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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:59

Dans un rapport du service de recherches de l'Assemblée nationale de la République de Corée (Corée du Sud), rendu public le 19 septembre 2013, les ressources minières de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont été estimées à 6 986 000 milliards de won sud-coréens (soit 6 400 milliards de dollars). Ce potentiel minier exceptionnel est un atout pour l'économie de l'ensemble de la péninsule coréenne, alors que les ressources minières de la Corée du Sud sont 22 fois moins importantes.

 

Suivant le rapport rendu public par Kim Eul-dong, député du parti sud-coréen Saenuri (conservateur, majoritaire), les réserves de plus de 20 ressources minières de la Corée du Nord s'élèvent en valeur à 6 986 000 milliards de won sud-coréens (soit 6 400 milliards de dollars), représentant 22 fois la valeur des ressources minières de la Corée du Sud (estimées à 319 000 milliards de won).

musan-dprk.jpgSi actuellement les principales production minières de la Corée du Nord sont, en valeur, le charbon, le fer et le cuivre (à gauche, la mine de cuivre de Musan, la plus grande d'Asie), la RPD de Corée dispose des deuxièmes réserves mondiales de magnésite et des troisièmes en graphite, estimées respectivement à 4 milliards de tonnes et 2 millions de tonnes. Par ailleurs, les terres rares, encore mal connues, représenteraient plus de 10 % des réserves au monde.

Ce considérable potentiel minier offre d'importantes possibilités de développement à l'économie nord-coréenne, pouvant drainer les devises nécessaires notamment à la modernisation de ses infrastructures. Cependant, plusieurs conditions doivent être remplies pour permettre sa pleine exploitation (le secteur minier représentant d'ores et déjà, bon an mal an, 10 % du PIB nord-coréen) : investissements initiaux, débouchés de transport, levée des sanctions économiques internationales et meilleure insertion de la RPDC dans le système financier mondial. 

Selon le rapport de l'Assemblée nationale sud-coréenne, les ressources minières de la Corée du Nord donnent déjà lieu à des investissements d'au moins six pays, au premier rang desquels la Chine, la Corée du Sud et le Japon. De fait, une concurrence s'est mise en place entre la Chine et la Corée du Sud, mais les sanctions économiques mises en place unilatéralement par le gouvernement sud-coréen en 2009 ont considérablement freiné les investissements sud-coréens, aujourd'hui supplantés par ceux des entreprises chinoises qui bénéficient, de surcroît, de la garantie de leur gouvernement. Plus que dans d'autres domaines, le secteur minier témoigne d'une imbrication croissante des économies chinoise et nord-coréenne, que beaucoup de progressistes sud-coréens voient comme un obstacle à la future réunification du pays.

Par ailleurs, la Corée du Sud est entièrement dépendante des importations pour sa consommation de magnésite et de zinc. Un rapprochement intercoréen permettrait également de valoriser les complémentarités des deux économies. Le rapport parlementaire sud-coréen plaide ainsi pour un approfondissement des échanges Nord-Sud dans le domaine minier, ce qui suppose la levée, au moins partielle, des sanctions économiques imposées par le Gouvernement du Président Lee Myung-bak en 2009.

Sources : AAFC, Yonhap.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Economie
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)