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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:47

logo-CILRECO.gifIl y a une semaine, des soldats sud-coréens ont tiré sur un avion civil, mais le drame a heureusement été évité. Leur commandement a couvert ces actes inquiétants, en déclarant que les militaires avaient fait leur devoir : les deux Marines sud-coréens impliqués ne seront pas sanctionnés, même si le ministère sud-coréen de la Défense a toutefois décider de présenter des excuses. La couverture de ce grave incident par la presse française a révélé, une fois encore, un parti pris qui ignore les conséquences de l'aventurisme du gouvernement Lee Myung-bak. L'AAFC publie ci-après l'analyse du professeur Robert Charvin, doyen honoraire des facultés de droit et d'économie de Nice, vice-président de l'AAFC et membre de la direction du Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée (CILRECO).

 

Tout acte de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) est assimilé par les médias occidentaux à une "provocation". L'Armée populaire de Corée, lorsqu'elle assure la protection de la souveraineté du territoire de la République, est accusée d' "agressivité" : quoi qu'il fasse, le Nord "menace" !

 

Par contre, les manoeuvres militaires de la Corée du Sud et des Etats-Unis qui se succèdent à proximité immédiate de la RPDC sont des "opérations de défense et de paix".

 

Lorsqu'un événement se produit qui porte atteinte à la réputation de Séoul, le silence est de rigueur ou tout au moins la plus grande discrétion.

 

Le 17 juin, l'armée sud-coréenne positionnée à 2 km de la ligne de démarcation fait feu sur un avion. Il s'agit d'un avion de l'Asiana Airlines (un Airbus avec 119 passagers à bord), en provenance de Chine vers l'aéroport d'Incheon, en Corée du Sud. C'est dans la même zone qu'ont eu lieu les incidents de l'île de Yeonpyeong en novembre 2010 et de la corvette sud-coréenne qui a sombré en mars 2010.

 

Les rares médias occidentaux qui ont fait allusion à cette attaque armée d'un avion de ligne ne parlent pas d'une provocation intentionnelle des Sud-Coréens. Pour les Etats-Unis et l'Europe occidentale, la Corée du Sud serait incapable d'un tel geste !

 

La quotidien parisien Le Figaro du 19 juin, par exemple, ne parle que d'un incident qui "illustre le regain de tension sur la péninsule", en citant le ministre de la Défense à Séoul qui "justifie" tout : il y avait "la possibilité d'une provocation surprise" du Nord ! Et Le Figaro d'excuser la Corée du Sud bien que des autorités de Séoul aient déjà annoncé qu'elles ne sanctionneraient pas les militaires qui ont tiré sur l'avion civil car "ils doivent immédiatement répondre par le feu à toute incursion ennemie" !

 

Le Figaro profite même de l'article (signé S. Faletti) pour citer la déclaration d'un conseiller de Barack Obama sur les armes de destruction massive, alors de passage à Séoul : "nous répondrons action contre action" !

 

Décidément, la désinformation et l'intoxication anti-RPDC se portent bien. Il est vrai que la vision simpliste du chef de l'Etat français "il y a la démocratie et il y a la dictature" permet aux médias français de ne pas se poser de question. Il y a la Corée du Sud et il y a la Corée du Nord. Il y a aussi et surtout un besoin de paix, de développement et de réunification dans l'intérêt de tout le peuple coréen. La France n'y travaille guère !

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans CILRECO
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)