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Mercredi 30 janvier 2013 3 30 /01 /Jan /2013 09:20

fusee_sud-coreenne_naro_lancement.jpgAprès des échec initiaux en 2009 et en 2010, et deux tentatives plus récentes l'an passé reportées suite à des problèmes techniques, la République de Corée (du Sud) a réussi pour la première fois à placer en orbite un satellite le 30 janvier 2013. Le 12 décembre 2012, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) avait précédé la Corée du Sud dans la conquête spatiale en mettant en orbite un satellite de travail. Toutefois, alors que la RPDC a utilisé des technologies entièrement nationales, le lanceur utilisé par la Corée du Sud est partiellement de conception russe et ce n'est qu'en 2021 que la Corée du Sud ambitionne de développer une technologie exclusivement sud-coréenne.

 

Le 30 janvier 2013, les médias sud-coréens ont retransmis en direct les images du lancement du KSLV-I (Korea Space Launch Vehicle) ou Naro-1, lanceur de 140 tonnes de conception russo-coréenne, à 16h00 heures locales (07h00 GMT). Mis en orbite avec succès, le satellite STSAT-2C doit recueillir des informations sur les radiations cosmiques.

 

Selon l'Institut coréen de recherche aérospatiale (acronyme anglais KARI), le premier étage, lanceur de la fusée, et le carénage du satellite ont été séparés après 232 secondes. Le kick-moteur du deuxième étage a été allumé après 330 secondes à une distance de 870 km. Le deuxième étage transportant le satellite est entré en orbite à 16h08, puis à 16h09 le satellite et le kick-moteur se sont séparés.

 

Lors de précédentes tentatives, en 2009 le déploiement du satellite avait échoué, et en 2010 la fusée avait explosé. En octobre et fin novembre 2012, de précédents lancements avaient été reportés, après des problèmes techniques détectés sur le premier étage de la fusée, de conception russe, puis sur le deuxième étage.

 

Le succès de la mise sur orbite du satellite nord-coréen Kwangmyongsong-3, le 12 décembre 2012, avait relancé la volonté du Sud de rejoindre le Nord dans le club fermé des puissances spatiales. Toutefois, alors que la RPDC a utilisé des technologies qui lui sont entièrement propres, ce n'est qu'en 2021 que la Corée du Sud envisage de développer une fusée de conception 100 % sud-coréenne, portant une charge de 1,5 tonne.

 

Comme l'observe l'agence AP, les deux Corée voient le développement de leurs programmes spatiaux comme cruciaux en termes de prouesse scientifique et de fierté nationale. Les réussites des lancements ont été accueillies avec le même enthousiasme au Nord, le 12 décembre 2012, puis au Sud le 30 janvier 2013, montrant la qualité et la compétence des scientifiques coréens. Cependant, au Nord les sanctions supplémentaires imposées par le Conseil de sécurité des Nations Unies traduisent l'application d'une règle du "deux poids, deux mesures" qui suscite l'ire de Pyongyang et s'inscrit dans une escalade des tensions dans la péninsule. Compte tenu que les technologies spatiales et balistiques sont en partie communes, le lancement sud-coréen a également une signification en termes militaires, alors qu'un troisième essai nucléaire nord-coréen est attendu.

 

Les Etats-Unis n'ont pas favorisé le programme spatial sud-coréen, développé en coopération avec la Russie, suivant une démarche tendant à maintenir la Corée du Sud dans une situation d'infériorité technologique et de dépendance militaire. Le choix par la Corée du Sud d'un lancement, dans le contexte actuel de tensions, doit-il s'interpréter comme une volonté d'indépendance accrue de Séoul ? La nouvelle présidente sud-coréenne Park Geun-hye est attendue sur le dossier des relations américano - sud-coréennes.

 

Pour sa part, l'AAFC, fondamentalement attachée à la paix, souhaite ardemment la reprise du dialogue entre les différentes parties pour résoudre les questions de sécurité en suspens, alors que la guerre de Corée en 1953 ne n'est malheureusement toujours pas conclue par la signature d'un traité de paix.

 

Sources : AAFC, AFP (cité par La Croix), AP, Yonhap (dont photo).

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Mercredi 12 décembre 2012 3 12 /12 /Déc /2012 08:37

Le mercredi 12 décembre 2012, à 9h49 heure locale, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a procédé au lancement de la seconde version de son satellite artificiel "Kwangmyongsong-3", depuis le centre spatial Sohae. Alors que le précédent lancement de la première version de ce satellite, le 13 avril 2012, avait échoué, le succès de la mise en orbite de la fusée nord-coréenne - annoncé par les médias nord-coréens dès 11h23 - a été reconnu par le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. Si la nouvelle de cette réussite par le ministère américain de la Défense se confirme, ce qui serait une première pour un satellite nord-coréen, cela signifiera un consensus des experts sur l'accession de la RPD de Corée au rang des quelques dix puissances les plus avancées dans le domaine des technologies spatiales, en étant capable de procéder à la mise sur orbite d'un satellite artificiel - un seuil technologique que n'a pas pu franchir, à ce jour, la République de Corée (du Sud).

 unha3dec12

Si des raisons techniques (un défaut au niveau du circuit de démarrage) avaient conduit la RPD de Corée, le 8 décembre dernier, à élargir la période de lancement initialement envisagée pour le lancement du satellite utilitaire Kwangmyongsong-3, c'est finalement bien dans les délais prévus - à partir du 10 décembre 2012 - qu'il a été procédé à son lancement et sa mise sur orbite, laquelle a réussi selon la radio centrale de télévision de la RPDC Chosun. La nouvelle a été accueillie par des scènes de joie à Pyongyang.

Pour la première fois s'agissant d'un satellite nord-coréen, le succès de la mise sur orbite a été reconnu par le Pentagone américain : selon le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), dont le rapport a été cité par l'AFP, les résultats des analyses par le système de surveillance des missiles montrent que la Corée du Nord semble avoir réussi la mise sur orbite du satellite Kwangmyongsong-3.

Le Conseil des sécurité des Nations Unies se réunira à la demande de la Corée du Sud qui, comme les Etats-Unis et leurs alliés, assimilent le lancement d'un satellite artificiel à un tir de missile, en violation des résolutions 1718 et 1874 du Conseil de sécurité. Egalement membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine a exprimé ses "regrets" à propos du lancement.

Principales sources : KCNA, Yonhap.

 

Le lancement de la fusée Unha-3 emportant le satellite Kwangmyongsong-3, le 12 décembre 2012

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Samedi 1 décembre 2012 6 01 /12 /Déc /2012 17:49

Le 1er décembre 2012, un porte-parole du Comité coréen [de la République populaire démocratique de Corée, RPDC, Corée du Nord] pour les technologies spatiales a annoncé le lancement d'un nouveau satellite artificiel, entre le 10 et le 22 décembre prochains. Ce communiqué intervient alors que la République de Corée (du Sud) entend aussi procéder prochainement au lancement d'un satellite artificiel, après de précédents essais infructueux.

Selon le Comité coréen pour les technologies spatiales, il s'agira d'un "satellite de travail", correspondant à une nouvelle version du satellite Kwangmyonsong-3, développé par des technologies spécifiques à la RPD de Corée. Son lancement s'inscrit dans le cadre d'un programme de recherche scientifique et d'utilisation de l'espace à des fins pacifiques, sur le chemin de l'édification d'un "pays puissant et prospère".

Le précédent lancement d'un satellite Kwangmyongsong-3, en avril dernier, avait échoué. Toujours d'après le communiqué du Comité coréen pour les technologies spatiales, cité par KCNA, "les scientifiques et techniciens de la RPDC ont analysé les erreurs commises durant le précédent lancement en avril, et ils ont approfondi leur travail pour améliorer la fiabilité et la précision du satellite et le lanceur de la fusée". En avril, des experts et journalistes étrangers avaient été invités à assister au lancement et à ses préparatifs, dans une démarche de transparence sans précédent s'agissant du programme spatial de la RPD de Corée.

Il sera procédé au nouveau lancement d'un satellite Kwangmyonsong-3, depuis le Centre spatial de Sohae (nord-ouest), par un lanceur Unha-3, entre le 10 et le 22 décembre - la date exacte dépendant des conditions météorologiques. Le lancement devrait 
coïncider avec le premier anniversaire de la disparition du dirigeant de la RPDC Kim Jong-il, le 17 décembre 2011.

Comme pour les précédents lancements, l'annonce publique faite préalablement par l'agence spatiale nord-coréenne répond aux obligations internationales du droit de l'espace, notamment pour éviter d'éventuelles collisions avec d'autres objets volants ou en orbite autour de la Terre. Le Comité coréen pour les technologies spatiales a aussi indiqué avoir choisi la trajectoire de nature à éviter d'éventuelles chutes de débris de la fusée, lors du lancement, dans les pays voisins.

Source : KCNA (dépêche du 1er décembre 2012)

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Mardi 30 octobre 2012 2 30 /10 /Oct /2012 22:48

A l'instar d'autres pays asiatiques, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a mis l'accent sur le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour accélérer son développement et sa modernisation économique. Dans ce cadre, la 23ème exposition nationale d'informatique s'est tenue du 18 au 25 octobre 2012 au Pavillon des Trois Révolutions et s'est achevée par une compétition où ont été récompensés, notamment, les meilleurs programmes de traduction entre le coréen et l'anglais d'une part, le coréen et le chinois d'autre part.

 

competition_informatique_coree-du-nord_remise-des-prix.jpgDu 18 au 25 octobre 2012, la 23ème exposition nationale d'informatique s'est tenue au Pavillon des Trois Révolutions, à Pyongyang, permettant d'apprécier les derniers développements de l'industrie informatique en Corée du Nord. L'un des points d'orgue de cet événement a été l'organisation d'une compétition informatique, dont la cérémonie de remise des prix s'est tenue le 25 octobre en présence de Choe Thae-bok, secrétaire du Comité central du Parti du travail de Corée.

 

L'Université Kim Il-sung et le Bureau des technologies de l'information de Pyongyang ont remporté le premier prix pour les épreuves de traduction entre le coréen et l'anglais, d'une part, le coréen et le chinois, d'autre part. L'organisation de ces épreuves traduit la place qu'entend occuper la RPD de Corée dans le secteur, en plein essor, des outils de traduction linguistique, et qui répondent également à un besoin croissant dans les échanges internationaux.

 

Les autres épreuves portaient, entre autres, sur les programmes anti-virus et l'organisation d'expositions de peintures réalisées par ordinateur, à laquelle ont participé les différents départements ministériels, des institutions nationales et des établissements industriels.

 

Dans la partie dédiée à l'exposition de produits informatiques, des prix ont notamment récompensé le système de visio-conférences Rakwon, un dispositif de cartes de paiement et le système d'automation du complexe chimique Sunchon.

 

Source : KCNA (dont photo).

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Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 12:58

matin_tablette_nord_coreenne.jpgLa République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) a toujours fait preuve d’ambition pour son développement, et ce dès les jeunes années de la République puisque les programmes d’industrialisation et de collectivisation du temps du Président Kim Il-sung (1912-1994) se devaient de suivre, métaphoriquement évidemment, la vitesse de Cheollima, le cheval ailé des légendes coréennes. Plus récemment, l’ambition du programme spatial nord-coréen, même s’il ne connaît pas un développement linéaire comme pour les autres puissances spatiales, montre que l’ambition technologique n’a pas quitté la partie nord de la péninsule ; en effet, comme l’ont toujours souhaité les dirigeants du Parti du Travail de Corée, il s’agit de transformer la RPDC en un pays « puissant et prospère » (et ce malgré les tentatives d’étranglement de plusieurs pays occidentaux, États-Unis en tête), dans l’objectif explicite de « vivre dans le luxe et dans le confort sous le socialisme ».

 

 Dernière démonstration de cette volonté, l’effort mis en place pour offrir à sa population le dernier « gadget » technologique qui fait actuellement fureur en occident, les fameuses tablettes tactiles. Il faut tout d’abord rappeler que les Coréens ont traditionnellement beaucoup d’intérêt pour les nouvelles technologies, le défunt leader Kim Jong-il étant, de notoriété publique, un cinéphile  accompli et plus globalement un chef d’Etat montrant le plus vif intérêt pour les entreprises innovantes (par exemple lors de ses nombreuses visites en République Populaire de Chine ou lors de l’inauguration de la bibliothèque électronique  de l’Université Kim Il-sung de Pyongyang) et les NTIC (nouvelles techniques de l'’information et de la communication).

 

Selon le principe d’autonomie et d’indépendance du pays, la tablette numérique nord-coréenne, nommée « Matin » est faite entièrement en RPDC (le pays possède 10 % des fameuses « terres rares » qui sont nécessaires à la fabrique de ces équipements électroniques), pèse 300 grammes et comporte plusieurs outils pédagogiques (dictionnaires, données statistiques) ainsi que des jeux, ce qui la rend particulièrement populaire auprès de la jeunesse et des étudiants.

 

Sources : AAFC, Le Monde, North Korea Tech. Photo KCNA.

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Vendredi 20 juillet 2012 5 20 /07 /Juil /2012 00:01

Après des années où les Coréens, du Nord comme du Sud, ont remporté de brillants résultats aux Olympiades internationales de mathématiques, l'année 2012 apparaît comme une consécration : pour la première fois, l'un des deux Etats coréens - en l'occurrence, la Corée du Sud - décroche la première place, tandis que les Nord-Coréens se sont classés 12èmes. Toutes nos félicitations vont aux médaillés et aux lauréats.

 

math147094.jpgCompétition internationale de mathématiques, les Olympiades internationales de mathématiques (OIM) réunissent des équipes nationales comprenant six candidats au maximum, âgés de moins de 20 ans et ne devant pas avoir commencé leurs études supérieures. Si l'épreuve est individuelle, il existe un classement non officiel par équipes. Pendant deux jours, les participants doivent, au cours de deux séances de 4 heures et demie, résoudre deux séries de trois problèmes issus de la géométrie plane, de l'arithmétique, des inégalités ou de la combinatoire.

 

En remportant l'édition 2012 qui s'est tenue à Mar del Plata, en Argentine, les lycéens sud-coréens, avec 209 points, ont nettement devancé leurs concurrents chinois (seconds avec 195 points) et américains (troisièmes, 194 points). La Corée du Sud efface ainsi la performance en demi-teinte de l'année 2011, où elle avait terminé à la 13ème place de la compétition.



Pour leur part, les Nord-Coréens ont fini 12èmes, en retrait par rapport à leur performance de l'année passée. Deux élèves, tous deux inscrits à l'école secondaire n° 1 de Pyongyang, ont obtenu une médaille d'or : Hong Chung-song et Choe Kwang.



Sources : classement par pays sur le site des OIM, KCNA (dépêche du 19 juillet 2012), wikipédia.

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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 23:32

Alors que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé qu'elle procéderait, entre le 12 et le 16 avril 2012, au lancement du satellite artificiel Kwangmyongsong-3, le programme spatial nord-coréen franchit une nouvelle étape, plus de vingt ans après avoir été lancé par le Président Kim Il-sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée. De fait, le lancement du Kwangmyongsong-3 coïncide avec le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung, le 15 avril 2012. L'Association d'amitié franco-coréenne salue les progrès scientifiques et technologiques réalisés par la RPD de Corée dans son programme pacifique de conquête spatiale.

Selon Kwon Tong-hwa, de l'Académie des sciences de la RPD de Corée, le programme nord-coréen de lancement de satellites a été engagé dans les années 1980, sur les instructions du Président Kim Il-sung. Le nom coréen du programme signifie "Etoile brillante", par référence à un poème écrit par le Président Kim Il-sung. Ce dernier a décidé d'accélérer les préparatifs de lancement d'un satellite artificiel lors d'une réunion du Comité central du Parti du travail de Corée, fin 1993, entraînant la mise en place d'une base aérospatiale à Tonghae, sur le site de Musudan, dans l'arrondissement de Hwadae de la province du Nord Hamgyong.

Kwangmyongsong-copie-1.jpgLe premier lancement (du Kwangmyonsong-1, ci-contre sur une vue d'artiste), par le lanceur Paektusan-1, a été opéré le 1er septembre 1998, depuis la base de Tonghae. Après la Russie, les Etats-Unis, la France, le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, l'Inde et Israël, la RPD de Corée est alors devenue la neuvième nation au monde à engager un programme spatial basé sur sa propre technologie.

En 2008, à l'occasion du dixième anniversaire du lancement du satellite Kwangmyongsong-1, les médias de la RPD de Corée ont annoncé la mise en place d'une nouvelle station, permettant le lancement de satellites de plus grande taille.

Il a été procédé au second lancement d'un satellite, le Kwangmyongsong-2, par la fusée Unha-2, toujours sur le site de Musudan, le 5 avril 2009.

Musudan-ri.jpg
La RPD de Corée a toujours souligné le caractère pacifique de son programme spatial, conduit à des fins scientifiques en tant que nation souveraine indépendante. Pour le lancement du satellite Kwangmyongsong-3, elle a satisfait, comme lors des précédents lancements, à ses obligations de déclaration (et de sûreté quant aux éventuelles retombées de débris de fusée) vis-à-vis de la communauté  internationale  en  tant  qu'Etat signataire  du  Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (Traité sur l'espace) entré en vigueur en 1967. Par ailleurs, Pyongyang a non seulement souligné qu'il s'agissait cette fois du lancement d'un satellite de travail (alors que les deux précédents satellites étaient expérimentaux), mais aussi invité la presse et les experts internationaux (y compris de la NASA américaine) à assister au lancement, depuis un nouveau site, agrandi par rapport à la base de Tonghae, et situé à Cholsan.

Source principale : KCNA.

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 13:43

L'annonce par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) du lancement d'un satellite artificiel Kwangmyongsong-3, entre le 12 et le 16 avril 2012, a suscité une levée de boucliers et des propos d'une violence inouïe de la part des responsables de plusieurs puissances étrangères, au premier rang desquelles les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon - ce dernier n'hésitant pas à déclarer qu'il pourrait abattre le satellite nord-coréen s'il survolait son territoire. L'Association d'amitié franco-coréenne déplore vivement ces réactions, en affirmant le droit pour la RPD de Corée, comme pour tout Etat souverain, de conduire un programme de recherches spatiales à des fins scientifiques et technologiques.  

Kwangmyongsong.jpg Jamais, dans l'histoire de la conquête spatiale, un Etat ne s'était vu refuser par un autre Etat le droit de procéder au lancement d'un satellite artificiel. C'est pourtant le tour de force que tentent d'opérer les Etats-Unis et plusieurs de leurs alliés, dont la Corée du Sud et le Japon, à l'encontre de la RPD de Corée - qui a annoncé le lancement, entre le 12 et le 16 avril prochains (suivant les conditions météorologiques) - d'un satellite "de travail" Kwangmyongsong-3, après les satellites "expérimentaux" Kwangmyonsong-1 en 1998 (photo) et Kwangmyongsong-2 en 2009. D'ores et déjà, Washington a annoncé la suspension unilatérale des livraisons alimentaires prévues dans le cadre d'un accord signé, le 29 février dernier, avec Pyongyang.

Le Traité sur l'espace, dont la RPD de Corée est signataire, stipule dans son premier article que l'exploration de l'espace doit se faire dans l'intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique, et proclame l'espace extra-atmosphérique patrimoine commun de l'humanité.

L'argument américain serait que le lancement d'un satellite artificiel utiliserait des technologies trop proches de celles du lancement d'un missile de longue portée (voire qu'il s'agirait d'un tir de missile déguisé), qu'ont interdit à la RPD de Corée les résolutions 1718 et 1874 du Conseil de sécurité des Nations Unies. L'argument ne tient pas, car si la technologie utilisée est en partie comparable, les trajectoires d'un satellite et d'un missile ne sont pas les mêmes. Il avait déjà été utilisé par Washington en 2009, lors du lancement du satellite Kwangmyongsong-2, avant de devoir être abandonné face aux preuves dont disposaient les services de rensignement des Etats-Unis que la fusée de lancement comportait bien un satellite. M. Dennis Blair, directeur des services de renseignements américains, avait ainsi déclaré à la commission de la défense du Sénat américain, dès le 9 mars 2009, près d'un mois avant le lancement du satellite Kwangmyongsong-2 : "Je tends à croire que les Nord-Coréens ont annoncé qu'ils allaient faire un lancement spatial et mon sentiment est que c'est ce qu'ils ont l'intention de faire. Je peux me tromper mais c'est ce que je prévois."

Pour preuve de sa bonne foi, Pyongyang a d'ailleurs invité les journalistes et les experts étrangers - y compris ceux de la NASA - à assister au lancement de son satellite artificiel.

Si les appréciations avaient divergé entre la RPD de Corée et d'autres pays sur la réussite ou non du lancement des satellites Kwangmyongsong-1 et Kwangmyongsong-2, la publicité faite par Pyongyang du lancement du satellite Kwangmyonsong-3, ainsi que le choix d'un nouveau site de lancement, sont des indices d'une confiance de la RPD de Corée dans la capacité à réussir la mise sur orbite de son nouveau satellite, devant l'opinion publique internationale.

Le fameux signal du Spoutnik américain avait effrayé les milieux anticommunistes, en signalant l'avancée scientifique et technologique d'une Union soviétique décrite par la propagande anticommuniste comme un Etat arriéré. Six décennies plus tard, un autre Etat, la République populaire démocratique de Corée, s'apprête à conforter son rang parmi les puissances engagées dans la conquête spatiale.

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 01:24

Unha-2.jpgLe 16 mars 2012, le porte-parole du Comité pour les technologies spatiales de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé que le satellite d'observation de la Terre Kwangmyongsong-3 serait lancé entre le 12 et le 16 avril par la fusée Unha-3. Comme en 2009 à propos du lancement de la fusée Unha-2, les principales puissances occidentales, à commencer par les Etats-Unis, ont critiqué le projet de la RPDC soupçonnée de vouloir tester un missile à longue portée. Les 27 et 28 mars, les autorités nord-coréennes ont voulu apporter des précisions sur le caractère civil et pacifique de la prochaine mission spatiale de la RPDC.


Le 27 mars 2012, après les critiques du président américain Barack Obama à propos du prochain lancement d'un satellite par la RPDC, faites pendant le sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a livré la déclaration suivante :

 

« Le chef de l'exécutif américain a qualifié le projet de lancement par la RPDC d'un satellite destiné au développement de la science et de la technologie à des fins pacifiques de provocation menaçant la paix et la sécurité internationales. Cela reflète sa conception erronée.

Les Etats-Unis affirment ne pas avoir d'intentions hostiles envers la RPDC, mais ils n'ont pas encore renoncé à leur conception invétérée de la confrontation. C'est pourquoi ils considèrent le lancement d'un satellite à des fins pacifiques comme un lancement de missile à longue portée.

La RPDC a invité des experts et des journalistes étrangers pour observer en toute lumière son lancement de satellite afin de prouver dans la transparence que celui-ci fait partie du travail scientifique et technologique en vue de l'utilisation pacifique de l'espace sans rapport avec le moindre objectif militaire.

La RPDC a aussi invité des experts de l'Agence nationale de l'aéronautique et de l'espace [NASA] des Etats-Unis pour qu'ils puissent constater par eux-mêmes la nature pacifique du lancement du satellite de la RPDC.

La RPDC et les Etats-Unis ont fait beaucoup d'efforts pour signer un accord, créant une situation favorable. Il n'y a aucune raison pour que la RPDC lance aujourd'hui un missile à longue portée.

C'est suivant la volonté du Dirigeant Kim Jong-il qu'un satellite de travail sera lancé pour marquer le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung et il s'agit d'une opération courante qui a été planifiée et mise en œuvre depuis longtemps.

Pendant les discussions de haut niveau entre la RPDC et les Etats-Unis, la RPDC a soutenu de manière constante qu'un moratoire sur les lancements de missiles à longue portée n'inclut pas les lancements de satellites à des fins pacifiques. Il en résulte que l'accord du 29 février entre la RPDC et les Etats-Unis a fait mention d'un moratoire sur les lancements de missiles à longue portée, pas sur "les lancements de missiles à longue portée y compris les lancements de satellites" ni sur "les lancements utilisant la technologie des missiles balisitiques".

La RPDC ne renoncera pas au lancement d'un satellite à des fins pacifiques, lequel est un droit légitime d'un pays souverain et une exigence essentielle du développement économique.

Le chef de l'exécutif américain a déclaré ne pas avoir d'intentions hostiles envers la RPDC. S'il était sincère, il devrait abandonner sa conception de la confrontation permanente comme le fait la RPDC, même si cela est tardif, et prendre la décision audacieuse de reconnaître que la RPDC a aussi le droit de lancer des satellites.

L'application ou non de doubles standards par les Etats-Unis au lancement du satellite de la RPDC prouvera la sincérité des déclarations du chef de l'exécutif américain. »


Kwangmyongsong.jpg Au lendemain de cette déclaration du ministère des Affaires étrangères, le vice-directeur du département du développement de l'espace du Comité pour les technologies spatiales de la RPD de Corée a apporté des précisions supplémentaires sur les caractéristiques du satellite Kwangmyongsong-3, premier satellite de travail de la RPDC, après les satellites expérimentaux Kwangmyongsong-1 (lancé en 1998) et Kwangmyongsong-2 (lancé en  2009). Le vice-directeur a aussi détaillé le programme de la visite des experts et journalistes étrangers invités :


« Kwangmyongsong-3, en tant que satellite d'observation de la Terre, évaluera la répartition des forêts et des ressources naturelles de la RPDC, l'ampleur des désastres naturels, le niveau des récoltes, etc... et collectera les données nécessaires aux prévisions météorologiques, à la prospection des ressources naturelles, entre autres.

Kwangmyongsong-3 est équipé d'une caméra et enverra des données d'observation y compris des images au Centre de commandement et de contrôle général des satellites.

Son poids est de 100 kg et il suivra une orbite héliosynchrone à une altitude de 500 km. Sa durée de vie est de deux ans.

[Les experts et journalistes étrangers invités par la RPDC] se rendront sur la base de lancement de satellites de Sohae pour observer la fusée Unha-3 sur le pas de tir et Kwangmyongsong-3. Dans le Centre de lancement ils assisteront aux préparatifs du lancement de la fusée et du satellite embarqué. Ils visiteront aussi le Centre de commandement et de contrôle général des satellites à Pyongyang et assisteront au lancement du satellite dans un endroit approprié.

Nous organiserons des visites spéciales allant au-delà de ce qui se fait au niveau international afin de montrer en toute transparence la nature pacifique, scientifique et technologique du satellite. »


Les autorités nord-coréennes entendent donc démontrer que la future mission spatiale de la RPDC est bien conforme au Traité sur les Principes régissant les activités des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (communément appelé « Traité sur l’espace »). Adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1966, et rejoint par la RPDC en 2009, ce traité proclame notamment que l'espace ne peut pas faire l'objet d'une appropriation nationale et que tous les Etats ont le droit de l'explorer et l'utiliser, un droit que les Etats-Unis et leurs alliés nient aujourd'hui à la République populaire démocratique de Corée, comme ce fut déjà le cas en 2009 lors du tir de la fusée Unha-2.


 

Sources :

"U.S. Should Not Apply Double Standards to DPRK′s Satellite Launch: FM Spokesman", KCNA, 27 mars 2012

"Official of KCST Interviewed by KCNA", KCNA, 28 mars 2012

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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 22:05

Le 16 mars 2012, le porte-parole du Comité coréen pour les technologies spatiales de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé, dans un communiqué repris par l'agence nord-coréenne KCNA, le lancement d'un satellite d'observation Kwangmyongsong-3, entre le 12 et le 16 avril, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung. Selon Pyongyang, il s'agira d'un satellite de travail, alors que les deux précédents lancements avaient concerné des satellites expérimentaux ; le satellite Kwangmyongsong-3 sera lancé à des fins scientifiques et dans un but pacifique. En raison des analogies qu'ils établissent entre les activités spatiales et le lancement de missiles à longue portée, les Etats-Unis ont vivement réagi à un projet qu'ils ont qualifié de "provocation", à l'instar de Séoul, menaçant de remettre unilatéralement en cause un accord bilatéral récemment conclu avec Pyongyang.

 

Fruit d'une technologie développée par les scientifiques coréens eux-mêmes, un satellite artificiel de travail Kwangmyongsong-3 doit être lancé entre le 12 et le 16 avril prochains, depuis la station Cholsan, porté par la fusée Unha-3, ainsi que l'a annoncé le Comité coréen pour les technologies spatiales de la RPD de Corée dans un communiqué en date du 16 mars. Toujours selon le Comité, le lancement du satellite Kwangmyonsong-3, qui coïncidera avec le centième anniversaire de la naissance du Président Kim Il-sung, posera les bases du développement économique de la RPD de Corée dans l'édification d'un pays puissant et prospère. Il a été précisé que l'orbite spatiale avait été choisie pour éviter que des retombées de débris n'aient un impact sur les Etats voisins, en se conformant strictement aux règles internationales sur le lancement de satellites scientifiques et techniques à des fins pacifiques, afin de promouvoir la confiance et la coopération internationales dans le domaine de la recherche spatiale.

 

Pour les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, il s'agit d'une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Pour la porte-parole du Département d'Etat américain Victoria Nuland, "un tel lancement de missile pose un problème de sécurité à la région et contredirait le récent engagement de la Corée du Nord à ne pas procéder à des lancements de missiles à longue portée". Elle a exprimé de "sérieuses préoccupations" sur la mise en oeuvre d'un récent accord bilatéral avec les Etats-Unis, aux termes duquel la RPD de Corée s'engageait à un moratoire "sur ses essais nucléaires, lancements de missiles à longue portée et activités d'enrichissement de l'uranium à Yongbyon" - sans exclure donc le lancement de satellites si l'on s'en tient au texte de l'accord. Les Etats-Unis s'étaient pour leur part engagés à améliorer les relations bilatérales, accroître les échanges de personnes et procéder à des livraisons de 240 000 tonnes de produits alimentaires. Les modalités techniques de mise en oeuvre de cet accord n'ont toutefois pas encore abouti à ce jour. Les Etats-Unis envisagent de revenir sur leurs engagements, notamment de livraisons de produits alimentaires.

 

La Corée du Sud a fait chorus avec les Etats-Unis en dénonçant un "acte grave et provocateur". Le porte-parole du gouvernement japonais Osamu Fujimura a procédé à un amalgame - juridiquement douteux - entre lancement de satellite et tir balistique, en affirmant "qu'il s'agisse ou non d'un lancement de satellite ou d'un tir de missile balistique, c'est une violation des résolutions du Conseil de sécurité". Cette interprétation japonaise des résolutions du Conseil de sécurité à l'encontre de la Corée du Nord ne fait en effet pas l'unanimité pami ses membres permanents. 

 

Pour sa part, la Chine a ainsi appelé à l'apaisement, en conviant "toutes les parties à jouer un rôle constructif" pour garantir la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne.

   

Les réactions occidentales au précédent lancement d'un satellite, le 5 avril 2009 (photo ci-dessus), avaient entraîné une grave crise internationale, jusqu'au second essai nucléaire auquel avait procédé la RPDC, le 25 mai 2009, pour assurer sa défense face aux Etats-Unis et à leur alliés. L'AAFC espère que Washington saura faire preuve de retenue, afin d'éviter une nouvelle escalade des tensions dans la péninsule coréenne.

 

Il ne serait pas conforme au principe de souveraineté des Etats, fondement du droit international public, qu'un pays, en l'occurrence la RPD de Corée, n'ait pas le droit de à devenir à son tour une puissance spatiale, comme le sont depuis des décennies les Etats-Unis, la Russie ou la France. Par ailleurs, au regard des retombées scientifiques et économiques de la recherche spatiale, la RPD de Corée, pays soumis au plus vieil embargo technologique au monde, apparaît légitime à rechercher les moyens d'assurer son développement économique par ses propres moyens.

 

Sources : AAFC, AP, KCNA (dépêche du 16 mars 2012 "DPRK to launch application satellite"), Le Parisien (avec l'AFP).

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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 18:19

zoo_pyongyang_1.jpgAyant ouvert en avril 1959, le zoo central de Corée - plus connu sous le nom de zoo de Pyongyang - est le principal zoo de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Situé dans le district  Mont Taesong, il abrite 5.000 animaux appartenant à 650 espèces sur une superficie de 1 km2. Comme pour de nombreux autres parcs zoologiques dans le monde, ses équipes vétérinaires disposent d'une expertise de référence pour les soins aux animaux sauvages.

 

Dans une dépêche en date du 10 décembre 2011, l'agence KCNA de la RPD de Corée a souligné le travail accompli par les équipes du zoo de Pyongyang dans la lutte contre les épizooties. De fait, la clinique vétérinaire du zoo (photos ci-dessous), équipée de matériels de haut niveau, constitue une référence en RPD de Corée, selon le témoignage d'un couple d'adhérents de l'AAFC, Maurice et Françoise Samsoen, médecins de formation, qui l'ont visitée en septembre 2011 et ont alors remis de la documentation technique sur les soins vétérinaires. Le zoo a été agrandi et rénové en 2011, sur un site comportant également un restaurant, une buvette, une boutique de souvenirs et de nombreux espaces de loisirs.

 

central_zoo_pyongyang_1.jpg

 

central_zoo_pyongyang_2.jpg

Les espèces du zoo de Pyongyang comportent notamment des singes, des chimpanzés, des tigres, des lions et des loups, ainsi que des pandas. Il est également célèbre pour ses numéros de chiens savants. En novembre 2011, l'agence russe ITAR-TASS a rendu compte de la construction d'un aquarium pour les dauphins sur le site pittoresque de l'îlot Rungra. Un nouveau service de cars pour les visiteurs du zoo a été inauguré en octobre 2011.

 

zoo_central_service_de_cars.jpg
A l'issue de la visite en Corée de Françoise et Maurice Samsoen, l'AAFC a organisé une rencontre avec les responsables de la ménagerie du Jardin des Plantes, au sein du Museum d'histoire naturelle de Paris, afin d'identifier de possibles actions de coopération bilatérale dans le domaine vétérinaire. Ces échanges ont été menés en liaison avec Olivier Vaysset, directeur du bureau français de coopération en RPD de Corée. Le Jardin des plantes avait déjà engagé une coopération ancienne avec ses homologues nord-coréens ayant conduit à des échanges de semences d'espèces végétales et arboricoles, des chercheurs du Museum ayant notamment visité la RPD de Corée en 2001 et 2002.

 

Sources : AAFC, KCNA (dépêches, dont photos).

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 23:03

Dans les années 1900, le tigre de Corée était réputé avoir disparu, sous l'effet d'une décision du Japon impérial d'exterminer les animaux dangereux. Faux, affirme une équipe de chercheurs sud-coréens qui a montré la correspondance génétique à 100 % entre des tigres de Corée et d'autres félidés toujours vivants en Extrême-Orient russe : le tigre de Corée a donc bien survécu.

amur_tiger.jpg

 

Le 7 février 2012, une équipe du Collège de médecine vétérinaire de l'Université nationale de Séoul, conduite par le professeur Lee Hang, a rendu public le résultat de l'analyse génétique des échantillons prélevés sur des os de tigres de Corée conservés au Smithsonian Institution National Museum of Natural History, aux Etats-Unis, et au Musée national de la science et de la nature de Tokyo. Les séquences génétiques des tigres de Corée correspondent parfaitement à celles des tigres de l'Amour (photo ci-dessus), qui comptent toujours une population de 400 individus vivant dans l'Extrême-Orient russe.

 

L'analyse a porté sur l'ADN mitochondrial de quatre échantillons différents de tigres coréens - trois américains et un japonais - dont un correspondant à un tigre malais, classé par erreur comme un tigre de Corée. Pour les trois autres tigres, la correspondance génétique est totale avec le tigre de l'Amour, qui vit en Sibérie.

 

Selon le professeur Lee, "le fait que le tigre de l'Amour et le tigre de Corée sont de la même lignée signifie que le tigre de Corée est toujours vivant", en ajoutant que "l'avenir du tigre de Corée dépend de la préservation de la population qui reste de tigres de l'Amour, laquelle ne comprend qu'environ 400" individus.

Les résultats scientifiques ont été publiés en janvier par la Société coréenne de zoologie systématique.

Source : Hankyoreh (dont photo).

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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 00:01

Fin juin 2011, l'Administration coréenne des aliments et des médicaments (plus connue sous son acronyme anglais : KFDA) a autorisé le premier médicament au monde créé à base de cellules souches. Le Hearticellgram-AMI, utilisé pour soigner l'infarctus du myocarde, a été mis au point par le laboratoire pharmaceutique sud-coréen FCB-Pharmicelle.

 

Hearticellgram_AMI.jpg

 

C'est une première mondiale : un médicament issu de cellules souches a reçu pour la première fois, le 28 juin 2011, une autorisation de mise sur le marché par une agence du médicament, en l'occurrence l'Administration coréenne des aliments et des médicaments.

 

Commercialisé depuis le 1er juillet, Hearticellgram-AMI est un médicament du laboratoire pharmaceutique sud-coréen FCB-Pharmicelle, précurseur dans les recherches médicales utilisant des cellules souches pour lutter contre les maladies incurables.

 

Utilisé dans le traitement de l'infarctus du myocarde, Hearticellgram est issu de cellules souches somatiques extraites du propre corps du patient, ensuite développées et injectées directement dans son cœur endommagé.

 

Malgré les travaux falsifiés du professeur Hwang Woo-suk sur le clonage, les équipes de recherche coréennes ont poursuivi leurs travaux sur les cellules souches, jusqu'à l'autorisation du premier médicament utilisant de telles cellules.

 

Sources : KBS, Dailyfe-Reuters (dont photo).

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