » en Coréen), ce sont des enchaînements de mouvements de défense et d’attaque

* mise en application des techniques fondamentales et des mouvements éxecutés lors des Teuls, sous forme d’assauts avec protections (aux pieds et aux mains)

* conditionnement (par des exercices de renforcement de certaines parties du corps et travail du système cardiovasculaire)

 

Principaux repères chronologiques :

- 1955    création du Taekwon-Do (Séoul, Corée du Sud)

- 1966    Fondation de l’I.T.F, International Taekwon-Do Federation (Séoul, Corée du Sud)

- 1972    Réinstallation du siège de l’I.T.F  à Toronto (Canada)

- 1974   1er Championnat du Monde (Canada)

- 1980    Introduction du Taekwon-Do en Corée du Nord

- 1986    Le siège de la Fédération Internationale est transféré à Vienne (Autriche)

- 2002    Décès du Fondateur du Taekwon-Do à Pyongyang

 

A la rentrée 2011, des cours de Taekwon-Do ITF seront dispensés dans une nouvelle salle à Paris située dans le 8ème  arrondissement (métro : Saint Augustin).

 

Contact :

Pierre SABBAH, Instructeur International I.T.F

Association de Taekwon-Do ITF, 23 rue Frémicourt 75015 PARIS

E-mail : sabbah.pierre@orange.fr  - Tél : 06 85 90 10 60

 

tkd+Corée..

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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 11:24

Le Taekwon-Do, le principal sport traditionnel de combat coréen, est très populaire dans l'ensemble de la péninsule. Alors que le sport pratiqué au Sud (dont les athlètes sont affiliés à la World Taekwondo Federation, WTF) est devenu une discipline olympique, le Taekwon-Do du Nord (Taekwon-Do de l'International Taekwon-Do Federation, ITF) est fidèle aux règles élaborées par le fondateur,  le général Choi Hong-hi. Ces dernières semaines, l'équipe de démonstration nationale de Taekwon-Do de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a effectué une tournée aux Etats-Unis. L'AAFC rend compte de cette tournée, en traduisant ci-après une dépêche du 4 juillet 2011 de l'agence nord-coréenne KCNA.

 

Le Taekwon-Do, l'art martial propre à la nation coréenne aujourd'hui largement répandu dans le monde, a encore fait grande sensation aux Etats-Unis.

 

taekwondo DPRK United States 1

Le groupe de démonstration de Taekwon-Do de la RPDC s'est produit aux Etats-Unis à partir du 9 juin. Il a effectué une tournée dans trois villes de la côte Est, dont New York où il est resté pendant une semaine.

 

Il s'agissait de la seconde visite de l'équipe de démonstration depuis 2007. La récente tournée a retenu l'attention du monde à un moment où la RPDC développe les échanges et la coopération à l'échelle internationale, tout en accélérant la construction d'une nation socialiste prospère sous la bannière de l'indépendance, de la paix et de l'amitié.

 

Les médias américains et de nombreux autres pays, dont la Chine, ont rendu compte de la visite aux Etats-Unis avant même le départ de l'équipe de Pyongyang. Ils ont largement couvert sa tournée, depuis son arrivée aux Etats-Unis jusqu'à son retour en Corée.

 

Il y avait de grandes attentes du côté américain à l'occasion de la visite aux Etats-Unis d'une mission sportive de la RPDC, de nature à encourager les sentiments proches des deux peuples en faisant la démonstration de l'esprit du Taekwon-Do, de la fierté de la nation coréenne et de la renommée mondiale de son art martial.

 

Taekwondo Coree Nord Etats Unis 2

Les fans de Taekwon-Do, d'autres citoyens et des Coréens venus des quatre coins des Etats-Unis étaient présents en nombre aux démonstrations de l'équipe coréenne. Le drapeau national de la RPDC a été déployé et des banderoles souhaitaient la bienvenue à l'équipe de démonstration de Taekwon-Do de la RPDC et proclamaient la paix, l'amitié et la réconciliation entre la RPDC et les Etats-Unis.

 

Dès leur première à Boston, dans le Massachussets, les athlètes de Taekwon-Do de la RPDC ont pleinement montré la sagesse et l'esprit élevé de la nation coréenne ainsi que le pouvoir de l'art martial traditionnel coréen. Trois représentations ont été données à Boston, faisant grande impression, alors qu'était joué l'hymne national coréen et que le drapeau de la RPDC était déployé. Les Taekwon-Doïstes ont réalisé avec succès différents numéros, dont des exercices d'entraînement exigeant une grande habilité, sous les acclamations du public.

 

Les spectateurs se sont tous levés en les acclamant à chaque fois qu'ils ont présenté des mouvements très élaborés à couper le souffle et qui ont été autant de démonstrations de puissance, comme la casse de briques, l'atteinte de cibles dos tourné ou des exercices d'auto-défense.

 

Après les bis du public, certains spectateurs ont appelé les joueurs pour les féliciter de leurs succès, prendre des photos avec eux ou recueillir leurs autographes, ne voulant pas quitter les athlètes. 

 

Taekwondo_tournee_USA.jpg

Le public a été unanime à décrire le "Taekwon-Do de la RPDC comme le meilleur des arts martiaux, pourtant méconnu". Ils ont ajouté que les démonstrations leur avaient donné l'occasion de connaître la puissance mentale de la RPDC admirée de par le monde.

 

Des Coréens aux Etats-Unis ont déclaré qu'ils avaient pu voir la force du Taekwon-Do qui reflète l'esprit et l'âme de la nation, en se déclarant fiers d'être, comme Coréens, les héritiers des fondateurs du Taekwon-Do. 

 

Les athlètes de la RPDC ont non seulement montré un esprit invincible et des capacités techniques élevées à l'issue de leurs entraînements quotidiens, mais ils ont aussi fait la démonstration d'une noblesse d'esprit et de qualités morales qui ont su toucher le public.

 

Lors de leurs interviews par les médias qui les félicitaient de leurs succès, ils ont déclaré qu'ils avaient mené leurs démonstrations avec le courage et le cran que leur inspirait le dirigeant Kim Jong-il, ce qui a grandement impressionné les Américains.

 

Beaucoup de ceux qui ont rencontré les athlètes de la RPDC ont d'abord semblé surpris de la confiance totale et de la vénération du peuple coréen pour son dirigeant, avant d'exprimer de la sympathie et de comprendre ensuite que ces sentiments sont à l'origine de la puissance mentale de la RPDC.

 

Pendant son séjour aux Etats-Unis, le groupe de démonstration a donné des cours de Taekwon-Do à des étudiants, ce qui a grandement impressionné les Américains.

 

Un journaliste américain qui les accompagnait a déclaré que le Taekwon-Do devient plus populaire que le karaté, le kung-fu et les autres arts martiaux car c'est un entraînement à la fois physique et mental. Beaucoup de parents aux Etats-Unis font apprendre le Taekwon-Do à leurs enfants car il met l'accent sur la force d'esprit et de caractère plus qu'aucun autre art martial. Ils espèrent que, à travers le Taekwon-Do, leurs enfants apprendront la patience et la concentration, les bonnes manières, le respect des plus âgés, la responsabilité personnelle et s'éloigneront de l'alcool et du tabac.

 

Les médias américains et des pays étrangers ont largement rendu compte chaque jour des performances de l'équipe de démonstration de Taekwon-Do de la RPDC pendant son séjour aux Etats-Unis : non seulement CNN, mais aussi d'autres chaînes de radio et de télévision ainsi que des journaux américains et des Coréens des Etats-Unis, des sites Internet, la télévision centrale chinoise, la chaîne japonaise Nihon TV et des médias sud-coréens comme KBS et MBC.

 

VOA a rendu compte du déplacement de l'équipe de démonstration de Taekwon-Do de la RPDC presque chaque jour.

 

Les médias américains ont observé que les Américains voyaient les Taekwon-Doïstes de la RPDC avec un mélange de curiosité, tout en suivant leurs mouvements. 

 

Des hommes politiques américains ont envoyé des lettres de félicitations à l'équipe de démonstration de la RPDC en soulignant l'importance de sa visite. 

 

Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain a déclaré que l'échange culturel de cette année aidait à encourager la réconciliation, l'amitié et la paix entre la RPDC et les Etats-Unis.

 

Un député de l'Etat du New Jersey a estimé que la démonstration de l'équipe de Taekwon-Do aiderait les Américains et les Coréens à établir des relations basées sur la compréhension mutuelle, en ajoutant qu'il saluait de tels échanges.

 

Un maire de l'Etat du New Jersey, dans une lettre de félicitations aux Taekwon-Doïstes pour le succès de leur visite aux Etats-Unis, a relevé que la technique du Taekwon-Do aux Etats-Unis était tout à fait différente de ce qu'il avait vu aux Etats-Unis. Le caractère étonnamment unique des mouvements réalisés par les athlètes de la RPDC distingue le Taekwon-Do comme art martial. Il a souligné que le groupe de démonstration avait contribué au rapprochement des deux peuples.

 

Dans une lettre commune, les Présidents du Sénat et de la Chambre des représentants de l'Etat du New Jersey ont déclaré que les Taekwon-Doïstes de la RPDC sont respectés et admirés par les Américains pour leur habileté innée, leur haut niveau technique et leurs efforts. Ils ont félicité les athlètes pour le succès de leurs représentations.

 

Des citoyens américains ont sollicité l'équipe de démonstration pour visiter d'autres villes des Etats-Unis, en demandant aux joueurs de revenir. Les Taekwon-Doïstes ont répondu qu'ils reviendraient s'il leur était donné de nouvelles occasions d'effectuer des démonstrations aux Etats-Unis.

 

Les représentations des Taekwon-Doïstes de la RPDC ont enthousiasmé les Américains et leur ont laissé une vive impression.

 

Source : dépêche de KCNA (4 juillet 2011) traduite de l'anglais par l'AAFC. Photos KCNA

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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 22:59

Il y a 7 ans, le 15 juin 2002, disparaissait le Fondateur du Taekwon-Do, le Général Choi Hong Hi. Né dans la région de Hwa Dae (District de Myong Chun) en République Populaire Démocratique de Corée, le Général Choi avait fait sa carrière militaire en Corée du Sud, tout en poursuivant ses recherches sur l’Art Martial Coréen. Ce dernier voyait le jour en 1955, et c’est en 1966 que la première Fédération unifiée de Taekwon-Do était créée, l’International Taekwon-Do Federation. Le Général Choi ayant souhaité être enterré sur sa terre natale, son corps repose désormais au cimetière des patriotes martyrs à Pyongyang. L'AAFC lui rend hommage.

De haut en bas :
 La tombe du général Choi à Pyongyang (photo P. Sabbah),
  Le général Choi lors d'un séminaire à Fécamp en 2000 (photo J.-P. Riesman)
  Portrait du général Choi (photo ITF).


Articles sur le blog du comité régional Bourgogne de l'AAFC :
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 18:35


Si le Taekwondo est aujourd'hui le sport national de combat coréen le plus connu et le plus pratiqué en France, l'AAFC souhaite également faire découvrir d'autres sports martiaux coréens, comme le taekkyon et le hapkido. Maître Rémi Mollet nous présente aujourd'hui le Hapkido, art coréen d'autodéfense.

Maître Rémi Mollet, bonjour. Fondateur du cénacle qui porte votre nom et compte aujourd’hui 1.500 membres, vous êtes ceinture noire de Taekwondo (7ème dan de l’école Chung Do Kwan, 7ème dan de la World Mudo Academy, 6ème dan du Kukkiwon - WTF). Mais vous pratiquez également un autre sport martial coréen, le Hapkido. Tout d’abord, quelle est la signification du mot « Hapkido » ?

Même si l’origine des techniques est séculaire, "Hapkido" est une appellation somme toute assez récente.  Ce nom, "Hapkido", est constitué de trois éléments sémantiques : HAP - KI - DO, chacun ayant un sens propre. "HAP" signifie "Harmonie, Union, Coordination". Comme pour beaucoup d'arts martiaux, l'efficacité ne pourra venir que de la symbiose parfaite : Esprit - Technique - Corps. Si l'un de ces trois éléments fait défaut, le pratiquant n'aura pas la fameuse efficacité tant recherchée. De même que dans la nature tout est harmonie, de même la réalisation technique des mouvements de Hapkido passera forcément par une coordination à la fois physique et mentale. "KI" indique que le travail de "l’énergie interne" ne sera pas négligé. "DO" signifie le "Chemin", la "Voie", et indique par là la méthode physique et technique mais surtout le cheminement intellectuel permettant d’avoir une attitude conforme aux préceptes de l’art martial. "HAPKIDO" est donc le moyen de déployer ses énergies d’une façon harmonieuse et équilibrée. Si cette analyse sémantique semble rapprocher le Hapkido de son cousin,  l’Aïkido japonais (ce sont en effet les mêmes caractères chinois), il en est en revanche complètement distinct de par son esprit, ses techniques et ses applications martiales.

 
Vous pratiquiez (et pratiquez toujours !) le Taekwondo… Comment en êtes-vous venu au Hapkido ? Quelle comparaison technique peut-on effectuer entre le Taekwondo et le Hapkido ?

Lorsqu’on s’intéresse à la Corée, inévitablement on en vient à s’intéresser à tous ses aspects : la culture, l’histoire, la cuisine et… les arts martiaux. C’est notamment en allant en Corée il y a 20 ans que j’ai découvert qu’il y avait d’autres arts martiaux que nous ne connaissions pas dans notre hexagone. Contrairement à ce qu’on entend trop souvent, le Hapkido n’est pas la "self-défense" du Taekwondo. Ce sont deux arts martiaux complètement différents avec des maîtres fondateurs différents, une histoire différente et des principes fondamentalement opposés. Le Taekwondo est avant tout un art de percussion (coups de poing, coups de pied) ; s’il comporte lui aussi des techniques de frappe, le Hapkido comporte néanmoins beaucoup de contrôles articulaires, de clés, de projections avec de très nombreuses chutes.

 

En quelques mots, quelle est l’histoire du Hapkido ? Son développement contemporain doit beaucoup à Maître Choi Yong-Soul…

L’histoire du Hapkido tel que nous l'entendons de nos jours commence véritablement avec Maître Choi Yong-Soul (1904-1986). La contribution qu'il a apportée à la genèse du Hapkido est en effet considérable. C’est lui qui introduisit en Corée toutes les techniques de clés, de torsions et luxations. De son enseignement est issue directement ou indirectement la plupart des Grands-Maîtres coréens actuels. Né en 1904 dans la province de Chung Buk, à l’âge de 9 ans, le petit Choi Yong-Soul, devenu orphelin, fut réquisitionné par les troupes japonaises qui occupaient la Corée et fut envoyé au Japon afin d’y exécuter des travaux. Tout petit donc, il passa 4 années dans un temple bouddhiste, au Japon, à être au service du plus haut dignitaire de ce temple. Mais le tempérament bagarreur de Choi, s’il témoignait de qualités innées pour les arts martiaux, montrait surtout qu’il devait être quelque peu canalisé ! Le destin voulut que le haut dignitaire bouddhiste connût bien Me Takeda Sogaku (1860-1943), grand maître du Dai Dong Ryu Soul (Daïto Ryu Aiki Jujitsu). Il demanda donc à son ami, de prendre en main le petit Choi qui fut assigné à son service. Cela se passait en 1913.

La version entretenue en Corée veut que le Daïto Ryu Aiki Jujitsu ait été fondé par le prince Sadazumi (884-916) qui aurait appris des techniques de You Soul de la part de Moines bouddhistes itinérants venus de Corée au Japon. Selon cette version, les techniques de clés proviendraient de Corée et auraient été transmises au Pays du Soleil Levant en même temps que la religion bouddhiste. Il y a 1000 ans de cela, à l'époque ancestrale du royaume de Silla, un Coréen nommé WEON EÏ KWANG serait allé au Japon  et y aurait enseigné les techniques de clés et luxations. Il transmit son art à la famille de Mapu Minamoto et, de génération en génération, les techniques seraient parvenues à la famille Takeda. Vérité ou désinformation ? A chacun de se faire son avis… Toujours est-il qu’il est vrai que le Bouddhisme s’est transmis de la Chine au Japon via la Corée. Des connaissances, des arts ont suivi le même chemin. En a-t-il été de même pour les arts martiaux coréens ? Le mouvement a-t-il été unilatéral ou les influences se sont-elles croisées ? Difficile de le dire dans le détail.


Choi eut également pour co-disciple Morihei Ueshiba  qui s’entraîna pendant sept ans avant de fonder plus tard un système appelé « Aïkido ». Le Hapkido ne provient donc pas de l’Aïkido japonais mais ces deux méthodes ont la même origine : l’école de Me Takeda.


Pendant 30 ans, Choi Yong-Soul s’entraîna donc sous la férule de Me Takeda. La mort de ce dernier en 1943 et l’indépendance de la Corée le 15 août 45 poussèrent Me Choi à rentrer dans son pays, d’autant que, dans un tel contexte, il était bien sûr inconcevable qu’un Coréen pût être à la tête d’une école nipponne de Jiu-Jitsu comme celle de Me Takeda.

Si le rôle qu'a tenu Me Choi Yong-Soul fut loin d'être négligeable dans l'élaboration de ce qui allait devenir le Hapkido, il faut également reconnaître le travail de ses élèves directs qui jouèrent un double rôle : d'une part, ils finalisèrent toutes les techniques et notamment les coups de pied ; d'autre part, ils firent de grands efforts afin de populariser le Hapkido et le faire sortir de son cadre quelque peu confidentiel. C’est notamment le Grand-Maître JI Han-Jae qui peut être considéré comme le père du Hapkido moderne. C’est d’ailleurs lui qui a inventé le vocable "Hapkido". Parallèlement, marquant un grand intérêt pour les techniques de jambes, Maître Ji structura les techniques de jambes, inventa bon nombre de coups de pied, les améliora encore et encore. Plus tard, aux Etats-Unis, il créera le « Sin-Moo Hapkido », stade ultime de ses recherches.

 
On peut donc dire que c’est de cette synthèse faite par Maître Ji Han-Jae fusionnant les techniques de clés du Jiu–Jitsu japonais rapportées par Me Choi Yong-Soul et les coups de pied du Taegkyeon coréen qu’est née l’efficacité du Hapkido.

 

Comment est aujourd’hui structuré le Hapkido au niveau international et en France ?

Le Hapkido n’est absolument pas structuré au niveau mondial. Il y a pléthore de fédérations tant au Pays du Matin Calme qu’aux Etats-Unis. Néanmoins, en Corée, 11 structures fédérales sont reconnues par le gouvernement et ont esquissé des accords. A la différence du Taekwondo, le Hapkido est constitué d’une multitude d’écoles. Cela peut apparemment poser un problème (notamment pour le développement de la discipline) mais c’est en même temps ce qui en fait l’intérêt et la richesse. Un peu comme ce qui se passe pour les styles chinois, chaque école présente un véritable intérêt et une richesse technique bien loin d’un art stéréotypé et standardisé comme peut l’être parfois le Taekwondo. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours voulu apprendre conjointement plusieurs systèmes.

 
Pour ce qui est de la France, j’ai structuré il y 12 ans une "Union Fédérale de Hapkido" mais, là encore, la réunion de toutes les écoles semble difficile. Il y a beaucoup trop d’esprit de "clocher". Néanmoins, j’invite tous les gens de bonne volonté à nous rejoindre. Le succès de nos actions et notre reconnaissance tant aux Etats-Unis qu’en Corée prouvent notre sérieux. Je suis d’ailleurs très fier d’avoir été nommé "Instructeur de l'année " par le Hall of Fame en Floride ( U.S.A.) en Sept.98 et à nouveau en Sept. 2004 puis d’avoir reçu en Septembre 2005 le "Silver Life Achievement Award" récompensant plus de 30 ans de pratique dans les arts martiaux.

 
Ceux qui souhaitent apprendre le Hapkido peuvent s’adresser au cénacle Rémi Mollet… Combien de clubs de Hapkido comptez-vous aujourd’hui ?

Tous nos clubs sont à la base des clubs de Taekwondo. Certains ont une section Hapkido : Paris V, Torcy, Bry-sur-Marne, Toulon, etc. Il suffit de se connecter sur notre site pour avoir les infos. Le Hapkido étant techniquement plus difficile que le Taekwondo (près de 3600 techniques !), il faut beaucoup plus de temps pour former des instructeurs.

 
Un dernier mot… quels sont les prochains rendez-vous à ne pas manquer, pour toux ceux qui s’intéressent au Hapkido ?

Nous faisons venir régulièrement des experts coréens pour animer des stages et nous former. Il en sera de même la saison prochaine. Pour l’immédiat, nous nous préparons au stage auquel nous participerons à Séoul en octobre-novembre 2008.

 

Merci, Maître Rémi Mollet.

 

 

Contact :

 Me REMI MOLLET

Adresse courrier :

TAEKWONDO et HAPKIDO - P. Sports, 3 rue du clos Ste Catherine, 94360 Bry/Marne

Tel : 01 49 30 05 15 / Fax : 01 49 30 56 34

remimol@club-internet.fr 
Site internet : http://cenacle.remi.mollet.online.fr

 



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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 04:19

Après avoir facilité les échanges entre le Cénacle de taekwondo Rémi Mollet et la Fédération Internationale de Taekwon-Do (ITF) (*), à laquelle sont affiliés les sportifs nord-coréens, l'AAFC a souhaité mieux faire connaître le Taekwon-Do originel de l'ITF, qui suit les règles élaborées par le fondateur du sport national de combat coréen,  le général Choi Hong-hi. L'AAFC a ainsi rencontré Pierre Sabbah (5ème degré ITF), ancien président de l'Union française de Taekwon-Do ITF, qui nous présente le Taekwon-Do ITF.


Monsieur Pierre Sabbah, bonjour. Vous pratiquez l’art martial national coréen, le Taekwon-Do, depuis plus de vingt ans jusqu’à atteindre le grade de 5ème degré. Ancien président de la première union d’association de clubs ITF en France (l’Union française de Taekwon-Do ITF), vous avez accompagné les équipes de France ITF lors des championnats d’Europe et du monde depuis 1995, et participé plusieurs fois en tant qu’arbitre lors de ces compétitions. Tout d’abord, pourquoi le choix du Taekwon-Do ? Et pourquoi le Taekwon-Do de la Fédération internationale de Taekwon-Do (ITF), à laquelle sont notamment affiliés les sportifs nord-coréens ?


J’ai débuté dans les arts martiaux comme beaucoup de jeunes par le judo, puis par hasard, en 1975, je suis tombé sur un reportage intitulé  "Taekwondo, le karaté volant". On y présentait Maître Lee Kwan-young, pionnier du Taekwon-Do en France et premier instructeur ITF dans l’hexagone. Très impressionné par les photos de ce maître, j’ai demandé à mon père de m’inscrire au club de Maître Lee, qui se situait à l’époque près du Luxembourg à Paris. J’ai débuté l’ITF originel bien après, puisque comme vous le savez, ce style n’était plus pratiqué depuis les années 1973/1974 en France. Dans mes premiers manuels de taekwondo (tous en anglais) se trouvaient les formes originales du Taekwon-Do, appelées à l’époque "Hyong", et était insérée la photo du fondateur, le général Choi. Ainsi, même si lorsque j’ai débuté ma pratique l’ITF avait disparu en France, j’ai toujours eu en mémoire toutes les images que j’avais vues du Taekwon-Do original. Vingt ans plus tard, en 1993, un concours de circonstances m’a fait rencontrer une ceinture noire ITF qui enseignait depuis deux ans à Paris. Lors de ma première rencontre en 1994 avec le général Choi, en présence de Grand Maître Ree Ki-ha, et Tom Mac Callum, ex-secrétaire général de l’ITF, j’ai appris que l’ITF ne connaissait officiellement que deux ceintures noires ITF en France, Norberto Fabrello et Thierry Meyour. En arrivant j’étais le troisième !


Vous avez souligné que le Taekwon-Do ITF est le Taekwon-Do originel du fondateur, le général Choi Hong-hi, décédé en 2002, et dont le corps repose au cimetière des patriotes martyrs, à Pyongyang. Vous avez rencontré plusieurs fois le général Choi Hong-hi [entouré, sur la photo, de Pierre Sabbah et Thierry Meyour]. Comment pourriez-vous décrire celui qui fut aussi un des défenseurs les plus ardents de la cause de la réunification de la Corée, mais que le gouvernement sud-coréen a fait disparaître de l’histoire du Taekwon-Do avant de ne pas accéder à la demande qu’il soit enterré au Sud ?

 

Etant né avant la séparation entre les deux Corée, pour le  général Choi comme pour beaucoup de Coréens, il n’y avait  pas de Corée du Nord et de Corée du Sud. Il n’y avait que la Corée ! Le général Choi, même s’il a combattu le Nord pendant la guerre de Corée, s’est affranchi pendant longtemps du discours des gouvernements successifs en Corée du Sud qui jusqu’à présent ne voulaient pas d’une Corée réunifiée et ont cherché à maintenir cette séparation en présentant la Corée du Nord comme un pays ennemi. Comme vous l’avez dit, le gouvernement sud-coréen a fait disparaître de l’histoire du Taekwon-Do son fondateur. Peu de pratiquants en France connaissent son nom  pour la simple raison que ce n’est pas enseigné, par ignorance, ou pour des raisons politiques. Beaucoup de pratiquants savent que le fondateur du judo est Jigoro Kano, celui du karaté, Gishin Funakoshi, etc.… Mais pour le Taekwon-Do personne ne sait ou, plutôt, certains ne veulent pas savoir. Si dans quelques années les deux Corées se réunissent, j’espère que le général Choi retrouvera sa véritable place en tant que fondateur et comme un des plus acharnés défenseurs de l’unification de la péninsule Coréenne.


Vous avez participé aux seconds Jeux internationaux d’Arts martiaux à Pyongyang, en 2006, comme arbitre. Comment s’est déroulée la compétition ?


Ces jeux internationaux sont uniques puisqu’ils permettent d’assister à des compétitions et à des démonstrations de différentes disciplines telles que le Taekwon-Do bien évidemment, mais aussi karaté, tangsoodo, lutte… En tant qu’arbitre c’est très intéressant puisqu'on peut voir participer des compétiteurs chevronnés, y compris de niveau régional (les Coréens qui participent aux championnats du monde sont toujours des compétiteurs de haut niveau). Je me souviens d’avoir été très impressionné en particulier par un membre de l’équipe féminine de la République populaire démocratique de Corée, mademoiselle Jegal Un, qui s’est démarquée très largement des autres compétitrices en tul (formes) et combat. La Corée possède d’ailleurs un réservoir de compétiteurs de haut niveau impressionnant, ce qui est normal puisque c’est le pays du Taekwon-Do.

 

L’ITF s’est divisé à la mort du fondateur mais reste un des plus grands mouvements sportifs au monde… Où le Taekwon-Do ITF s’est-il le plus développé, hors de Corée ?


Le Taekwon-Do est très développé également au Canada, en Argentine, en Russie, en Tchéquie, en Grèce...


Où peut-on pratiquer le Taekwon-Do ITF en France ?


Du fait de son renouveau il y a tout juste 15 ans il y a peu de clubs en France, mais on peut pratiquer à Brest, en passant par Paris, Limoges, Bordeaux, Grenoble, Marseille, …Pour tous renseignements, les gens intéressés peuvent me contacter, et je leur donnerai les coordonnées des clubs les plus proches.


Comment résumeriez-vous les différences entre le taekwondo de la Fédération mondiale de taekwondo (WTF)  pratiqué notamment en Corée du Sud, et le Taekwon-Do de l’ITF ? Ou en sont les discussions entre les deux fédérations pour une réunification ?


C’est peut-être difficile à comprendre pour un néophyte et même pour un taekwondoiste en France, mais aujourd’hui le Taekwon-Do de la WTF et celui de l’ITF sont très différents techniquement. On ne pratique pas les mêmes formes (les poomse en WTF, les tul en ITF), les règles de combat sont différentes (semi-contact et  pieds/poings en ITF, full-contact avec presque exclusivement des techniques de pieds en WTF), l’exécution des techniques n’est pas la même… Le Taekwon-Do ITF tel qu’il a été développé par le général Choi et les maîtres coréens (tels que Nam Tae-hi, Park Jong-soo, Park Jung-tae et d’autres) est beaucoup plus scientifique, c'est-à-dire que de nombreuses recherches ont été menées pour parvenir à un art martial réaliste et efficace en tenant compte de toutes les potentialités humaines. Le général Choi d’ailleurs définissait le Taekwon-Do comme "l’utilisation scientifique du corps dans un propos de self-défense", notez bien la notion de "scientifique". Concernant une fusion entre l’ITF et la WTF, même si on en parle depuis  plusieurs années, on en n’est qu’au début. Depuis 2000 des entretiens ont été organisés entre les responsables des deux fédérations, Monsieur Ung Chang, président de l’ITF et membre nord-coréen du Comité international olympique, a rencontré l’ex-président de la WTF, Monsieur Kim Un-yong, dès 2003 en vue d’une coopération entre les deux groupes. Depuis, les échanges se sont poursuivis avec son successeur, Monsieur Choue Chong-won, ancien vice-président du Conseil des sports en Corée du Sud. Récemment? en mars 2008 à Pékin, une nouvelle rencontre a eu lieu  dans le cadre du "comité de coordination de l’intégration du Taekwon-Do", et des discussions plus abouties que précédemment ont débuté concernant l’unification des techniques. Un dernier mot, si vous le permettez : souhaitons qu’un compromis puisse être trouvé rapidement entre les deux fédérations, afin que le Taekwon-Do redevienne "un", comme la Corée un jour.


 Merci, Pierre Sabbah.


(*) Nous utilisons ici l'orthographe "Taekwon-Do" telle que déposée par son fondateur, le général Choi Hong-hi, et utilisée par l'ITF.

 
Articles sur le blog du comité régional Bourgogne de l'AAFC :

- Pratiquer le taekwondo et le hankido à Auxerre
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- L'AAFC Bourgogne actualise la liste des clubs de Taekwon-Do en Bourgogne
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Par Association d'amitié franco-coréenne - Publié dans : Taekwon-Do / Hapkido / Taekkyon
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 10:21

Les 5 et 6 avril 2008, le cénacle Rémi Mollet a invité Maître Ri Yong-sok, président du Comité technique de la Fédération internationale de taekwondo (acronyme anglais, ITF), à l’occasion d’une compétition organisée à Roissy en Brie. Une première, rendue possible par l’intermédiaire de l’AAFC, qui ouvre la perspective de coopérations et d’échanges entre Français et Nord-Coréens dans le domaine du taekwondo.

 

Dans le domaine du taekwondo, sport coréen de combat par excellence, Nord et Sud-Coréens sont également divisés… Les règles et les pratiques ont divergé entre les pratiquants des deux fédérations internationales de taekwondo, la Fédération Internationale de Taekwondo (ITF) et la Fédération Mondiale de Taekwondo (WTF), auxquelles sont affiliées respectivement les taekwondoïstes nord-coréens et sud-coréens.

 

Toutefois, la déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin 2000 a rendu possible un dialogue régulier entre l’ITF et la WTF, en vue de leur réunification. Dans ce contexte, les échanges entre sportifs pratiquant la même discipline, mais suivant des règles distinctes, permettent un enrichissement mutuel et une meilleure connaissance réciproque.


A l’initiative de l’AAFC, Maître Rémi Mollet (7ème dan Chung Do Kwan) a ainsi été mis en contact avec les représentants de l’ITF. Une première rencontre a eu lieu, entre le cénacle Rémi Mollet et Maître Ri Yong-sok, président du Comité technique de l’ITF (8ème dan), à l’occasion du tournoi interclubs organisé par le cénacle les samedi 5 (compétition Elite) et dimanche 6 avril (compétition Espoirs) 2008 à Roissy-en-Brie, auquel ont pris part près de deux cents participants.


Des combats hauts en couleur auxquels ont assisté Maître Ri Yong-sok, invité du cénacle Rémi Mollet, M. Kim Myong-sik, premier secrétaire de la délégation générale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) en France, et des représentants de l’AAFC. Une forte délégation de la municipalité de Roissy-en-Brie, conduite par Mme Sylvie Fuchs, maire, a également participé à la remise de médailles et au pot amical donné à l’issue des deux jours de compétition.

 

A l’issue de ce premier échange franco – nord-coréen, d’autres rencontres et échanges devraient avoir lieu entre taekwondoïstes français et coréens, plaçant ainsi Paris en bonne place sur l’axe de la réunification du sport national de combat coréen.




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