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Association d'amitié franco-coréenne |
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Les autorités de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont fixé en 2012,
année du centenaire de la naissance du Président Kim Il-sung, fondateur de la RPDC, l'objectif de construire un pays puissant et prospère. Dans le domaine économique et culturel, ce but se
décline par le renforcement des atouts du pays dans le secteur de l'architecture et de la construction. L'AAFC donne quelques points de repère.
Pendant la guerre de Corée (1950-1953), alors même que le conflit était encore loin d'être terminé, le Président Kim Il-sung de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord)
avait défini les grandes lignes du plan de reconstruction de la capitale dans l'après-guerre. De fait, alors qu'en 1953 elle était presque entièrement détruite par les bombardements des forces
des Nations-Unies sous commandement américain, Pyongyang présente aujourd'hui un plan géométrique ordonné, comportant un grand nombre d'espaces verts, qui traduit une forte volonté architecturale
et urbanistique. Si le visiteur occidental est impressionné par des dimensions selon lui excessives, au regard des critères de l'architecture occidentale (qui définit, par exemple, la taille
d'une place publique au regard de la population susceptible de fréquenter cette place), il s'agit d'un choix conscient des Nord-Coréens : ceux-ci ont voulu se projeter à long terme, en
envisageant le développement futur de la ville. Par exemple, les dimensions des axes routiers et des rues ont été adaptées à des prévisions d'augmentation du trafic automobile, aujourd'hui
en plein essor dans la capitale.
De longue date, l'architecture a constitué un point fort de la Corée :
ainsi, le système de chauffage par le sol, ou ondol, reste la norme dans la construction contemporaine. Les communautés nord-coréennes expatriées ont bâti de nombreuses villes, à
l'instar de Vladivostock, dans l'extrême-orient russe. La RPD de Corée coopère dans le domaine de la construction avec des pays proches politiquement - comme le Zimbabwe, l'Iran ou encore la
Namibie, dont le palais présidentiel inauguré en 2008 est l'oeuvre des Nord-Coréens. Dans un domaine plus spécifique, la RPDC s'est spécialisée dans la construction de statues
géantes, pour lesquelles elle compte plusieurs dizaines de pays clients sur tous les continents.
Ce choix de développement économique n'est pas propre au Nord de la péninsule : dès les années 1960, la Corée du Sud s'est également engagée dans des opérations de construction à
l'étranger, notamment au Proche-Orient, qui lui ont procuré les devises nécessaires à la modernisation de l'économie.
L'effort porté par le gouvernement nord-coréen au secteur de l'architecture et de la construction, comme base pour la modernisation du pays, a impliqué des
investissements spécifiques, ainsi que des coopérations bilatérales. La conception et le dessin assistés par ordinateur (CAO et DAO) ont ainsi été développés au Centre informatique de
Pyongyang.
Les agences d'architecture sont organisées par ministère et/ou par ville : ce sont des structures publiques, dont la taille importante dépasse nettement
celle de la plupart des cabinets privés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Les fonctions de recherche et de formation peuvent être intégrées aux opérations de création et de
construction proprement dites : une des agences les plus connues, l'Institut de recherche architecturale Paektusan (IRAP, du nom du mont Paektu, point culminant de la péninsule
coréenne) a été fondé le 22 juillet 1982 (photo et source : La Corée d'aujourd'hui, article reproduit sur le site de l'association Korea-is-one). L'IRAP abrite trois laboratoires de recherche. Ses équipes d'architectes et d'ingénieurs sont à l'origine de plusieurs
des bâtiments modernes de Pyongyang, dont l'hôtel international Yanggakdo, le monument à la fondation du Parti du travail de Corée ou
encore le Centre de recherche informatique de Corée.
Afin de conforter son excellence dans le domaine
architectural, le gouvernement nord-coréen a formé, à partir de 2002, des architectes dans plusieurs pays européens (Allemagne, Autriche, Italie, France). De fait, il s'agit d'un domaine où
des coopérations bilatérales avec les pays ocidentaux peuvent être mises en place : l'hôtel Yanggakdo a ainsi été construit, notamment, avec des capitaux français, et les travaux ont repris depuis le
printemps 2008 pour l'hôtel Ryugyong qui, une fois achevé, serait le plus grand hôtel de
tourisme au monde.
Cependant, à l'instar des pays européens à la même époque, à partir des années 1950, la Corée du Nord a privilégié les constructions rapides pour reloger l'ensemble de ses habitants et leur
fournir des services modernes. Ces bâtiments ayant vieilli, leur modernisation et la prise en compte des nouvelles normes de sécurité et de protection de l'environnement sont au coeur des travaux
de réhabilitation engagés au lendemain des années de difficultés économiques de la "dure marche". Il s'agit donc d'un des enjeux majeurs pour atteindre, en 2012, l'objectif de construire un pays
puissant et prospère.
Source : AAFC
un traffic automobile en essor...
le relogement des habitants...
Où sont les sources de ces informations?
En 2008, la délégation de l'AAFC en visite en Corée du Nord a pu voir les premiers embouteillages de la capitale. L'augmentation du trafic automobile est constatée par tous les visiteurs qui se rendent régulièrement dans le pays (voir par exemple http://www.loreneverly.org/nkorea.html).
Pour le relogement des habitants après le guerre (en 1953, certains logeaient dans des grottes...), voir par exemple l'ouvrage de Chris Marker Coréennes : http://amitiefrancecoree.over-blog.org/article-26331584.html