Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 17:20

Lors des cinq élections législatives partielles qui se sont tenues le mercredi 29 avril 2009, le Grand parti national (GPN) du président Lee Myung-bak a subi un revers cinglant, en ne remportant aucun des sièges en lice. Ces scrutins ont donné un net avantage aux partis d'opposition, ainsi qu'à des candidats indépendants.

0/5 : le Grand parti national (GPN) ne pouvait envisager pire scénario en ne remportant aucun siège, à l'issue des cinq élections législatives partielles organisées le mercredi 29 avril 2009 (photo ci-contre : la direction du GPN suit les résultats à la télévision, le président du parti Park Hee-tae étant le deuxième en partant de la droite) Le taux de participation (40,8 %) a été le plus élevé à un scrutin partiel en Corée du Sud depuis 2001 (par comparaison, le taux de participation à l'élection présidentielle de décembre 2007 a à peine dépassé la barre des 60 %). Les élections sud-coréennes ont lieu au scrutin majoritaire uninominal à un tour, comme aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

A Incheon, dans le district de Bupyeong, le siège a basculé du GPN au Parti démocrate (PD, opposition centriste), avec la victoire de Hong Yeong-pyo. Par ailleurs, Kim Yun-sik (PD) a remporté la mairie de Siheung, à Gyeonggi.

A Ulsan, le candidat du Nouveau parti progressiste (Jinbo), Cho Seung-soo, permet à cette formation politique de faire son entrée au Parlement, après avoir échoué de peu, aux élections générales du 9 avril 2008, à franchir la barre des 3 % pour disposer de plusieurs des sièges attribués au scrutin proportionnel. Classé à gauche, le Nouveau parti progressiste a fait scission du Parti démocratique du travail (PDT). Pour ce scrutin, le Nouveau parti progressiste et le PDT avaient fait alliance, ce qui pourrait marquer une étape sur le chemin de la réconciliation de la gauche coréenne.

Des candidats indépendants ont remporté les trois derniers sièges :
- dans le Jeonju, à Deokji, Chung Dong-young, l'ancien candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2007, fait son retour en politique après un séjour de quelques mois aux Etats-Unis ; avec un score de 72,3 %, il a remporté une victore sans appel sur le candidat officiel du PD et se positionne contre la direction actuelle du PD ; un autre dissident du PD, qui avait fait alliance pour ce scrutin avec Chung Dong-young, Shin Kuhn, ancien chef des services de renseignement, l'a également emporté à Wansan, toujours dans la province de Jeonju, favorable à l'opposition, dans un pays où les clivages régionaux sont très marqués ;
- dans le Gyeongju, la victoire de Jeong Soo-seong est celle d'un proche de Mme Park Geun-hye, qui dirige l'opposition interne à Lee Myung-bak au sein du GPN, après avoir été battue de peu dans la primaire interne au GPN pour désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2007 ; Jeong Soo-seong a défait le candidat officiel du GPN.

Si le porte-parole de la présidence de la République a refusé de commenter ces résultats, qui ne remettent pas en cause la majorité parlementaire du GPN (y compris de députés favorables à Mme Park Geun-hye, qui ont rejoint leur parti), il ne s'agit pas moins d'un revers cinglant pour Lee Myung-bak, mis en cause notamment sur les questions de respect des libertés publiques, et pour son attitude intransigeante vis-à-vis de la Corée du Nord. 

Sources : Ser Myo-ja, JoongAng Daily (y compris photo), et AAFC

Partager cet article

Repost 0
Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir une réunification indépendante et pacifique de la Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la sécurité et de la paix dans le monde
  • Contact

Recherche

D'où venez-vous?

aujourd'hui


dans les 30 derniers jours

 
 

Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)