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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:51

KimJongil.jpgLe 17 décembre 2011 disparaissait le Dirigeant Kim Jong-il, secrétaire général du Parti du travail de Corée, président du Comité de la défense nationale de la République populaire démocratique (RPD) de Corée, commandant suprême de l'Armée populaire de Corée. Après le décès du Président Kim Il-sung, le 8 juillet 1994, la RPD de Corée a été confrontée à de multiples épreuves. Néanmoins, sous la direction de Kim Jong-il, la RPD de Corée aura connu un développement économique et technologique certain, préservé son indépendance dans un environnement international tourmenté et posé les grands jalons devant mener à une réunification pacifique de la Corée.

Dans un contexte international nouveau, marqué par l'écroulement du socialisme dans certains pays, et dans des circonstances économiques sans précédent, alors que des catastrophes naturelles (inondations, sécheresses) ont durement affecté la population de la République populaire démocratique de Corée et entraîné une sévère pénurie alimentaire au milieu des années 1990, le Dirigeant Kim Jong-il a mis l'accent sur l'effort de modernisation technologique. La République populaire démocratique de Corée s'est notamment engagée sur la voie de la conquête spatiale dont l'aboutissement le plus récent est la mise sur orbite du satellite Kwangmyongsong-3 lancé par la fusée Unha-3 le 12 décembre 2012. Les mesures adoptées sous la direction de Kim Jong-il ont eu pour effet de consolider le système économique socialiste, tout en dynamisant les circuits de production et d'échanges, sans remettre en cause les principes de gratuité de l'éducation et d'accès aux soins, ainsi que de propriété collective des grands moyens de production.

Les buts fixés par le Dirigeant Kim Jong-il de construction d'une Corée puissante et prospère contribuent à un monde plus pacifique et juste, même si de nombreux obstacles demeurent, au premier rang desquels l'embargo auquel est soumise la République populaire démocratique de Corée, le plus vieil embargo au monde, qui frappe d'abord, sinon exclusivement, les populations, et renforcé par les sanctions des Nations Unies suite aux essais nucléaires d'octobre 2006 et mai 2009.

Tout en renouvelant ses offres d'un traité de paix qui mettrait un terme définitif à la Guerre de Corée (un simple traité d'armistice a été signé le 27 juillet 1953), la RPD de Corée dirigée par Kim Jong-il a accédé au statut de puissance nucléaire, suivant une volonté d'indépendance au plan militaire. L'arme nucléaire de la RPD de Corée est conçue comme une arme de dissuasion vis-à-vis des grandes puissances, à commencer par les Etats-Unis dont le président George W. Bush classa la RPD de Corée parmi les pays de l'« axe du mal » en janvier 2002. En cela, la doctrine de dissuasion nucléaire de la RPD de Corée obéit à des principes proches de ceux définis par le général de Gaulle pour la France : sanctuarisation du territoire, dissuasion du faible au fort, stricte suffisance.

Pour accroître les échanges et la coopération de la République populaire démocratique de Corée sur la scène internationale, le Dirigeant Kim Jong-il avait, jusqu'au cours des mois précédant sa disparition, multiplié les rencontres avec les présidents chinois et russe, cimentant ainsi l'amitié traditionnelle entre la République populaire de Chine et la RPD de Corée et relançant les projets de gazoduc et de liaison ferroviaire entre les deux Corée, projets impliquant la Fédération de Russie.

Le Dirigeant Kim Jong-il a aussi, et peut-être d'abord, été l'artisan de la réconciliation et de la réunification de la nation coréenne divisée depuis 1945. Kim Jong-il a ainsi accueilli, à Pyongyang, les présidents sud-coréens Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun en juin 2000 et en octobre 2007. Les déclarations conjointes adoptées lors de ces sommets historiques sont devenues la pierre angulaire de la réunification de la Corée, en répondant aux aspirations de tous les Coréens, du Nord, du Sud et d'outre-mer. Le développement continu de la zone industrielle conjointe de Kaesong, malgré les aléas des relations intercoréennes, a contribué à faire de la Corée du Sud le deuxième partenaire économique et commercial de la République populaire démocratique de Corée.

Ces orientations ont été permises tant par le changement de majorité à Séoul, avec l'élection de l'opposant Kim Dae-jung fin 1997, que par une politique d'ouverture du Dirigeant Kim Jong-il, dans la continuité des orientations définies par le Président Kim Il-sung. En août 1997, il déclarait ainsi que si la partie sud-coréenne « apportait un changement positif dans ses actes, [la RPDC envisagerait] à n'importe quel moment des négociations franches avec elle sur le destin de la Corée ». Lors d'une visite à Panmunjom, le long de la zone démilitarisée séparant les deux parties de la Corée, le 24 novembre 1996, il avait eu l'idée de la triple Charte, reprenant : les Trois principes de la réunification (indépendance, réunification pacifique, grande union nationale), définis le 4 juillet 1972 ; le Programme en dix points pour la grande union de toute la nation en faveur de la réunification de la patrie, du 6 avril 1993 ; enfin, le projet de fondation d'une République fédérale démocratique du Koryo, adopté le 10 octobre 1980 lors du sixième congrès du Parti du travail de Corée. 

Dans des circonstances particulièrement difficiles, le Dirigeant Kim Jong-il aura œuvré au développement économique de son pays, à la préservation de son indépendance nationale et à la réunification pacifique de la Corée. 

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique de la RPDC
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