Relations Chine-Corée

Jeudi 7 février 2013 4 07 /02 /Fév /2013 09:38

Dans l'éditorial de son édition du 6 février 2013 en anglais et en chinois, le quotidien public chinois Global Times a évoqué les conséquences qu'aurait un troisième essai nucléaire effectué par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sur les relations bilatérales avec la République populaire de Chine, en déclarant que Pyongyang devrait payer "un prix élevé". La presse occidentale a donné un large écho à ces déclarations, qu'il faut replacer dans le cadre du débat public en Chine sur les relations avec la Corée du Nord, mais dont le ministère des Affaires étrangères a rappelé qu'elles ne reflétaient pas les positions de la diplomatie chinoise.

 

Selon le Global Times, "si la Corée du Nord insiste sur un troisième essai nucléaire en dépit des tentatives pour l'en dissuader, elle devrait payer un prix élevé. L'assistance qu'elle pourrait recevoir de la Chine pourrait être réduite".

 

Ces déclarations ont fait l'effet d'une bombe chez certains commentateurs de la presse occidentale : la Chine s'apprêterait-elle à abandonner son allié nord-coréen après un troisième essai nucléaire, attendu de manière imminente ? En fait, il n'est pas nouveau que des médias chinois s'interrogent sur l'évolution des relations entre la RPDC, proches comme "les dents et les lèvres" selon le proverbe au regard des liens historiques noués dans les combats communs contre le Japon impérial, puis dans la guerre de Corée, où l'intervention des volontaires chinois a été un facteur décisif du recul des troupes onusiennes sous commandement américain.

 

De même, il n'est pas nouveau que la Chine considère avec les plus grandes réticences la RPDC accéder au statut d'Etat doté de l'arme nucléaire, craignant une escalade des tensions qui conduirait notamment le Japon, dont le nouveau Gouvernement a adopté une posture ultra-nationaliste, à acquérir l'arme nucléaire. La Chine avait déjà participé aux sanctions internationales prises par le Conseil de sécurité des Nations Unies après les deux premiers essais nucléaires en 2006 et 2009, et le commerce bilatéral avec la RPDC - notamment les livraisons de céréales et d'énergie - avaient déjà pâti de la détérioration momentanée des relations entre Pékin et Pyongyang. Toutefois, la RPDC montre également, en renforçant son arsenal nucléaire, qu'elle est une puissance indépendante de la Chine, assurant la défense de ses intérêts nationaux par ses propres moyens.

 

En outre, sur le moyen et le long termes la Chine et la RPD de Corée ont des intérêts stratégiques et économiques convergents, alors que la commerce bilatéral dépassé à présent 5 milliards de dollars par an et que la RPDC fournit la Chine en nombreuses matières premières essentielles à son économie, tout en pouvant représenter un concurrent des plus sérieux pour la Chine dans l'exploitation des terres rares. Fondamentalement, au plan stratégique, la Chine ne souhaite pas d'instabilité au Nord de la péninsule, et encore moins une situation de chaos qui la conduirait à intervenir en cas d'action des troupes américaines bénéficiant des supplétifs sud-coréens, en application du traité d'amitié et de coopération signé en 1961 entre Pékin et Pyongyang.

 

S'il est attendu que la Chine réagisse négativement à un troisième essai nucléaire nord-coréen, comme elle l'a fait en 2006 et en 2009, seules de profondes évolutions des données géopolitiques pourraient conduire la Chine et/ou la RPDC à réviser leurs partenariats actuels. Or rien ne permet aujourd'hui de présager d'un rapprochement intercoréen ou d'un dialogue stratégique entre Washington et Pékin - alors que se profile la menace d'une "OTAN en Asie de l'Est". Seul un dialogue direct et une coopération entre les Etats-Unis et la RPDC pourraient effectivement conduire à réviser la relation d'amitié traditionnelle entre la Chine et la Corée du Nord, comme le craint d'ailleurs l'article du Global Times, mais aujourd'hui il n'existe pas de telle coopération et la Chine serait bien mal inspirée de retirer ses positions au Nord de la péninsule en sacrifiant ainsi des intérêts mutuels avec la Corée du Nord : le destin des deux puissances asiatiques reste profondément lié, quelles que puissent être les vicissitudes dans l'évolution momentanée des relations bilatérales.

 

Sources : AAFC, Times of India.

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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 00:07

Xi-Jinping.jpgMeilleure alliée de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) dans cette partie du monde, la République populaire de Chine connaît aujourd’hui de grands bouleversements institutionnels, voyant la « tête pensante » du Comité central du Parti Communiste Chinois (PCC), plus grand parti politique du monde avec ses 83 millions de cartes, renouveler ses membres pour une période d’au moins cinq ans. Le Maréchal Kim Jong-un, Premier secrétaire du Parti du travail de Corée (le parti « frère » du PCC) et Commandant suprême du Comité de défense nationale de la RPDC, a été parmi les premiers chefs d’Etat du monde à adresser ses « bons sentiments »  pour « le succès du XVIIIème congrès et  votre élection », dans un communiqué à l’adresse de Xi Jinping, nouveau secrétaire général du PCC.

Forgée dans le feu de la guerre de Corée (1950-1953), quand plusieurs centaines de milliers de volontaires chinois avaient épaulé l’Armée populaire de Corée face aux troupes américaines, l’amitié sino-coréenne est une donnée fondamentale pour qui veut comprendre les rapports de forces en œuvre en Asie du Nord-est. En effet, cette guerre particulièrement meurtrière et destructrice (Pyongyang a souffert de plus de bombes qu’elle n’avait d’habitants et Mao Zedong y a perdu un fils, Mao Anying) est considérée comme étant le creuset des liens forts unissant les deux pays, qui depuis n’ont cessé de se rapprocher pour former une des alliances les plus stables de la planète.  Comme le dit poétiquement Kim Jong-un dans son communiqué repris par l'agence de presse KCNA, « la Chine et la Corée du Nord sont liées par les mêmes montagnes et les mêmes rivières », faisant implicitement référence au mont sacré Paektu (connu pour les Chinois sous le nom de « Changbaishan », le mont des neiges éternelles), véritable foyer identitaire pour la péninsule coréenne dont le lac au sommet est partagé par la frontière sino-coréenne.

ZhangDejiangLa composition de la nouvelle équipe de direction chinoise annonce plutôt de bonnes choses pour la coopération sino-coréenne puisque parmi les sept membres du comité permanent du bureau politique, qui constituent le cœur du pouvoir chinois, on trouve l’ancien étudiant de langue coréenne de la préfecture autonome coréenne de Yanbian, Zhang Dejiang. Ce natif du Shandong, berceau de la « sinité », fut en effet un étudiant de coréen d’abord à Yanbian puis à la prestigieuse université Kim Il-sung de Pyongyang, où il suivit un cursus d’économie. Par ailleurs, sa nomination à la tête de la ville-province de Chongqing (32 millions d’habitants), réputée pour ses valeurs progressistes par rapport au modèle de développement côtier (dit modèle du Guangdong) est un symbole de plus nous permettant de prédire un grand avenir aux relations diplomatiques, économiques et culturelles sino-coréennes, comme le dit de manière explicite la dépêche de l’agence officielle nord-coréenne : « la traditionnelle amitié RPDC-Chine qui existe depuis des générations va continuer de se développer conformément à nos deux peuples. »

Première partenaire économique de la Corée du Nord, la Chine partage avec sa voisine plus que de simples rapports économiques, puisque leurs modèles politiques sont issus du même système idéologique, même si évidemment il existe nombre de différences culturelles et politiques. En effet, la direction collégiale du Parti communiste (ou Parti du travail dans le cas coréen) ainsi que son rôle central dans la conduite des politiques économiques et politiques sont des constantes de chaque côté du fleuve Amnok (fleuve frontalier connu sous le nom de Yalu pour les Chinois), tout comme le rôle central de l’Armée populaire dans la défense des intérêts du peuple (principe politique de priorité à l’armée - Songun - en RPDC, et développement constant de l’Armée populaire de libération en Chine, première armée mondiale en termes d’effectifs et dont le budget augmente de 10 à 20 % chaque année). Enfin, et c’est peut-être le plus important, le rôle idéologique central des classes ouvrière et paysanne dans la vie politique est une donnée fondamentale pour la compréhension du fonctionnement des régimes chinois et nord-coréen, même si ce principe a été nuancé en Chine dans le cadre de la théorie des « Trois représentations » sous la présidence de Jiang Zemin. 

En cette année de renouvellement politique des deux côtés de la frontière, une période de forte continuité s’annonce néanmoins pour l’amitié sino-coréenne, puisque, comme le disait le dirigeant de la RPDC Kim Jong-il, disparu l’année dernière, « les peuples chinois et coréen partagent la même cause, la construction du socialisme et la réunification de la péninsule coréenne ».



Sources : AAFC, KCNA, Le Monde

Photos : Xinhua 

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Jeudi 23 août 2012 4 23 /08 /Août /2012 18:58

Le 17 août 2012, le Président chinois Hu Jintao a rencontré à Pékin une délégation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) conduite par Jang Song-thaek, directeur du département administratif central du Parti du travail de Corée (PTC). Il s'agit de la première rencontre bilatérale de haut niveau depuis l'accession au pouvoir de Kim Jong-un, Premier secrétaire du Parti du travail de Corée.  Elle fait suite à celle intervenue, deux semaines plus tôt à Pyongyang, entre le Premier secrétaire Kim Jong-un et Wang Jiarui, directeur du département des relations internationales du Parti communiste chinois (CNN). Si l'accent a été mis sur la coopération économique lors de la visite en Chine, les relations traditionnelles d'amitié entre la République populaire de Chine (RPC) et la RPD de Corée sont également de nature politique et militaire. S'étant tenues à la veille de nouveaux exercices militaires conjoints américano - sud-coréens qui, au-delà de la RPD de Corée, visent aussi la RP de Chine, ces rencontres de haut niveau sont intervenues après un accord militaire tripartite signé le 4 juin entre Washington, Tokyo et Séoul. Face à ce que les autorités chinoises ont qualifié de préfiguration d'une "OTAN de l'Extrême-Orient", la Chine et la RPD de Corée cherchent aussi à desserrer l'étau d'une nouvelle alliance militaire à direction américaine, dont elles estiment qu'elle ferait peser une menace directe sur leur sécurité.

Le 17 août, lors d'une rencontre à Pékin avec une délégation de la RPD de Corée conduite par Jang Song-thaek, directeur du département administratif central du PTC et vice-président de la commission de la défense nationale de la RPD de Corée, le président chinois Hu Jintao a déclaré, selon l'agence Xinhua, que "la Chine était prête à collaborer avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour porter à un nouveau niveau leurs relations d'amitié traditionnelles et de coopération". Il a aussi salué le rôle joué par Jang Song-thaek dans le développement des relations d'amitié entre la Chine et la RPD de Corée.

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La délégation nord-coréenne avait participé à une réunion du comité directeur conjoint (entre la Chine et la RPDC) pour le développement et la gestion de la zone économique et commerciale de Rason et de la zone économique de Hwanggumphyong et des îles Wihwa, toutes deux situées en RPD de Corée. Le président chinois Hu Jintao a exprimé son souhait de voir se poursuivre l'essor rapide des relations économiques entre la Chine et la RPD de Corée, mutuellement profitable à chaque Etat.

De nouveaux accords ont d'ailleurs été signés ou annoncés dans la foulée de la visite de Jang Song-thaek : la compagnie de construction et immobilière Yatai et le comité populaire de Rason se sont accordés sur le développement d'un complexe de matériaux de construction à Rason ; le 17 août 2012, dans un entretien au Quotidien du peuple, le directeur du groupe Ludi (dont les capitaux sont majoritairement publics) Zhang Yuliang a annoncé que son entreprise participerait au développement des infrastructures, notamment en énergie électrique, à Rason.

Avant cette visite, le Premier secrétaire du Parti du travail de Corée Kim Jong-un avait rencontré le 2 août, à Pyongyang, une délégation du département des relations internationales du Parti communiste chinois conduite par son directeur, Wang Jiarui. Les deux parties avaient convenu de renforcer les relations d'amitié traditionnelles entre les deux pays, forgées de génération en génération - depuis l'époque de la lutte commune en Mandchourie, puis dans la guerre de Corée.

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Comme l'indique le compte rendu par l'agence chinoise Xinhua de la visite de Jang Song-thaek en Chine, les aspects économiques ne sont toutefois qu'une des facettes de l'amitié traditionnelle sino - RPDC. Egalement secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Hu Jintao a souligné l'amitié "ancestrale" entre les deux pays, "voisins et amis reliés par l'eau et les montagnes", alors que le rôle décisif des volontaires chinois dans la guerre de Corée a encore été souligné récemment par la RPD de Corée dans un concert donné par le groupe Moranbong à l'occasion de la commémoration de la fin du conflit. Toujours selon Xinhua, les relations entre la Chine et la RPDC s'inscrivent, pour le secrétaire général du PCC Hu Jintao, dans "une perspective stratégique et à long terme", afin de développer toujours plus étroitement la coopération dans les affaires internationales et régionales.

Ce message est capital : au moment où les troupes américano - sud-coréennes engagent des exercices de grande envergure Ulji Freedom Guardian, la stratégie américaine consistant à imposer sa suprématie dans le Pacifique se heurte à la vision chinoise de relations harmonieuses et équilibrées dans les relations internationales. Alors que la Chine n'a jamais établi de bases militaires en dehors de son territoire national, le système d'alliance états-unien est d'abord fondé sur le réseau le plus étendu possible de bases militaires : dans le Pacifique, outre la VIIème flotte de l'Océan Pacifique ouest, 35.600 soldats américains sont stationnés au Japon et 25.400 GIs en Corée du Sud, auxquels s'ajoutent les troupes des bases de Guam (3.000 hommes) et de Singapour (122 hommes). Une nouvelle base navale est en construction dans l'île sud-coréenne de Jeju, qui sera susceptible d'accueillir les porte-aéronefs nucléaires de l'US Navy.

Les alliés américains sont également engagés dans une course aux armements. Depuis le début 2012, la Corée du Sud négocie de considérables commandes militaires américaines, composées notamment de chasseurs-bombardiers KF-16 et de missiles de croisière d'une portée de 1.500 kilomètres. Le montant de ces commandes était initialement envisagé à 12 milliards de dollars, soit plusieurs fois l'ensemble des dépenses militaires annuelles nord-coréennes, mais cette évaluation initiale a été dépassée, sans que son montant exact ne soit révélé. Si l'on prend en compte que, en 2010, les dépenses militaires américaines (698 milliards de dollars) étaient près de six fois supérieures à celles de la Chine (119 milliards de dollars), et plus de 100 fois celles de la RPD de Corée, il est clair que l'impressionnante démonstration de force américaine conduite dans le cadre des exercices de guerre Ulji Freedom Guardian a bien comme but de tirer avantage d'une écrasante supériorité des forces, avec pour adversaire implicite la République populaire de Chine.

Une autre menace est la renaissance d'un nationalisme nippon à consonances militaristes, sur fond de velléités japonaises de s'affranchir des dispositions de l'article 9 de sa Constitution pacifiste, qui interdit tout engagement des "forces d'autodéfense" japonaises sur des théâtres d'intervention extérieure. Membre du Parti démocrate (au pouvoir), le maire d'Osaka Toru Hashimoto a pris la tête d'une demande de référendum pour l'abrogation de l'article 9 de la Constitution. Le Japon et la Corée du Sud se sont par ailleurs engagés dans la signature d'un accord militaire visant notamment l'échange de renseignements militaires, contre la Chine et la Corée du Nord, avant que la révélation de ces négociations secrètes dans l'opinion publique sud-coréenne ne fasse capoter l'accord au dernier moment. Dans ce cadre, la récente montée des tensions nippo - sud-coréennes autour des îles Dokdo - puis la demande du Président sud-coréen Lee Myung-bak d'excuses japonaises pour l'esclavage sexuel des femmes de réconfort  pendant la Seconde guerre mondiale - apparaissent à beaucoup d'observateurs comme des manoeuvres de diversion pour faire oublier la désastreuse tentative d'accord secret avec le Japon.

Dans ce contexte tendu, le 15 août des militants de Hong Kong ont débarqué dans des îles revendiquées par la Chine et le Japon, appelées Diaoyu par les Chinois et Senkaku par les Japonais, ces derniers y maintenant une unité de garde-côtes. Après l'expulsion des Hong-Konguais, ce sont 150 nationalistes japonais qui, à l'initiative du groupe Ganbare Nippon, ont débarqué dans les territoires disputés. Le comportement du gouvernement japonais a été vivement critiqué par Pékin et aussi, de manière inhabituelle, par les autorités de Taïwan. 

L'accord militaire signé le 4 juin dernier entre les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, dans le cadre duquel s'inscrivait la controversée alliance militaire nippo-sud-coréenne, a ainsi couronné un nouvel édifice militaire dominé par les Etats-Unis dans le Pacifique. Le gouvernement chinois y a dénoncé la préfiguration d'une OTAN de l'Extrême-Orient. Face à la menace d'une nouvelle alliance militaire offensive dirigée contre elles, la Chine et la RPD de Corée n'ont d'autre choix que de renforcer leur coopération traditionnelle.

Sources (dont photos) : AAFC, Hankyoreh, KCNA (dont dépêche du 2 août 2012), Xinhua.

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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 22:27

A son retour de Russie où il a rencontré le président Dmitri Medvedev, Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée et président de la commission de la défense nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a visité le Nord-Est de la Chine. De retour dans la péninsule coréenne le 27 août 2011, il a adressé un message de félicitations à Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine.

 

L'agence KCNA de la République populaire démocratique de Corée a annoncé le retour en Corée, le 27 août 2011, du dirigeant Kim Jong-il, qui a visité le Nord-Est de la Chine après son séjour en Sibérie et dans l'Extrême-Orient russe. A son arrivée à la frontière sino-coréenne, il a été accueilli par Kim Jong-un, vice-président de la commission militaire centrale du Parti du travail de Corée, Kim Kyong-hui, membre du Bureau politique et directeur de département du Comité central du Parti du travail de Corée, et d'autres dirigeants du Parti et de l'armée. 

 

Dans son message de félicitations au président chinois Hu Jintao, le secrétaire général Kim Jong-il a exprimé ses remerciements aux dirigeants et au peuple chinois pour leur accueil chaleureux, en soulignant la vigueur de l'amitié traditionnelle entre la Chine et la RPD de Corée :

 

"Je suis heureux que les relations entre la RPDC et la Chine se développent avec énergie dans différents domaines, suivant l'esprit de nos rencontres, convaincu que l'amitié traditionnelle entre la Chine et la RPDC qu'ont portée les révolutionnaires de l'ancienne génération de nos deux pays au prix du sang se renforcera invariablement de génération en génération, conformément aux désirs et aux intérêts mutuels de nos deux peuples". 

 

A son arrivée de Russie, le dirigeant Kim Jong-il a visité Manzhouli, dans la province autonome de Mongolie intérieure.

 

 Puis le dirigeant Kim Jong-il a rencontré le conseiller d'Etat Dai Bingguo. Dai a observé que c'était sa deuxième visite en Chine en l'espace de trois mois, ce qui témoigne selon lui de l'attention que prêtent Kim Jong-il, le Parti du travail de Corée et le gouvernement de la RPDC au développement des liens entre la Chine et la RPDC. La dirigeant Kim Jong-il s'est félicité des marques d'amitié témoignées par le peuple chinois au peuple coréen, en louant le haut niveau d'essor des échanges bilatéraux. Il a réitéré l'engagement de la RPD de Corée à reprendre les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne sans conditions préalables.

 

 

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Toujours pendant son séjour dans la province de Heilongjiang, Kim jong-il a visité les villes de Qiqihar et Daqing. A Qiqihar, Kim a visité le groupe de machines-outils Qier et l'usine Mengniu de production de produits laitiers. Il s'est également rendu à Daqing, où il s'est intéressé aux questions de logement et d'urbanisme (photo ci-dessous : visite d'un site de construction).



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Il a, enfin, visité Tonghua, dans la province de Jilin, où il a loué les ajustements de la structure industrielle et les transformations du mode de croissance économique.

 

 Sources : KCNA, Xinhua (dont photo).

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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 22:55

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a commémoré le 90ème anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC), en réaffirmant les liens d'amitié traditionnels entre la République populaire de Chine et la RPD de Corée. A cette occasion, une exposition de photos a été inaugurée le 28 juin au Palais de la culture du peuple, à Pyongyang. L'agence officielle nord-coréenne KCNA a rendu compte du vernissage de cette exposition.

 

Dans le cadre des manifestations du 90ème anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, une exposition de photos a été inaugurée le 28 juin 2011 au Palais de la culture du peuple, à Pyongyang. L'exposition rappelle notamment le récent voyage en Chine du dirigeant Kim Jong-il, ainsi que l'histoire du Parti communiste chinois.

 

Le vernissage rassemblait entre autres, parmi les personnalités coréennes, Choe Thae-bok, membre du Bureau Politique et secrétaire du Comité Central du Parti du travail de Corée, Kim Jong-suk, présidente du Comité coréen des relations culturelles avec les pays étrangers, Choe Chang-sik, ministre de la Santé publique, président de l'Association d'amitié RPDC-Chine. Des résidents chinois en RPD de Corée étaient également présents, dont l'ambassadeur Liu Hongcai.

 

Choe Chang-sik a souligné le rôle historique du PCC dans la Révolution chinoise, en déclarant que la RPDC ferait tous les efforts nécessaires pour développer encore les relations d'amitié entre la RPDC et la Chine sous les auspices des Présidents Kim Jong-il et Hu Jintao.

 

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Son Excellence Liu Hongcai a rappelé le récent voyage en Chine du secrétaire général Kim Jong-il. Cette visite avait perpétué la relation d'amitié entre les deux pays. Il a exprimé sa conviction que l'exposition de photos permettrait de mieux connaître l'histoire du PCC et développerait l'amitié entre la Chine et la RPDC scellée dans le sang.

 

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Source : KCNA (dont photos)

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 00:05

Du 20 au 26 mai 2011, Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée et président de la Commission de la Défense nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a visité la République populaire de Chine (RPC) à l'invitation de Hu Jintao, secrétaire général du Parti communiste chinois et président de la RPC. C'était la troisième visite en Chine du dirigeant Kim Jong-il en l'espace d'un an. Avec une rencontre au sommet entre le dirigeant Kim Jong-il et le président Hu Jintao, cette visite a permis de resserrer les liens d'amitié traditionnels entre la RPD de Corée et la RP de Chine, dans un contexte régional marqué par l'intensification de la pression militaire des Etats-Unis et de leurs alliés.

 

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Kim Jong-il et Hu Jintao le 25 mai 2011 à Pékin (source : Xinhua)

 

La délégation coréenne qui accompagnait le dirigeant Kim Jong-il lors de sa visite en Chine du 20 au 26 mai 2011 était composée de Kim Ki-nam et Choe Thae-bok, membres du Bureau politique (BP) et secrétaires du Comité central (CC) du Parti du travail de Corée (PTC) ; Kang Sok-ju, membre du BP du CC du PTC et vice-Premier ministre ; Jang Song-thaek, membre suppléant du BP du CC du PTC et vice-président de la Commission de la défense nationale ; Kim Yong-il, Pak To-chun et Thae Jong-su, membres suppléants du BP et secrétaires du CC du PTC ; Mun Kyong-dok, membre suppléant du BP et secrétaire du CC du PTC, secrétaire en chef du comité de Pyongyang du PTC ; Ju Kyu-chang, membre suppléant du BP et directeur de département du CC du PTC ; Ji Jae-ryong, ambassadeur de la RPDC en Chine.

 

En Chine, le dirigeant coréen a  visité les régions du nord-est et de Huadong (est). A son arrivée, il a été accueilli par Dai Bingguo, conseiller d'Etat. Il s'est ensuite rendu sur les hauts lieux de la lutte antijaponaise conduite par le Président Kim Il-sung, notamment au lac Jingbo, où une unité de l'Armée populaire révolutionnaire de Corée a remporté une victoire sur le Japon en novembre 1934. La lutte menée en commun en Mandchourie par les Coréens et les Chinois contre le Japon impérial est un des fondements traditionnels de l'amitié et de la solidarité entre la RPD de Corée et la RP de Chine, alors que l'année 2011 marque le 50ème anniversaire de la signature du Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle entre les deux pays.

 

Les sites économiques ont occupé une place importante dans la visite de Kim Jong-il en Chine, la troisième en un an. Il a ainsi visité l'usine automobile Jiefang FAW dans la province du Jilin, et, dans la province du Jiangsu, un centre dédié aux nouvelles technologies (notamment les recherches sur l'énergie solaire) à Yangzhou, et l'usine Nanjing Panda Electronics à Nankin. Les nouvelles technologies, mais aussi le secteur agro-industriel, sont apparus comme deux des centres d'intérêts principaux, en vue de favoriser le développement continu des échanges économiques sino-nord-coréens, qui ont atteint un nouveau record en 2010.  

 

Le 25 mai s'est tenue une rencontre entre le dirigeant coréen Kim Jong-il et le président chinois Hu Jintao, ce dernier offrant un banquet à ses hôtes. Dans un discours prononcé lors de ce banquet, le dirigeant Kim Jong-il a remercié le peuple et les dirigeants chinois pour leur accueil chaleureux, rappelant les liens historiques et de solidarité politique entre les deux pays. Il a salué les progrès économiques et le développement social harmonieux accomplis en Chine sous la conduite du Parti communiste chinois, lequel célèbre en 2011 son 90ème anniversaire, alors que commence le 12ème plan quinquennal. Concernant la situation internationale, Kim Jong-il a déclaré que "la Chine contribue à la paix mondiale et à la stabilité par la poursuite d'une politique étrangère souveraine et indépendante, conduite sous la bannière de la paix, du développement et de la coopération". Il a rappelé que "les peuples chinois et coréen partagent la même cause de la construction du socialisme et de la réunification de la péninsule coréenne". En conclusion, le dirigeant Kim Jong-il a déclaré que "l'amitié entre la Chine et la RPDC sera toujours florissante comme les forêts du Mont Paektu, et s'écoulera toujours comme les eaux du fleuve Amnok".

 

Dans son discours, le président Hu Jintao a pleinement soutenu les efforts du peuple coréen pour améliorer le niveau de vie de la population et construire un pays puissant et prospère pour marquer le 100ème anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung. Il a déclaré qu'un accord important avait été conclu pour approfondir l'amitié traditionnelle entre la Chine et la RPD de Corée dans tous les domaines, en précisant que les deux pays partagent des vues communes pour promouvoir la compréhension stratégique mutuelle, et défendre et encourager la paix, la stabilité et la prospérité régionales.

 

Le resserrement des liens sino-nord-coréens a été marqué par une intensification des échanges politiques de haut niveau, notamment signifiée par la place de la délégation chinoise lors de la célébration du 65ème anniversaire du Parti du travail de Corée et la commémoration conjointe de l'entrée en guerre des Volontaires du peuple chinois. Alors que la multiplication récente des exercices militaires conjoints américano - sud-coréens a été condamnée tant par Pékin que par Pyongyang, les deux pays plaident depuis longtemps pour la reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, proposition jusqu'à présent rejetée par Washington et Séoul.

 

Source : KCNA (dépêches du 27 mai 2011)

 

 

 

 

Discours prononcé par Hu Jintao le 25 mai 2011

 

 

Respecté camarade Secrétaire général Kim Jong-il,

 

Chers camarades coréens,

 

Camarades et amis,

 

Au nom du Parti, du gouvernement et du peuple chinois, j'aimerais vous souhaiter chaleureusement la bienvenue, camarade Secrétaire général du Parti du travail de Corée et Président de la Commission de la Défense nationale de la RPDC, pour une visite en Chine en cette magnifique saison pleine d'énergie et de vigueur.

 

Votre visite actuelle montre très bien que vous, le Secrétaire général ainsi que le Comité central du PTC, accordez une grande importance au développement de l'amitié entre la Chine et la RPDC. Cette visite contribuera à renforcer l'entente stratégique, à intensifier la coopération au plan pratique et à améliorer l'amitié et la coopération entre les deux pays.

 

Juste auparavant, le camarade Secrétaire général Kim Jong-il et moi-même avons eu un échange de vues approfondi sur les questions d'intérêt commun et nous sommes parvenus à un large accord.

 

Nous partageons les mêmes opinions sur la promotion régulière de l'entente stratégique mutuelle au travers des visites de responsables de haut rang, sur l'intensification des échanges d'expériences dans la construction du Parti et de l'Etat, sur l'extension de la coopération réciproque, sur la stimulation des échanges dans les domaines de la culture, de l'éducation, du sport et autres et des échanges de vues concernant la situation régionale et internationale et d'autres sujets majeurs, ainsi que sur notre action conjointe.

 

Le Parti et le gouvernement chinois ont invariablement maintenu et poussé l'amitié et la coopération entre la Chine et la RPDC de manière prévoyante et à un niveau stratégique. Notre politique inébranlable est de consolider et développer cette amitié traditionnelle.

 

Ensemble avec nos camarades coréens, nous développerons fermement l'amitié et la coopération bilatérales dans l'esprit de la tradition dont nous sommes les héritiers, pour affronter l'avenir, bâtir une amitié entre bons voisins et renforcer la coopération. Ainsi, nous travaillerons beaucoup afin d'accélérer la construction socialiste dans les deux pays, de promouvoir les intérêts communs des deux côtés et de défendre et favoriser la paix, la stabilité et la prospérité de la région.

 

Aujourd'hui, le peuple coréen industrieux et plein de ressources travaille dur pour développer l'économie, améliorer le niveau de vie du peuple et édifier un pays prospère afin de marquer le 100ème anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung.

 

En tant que voisins et amis, des camarades et vrais amis de la Corée, nous souhaitons sincèrement au peuple coréen, sous votre direction, Secrétaire général, d'atteindre ses objectifs dans les divers secteurs, de trouver une voie de développement adapté aux véritables conditions du pays et d'accomplir de nouveaux et plus grands exploits dans la construction d'un pays prospère.

 

  Source : KCNA (traduction : AAFC)

 

 

 

 

Discours prononcé par Kim Jong-il le 25 mai 2011

 

 

Estimé camarade Secrétaire général Hu Jintao,

 

Chers camarades chinois,

 

Je suis très heureux de visiter à nouveau la Chine à votre invitation, respecté camarade Secrétaire général, et d'avoir des rencontres significatives avec vous et d'autres amis chinois.

 

Je voudrais en premier lieu vous exprimer mes profonds remerciements pour nous avoir invités à ce grand banquet, malgré les importantes affaires politiques intérieures et extérieures qui vous occupent beaucoup, et pour le discours amical que vous venez de prononcer.

 

Mes remerciements vont aussi à la direction collective du Parti communiste chinois et aux autres camarades chinois qui nous ont chaleureusement accueillis avec des sentiments de camaraderie et d'amitié tout au long de notre visite, de la province du Heilongjiang, notre première étape, jusqu'à Pékin.

 

En visitant encore la Chine au milieu de cet accueil chaleureux après neuf mois, nous avons une nouvelle fois ressenti les sentiments amicaux du peuple chinois, notre proche voisin partageant une montagne et des fleuves avec nous.

 

Nous avons parcouru le nord-est de la Chine où la traditionnelle amitié entre la RPDC et la Chine a pris racine, la province du Jiangxi où le Président Kim Il-sung est venu lors de sa dernière visite en Chine et d'autres vastes régions chinoises. Pendant ces jours nous avons été très impressionnés par les grands changements et progrès accomplis dans ces régions sous la direction du Parti communiste chinois avec vous comme secrétaire général.

 

Nous nous réjouissons sincèrement des réalisations du peuple chinois comme s'il s'agissait des nôtres.

 

Cette année est très significative pour le peuple chinois qui célèbre le 90ème anniversaire du PCC, alors que commence le 12ème plan quinquennal pour le développement économique et social.

 

Nous espérons sincèrement que le fraternel peuple chinois célébrera de manière significative l'anniversaire du PCC et obtiendra des succès croissants dans son effort visant à adhérer à la conception scientifique du développement, à préserver la stabilité sociale et à construire une société socialiste développée de façon harmonieuse sous la direction du PCC avec vous à sa tête.

 

Le Parti et le gouvernement chinois contribuent beaucoup à rejeter l'autoritarisme et le dominationnisme et à assurer la paix mondiale et la stabilité par la poursuite d'une politique étrangère souveraine et indépendante conduite sous la bannière de la paix, du développement et de la coopération.

 

Leurs succès notables tendent tous à prouver clairement le caractère scientifique et l'invincibilité du socialisme.

 

Nous sommes reconnaissants au Parti et au gouvernement chinois d'accorder de l'importance aux relations entre la RPDC et la Chine, en s'attachant à les développer et en apportant leur soutien au peuple coréen dans son effort pour la construction socialiste et pour la réunification de son pays.

 

Nous sommes également satisfaits d'une bonne entente stratégique entre nos deux Partis et nos deux pays et de la bonne application des accords que nous avons conclus avec la direction collective du PCC dans les domaines politique, économique, culturel et autres.

 

L'amitié traditionnelle entre la RPDC et la Chine, dont la grande vitalité est invariablement démontrée quelle que soit la complexité de la situation internationale, sera davantage consolidée et développée dans le futur, donnant une impulsion puissante au juste combat de nos deux peuples pour la cause commune de la construction du socialisme et de la réunification nationale.

 

Je suis très heureux que notre visite en Chine soit une bonne occasion de donner de l'éperon au développement de l'amitié traditionnelle entre les deux pays, laquelle s'est profondément enracinée dans l'esprit des deux peuples, en surmontant toutes les épreuves à travers l'histoire.

 

Notre Parti et notre gouvernement feront comme toujours tous les efforts possibles pour constamment développer l'amitié bilatérale, un héritage précieux et un trésor commun légués par les révolutionnaires des anciennes générations des deux pays.

 

L'amitié entre la RPDC et la Chine sera toujours florissante comme les forêts du mont Paektu, et s'écoulera toujours comme les eaux du fleuve Amnok.

 

  Source : KCNA (traduction : AAFC)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 00:12

Il y a soixante ans, les Volontaires du peuple chinois s'engageaient aux côtés des Nord-Coréens de l'Armée populaire de Corée dans la guerre de Corée. La fraternité d'armes a forgé l'alliance traditionnelle entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et la République populaire de Chine, réaffirmée ces derniers mois dans un contexte d'intensification des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes, une délégation chinoise étant notamment présente à la tribune d'honneur pour le défilé ayant marqué le 65ème anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée.

 

russian-built-north-korean-su-76-self-propelled-artillery-p.jpgDes deux côtés du fleuve Yalu (en chinois, Amnok en coréen), la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée ont commémoré le 60ème anniversaire de l'entrée dans la guerre de Corée, le 25 octobre 1950, des Volontaires du peuple chinois - parmi lesquels de nombreux Chinois de la minorité coréenne, aujourd'hui forte de plus de 2 millions de membres.

 

A Pyongyang, parmi les nombreuses manifestations organisées, un spectacle de gymnastique de masse s'est tenu spécialement à l'occasion de l'entrée en guerre des combattants chinois. Un rassemblement de masse a eu lieu en présence, notamment, d'une délégation militaire chinoise conduite par le général Guo Boxiong, vice-président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine, et de vétérans des combattants Volontaires du peuple chinois conduits par Wang Hai, ancien commandant des forces aériennes de l'Armée de libération du peuple chinois. Le vice-maréchal Kim Yong-chun, membre du bureau politique du Parti du travail de Corée, vice-président de la commission de la défense nationale de RPDC et ministre des Forces armées, a salué l'entrée des Volontaires du peuple chinois sur le front coréen comme "un exemple vivant de l'internationalisme prolétarien" dans le combat commun contre l'impérialisme. La tour de l'amitié sino-coréenne, construite en 1959 et agrandie en 1984, haute de 30 mètres, commémore l'entrée en guerre des Volontaires du peuple chinois. Parmi ceux morts en Corée, Mao Anying, fils aîné du Président Mao, est enterré au cimetière des combattants du peuple chinois à Hoechang, en RPD de Corée.

 

hu_jintao_xi_jinping.jpg

 

Des manifestations ont également été organisées à Pékin, en présence des vétérans chinois, rencontrés par le président Hu Jintao, également président de la commission militaire centrale du Parti communiste chinois, et Xi Jinping, vice-président de la République populaire de Chine et récemment nommé aussi vice-président de la commission militaire centrale. Ce dernier a déclaré que l'intervention chinoise “ il y a 60 ans [correspondait à] une guerre juste et grande pour sauvegarder la paix et résister à l'agression”, en saluant "la grande victoire remportée par les forces combattantes unies des civils et des soldats de la Chine et de la RPD de Corée, et une grande victoire dans la poursuite de la paix mondiale et du progrès humain". Toujours selon le vice-président Xi Jinping, “le peuple chinois n'oublierait jamais l'amitié - née sur le champ de bataille - avec le peuple et l'armée de RPDC”. Ce dernier a aussi remercié l'Union soviétique pour le rôle qu'elle avait joué, ainsi que les peuples ayant soutenu les Volontaires chinois.

 

Les volontaires chinois étaient intervenus suite notamment à l'atteinte de la frontière sino-coréenne par les troupes onusiennes sous commandement américain, un an seulement après la proclamation de la République populaire de Chine. Lors des combats de libération en Chine, les communistes coréens avaient été très actifs en Mandchourie, jouant un rôle essentiel aux côtés des communistes chinois. L'intervention des Volontaires du peuple chinois dans la guerre de Corée a ainsi cimenté l'alliance traditionnelle entre la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée.

 

Sources :

- AAFC ;

- KCNA, "Mass Meeting Marks 60th of CPV's Entry into Korean Front", 25 octobre 2010 ;

- KCNA, "Tower Symbolic of DPRK-China Friendship", 25 octobre 2010 ;

- Xinhua, "China commemorates 60th anniversary of participation in Korean war", 26 octobre 2010 (dont photo de la rencontre avec les vétérans chinois) ;

- RT Politics, "China marks 60 years since Beijing entered Korean War", 26 octobre 2010 (dont photo des soldats nord-coréens avec un char). 

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 21:23

La Corée du Sud et les Etats-Unis multiplient les pressions à l'encontre de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) accusée par eux d'avoir coulé une corvette sud-coréenne le 26 mars dernier en mer de l'Ouest. Malgré les doutes de plus en plus nombreux sur une implication de la RPDC dans le drame du 26 mars, l'administration Obama a annoncé le 30 août de nouvelles sanctions à l'encontre d'individus et d'entreprises nord-coréens, tandis que les démonstrations de force militaire américano-sud-coréennes se multiplient autour de la Corée. C'est dans ce contexte que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il a effectué une visite informelle en Chine - la deuxième en quatre mois - du 26 au 30 août 2010, à la veille d'une conférence du Parti du travail de Corée (PTC) prévue durant la première quinzaine du mois de septembre 2010 et qui conduira au renouvellement des instances dirigeantes du PTC. Ce déplacement a été l'occasion de rappeler que les générations futures devaient continuer de porter haut le flambeau des combats menés par les anciennes générations de révolutionnaires chinois et coréens.  A l'issue de ce déplacement, se dessine aussi un axe Pyongyang-Pékin face à l'axe Séoul-Washington, posant les jalons d'une reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

 

Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée (PTC) et président de la Commission de la Défense nationale de la RPDC, a effectué une visite non officielle en Chine du 26 au 30 août sur l'invitation de Hu Jintao,  président de la République populaire de Chine et secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).


KimJongil-HuJintao_27082010.jpg

 

Le président Hu Jintao s'est entretenu le 27 août 2010 à Changchun, capitale de la province du Jilin (nord-est), avec le dirigeant de la RPDC. Le choix du lieu était symbolique, puisque qu'il rappelle les combats menés en commun par les révolutionnaires chinois et coréens contre les forces du Japon impérial, fondement de l'amitié entre la Chine et la RPD de Corée.

 

Le président Hu a indiqué que la Chine et la RPDC renforçaient les échanges et la coopération dans divers domaines, au sein de différents organes et entre provinces des deux côtés de la frontière. Les deux parties restent en contact étroit et maintiennent la coordination sur les questions de la péninsule coréenne et de la région.

 

La Chine est prête à travailler avec la RPDC pour sauvegarder et développer les relations d'amitié et de coopération entre les deux pays, a pousuivi le président chinois. 

 

Lors des entretiens, M. Hu a avancé trois propositions sur le renforcement des relations entre le PCC et le PTC et entre les deux pays.

 

Premièrement, les deux parties doivent maintenir des contacts à haut niveau, qui sont essentiels pour faire avancer d'une manière continue les relations Chine-RPDC. Les dirigeants des deux parties doivent continuer à maintenir une communication régulière sous différentes formes.

 

Deuxièmement, les deux parties doivent renforcer la coopération commerciale et économique. Il est dans l'intérêt fondamental des deux pays d'étendre et d'approfondir une coopération commerciale et économique mutuellement bénéfique. La Chine est prête à travailler pour augmenter la coopération commerciale et économique selon les principes suivants : le gouvernement guide et les entreprises jouent le rôle principal, en opérant sur le marché, en vue des bénéfices mutuels.

 

Troisièmement, les deux parties doivent renforcer la communication stratégique. Du fait que la situation régionale et internationale connaît des changements profonds et complexes, la communication rapide, complète et approfondie entre la Chine et la RPDC sur les questions majeures est d'une importance cruciale pour maintenir la paix et la stabilité dans le nord-est de l'Asie et pour promouvoir le développement commun.

 

De son côté, Kim Jong-il a déclaré être parfaitement d'accord avec les commentaires et les propositions de Hu Jintao sur le renforcement des relations entre le PTC et le PCC et entre les deux pays. Il a indiqué que le nord-est de la Chine, dans les provinces de Jilin et Heilongjiang, est le lieu où s'est développée à l'origine l'amitié entre la RPDC et la Chine.

 

A l'occasion de sa visite, le dirigeant coréen a dit avoir encore ressenti profondément la précieuse amitié bilatérale qui avait été créée par les anciennes générations de révolutionnaires des deux pays. Kim Jong-il a notamment visité l'école secondaire Yuwen, à Jilin, où son père, le Président Kim Il-sung, a étudié de 1927 à 1929, ainsi que Yaowang dans le parc Beishan, une des bases secrètes utilisées par les combattants coréens conduits par Kim Il-sung.

 

A présent, les deux parties doivent renforcer les échanges et la coopération amicale dans divers domaines, au sein de divers organes et entre les provinces frontalières, a indiqué Kim Jong-il, appelant aussi les deux parties à encourager les échanges entre jeunes afin de continuer à promouvoir activement le développement de l'amitié traditionnelle entre la RPDC et la Chine.

 

Kim Jong-il a indiqué que la RPDC se concentrait actuellement sur le développement économique et l'amélioration des conditions de vie de la population. Il a exprimé son souhait de renforcer les échanges et la coopération avec la Chine.

 

Il s'agit de la deuxième visite de Kim Jong-il en Chine en 2010, après sa visite à Pékin en mai.

 

Lors de son séjour en Chine, Kim Jong-il a visité les villes de Jilin et de Changchun de la province du Jilin, ainsi que la ville de Harbin dans la province du Heilongjiang. Il a visité des entreprises de transport ferroviaire, de l'industrie chimique, mécanique et de transformation alimentaire, ainsi que des projets agricoles.

 

La RPDC s'est est dite prête à renforcer les échanges et la coopération avec le nord-est de la Chine et à s'inspirer des expériences chinoises.

 

Les médias chinois et nord-coréens ont accordé une attention particulière à la visite de Kim Jong-il en Chine. En RPDC, l’agence de presse officielle KCNA a insisté sur le devoir historique d’entretenir l’amitié entre les deux pays. En Chine, l’agence de presse Xinhua a, elle, insisté sur les espoirs de voir les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne reprendre au plus tôt, ainsi que sur la coopération entre Pékin et Pyongyang.

 

Il convient de noter que le dirigeant Kim Jong-il a choisi de se rendre en Chine au moment même où l’ancien président américain Jimmy Carter arrivait à Pyongyang pour faire libérer Aijalon Gomes, ressortissant américain détenu depuis janvier pour être entré illégalement en RPDC. En août 2009, Kim Jong-il avait pris le temps de recevoir l'ancien président Bill Clinton venu à Pyongyang pour négocier la libération de deux journalistes américaines entrées illégalement elles aussi.

 

Cela pourrait indiquer que la RPDC entend désormais privilégier ses relations avec la Chine face à l'hostilité persistante des Etats-Unis. Ces derniers, prenant prétexte du naufrage de la corvette Cheonan le 26 mars 2010 - imputé à la RPDC - multiplient les démonstrations de force avec leur allié sud-coréen : après des manœuvres navales conjointes du 25 au 28 juillet, l'exercice Ulchi Freedom Guardian a mobilisé  56.000 soldats sud-coréens et 30.000 soldats américains du 16 au 26 août, avant de nouvelles manœuvres navales prévues en mer de l'Ouest du 5 au 9 septembre visant, d'après l'armée sud-coréenne, à tester la défense et la surveillance à l'encontre des sous-marins de la RPDC. Ce déploiement de force est officiellement dirigé contre la RPDC mais irrite au  plus haut point les autorités chinoises qui y voient un moyen de recueillir des informations sur le dispositif militaire chinois, en mer Jaune notamment.

   

Dans ce contexte de renouvellement de l'alliance traditionnelle entre la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée, le président Kim Jong-il a réaffirmé, selon l'agence Xinhua, son souhait d'une reprise au plus vite des pourparlers à six (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, afin de réduire les tensions et de maintenir la paix et la stabilité, conformément au voeu commun de Pékin et Pyongyang. Un axe entre les deux pays socialistes semble ainsi se dessiner face aux tensions entretenues par les Etats-Unis et leur allié sud-coréen. De manière symptomatique, l'administration Obama a choisi d'annoncer de nouvelles sanctions contre la RPDC au moment où étaient rendus publics les résultats de l'entretien entre Hu Jintao et Kim Jong-il : annoncées dès la visite de Hillary Clinton à Séoul en juillet dernier, ciblant des particuliers, des entreprises et des administrations, ces nouvelles sanctions prises en représailles du naufrage de la corvette Cheonan sont censées cibler des activités illicites tels que le blanchiment d'argent ou le trafic de drogue, alors même que nombre des accusations portées contre Pyongyang dans ce domaine sont apparues peu fondées, comme dans le cas des allégations de fabrication de fausse monnaie.

 

Dans ce contexte, il est significatif que le président Hu Jintao ait indiqué, toujours selon l'agence Xinhua, qu'il y avait de « nouvelles évolutions de la situation de la péninsule coréenne  » depuis l'adoption d'une déclaration par la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le naufrage de la corvette Cheonan, n'incriminant pas directement la RPDC pour cet incident. Hôte des pourparlers à six, la Chine salue en effet les efforts déployés par la RPDC pour une détente de la situation dans la péninsule coréenne.

 

Alors que même Séoul, par la voix du porte-parole de la présidence de la République, Kim Hee-jung, a déclaré « évaluer positivement » la nouvelle visite du Président Kim Jong-il en Chine, tout en annonçant son intention de verser une aide d'urgence suite aux très graves inondations ayant frappé l'Asie du Nord-Est en général et la RPD de Corée en particulier, les signaux se multiplient d'une reprise possible des pourparlers sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Le négociateur chinois à ces pourparlers, Wu Dawei, a récemment visité la RPD de Corée puis la République de Corée (du Sud), et, le 31 août une prochaine rencontre a été annoncée, aux Etats-Unis, entre l'envoyé sud-coréen Wi Sung-lac et Stephen Bosworth, représentant américain pour la politique envers la RPD de Corée.

 

Mais les Etats-Unis et la Corée du Sud sauront-ils accepter la main tendue par la Corée du Nord ?

 

 

Sources :

KCNA, "Kim Jong Il Pays Unofficial Visit to China", 30 août 2010

Xinhua, « Le président Hu Jintao s'entretient avec  Kim Jong-il », 31 août 2010

Xinhua, « Kim Jong-il exprime son souhait d'une reprise rapide des pourparlers à six », 30 août 2010

Radio Chine Internationale, « Des exercices militaires américano-sud-coréens organisés début septembre », 31 août 2010

Xinhua, « Le président sud-coréen "évalue positivement" la visite du dirigeant de RPDC en Chine », 31 août 2010

Xinhua, "S Korea's top nuclear envoy to visit U.S. this week: media", 31 août 2010

 

 

 

 

Allocution du Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois

et Président de la République populaire de Chine, Hu Jintao,

le 27 août 2010 à Changchun

 

 

Respecté camarade Secrétaire général Kim Jong-il,

 

Chers camarades de Corée,

 

J'aimerais tout d'abord vous souhaiter chaleureusement la bienvenue pour votre visite en Chine, secrétaire général du Parti du travail de Corée et président de la Commission de la Défense nationale de la RPDC, au nom du parti, du gouvernement et du peuple chinois.

 

Vos deux visites en Chine en moins de quatre mois suffisent à démontrer que vous attachez une grande importance au renforcement et au développement réguliers de la traditionnelle amitié sino-coréenne.

 

Juste avant, nous avons eu un échange de vues approfondi dans une ambiance agréable et franche sur les sujets cruciaux concernant les relations bilatérales et ceux d'intérêt mutuel.

 

Je pense que votre visite actuelle marquera sûrement une occasion importante de stimuler les échanges et la coopération entre les deux pays, de promouvoir la compréhension et la confiance mutuelles et de développer davantage l'amitié et la coopération bilatérales.

 

L'amitié sino-coréenne comprend les efforts accomplis au cours de toute leur vie par les révolutionnaires de l'ancienne génération des deux pays, l'idéal commun du socialisme et un espoir ardent chez les deux peuples.

 

Le parti et le gouvernement chinois ont toujours accordé une grande importance à l'amitié traditionnelle entre les deux pays, l'ont défendue et développée sur le plan stratégique, et ont considéré comme une politique inébranlable la consolidation et le développement constants de cette amitié.


Nous nous efforcerons, avec les camarades coréens, de porter l'amitié et la coopération bilatérales à un niveau supérieur dans le nouveau siècle.


Une conférence du Parti du travail de Corée (PTC) se tiendra en Corée dans la première moitié du mois de septembre.


A
u nom du Comité central du Parti communiste chinois, je souhaite un succès emblématique à la conférence du PTC.


La Corée célébrera le 65ème anniversaire du PTC le 10 octobre.


Au cours des 65 dernières années, le PTC a guidé tout le peuple coréen vers des réussites considérables dans la révolution et la construction socialistes.

 

En tant que pays voisin et en tant que camarade et ami proche de la Corée, nous espérons sincèrement que le peuple coréen, sous la direction du PTC avec vous à sa tête, saluera le 100eme anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung en 2012 en continuant à suivre la voie d'un développement adapté aux conditions de son pays et en remportant de nouveaux et plus grands succès dans le cours historique de l'édification d'une nation prospère.

 

  Source : KCNA (traduction : AAFC)

 

 

 

Allocution du Secrétaire général du Parti du travail de Corée, Kim Jong-il,

le 27 août 2010 à Changchun

 

 

Respecté camarade Secrétaire général Hu Jintao,

 

Chers camarades chinois,

 

Je suis très heureux de visiter à nouveau la Chine après presque quatre mois, sur votre invitation chaleureuse, respecté camarade Secrétaire général, et d’avoir une rencontre significative avec vous.

 

D’abord, j'aimerais vous adresser mes remerciements sincères pour être venu dans la province du Jilin, loin de Pékin, afin de nous offrir ce grand banquet, et pour l'allocution amicale que vous venez de prononcer.

 

Mes profonds remerciements vont aussi aux principaux responsables nationaux et de la province du Jilin, ainsi qu'aux autres camarades chinois, qui nous ont chaleureusement accueillis en personne.

 

Les provinces du Jilin et du Heilongjiang sont le témoin de l'amitié coréo-chinoise et sont une terre chère au peuple coréen depuis que le camarade Président Kim Il-sung a mené une âpre lutte révolutionnaire contre les impérialistes japonais au côté des camarades chinois dans cette région, laissant des traces indélébiles.

 

Au cours de sa vie, il s'est souvent remémoré cette terre historique et voulait la visiter à nouveau. C'est en emportant ce désir avec nous que nous sommes venus ici aujourd'hui.

 

En entrant dans la région nord-est de la Chine, nous avons senti que cette région, laquelle avait été impitoyablement piétinée par les impérialistes japonais, est maintenant pleine de vie, bénéficiant d'un développement splendide dans les domaines politique, économique, culturel et autres sous la direction du Parti communiste chinois.

 

Tous les changements qu'a connus cette région démontrent par la pratique la validité et la vitalité de la ligne et de la politique suivies par le Parti communiste chinois.

 

Le fait que les choses se passent bien en Chine, laquelle partage une montagne et un fleuve avec notre pays, est une grande source d'inspiration pour notre peuple dans son effort en faveur du socialisme et de la réunification du pays.

 

Nous sommes convaincus que la région nord-est de la Chine, dont la province du Jilin, continuera à enregistrer de grandes réussites sous la direction du Parti communiste chinois, avec vous à sa tête, dans son effort visant à construire une société socialiste enrichie de manière harmonieuse et complète, en appliquant avec succès la stratégie pour le développement de la région nord-est sur la base d'une conception scientifique du développement.

 

Depuis que nous sommes arrivés dans cette région où le camarade Président Kim Il-sung, au côté des révolutionnaires chinois de l'ancienne génération, a mené des batailles sanglantes contre les impérialistes japonais, mangeant et dormant dehors, nous avons éprouvé des sentiments solennels en pensant aux traces du sang versé par les révolutionnaires qui nous ont précédés, brillant toujours sur les rochers de Jangbaek et dans le cours de l'Amnok, et nous avons ressenti intensément la valeur de l'amitié coréo-chinoise.

 

Dans sa jeunesse, le camarade Président Kim Il-sung a mené une âpre lutte contre les impérialistes japonais, ici dans la région nord-est, respirant l'air et buvant l'eau de la Chine et, à cette époque, avec les révolutionnaires chinois de l'ancienne génération, a écrit l'éclatante histoire et l'excellente tradition de l'indéfectible amitié coréo-chinoise.

 

Face à une situation internationale demeurant compliquée, c'est notre importante mission historique de passer à la nouvelle génération le témoin de l'amitié traditionnelle passé par les prédécesseurs révolutionnaires des deux pays comme un bien précieux pour le transmettre de génération en génération.

 

L'an dernier, nous avons pleinement démontré la solidité et la puissance de l'amitié bilatérale à travers les manifestations de l' « Année de l'amitié coréo-chinoise ».

 

En particulier, j'ai eu des rencontres significatives avec vous et d'autres dirigeants chinois et nous avons atteint une identité de vue sur beaucoup de sujets au mois de mai dernier, approfondissant encore la confiance politique et offrant à nouveau au monde l'image frappante de l'invincibilité de l'amitié bilatérale.

 

Développer constamment l'amitié de génération en génération est une question importante pour la défense de la paix et de la sécurité en Asie du Nord-Est et dans le reste du monde.

 

La politique inébranlable de notre parti et de notre gouvernement est de développer davantage à travers les générations et les siècles l'amitié coréo-chinoise, laquelle a surmonté toutes sortes de difficultés au cours de l'histoire.

 

Nous allons plus que jamais faire tous les efforts possibles pour porter cette amitié à un niveau supérieur, fidèles à la noble intention des prédécesseurs révolutionnaires des deux pays.

 

  Source : KCNA (traduction : AAFC)

 

 

 

 

 

 

 

Par Association d'amitié franco-coréenne - Publié dans : Relations Chine-Corée
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 00:02

Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée, a visité la République populaire de Chine du 3 au 7 mai 2010, à l'invitation de son homologue Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, et président de la République populaire de Chine. Bien que non officielle, cette visite du dirigeant Kim Jong-il en Chine - la première depuis 2006 - a resserré les liens d'amitié historiques entre la République populaire démocratique de Corée et la République populaire de Chine. Elle a également permis de réaffirmer l'objectif commun d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne, dans la recherche d'une solution pacifique par la voie du dialogue.

 

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Du 3 au 7 mai 2010, Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée (PTC), a visité la République populaire de Chine, à l'invitation de Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et président de la République populaire de Chine.

 

 La visite en Chine de Kim Jong-il est intervenue dans un contexte de regain des tensions intercoréennes, les conservateurs au pouvoir à Séoul accusant, malgré le manque de preuves évidentes, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) dans le naufrage du Cheonan.

 

Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, le dirigeant Kim Jong-il était accompagné de Kim Yong-chun, ministre des Forces armées et vice-président de la Commission de la défense nationale (CDN) de la République populaire démocratique de Corée, Choe Thae-bok and Kim Ki-nam, secrétaires du Comité central du PTC, Kang Sok-ju, premier vice-ministre des Affaires étrangères, Jang Song-thaek, Kim Yong-il et Kim Yang-gon, directeurs de département du Comité central du PTC, Ju Kyu-chang, premier vice-directeur de département du Comité central du PTC, Hyon Chol-hae et Ri Myong-su, directeurs de département de la CDN de la RPDC, Thae Jong-su, secrétaire en chef du comité du PTC de la province du Sud Hamgyong, et Kim Phyong-hae, secrétaire en chef du comité du PTC de la province du Nord Pyongan.

 

Des rencontres et des discussions entre Kim Jong-il et Hu Jintao ont eu lieu les 5 et 6 mai. Hu Jintao a remercié Kim Jong-il pour son invitation à visiter la RPD de Corée.

 

Du 4 au 6 octobre 2009, la visite du Premier ministre chinois, Wen Jiabao, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), à l'occasion du soixantième anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, avait été la première d'un Premier ministre chinois en RPD de Corée depuis 1991. Enfin, l'année 2009 avait été marquée comme celle de l'amitié entre la Chine et la République populaire démocratique de Corée.

 

Visites d'entreprises dans le Nord-Est de la Chine

 

 Kim Jong-il a souligné les réalisations du peuple chinois dans la construction du socialisme selon les caractéristiques de la Chine, en citant l'ouverture avec succès de l'Exposition internationale de Shanghaï comme une démonstration de la puissance nationale de la Chine.

 

S'étant déclaré vivement impressionné par les transformations de la ville de Dalian et du port de Tianjin, Kim Jong-il a visité des sites industriels, comme lors de ses précédents déplacements en Chine. A l'occasion de ses visites du Dalian Bingshan Group, de l'entreprise de production de locomotives Dalian Locomotive, du groupe de pêche du Liaoning et du groupe industriel Dalian Xuelong, il a mis l'accent sur les progrès technologiques accomplis. Il s'est également rendu dans la Shenyang Blower Company et dans l'entreprise de machines-outils n° 1 de Shenyang, les machines-outils étant par ailleurs l'un des premiers postes d'exportation chinois en RPD de Corée.

 

Une volonté de resserrer les liens d'amitié traditionnels entre la Chine et la RPD de Corée au-delà des générations

 

Les deux parties ont souligné l'amitié historique qui lie, de génération en génération, Coréens et Chinois, depuis les combats menés en commun, dès les années 1930, contre l'envahisseur japonais. Les deux parties ont convenu de la nécessité de renforcer cette amitié traditionnelle pour la paix, la stabilité et la prospérité en Asie du Nord-Est et, au-delà, dans le monde.

 

Hu Jintao a déclaré que l'amitié traditionnelle entre la Chine et la RPDC était un atout précieux pour les deux parties et les deux peuples et que c'était par conséquent la responsabilité historique commune des deux parties de la développer avec le temps et de la transmettre à travers les générations. Hu Jintao a apprécié les mesures positives prises par la RPDC pour défendre la stabilité, développer l'économie et améliorer le niveau de vie du peuple, en souhaitant de plus grands succès encore dans la cause de la construction de la nation sous la direction du PTC conduit par le secrétaire général Kim Jong-il.

 

 Kim Jong-il a souligné que l'amitié de longue date entre la Chine et la RPDC resterait inchangée malgré le passage du temps et le remplacement d'une génération par une nouvelle, alors qu'elle a surmonté les tempêtes et les épreuves de l'histoire. Kim Jong-il a exprimé sa conviction de nouveaux succès du peuple chinois, en soulignant le regard scientifique porté sur le développement de la Chine et la construction d'une société harmonieuse sous la direction du PCC avec Hu Jintao comme secrétaire général.

 

Selon les douanes chinoises, le commerce bilatéral entre la Chine et la RPDC a atteint 2,7 milliards de dollars en 2009, soit 40 % du commerce extérieur de la RPDC. Les principaux postes d'exportation chinois sont le pétrole, les équipements et les machines, ainsi que les produits alimentaires. La Chine a loué deux îles sur le fleuve Yalu (Tumen), marquant la frontière sino-coréenne, dans la perspective d'un développement conjoint des provinces frontalières des deux pays. Par ailleurs, la Chine a acquis un droit d'usage pour une durée de dix ans du port de Rajin, sur la mer de l'Est.

 

Nucléaire : vers une reprise des pourparlers à six ?

 

Pour conforter la paix, la stabilité et la prospérité en Asie du Nord-Est, les deux parties ont réaffirmé l'objectif commun d'une dénucléarisation de la péninsule coréenne, conformément à la déclaration du 19 septembre 2005.

 

Kim Jong-il a exprimé la volonté de la RPDC d'offrir des conditions favorables à la reprise des pourparlers à six, conjointement avec les autres parties, en déclarant inchangée la position de base de la RPDC quant à son objectif de dénucléariser la péninsule coréenne, la mise en oeuvre de la déclaration conjointe adoptée dans le cadre des pourparlers à six et la recherche d'une solution pacifique par la voie du dialogue.

 

Hu Jintao a dit que la Chine (hôte des pourparlers à six) était prête, dans le futur comme elle l'a fait dans le passé, à encourager les progrès constants du processus des pourparlers à six par des efforts conjoints avec la RPDC et toutes les parties concernées.

 

 La visite en Chine de Kim Jong-il semble ainsi avoir réouvert la perspective d'une reprise des pourparlers à six, interrompus depuis plus d'un an. Si d'intenses discussions diplomatiques ont été conduites en ce sens à partir d'août 2009 (un des points d'orgue ayant été la visite, à Pyongyang, de l'envoyé spécial américain Stephen Bosworth, en décembre dernier), elles ont buté sur le refus, notamment, de Washington d'assouplir les sanctions prises à l'encontre de la RPDC après le lancement d'un satellite de télécommunications et l'essai nucléaire nord-coréen du 25 mai 2009, qui signait l'échec des pourparlers à six.

 

En ce début d'année, Pyongyang a réitéré sa proposition d'un traité de paix dans la péninsule coréenne, toujours officiellement en état de guerre depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, mais sans suite favorable à ce jour des Etats-Unis. Washington saura-t-il saisir à nouveau la main tendue, tant la question nucléaire et celle d'un traité de paix sont intimement liées ?

 

Sources :

- AAFC

- Xinhua, "Kim Jong-il : la RPDC maintient sa position concernant la dénucléarisation de la péninsule coréenne", 7 mai 2010 (dont photo)

- KCNA, "Kim Jong Il Makes Unofficial Visit to China", 8 mai 2010

- KCNA, "Speech of Kim Jong Il at Banquet", 8 mai 2010

- KCNA, "Speech of Chinese President at Banquet", 8 mai 2010

- KCNA, "Kim Jong Il Makes Unofficial Visit to Northeastern China", 7 mai 2010


 

Par Association d'amitié franco-coréenne - Publié dans : Relations Chine-Corée
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 17:08
La visite du Premier ministre chinois, Wen Jiabao, en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), du 4 au 6 octobre 2009, a été l'occasion de réaffirmer la solidarité entre la République populaire de Chine (RPC) et la RPDC, forgée notamment pendant la Guerre de Corée (1950-1953). Désolidariser ces deux alliés traditionnels fait d'ailleurs partie de la stratégie des partisans d'un étouffement de la Corée du Nord qui aboutirait à son effondrement. Suite à l'essai nucléaire nord-coréen du 25 mai, l'adoption d'un nouveau train de sanctions à l'encontre de la RPDC par le Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la Chine est un des membres permanents, avait pu laisser croire que la Chine "lâcherait" la RPDC. La visite du Premier ministre Wen démontre qu'il n'en est rien, au grand dam des Etats-Unis et de leurs alliés. Mieux, l'approche chinoise semble à même de  faire avancer de manière décisive la résolution de la crise nucléaire dans la péninsule coréenne. Les Etats-Unis, l'autre principal protagoniste de cette crise, sont ainsi poussés à enfin accepter des discussion bilatérales avec une Corée du Nord qui peut compter sur un soutien de la Chine. Signe supplémentaire d'une stabilisation de la situation en Asie du Nord-Est, la France vient d'entamer un processus historique de rapprochement avec la RPDC.
 
A l'occasion du 60eme anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée, le 6 octobre 1949, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a effectué une visite en RPDC du 4 au 6 octobre 2009. La dernière visite d'un Premier ministre de la République populaire de Chine en RPDC remontait à 1991.

Les dirigeants des deux pays avaient auparavant échangé des messages dans lesquels ils s'engageaient à renforcer leur relations pour le bien de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est. "L'histoire démontre que le développement des relations entre la Chine et la RPDC répond aux intérêts fondamentaux et aux voeux partagés des peuples de nos deux pays", était-il écrit dans le message adressé conjointement par les dirigeants chinois, le président de la RPC, Hu Jintao, le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, Wu Bangguo, et le Premier ministre, Wen Jiabao. "Cela contribue aussi à préserver la paix et la stabilité de la région."

Dans ce message, la Chine se déclarait également prête à travailler main dans la main avec la RPDC pour faire davantage avancer les relations de bon voisinage, d'amitié et de coopération, Pékin étant déjà le premier partenaire commercial de Pyongyang.

De son côté, le dirigeant Kim Jong-il, président de la Commission de la Défense nationale de la RPDC, a qualifié d'événement mémorable l'établissement des relations entre la RPDC et la République populaire de Chine, affirmant que la RPDC était bien déterminée à consolider et à développer l'amitié avec la Chine et à travailler avec elle pour promouvoir les relations d'amitié et de coopération.

Pendant sa visite en Corée, Wen Jiabao a notamment visité un cimetière dans le district de Hoechang de la province de Phyongan, à 100 km à l'est de Pyongyang, où reposent 134 soldats de l'Armée des volontaires du peuple chinois tombés pendant la Guerre de Corée, dont le propre fils du président Mao Zedong. Entre 1950 et 1953, 2,4 millions soldats chinois se sont battus aux côtés de l'Armée populaire de Corée.

En plus de souligner l'amitié entre la Chine et la RPDC, proches comme "les lèvres et les dents" selon la vieille expression, la visite du Premier ministre chinois a permis d'exposer les positions chinoise et nord-coréenne quant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Le dirigeant coréen Kim Jong-il a ainsi rappelé que la dénucléarisation de la péninsule coréenne était une volonté du président Kim Il-sung. Pour y parvenir, il est nécessaire de pacifier les relations hostiles entre la RPDC et les Etats-Unis grâce à des discussions bilatérales. En fonction du résultat de ces discussions, la RPDC est prête à participer à des négociations multilatérales, y compris aux pourparler à six. "Nos efforts pour atteindre l'objectif d'une péninsule dénucléarisée restent inchangés", a conclu le dirigeant coréen.

De 2003 à 2008, les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne ont réuni les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon. En avril 2009, après sa condamnation par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour avoir lancé un satellite de télécommunications, la RPDC s'est retirée de ces pourparlers devenus, selon elle, une simple "tribune servant à porter atteinte à sa souveraineté à la forcer à désarmer." Il est à noter que l'envoyé chinois aux pourparlers à six, le vice-ministre des Affaires étrangères Wu Dawei, faisait partie de la délégation emmenée par Wen Jiabao en RPDC.

A l'issue de leurs entretiens, Kim Jong-il et Wen Jiabao "sont parvenus à un consensus fondamental" sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, a rapporté l'agence officielle Xinhua (Chine nouvelle).

Du côté des autres parties aux pourparlers, la Russie, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Alexandre Borodavkine, a salué l'intention de la RPDC d'avoir un dialogue bilatéral avec les Etats-Unis en prélude à la reprise du processus des négociations à six.

Selon plusieurs experts russes, malgré le retrait de la RPDC des pourparlers à six - annoncé comme définitif - la position nord-coréenne sur ces pourparlers reste inchangée. Tout dépend désormais de l'attitude adoptée par les Etats-Unis qui n'ont jusqu'à présent manié que l'intimidation et les sanctions vis-à-vis de la Corée du Nord. Sans résultats. Selon Evgueni Kim, du Centre d'études coréennes à l'Institut russe de l'Extrême-Orient, "Washington ne sait que trop bien que Pyongyang ne se décidera jamais au démantèlement unilatéral de son programme nucléaire tant qu'il n'aura pas de garanties solides. Le durcissement des sanctions n'effraie pas outre mesure la Corée du Nord."

Pour sa part, le Japon, où le nouveau Premier ministre, Yukio Hatoyama, prône le dialogue et la coopération, a salué la volonté de la Corée du Nord de reprendre, sous condition, les pourparlers à six. "Des discussions bilatérales sont attendues entre les Etats-Unis et la Corée du Nord", a noté avec satisfaction le ministre japonais des Affaires étrangères Katsuya Okada. Il a toutefois ajouté que celles-ci "doivent avoir lieu dans le cadre strict des négociations à six." Quoi qu'il en soit, ce discours marque une rupture avec l'intransigeance du gouvernement japonais précédent, lequel a soulevé le problème de la disparition de plusieurs de ses ressortissants - sans rapport avec la question du nucléaire nord-coréen - pour ne pas respecter les accords signés en février et octobre 2007 lors des pourparlers. [1]

Face à la bonne volonté manifestée par la RPDC à l'issue de la visite du Premier ministre chinois, la satisfaction affichée par la Russie et, dans une moindre mesure, par le Japon tranche avec la méfiance des Etats-Unis et de la Corée du Sud.

Traditionnellement opposés à des discussions directes avec Pyongyang, les Etats-Unis ont fini par accepter le principe de discussions bilatérales avec la RPDC mais seulement dans le cadre multilatéral des pourparlers à six. Ainsi, l'administration américaine hésite toujours à envoyer à Pyongyang son émissaire pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth. "Aucune décision n'a été prise à ce sujet", déclarait encore le 5 octobre le porte-parole du département d'Etat américain cité par l'agence sud-coréenne Yonhap.

Le gouvernement américain soutient le "grand marchandage" proposé par le président sud-coréen Lee Myung-bak, des incitations économiques et politiques pour la Corée du Nord, notamment des garanties de sécurité, en échange du démantèlement de son programme nucléaire en une seule phase au lieu de plusieurs étapes. La RPDC a qualifié la proposition sud-coréenne de "bêtise" et "ridicule", accusant Lee Myung-bak de chercher à "s'interposer dans la question nucléaire" qui concerne au premier chef Pyongyang et Washington, comme rappelé le 28 septembre par Pak Gil-yon, vice-ministre des Affaires étrangères de RPDC. S'exprimant devant la 64eme Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, le vice-ministre nord-coréen a une nouvelle fois exposé la doctrine de son pays qui entend être une puissance nucléaire "responsable". Il a ainsi déclaré que tant que les Etats-Unis ne changeront pas leur politique nucléaire, la RPDC n'aura "pas d'autre option que de s'appuyer sur [des] moyens nucléaires fiables pour assurer l'équilibre nucléaire dans la région [de l'Asie du Nord-Est]." Pour la partie nord-coréenne, la question nucléaire est à régler avec les Etats-Unis qui doivent d'abord renoncer à leur attitude de confrontation. "Nous ne participons pas à une course aux armements nucléaires", a encore déclaré Pak Gil-yon. "Notre arsenal nucléaire a pour mission d'empêcher une guerre."

Mais le plus irrité par la visite de Wen Jiabao en RPDC a été le gouvernement sud-coréen. Séoul est très agacé d’être mis à l’écart des négociations sur le nucléaire nord-coréen. Le gouvernement conservateur du président Lee Myung-bak est ainsi pris à son propre piège puisqu'il a décidé, depuis son arrivée au pouvoir en février 2008, de ne plus respecter la lettre et l'esprit des déclarations Nord-Sud du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007, réduisant au maximum les contacts avec le Nord, supprimant notamment la coopération  humanitaire et économique avec la RPDC tant que celle-ci n’aura pas renoncé à ses programmes nucléaires. Or, la question du nucléaire n'est pas évoquée dans les déclarations Nord-Sud de 2000 et 2007.

Le gouvernement sud-coréen s'indigne aussi des accords de coopération signés pendant la visite du Premier ministre chinois. Les accords sino-coréens rendus publics portent sur plus de 200 millions de dollars. Ils concernent  l'assistance économique, le soutien aux secteurs de l'éducation et des technologies, des accords touristiques ou encore la construction d'un nouveau pont sur le fleuve Amnok (en chinois, Yalu) séparant la Chine et la Corée. Des experts chinois estiment que Pékin fournira du pétrole brut et des produits alimentaires pour une valeur d'au moins 50 millions de dollars. Proposée par la Chine, la construction d'un nouveau pont sur le fleuve Amnok/Yalu permettra de développer une zone économique spéciale autour de la ville frontalière nord-coréenne de Sinuiju et facilitera les échanges entre la RPDC et la Chine, lesquels s'élèvent à 2,7 milliards de dollars par an.

La Chine a aussi promis une assistance militaire à la RPDC avec laquelle la lie déjà un accord de défense mutuel depuis 1961. La visite du Premier ministre Wen dans le cimetière de Hoechang, en rappelant l'engagement de 2,4 millions soldats chinois aux côtés des Coréens du Nord entre 1950 et 1953, pourrait signifier la volonté de la Chine d'assister militairement la RPDC en cas de crise dans la péninsule coréenne. 

Pour le gouvernement sud-coréen, de tels accords prennent le contre-pied des sanctions votées en juin par le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre de la Corée du Nord. Néanmoins, tournant résolument le dos à la stratégie d'étouffement de la Corée du Nord, prônée par les Etats-Unis et leur alliés et sans grands effets sur le développement du programme nucléaire nord-coréen, la solidarité entre la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée, réaffirmée pendant la visite du Premier ministre Wen, semble parvenir à de meilleurs résultats. Les nouvelles perspectives de résolution de la crise nucléaire coréenne, les discussions bilatérales entre les deux principaux protagonistes, la RPDC et les Etats-Unis, qui pourraient précéder une reprise des pourparlers à six, ont même des effets induits inattendus puisque ce moment a été choisi par la France pour, enfin, étudier sérieusement les conditions de l'établissement de relations diplomatiques avec la RPDC.
 


[1] Le 13 février 2007, aux termes de l'accord intervenu à Pékin à l'issue des négociations à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Russie, Japon) sur le programme nucléaire nord-coréen, la Corée du Nord s'est engagée à désactiver son programme nucléaire en échange d'une aide énergétique et alimentaire et de garanties de sécurité par les Etats-Unis. Le 3 octobre 2007, un nouvel accord a été signé par les gouvernements des six pays, concernant le processus de démantèlement des installations nucléaires nord-coréennes : la Corée du Nord acceptait de démanteler ses trois principales installations nucléaires à Yongbyon avant le 31 décembre 2007, sous la supervision d'un groupe d'experts. Elle s'engageait dans le même temps à donner la liste complète de ses programmes nucléaires en échange d'une aide énergétique équivalente à un million de tonnes de fioul lourd.



Sources :
AFP, China Daily, Choson Ilbo, ITAR-TASS, KCNA, Kyodo News, ONU, Radio France Internationale, RIA-Novosti
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 12:03

L'agence officielle KCNA de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé, le lundi 28 septembre 2009, la visite officielle en RPDC de Wen Jiabao les 4 et 5 octobre prochains. La venue du Premier ministre de la République populaire de Chine, qui s'inscrit par ailleurs dans le cadre de l'année de l'amitié sino-coréenne après la visite du Premier ministre nord-coréen en Chine plus tôt cette année, a relancé les spéculations sur une possible reprise des pourparlers sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Est-ce le signal d'une reprise des pourparlers bilatéraux (RPDC - Etats-Unis), voire multilatéraux (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) concernant la dénucléarisation de la péninsule coréenne ? En tout état de cause, l'annonce de la visite officielle en RPD de Corée, du 4 au 6 octobre, du Premier ministre chinois Wen Jiabao clôt une période d'intenses consultations diplomatiques, officielles ou officieuses, depuis le début du mois de septembre, ayant conduit le gouvernement américain à déclarer qu'il n'était pas hostile à des pourparlers bilatéraux directs avec Pyongyang, en vue de la reprise du dialogue à six. Plus tôt en septembre, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il aurait dit à un envoyé du gouvernement chinois qu'il était prêt à des discussions multilatérales sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Dans le contexte de ces échanges diplomatiques de haut niveau, une rencontre a eu lieu, à New York, entre Pak Gil-yon, vice-ministre des affaires étrangères de la RPD de Corée, et le secrétaire général des Nations-Unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon. Le communiqué diffusé par les Nations-Unies à l'issue de cette réunion a fait état des discussions sur des sujets d'intérêt commun, "les relations entre les Etats-Unis et la RPDC, et les questions nucléaires, humanitaires et des droits de l'homme", M. Ban ayant plaidé pour une reprise des pourparlers à six.

Si la visite officielle à Pyongyang du Premier ministre chinois fait suite à celle de son homologue nord-coréen Kim Yong-il en Chine, en mars, dans le cadre de l'année de l'amitié sino-coréenne, elle a ainsi relancé les spéculations sur l'annonce d'une possible reprise des pourparlers lors de la visite de Wen Jiabao, alors que Pékin est l'hôte des discussions à six.

Mais si Pyongyang a multiplié les gestes d'ouverture et de dialogue depuis la visite de l'ancien président américain Bill Clinton à Pyongyang en août, rien n'indique que les Etats-Unis, les autres membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, la Corée du Sud et le Japon soient prêts, en contrepartie, à alléger les
sanctions contre la RPDC. Si cette ligne de fermeté devait être maintenue, le risque serait grand d'un nouvel échec diplomatique, imputable à l'intransigeance de Washington, Tokyo et Séoul.


Sources : AAFC, AFPAl Jazeera

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 12:02

L'Union européenne a évoqué la question de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), lors du sommet annuel avec la Chine, le 20 mai 2009. De fait, ce sommet attendu comme celui de la réconciliation a surtout montré l'état des divergences entre les deux pays, alors que la Chine a mis en garde contre toute ingérence dans ses affaires intérieures.

"Je veux souligner que pour mener une coopération stratégique (entre la Chine et l'Union européenne), la chose la plus importante est de bien s'en tenir aux principes du respect mutuel et de ne pas interférer dans nos affaires intérieures réciproques" : la déclaration du Premier ministre chinois Wen Jiabao à l'issue du sommet entre l'Union européenne et la Chine, le 20 mai 2009 à Prague, ne pouvait être plus claire.

Le sommet annuel devait initialement se tenir à Lyon le 1er décembre 2008, pendant la présidence française de l'Union européenne, mais il avait été reporté après une rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama. La déclaration du Premier ministre chinois  le 20 mai dernier apparaît comme une nouvelle mise en garde qui montre que les relations sino-européennes ont été durablement affectées par les choix du président Nicolas Sarkozy pendant la présidence française, alors que le dirigeant religieux tibétain est à nouveau attendu prochainement en France, au Pays-Bas et au Danemark.

Ce sommet, présenté comme celui de la "réconciliation", a surtout réaffirmé les divergences sur les sujets économiques et diplomatiques, alors que la méthode priviligiée par les Européens - consistant à amener les dirigeants chinois sur leurs positions - ne répond pas vraiment au principe du "respect mutuel", évoqué par Wen Jiabao, ni à la recherche du compromis. Dans le domaine économique, la Chine voulait obtenir un assouplissement des conditions d'exportation de ses produits de haute technologie vers l'Europe, et un appui à ses démarches pour obtenir le statut d'économie de marché, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce. Ces questions n'ont pas obtenu de réponse à Prague, dans l'attente du prochain sommet annuel qui aura lieu au deuxième semestre de cette année en Chine.

L'Union européenne a échoué à obtenir de la Chine tant qu'elle fasse pression sur les dirigeants de la Birmanie (Myanmar) pour engager un dialogue avec l'opposition, que sur la question de la Corée du Nord.

Sur ce dernier dossier, les Européens voulaient une condamnation du
lancement de la fusée Unha-2 par les Nord-Coréens le 5 avril dernier, et que la Chine fasse pression pour la reprise des pourparlers à six. L'échec des dirigeants européens tend à montrer que la Corée du Nord ne peut pas faire avancer la mise en place d'une diplomatie européenne autonome, si la position des Européens consiste simplement à relayer la position américaine.

Sans doute y a-t-il eu une mauvaise évaluation des relations entre la Chine et la RPD de Corée, alors que l'année 2009 est celle de l'amitié sino-coréenne. La plupart des diplomates européens estiment en effet que
l'adoption d'une déclaration "non contraignante" (sic) du président du Conseil de sécurité des Nations-Unies aurait fait l'objet d'une concertation préalable entre Pékin et Pyongyang. Or Pékin ne s'attendait pas à une réaction aussi ferme de Pyongyang, tandis que les sanctions prises contre plusieurs entreprises nord-coréennes, sur la base de cette déclaration, montre qu'elle n'était pas "non contraignante".

La Chine, soucieuse de bonne relations avec Washington, a-t-elle été le jouet des Américains et des Européens sur la Corée du Nord ? Une de ses priorités de Pékin est maintenant le rétablissement de la relation bilatérale avec Pyongyang. Par ailleurs, les déclarations bruyantes des Etats-Unis sur le prétendu consensus international à propos de Pyongyang ne correspondent pas à la réalité, que les diplomates européens ont bien maladroitement rappelée en mettant eux-mêmes le dossier nord-coréen sur la table des négociations du sommet UE-Chine. (Sources :
AFP, y compris photo, et EarthTimes

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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 00:47

Le 23 janvier 2009, le dirigeant Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée, a reçu une délégation du Parti communiste chinois. Cette visite, qui s'inscrit dans le cadre de l'année de l'amitié entre la Chine et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord),  permet de resserrer encore les liens étroits qui unissent les deux pays socialistes.

Selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, le dirigeant Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée, a reçu le 23 janvier 2009 une délégation du Comité central  (CC) du Parti communiste chinois (PCC)  conduite par M. Wang Jiarui, chef du département aux relations internationales. Ce dernier était porteur d'un message du Président Hu Jintao, secrétaire général du CC du PCC, à l'occasion du nouvel an lunaire, le 26 janvier, et de l'année de l'amitié entre la République populaire démocratique de Corée et la République populaire de Chine (photo : KCNA).

De fait, les deux pays socialistes nourrissent des liens d'amitié et de coopération de longue date, depuis l'intervention des volontaires chinois - dont le fils du président Mao Zedong, mort au combat - aux côtés des Nord-Coréens pendant la guerre de Corée (1950-1953). Les 2 millions de Coréens de Chine ont joué un rôle actif dans la victoire sur le Kuomintang puis la fondation de la République populaire de Chine, en 1949, et leur représentation au 17ème Congrès du PCC, en octobre 2007, témoigne toujours de la reconnaissance pde ce rôle historique.

Après la guerre de Corée, le Premier ministre chinois Zhou Enlai, en visite à Pyongyang du 14 au 21 février 1958, a déclaré que "la Corée et la Chine sont des Etats amis unis par le sang. Vous nous avez aidés quand nous avons eu besoin de vous. Nous sommes venus vous secourir quand vous avez été envahis par les impérialistes américains" (source : New Korea, n° 3, supplément, 1958). Lors de ses visites en Chine du 21 au 28 novembre 1958 et du 2 au 10 décembre 1958, le président Kim Il-sung a déclaré que "le peuple coréen conservera comme un trésor son amitié avec le peuple chinois et fera tout son possible pour renforcer et développer cette amitié". La Chine a  ainsi aidé à la reconstruction de la Corée après la guerre civile et internationale de 1950-1953. (source : Peking Review, 25 novembre 1958).

Pendant la guerre froide, Pyongyang a renforcé son indépendance en conduisant une  politique d'équilibre vis-à-vis des deux principales puissances socialistes, la Chine et l'Union Soviétique, tout en prenant en compte les évolutions de ses grands deux voisins. Si la crise de Cuba, en 1962, a convaincu la RPDC de la nécessité d'assurer sa propre défense en renforçant son potentiel militaire, tout en déplorant  alors la politique soviétique, les critiques de certains gardes rouges contre le président Kim Il-sung pendant la Révolution culturelle ont entraîné, un temps, un net refroidissement des relations sino- nord-coréennes.

Les relations actuelles entre la Chine et la RPDC ont pour base le traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle entre la République populaire démocratique de Corée et la République populaire de Chine, signé en 1961 :  en cas d'attaque militaire, la RPDC serait soutenue par la Chine. Sur le dossier du
Tibet, la RPDC soutient le gouvernement chinois, en ayant dénoncé les incidents ayant émaillé le passage de la flamme des Jeux olympiques de Pékin.

Hôte des pourparlers multilatéraux à six sur le nucléaire coréen, la Chine est favorable à une péninsule coréenne dénucléarisée.


La Chine est le premier partenaire économique de la Corée du Nord : les échanges commerciaux ont dépassé 2 milliards de dollars en 2008 (soit plus du tiers du commerce extérieur de la RPDC), selon les douanes chinoises. Les investissements chinois en RPDC, qui ont atteint 14 millions de dollars en 2005, se concentrent notamment dans les mines et l'énergie (fer, cuivre, molybdène, charbon, outre le projet d'exploitation commune de réserves de pétrole offshore, situées sur la frontière maritime des deux Etats), ainsi que dans la production d'acier. L'usine de bicyclettes de Pyongyang (photo : Alain Noguès). est gérée par les Chinois et les Nord-Coréens Plusieurs visites du dirigeant Kim Jong-il en Chine ont témoigné de son intérêt pour le modèle de développement chinois, tandis que Pékin encourage Pyongyang à la suivre sur la voie des réformes économiques.

La Chine et la Corée du Nord se soutiennent mutuellement dans le domaine humanitaire : alors que la RPDC serait le premier récipiendiaire de l'aide publique au développement chinoise,
la Corée du Nord a secouru les vicitimes du séisme survenu dans la province du Sichuan en mai 2008. La solidarité est également interindividuelle : si de nombreux Coréens ont été aidés par la minorité coréenne de Chine pendant la "Dure Marche "des années 1990, ce sont au contraire les Nord-Coréens qui ont accueilli les Chinois pendant les difficultés alimentaires apparues lors du "Grand Bond en Avant".

Bien qu'alliées, la Chine et la Corée du Nord ont des points de friction, s'agissant du tracé de la frontière sino-coréenne, et dans le domaine historique : depuis 1996, la Chine veut accréditer la thèse selon laquelle le plus ancien royaume coréen, le Koguryo (37 avant JC - 668 après JC) aurait été un Etat chinois. Il en est résulté le classement au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO non seulement des tombes du Koguryo situées en territoire coréen, mais également de celles se trouvant dans les actuelles provinces du Nord-Est de la Chine.



Sources :
- AAFC,
-
KCNA,
dépêche du 23 janvier 2009,
Lee Jong-heon, correspondant de l'United Press International, "China Taps North Korea Resources", 4 mai 2007;
- Samuel S. Kim, "Sino - North Korean Relations in the Post-Cold War World, in
Young Whan-kihl et Hong Nack-nim (sous la direction de), North Korea. The Politics of Regime Survival, East Gate Book, New York, 2006, pp. 183-202,
- Wikipédia.

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