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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:03

Le 14 mai 2009, l'agence officielle KCNA a annoncé que le procès d'Euna Lee et Laura Ling, deux journalistes américaines arrêtées le 17 mars alors qu'elles auraient franchi la frontière sino-coréenne, s'ouvrirait le 4 juin prochain. Cette annonce intervient dans un contexte de dégradation des relations bilatérales entre Washington et Pyongyang, même si l'administration Obama a déclaré ne pas rejeter le principe d'un dialogue bilatéral.

Le 4 juin 2009 : la date du procès des journalistes américaines Euna Lee (d'origine coréenne) et Laura Ling (photo daylife.com) vient d'être fixée. Les deux femmes, qui travaillent pour la chaîne de télévision Current TV, basée à San Francisco et dont l'un des co-fondateurs et le président est l'ancien vice-président Al Gore, avaient été arrêtées par les garde-frontières nord-coréens. Selon la chaîne américaine, elles enquêtaient en Chine sur les Nord-Coréens passés de l'autre côté de la frontière : dans ce cadre, il n'est pas exceptionnel que des journalistes s'aventurent à passer illégalement en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), ce que semblent avoir fait Euna Lee et Laura Ling, lesquelles encourent une condamnation pour espionnage. Leur camémaran et leur guide chinois avaient, pour leur part, réussi à s'enfuir. Des démarches avaient été engagées par divers canaux pour la libération des deux journalistes, retenues dans une résidence traditionnellement réservée à l'accueil des visiteurs de marque. 

Ce procès intervient à un moment critique dans les relations bilatérales entre Washington et Pyongyang : si l'administration Obama a déclaré être ouverte à un dialogue direct avec la RPDC en vue d'une reprise des pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, Pyongyang a déclaré que ceux-ci n'avaient plus lieu d'être, suite aux
sanctions prises par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, après le lancement de la fusée Unha-2 pour mettre en orbite un satellite de télécommunications. Bien que la Corée du Nord ait toujours recherché un dialogue direct avec Washington, le ton peu diplomatique de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a amené Pyongyang à déclarer que l'administration Obama poursuivait la politique hostile de l'administration George W. Bush.

Une autre affaire, concomitante, concerne un Sud-Coréen de la zone industrielle intercoréenne de Kaesong, arrêté sous le chef d'accusation de critiques du régime nord-coréen : sa situation est au coeur des demandes formulées par le gouvernement sud-coréens lors de la
rencontre intercoréenne qui a eu lieu à Kaesong et qui s'est soldée sans résultats après 20 minutes d'échanges. Pour sa part, lors de cette réunion, la Corée du Nord a demandé une augmentation des salaires des ouvriers nord-coréens et une révision des contrats locatifs (en avançant la date du paiement des loyers, initialement fixée à compter de 2014). Alors que la première réunion s'était tenue à l'initiative de la Corée du Nord, la Corée du Sud a demandé une nouvelle réunion, refusée par Pyongyang en l'absence d'éléments nouveaux de négociations - les entrepreneurs sud-coréens à Kaesong ayant fait savoir qu'ils n'accepteraient qu'une hausse limitée des salaires des ouvriers nord-coréens, au maximum de 5 %. 

Sources : AAFC,
bloomberg.com

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)