Coréens d'outre mer

Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 00:12

Le 25 mars 2014, le Comité central de l'Association générale des Coréens résidant au Japon (nom abrégé coréen : Chongryon) a tenu une conférence de presse pour dénoncer une décision de la cour de justice de Tokyo relative à la vente de son siège dans la capitale nippone, qu'elle juge discriminatoire, et qui constitue le dernier épisode en date d'une pression continue sur la Chongryon et la communauté nord-coréenne au Japon.

nam-sung-u_chongryon_conference-de-presse_25-03-2014.jpgLors de la conférence de presse tenue le 25 mars 2014, Nam Sung-u, vice-président du Comité central de la Chongryon, a dénoncé la décision rendue la veille par la cour de justice de Tokyo, ayant écarté une entreprise mongole - qui avait pourtant formulé l'offre la plus élevée - pour la vente du terrain et du bâtiment du siège de la Chongryon. Le tribunal nippon a  ainsi placé en position d'acquéreur l'entreprise immobilière japonaise Marunaka Holdings Co. Ltd. Pour Nam Sung-u, cette décision - dont les motivations sont politiques - est discriminatoire et méconnaît la législation japonaise. La Chongryon a décidé de faire appel, mais reste sous la menace d'une expulsion de ses locaux.

Depuis le premier essai nucléaire auquel a procédé la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en octobre 2006, les Nord-Coréens affiliés à la Chongryon ont été victimes de discriminations croissantes, et les autorités nippones ont utilisé le levier fiscal pour exercer une pression croissante sur la Chongryon : en particulier, la remise en cause du régime d'exonération fiscale des bâtiments de la Chongryon a fragilisé considérablement la situation financière de l'organisation, la contraignant à vendre son siège. L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) est solidaire du combat de la Chongryon pour pouvoir continuer à exercer ses activités, notamment éducatives, au sein de la communauté coréenne au Japon, et elle plaide pour le respect des droits des Coréens vivant au Japon.

Ce nouveau coup dur pour la Chongryon intervient dans le contexte d'une reprise, au plus haut niveau depuis 2012, des contacts entre le Japon et la RPD de Corée. Selon les médias japonais, la délégation nord-coréenne a vivement dénoncé la décision de justice du 24 mars 2014, et plus généralement la situation des Coréens du Japon, comme un obstacle à l'amélioration des relations bilatérales. Sans se référer directement au contenu des discussions en cours entre Tokyo et Pyongyang, qui se tiennent dans des pays tiers, les médias nord-coréens ont effectivement donné une large publicité aux conditions de vente du siège de la Chongryon, ce qui indique implicitement qu'il s'agit d'un des sujets actuels de négociation. Alors que les Nord-Coréens du Japon ont été les premières victimes de la dégradation des relations nippo - nord-coréennes, il y a lieu d'espérer qu'ils puissent bénéficier d'une amélioration des relations bilatérales.

Sources : Asahi ShimbunKCNA. Photo : Kyodo News.


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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 00:01

La perspective d'exclure les seules écoles coréennes d'un programme gratuit d'enseignement dans les lycées japonais avait soulevé un tollé dans l'archipel nippon. La mobilisation nationale et internationale a porté ses fruits : une source proche du ministère de l'Education a fait savoir, mercredi 4 août, que la dizaine d'établissements secondaires au Japon dispensant un enseignement en coréen seraient bien inclus dans le dispositif d'aides publiques.

 

korean schools yoyogi park march 2010C'est manifestement l'heureux dénouement de plus de quatre mois de luttes, marquées notamment, le 27 mars 2010, par un rassemblement au parc Yoyogi, au centre de Tokyo (photo à gauche, source Labornet), pour protester contre l'exclusion des seules écoles coréennes du Japon d'un programme de gratuité de l'enseignement dans les lycées de l'archipel nippon. En effet, le 4 août 2010, une source proche du ministère japonais de l'Education a indiqué, selon Kyodo News, l'éligibilité des établissements d'enseignement en coréen dans ce dispositif.

 

Alors que l'enseignement des écoles coréennes suit celui des programmes japonais, l'exclusive qui aurait frappé ces seuls établissements aurait été contraire au principe d'égalité en droit national et international. Elle se serait inscrite dans une politique continue de discrimination au Japon à l'encontre de la minorité coréenne, forte de 700.000 membres, bouc émissaire du gouvernement nippon suite à la dégradation des relations entre le Japon et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord).

 

Si l'AAFC se félicite du succès de la mobilisation internationale, elle n'en continue pas moins de marquer sa préoccupation pour la situation de la minorité coréenne qui réside en permanence dans l'archipel nippon, héritage de trente-cinq ans d'une colonisation brutale de la péninsule coréenne, entre 1910 et 1945, par l'empire japonais.

 

Sources : AAFC, Kyodo News

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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 20:02

Le 11 juillet 2010, une manifestation a eu lieu à Kyoto contre l'exclusion des seules écoles coréennes d'un programme gratuit d'enseignement dans les lycées japonais. Une mesure discriminatoire que condamne d'autant plus vivement l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) que les écoles coréennes ont fait l'objet, dès leur création, de mesures vivant à empêcher un enseignement dans sa langue natale pour la minorité coréenne du Japon, forte de 700 000 membres ayant choisi de demeurer dans l'archipel après la fin de la colonisation japonaise de la Corée (1910-1945).

 

korean_schools_yoyogi_park_march_2010.jpgLes Coréens du Japon sont en colère. Le 27 mars 2010, un rassemblement a eu lieu au parc Yoyogi, au centre de Tokyo (photo à gauche, source Labornet), pour protester contre l'exclusion des seules écoles coréennes du Japon d'un programme de gratuité de l'enseignement dans les lycées de l'archipel nippon. A l'initiative d'un collectif d'organisations civiques et d'étudiants (dont la Société Keiji pour soutenir les écoles coréennes et la Société des étudiants de Kyoto pour l'amitié nippo-coréenne), une nouvelle manifestation a eu lieu à Kyoto, le 11 juillet 2010. Les organisateurs ont appuyé une campagne de collecte de 500.000 signatures contre une telle mesure discriminatoire, qui s'inscrirait dans la continuité des décisions prises par les autorités japonaises après la libération de la Corée de la colonisation nippone : non seulement les écoles coréennes s'étaient vu refuser toute reconnaissance officielle, mais il avait été procédé à des milliers d'arrestations et à des fermetures de classes. Un manifestant coréen avait également trouvé la mort.

 

Yukio Hatoyama, qui avait conduit le Parti démocrate du Japon à une victoire historique sur le Parti libéral-démocrate lors des élections législatives d'août 2009, semblait pourtant prêt à la fois à revenir sur les mesures discriminatoires qui frappent la minorité coréenne au Japon, et à étendre un système de protection sociale parmi les plus déficients des pays industrialisés. Le programme d'éducation gratuit s'inscrit dans cette perspective, en visant tous les établissements d'enseignement, quel que soit leur statut, devenant récipiendaires de subventions publiques. Après avoir renvoyé à la Diète le soin de trancher la question de l'application ou non du dispositif aux écoles coréennes, Yukio Hatoyama a ensuite dû démissionner de ses fonctions de Premier ministre, suite notamment au reniement de ses engagements sur le départ de la base américaine d'Okinawa.

 

hiroshi_nakai.jpgMizuho Fukushima, qui dirige le Parti social-démocrate du Japon (membre de la coalition au pouvoir à Tokyo), a proposé d'inclure les écoles coréennes dans le programme gouvernemental. Manifestement, le gouvernement japonais a été plus sensible aux arguments d'un ses membres, Hiroshi Nakai, actuel président de la commission de la sécurité publique nationale (photo à droite), qui considère qu'il s'agit d'une mesure de sanction supplémentaire contre la République populaire démocratique de Corée - quitte à oublier que, dans le contentieux historique coréano-japonais, le Japon a une responsabilité écrasante, un siècle après avoir soumis les Coréens à l'une des colonisations les plus brutales de l'histoire.

 

Les motifs allégués par les autorités japonaises pour justifier l'exclusion des écoles coréennes ne résistent à l'analyse. Ils produisent de surcroît des effets contraires aux conventions internationales des droits de l'homme, auxquelles le Japon est partie, en niant le droit à l'éducation. Tout d'abord, l'argument avancé par Yukio Hatoyama selon lequel le Japon n'a pas établi de relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique (RPD) de Corée, qui subventionne par ailleurs en partie les établissements d'enseignement coréen au Japon, est de pure opportunité, et limité à la seule RPD de Corée : en effet, les écoles relevant de la République de Chine à Taïwan, Etat qui n'est pas davantage reconnu par Tokyo, sont, elles, incluses dans le nouveau dispositif. L'argument du contenu de l'enseignement est spécieux : non seulement celui-ci suit les programmes japonais (il est vrai sans les serments d'allégeance à l'empereur du Japon...), mais il est en plus publiquement connu. Quant à voir dans les écoles coréennes de simples relais de Pyongyang, il s'agit d'une vision passéiste, dépassée par la réalité : près de la moitié des élèves inscrits dans les écoles coréennes au Japon font aujourd'hui partie de la minorité coréenne ayant opté pour la nationalité de la République de Corée (du Sud).

 

La discrimination des écoles coréennes s'inscrit dans une politique plus large visant la communauté coréenne au Japon. En décembre 2009, un groupe d'extrême-droite japonais avait saccagé une école primaire coréenne à Kyoto en proférant des chants racistes. Bien qu'une vidéo ayant circulé sur Internet ait apporté des preuves irréfutables, il n'y a pas eu d'arrestations par la police japonaise.

 

Sources :

- KCNA, "Solution to Issue of Korean Schools in Japan Demanded", 25 juillet 2010.

- "Tuition-free schooling", éditorial du Asahi Shimbun, 9 mars 2010.

- Yujiro Tsuneno, "Korean Schools to Be Excluded from a Policy for All", 26 mars 2010, sur le site Dissident Voice.

- Kyodo News, "SDP chief urges tuition-free program to cover pro-Pyongyang schools", 14 mars 2010.

Kyodo News, "Minister proposes Korean schools be exempt from free-tuition system", 21 février 2010.

 

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 00:33
Lors de la Libération de la Corée à l'issue de la Deuxième Guerre Mondiale quelque 2 millions de Coréens vivaient dans l'archipel nippon, dont 600.000 restèrent au Japon. A l'issue d'une campagne internationale, 100.000 Coréens purent être rapatriés en République populaire démocratique de Corée à compter du 14 décembre 1959, malgré les obstacles posés par les autorités japonaises et le gouvernement de Séoul.

L'une des conséquences de la colonisation japonaise de la Corée (1910-1945)  a été le maintien, dans l'archipel nippon, d'une communauté coréenne issue de migrations volontaires ou forcées. Après la Libération, 600 000 Coréens restèrent au Japon où, de nos jours encore, ils continuent à subir différentes formes de discrimination, au quotidien, notamment dans l'accès à l'éducation, à l'emploi et au crédit. Dans le contexte de la division de leur patrie, les Coréens qui résident au Japon se sont organisés en deux associations, la Chongryon et la Mindan, favorables respectivement à la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) et à la République de Corée (du Sud).

A la fin des années 1950, dans un contexte d'industrialisation rapide de la Corée du Nord au lendemain de la guerre de la Corée, de nombreux Coréens du Japon expriment leur souhait d'être rapatriés en République populaire démocratique de Corée. Le 11 août 1958, au sein de la Chongryon, les membres de la branche de Nagatome du chapitre de Kawasaki dans la préfecture de Kanagawa, ont exprimé leur souhait de revenir en Corée, en adressant une lettre en ce sens au Président Kim Il-sung. Comme l'a observé le président fondateur de la Chongryon, M. Han Duk-su (à droite, avec le Président Kim Il-sung, en 1988, source), "la question du rapatriement des Coréens du Japon n'était pas seulement la question des citoyens d'outre-mer d'un pays qui reviendraient simplement dans leur patrie, mais celle de l'élimination de l'humiliation et du malheur dans lequel les militaristes japonais avaient jeté le peuple coréen, et c'était une question importante, pour les Coréens du Japon, de pouvoir exercer leurs droits légitimes comme citoyens d'outre-mer d'un Etat souverain" (source : Han Duk-su, Juche Thought and Practice in the Expatriate Movement, Institute of Social Science, Korea University, Tokyo, Japan, 1991, pp. 173-174).

Dans un discours prononcé le 8 septembre 1958, à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de la RPD de Corée, le président Kim Il-sung a accueilli favorablement la demande des Coréens du Japon, formalisée lors du 16ème plénum élargi du comité central  de la Chongryon qui s'est réuni du 8 au 10 octobre 1958, en la considérant comme un "devoir national" pour la RPD de Corée qui fournirait les moyens matériels du retour et de l'installation en Corée. Il restait toutefois à lever les obstacles juridiques, notamment l'obtention d'un accord des autorités japonaises, alors que le Japon et la RPD de Corée n'ont pas de relations diplomatiques officielles, et que les autorités sud-coréennes mènèrent une violente campagne contre le rapatriement, relayée au Japon par la Mindan, jusqu'à tenter de s'opposer physiquement aux opérations de retour.

La Chongryon a alors initié une campagne nationale et internationale en faveur du retour en Corée : le 30 octobre 1958, appelé "jour pour exiger la rapatriation", plus de 73.000 Coréens du Japon se réunirent dans 586 lieux sur l'ensemble du territoire japonais, remettant leurs revendications aux autorités japonaises. La campagne fut relayée au Japon par des organisations non-coréennes, dans les médias et à l'étranger, notamment par la Croix-Rouge et l'Association internationale des juristes. Un accord de principe du gouvernement japonais fut donné le 13 février 1959. Mais face aux atermoiements, et à la campagne d'opposition des autorités sud-coréennes qui organisèrent une manifestation à Séoul, des rassemblements se tinrent à nouveau au Japon le 3 mars 1959. Les actions en faveur du rapatriement ont constitué, pendant plus d'un an, une des activités principales de la Chongryon. A elles seules, les manifestations menées du 18 septembre au 2 octobre 1959 ont réuni 250.000 personnes.

Les négociations concernant les modalités pratiques du rapatriement étant d'ordre humanitaires, elles incombèrent aux Croix-Rouges du Japon et de la RPD de Corée, qui signèrent un accord à Calcutta le 13 août 1959 puis éditèrent, le 3 septembre 1959, un guide pratique. Le 14 décembre 1959, le premier navire pour la RPD de Corée quitta le port japonais de Niigata, avec à son bord 975 rapatriés qui  arrivèrent dans le port de Chongjin le 16 décembre, avant d'être reçus par le Président Kim Il-sung le 8 janvier 1959. Depuis un demi-siècle, quelque 100.000 Coréens du Japon, parfois accompagnés d'un conjoint japonais, sont revenus en RPD de Corée, principalement entre 1959 et 1962. Conformément à la promesse du Président Kim Il-sung, ils ont bénéficié de conditions favorables d'accueil, dans l'exercice notamment de leurs droits au logement et à l'emploi.

Source : Han Duk-su, Juche Thought and Practice in the Expatriate Movement, Institute of Social Science, Korea University, Tokyo, Japan, 1991.





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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 18:28

Le 5 février 2009, l'Assemblée nationale sud-coréenne a reconnu le droit de vote aux 2,4 millions de citoyens de la République de Corée vivant à l'étranger à compter de 2012.  Une mise en conformité avec la Constitution, qui met fin à une atteinte aux droits civiques datant de l'époque du général Park Chung-hee.

Les 2,4 millions de Sud-Coréens expatriés pourront voter aux élections législatives et présidentielles de 2012 : telle est la conséquence d'un projet de loi adopté par le Gukhoe, l'Assemblée nationale sud-coréenne, le 5 février 2009, largement attendu après une décision en ce sens de la Cour constitutionnelle en juin 2007 (cf. photo ci-joint ; des citoyens coréens au Japon fêtant, le 29 juin 2007, la décision de la Cour constitutionnelle, source Hankyoreh Ilbo), puis un avis officiel adressé, en octobre 2008, par la Commission électorale nationale sud-coréenne à l'Assemblée nationale.


L'AAFC se félicite que soit ainsi mis fin à une atteinte aux droits civils qui datait du régime militaire autoritaire du général Park Chung-hee (1961-1979), lequel avait privé les Coréens d'outre-mer de leur droit de vote dans la crainte que leur poids politique ne lui fasse perdre l'élection présidentielle, même si d'autres arguments avaient évidemment été avancés - comme le fait que les Sud-Coréens à l'étranger ne paient pas d'impôts et ne soient pas soumis au service militaire obligatoire. Mais c'est oublier qu'ils contribuent au rayonnement économique, social et culturel de leur pays à l'étranger, dont ils sont les meilleurs ambassadeurs. La diaspora sud-coréenne - au moins 5 millions de personnes, dont 13.000 en France - est la cinquième plus nombreuse au monde.

L'enjeu politique est de taille : une première estimation basse, selon laquelle 2,4 millions de Sud-Coréens pourraient participer aux prochains scrutins nationaux (à l'exclusion des élections locales et des élections partielles), porterait la part de ces derniers dans le corps électoral (37,8 millions d'inscrits) à 6,3 %. De fait, tant le Grand parti national (au pouvoir) que l'opposition du Parti démocratique ont complété leurs réseaux à l'étranger pour s'attirer les suffrages de ces nouveaux électeurs. Des questions restent à trancher : le mode de représentation (par des sièges réservés aux Coréens d'outre-mer, comme c'est déjà le cas en République populaire démocratique de Corée, et qui pourraient être répartis au scrutin proportionnel), les modalités de vote et de campagne : si celui-ci sera effectué notamment dans les représentations diplomatiques à l'étranger, d'autres bureaux de vote seront-ils ouverts ? Enfin, dans quelles conditions se dérouleront la campagne électorale et l'envoi du matériel de vote ? Le vote électronique et le vote pas correspondance seront-ils autorisés ?

Sur toutes ces questions, l'AAFC invite les Sud-Coréens à s'inspirer des réponses apportées par notre pays aux quelque 2,3 millions de Français de l'étranger : s'ils seront représentés à partir de 2012 par des députés, ils disposent déjà, depuis 1946, d'une représentation au Sénat français. Contrairement aux Sud-Coréens à partir de 2012, les Français de l'étranger peuvent participer à tous les scrutins, y compris locaux, sous condition d'être inscrits sur les listes d'une commune. (Sources : AAFC, The Korea Times)

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 01:34

Depuis l'essai nucléaire nord-coréen d'octobre 2006, l'Association des résidents coréens du Japon (Chongryon) fait l'objet d'une répression sans précédent dans l'archipel nippon. L'AAFC est solidaire de la Chongryon face aux violations des droits de l'homme dont sont victimes les Coréens du Japon.

En octobre 2006, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) procédait à son premier essai nucléaire. En rétorsion, le gouvernement japonais a décidé d'imposer des sanctions qui ont frappé en premier lieu les résidents nord-coréens du Japon, affiliés à la Chongryon :

- interdiction des voyages par ferry entre la Corée et le Japon, empêchant de nombreux Coréens du Japon,
notamment les personnes âgées et handicapées, de se rendre dans leur pays, la RPDC, compte tenu également du coût quatre à cinq fois plus élevé du transport par avion ;


- remise en cause du régime d'exonération fiscale des bâtiments de la Chongryon (ci-contre, le siège de la Chongryon) ;


- descentes de police dans les établissements de la Chongryon, y compris les écoles, sous couvert de lutte contre le terrorisme ou de non-respect des régles fiscales, alors que d'ordinaire de telles infractions supposées donnent lieu préalablement à des règlements amiables ;


- interdiction de manifestations culturelles ;


- entraves à l'aide qu'a voulu apporter l'association des résidents coréens du Japon à la RPDC après les très graves inondations d'août-septembre 2007 dans ce pays...


Ces mesures prennent place dans un contexte de multiplication des atteintes aux personnes et d'intimidations (par exemple, la destruction des bureaux de la Chongryon à Okayama par un incendie criminel), mollement réprimées par les autorités japonaises. Le 16 septembre 2006, le président de la Chongryon a par exemple été destinataire d'une lettre de menaces contenant, à l'intérieur, un doigt coupé...


Face à la multiplication des atteintes aux droits de l'homme, qui ont conduit la Chongryon à saisir le conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, l'AAFC a exprimé, par lettre, son entière solidarité avec les Coréens du Japon, refusant qu'ils soient pris en otage par le gouvernement japonais dans ses relations avec la RPDC.

 

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