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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 23:01

A Séoul, la démission quasi-concomitante du Premier ministre, d'une part, et des dirigeants du Parti démocrate (PD, principale formation d'opposition, centriste), après un revers du PD lors des élections législatives partielles du 28 juillet 2010, a créé un climat d'incertitudes long à se dissiper, à un peu plus de deux ans de la prochaine élection présidentielle. Dernier épisode en date : la renonciation de Kim Tae-ho, mis en cause dans des affaires de corruption, à briguer le poste de Premier ministre.

 

Le 28 juillet 2010, le Grand parti national (GPN, conservateur, au pouvoir) a remporté de manière inattendue cinq des huit sièges en jeu lors d'élections législatives partielles, notamment à Séoul, où Lee Jae-ho, proche du président Lee Myung-bak, a décroché une nette victoire (58 %) sur sa rivale du Parti démocrate (PD, centriste, principale formation d'opposition), Jang Sang, dans la circonscription d'Eunpyeong. Le PD n'a remporté que trois sièges, un à Gwangju et deux dans la province de Gangwon. Tirant la conséquence de cette défaite, Chung Sye-kyun, président du Parti démocrate, a démissionné le 2 août dernier, suivi par les autres membres du conseil suprême du PD dans la nuit du 2 au 3 août. Jusqu'à sa convention prévue fin septembre, le Parti démocrate est dirigé par un comité d'urgence de onze membres que dirige Park Jie-won, président du groupe parlementaire. La direction sortante avait été fortement critiquée en interne par une équipe de jeunes réformistes.

 

Mais la tourmente politique n'épargne pas non plus la majorité. Le 29 juillet, Chung Un-chan a démissionné de son poste de Premier ministre. Pragmatique qui n'avait pas hésité à critiquer certains choix du président Lee avant sa nomination comme Premier ministre en septembre 2009, Chung Un-chan n'avait pu ni empêcher un revers de la majorité lors des élections locales de juin 2010, ni mener à bien des projets majeurs comme la construction de la ville nouvelle de Sejong. Ces deux dossiers l'avaient conduit à présenter sa démission au président de la République, qui l'avait à chaque fois refusée. Cette troisième offre de démission aura donc été la bonne : présentée semble-t-il le 3 juillet, elle aurait alors été acceptée, mais sous réserve de prendre effet à une date ultérieure.

 

kim_tae_ho.jpgGouverneur du Sud Gyeongsang de 2004 jusqu'au début de cette année, Kim Tae-ho avait été désigné par Lee Myung-bak comme nouveau Premier ministre. Kim Tae-ho a finalement choisi de démissionner après un report, décidé d'un commun accord par la majorité et l'opposition, de son vote de confirmation au poste de Premier ministre. Kim Tae-ho a été mis en cause dans une affaire de corruption, et sa désignation comme Premier ministre aurait également pu en faire un concurrent potentiel de Park Geun-hye, dont les partisans préparent déjà la candidature à l'élection présidentielle de 2012 après sa défaire d'une courte tête face au président actuel Lee Myung-bak (qui ne peut pas se représenter) lors de la primaire interne au GPN en 2007.

 

Alors que se rapproche l'échéance de 2012, pour une élection très ouverte, les forts remous actuels à la tête du gouvernement et de la principale formation d'opposition traduisent des luttes de pouvoir internes de plus en plus aiguisées.

 

Source : AAFC et dépêches KBS

- "Victoire du GPN aux législatives partielles", 29 juillet 2010

- "Démission du Premier ministre Chung Un-chan", 29 juillet 2010

- "Démission des membres du conseil suprême du Parti démocrate", 2 août 2010

- "Kim Tae-ho renonce à sa nomination au poste de Premier ministre", 29 août 2010

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)