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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 12:17

Après la proposition des autorités de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) d'engager des discussions avec les Etats-Unis sur la paix et la dénucléarisation dans la péninsule coréenne, les contacts diplomatiques s'intensifient pour déterminer les conditions d'une reprise des pourparlers. La RPDC a également renouvelé son offre de discussions à la République de Corée (du Sud), malgré le récent échec d'une rencontre à un niveau ministériel, témoignant de la volonté des autorités nord-coréennes de relancer, parallèlement aux pourparlers bilatéraux et multilatéraux sur les questions de sécurité, un processus d'échanges intercoréens qui a été mis à mal pendant la présidence du conservateur Lee Myung-bak en Corée du Sud.

 

C'est un intense ballet diplomatique qui s'engage autour de la Corée, les contacts bilatéraux étant le préalable nécessaire à une possible reprise des discussions afin d'en fixer le cadre et les enjeux. Le 18 juin 2013, Kim Kye-gwan, premier vice-ministre des Affaires étrangères de la RPDC (à droite sur la photo ci-dessous), est arrivé à Pékin pour rencontrer son homologue chinois Zhang Yesui. Parallèlement, Cho Tae-yong (à gauche sur la photo ci-dessous), représentant de la Corée du Sud pour les questions de paix et de sécurité, a quitté l'aéroport d'Incheon pour Washington, où doivent se tenir des pourparlers à trois (Etats-Unis, Corée du Sud, Japon) : suite à la proposition de la RPDC aux Etats-Unis de reprendre les discussions sur les questions de sécurité, sans conditions préalables, la Maison Blanche a fait savoir qu'elle consulterait le Japon et la Corée du Sud. Cho Tae-yong doit ensuite rencontrer Zhang Yesui à Pékin, le 21 juin.

 

cho-tae-yong_kim-kye-gwan.jpg

 

Si, officiellement, les responsables américains s'exprimant dans les médias continuent de déclarer qu'il n'est pas possible de s'engager sur la voie de dialogue sans d'abord un geste de Pyongyang, l'hypothèse d'une reprise des discussions est donc bien étudiée de près par les Etats-Unis. Le récent sommet de Barack Obama avec Xi Jinping a également abordé cette question, et les Chinois ont certainement réaffirmé, à cette occasion, leur position favorable à la reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne (réunissant les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon), qu'ils accueillent à Pékin.

 

Parallèlement, la RPDC a adressé de nouveaux signaux à la Corée du Sud pour une reprise des échanges intercoréens. Dans son édition du 18 juin 2013, le Rodong Sinmun, quotidien du Parti du travail de Corée, a observé, dans son éditorial (intitulé "Aller de l'avant en portant haut la bannière de l'unité du peuple"), que "plutôt que de faire obstacle au développement des relations Nord-Sud en se concentrant sur des détails sans importance, les autorités de Corée du Sud devraient suivre le chemin de la réconciliation et de la réunification", en ajoutant que "l'échec d'une reprise de dialogue entre les autorités nord et sud-coréennes, attendu de longue date, est lié à l'incapacité des autorités sud-coréennes de parler au peuple coréen". L'éditorial place ainsi au premier plan les intérêts du peuple coréen dans son ensemble, au-delà des différences de systèmes politique, économique et social.

 

Par ailleurs, Jang Jae-on, président du Conseil des relligions de Corée (du Nord), a également exprimé son vif regret de la rupture des échanges intercoréens et son souhait d'une reprise du dialogue, lors d'une rencontre à Pékin le 13 juin dernier avec des représentants du Conseil coréen des religions pour la paix, qui réunit les sept principales religions en Corée du Sud.

 

Une reprise des pourparlers multilatéraux sur les questions de sécurité en Corée pourrait faciliter les autorités sud-coréennes, conservatrices, à convaincre la frange la plus à droite de leur électorat du bien-fondé d'une reprise des échanges intercoréens. Pendant la campagne électorale, la nouvelle présidente Park Geun-hye avait exprimé son souhait de renouer les fils du dialogue, répondant ainsi aux attentes de la majorité de l'opinion sud-coréenne après le recul des échanges intercoréens au cours des années d'intransigeance vis-à-vis de la RPD de Corée sous la présidence Lee Myung-bak.

 

Sources : AAFC, Hankyoreh (dont photo).

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations internationales de la Corée
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* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)