Partager l'article ! Rencontre Nord-Sud dans la zone industrielle de Kaesong: Dimanche 19 avril 2009, le ministère sud-coréen de la Réunification a annoncé qu'il ...
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Association d'amitié franco-coréenne |
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Dimanche 19 avril 2009, le ministère sud-coréen de la Réunification a annoncé qu'il acceptait la
proposition de la Corée du Nord, formulée la veille, d'une rencontre à propos de la zone industrielle conjointe de Kaesong. Cette rencontre Nord-Sud, qui aurait lieu mardi 21, sera la
première à ce niveau depuis plus d'un an.
Faut-il y voir le signe d'un infléchissement de la politique
intercoréenne du gouvernement Lee Myung-bak ? En tout cas, c'est la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) qui a été à l'initiative d'une reprise du dialogue
intercoréen, en proposant le samedi 18 avril 2009 une réunion conjointe à propos de la zone industrielle de Kaesong (photo Alain Noguès, usine de confection textile ShinWon, 12
septembre 2008), au nord de la zone démilitarisée, où des entreprises sud-coréennes emploient des ouvriers nord-coréens, et devenue un des projets phares de la coopération intercoréenne. Dès
le lendemain, le porte-parole du ministère sud-coréen de la Réunification, Lee Jong-joo, a annoncé la réponse positive de Séoul : une délégation sud-coréenne se rendra à Kaesong mardi 21 avril.
C'est la première rencontre Nord-Sud à ce niveau depuis plus d'un an. L'ordre du jour des discussions n'était toutefois pas encore connu.
Issue d'un accord d'août 2000 entre Hyundai Asan et les autorités nord-coréennes, la zone industrielle conjointe de Kaesong s'est mise en place à partir de juin 2003. Selon les données du
ministère sud-coréen de la réunification, en juin 2008, 72 entreprises sud-coréennes - principalement des petites et des moyennes entreprises - employaient déjà 30.000 travailleurs nord-coréens
et 1.000 travailleurs sud-coréens. Entre décembre 2004 et mai 2008, la valeur totale de la production du complexe industriel, étendu en décembre 2007, s'élevait à 370 millions de dollars (dont 80
millions de dollars exportés).
Alors que les autorités sud-coréennes devaient initialement annoncer ce dimanche que Séoul rejoignait l'initiative de sécurité contre la prolifération (PSI) suite au lancement du satellite nord-coréen Kwangmyongsong-2, contribuant ainsi à une nouvelle étape dans la dégradation des relations intercoréennes, cette décision a été différée. L'AAFC espère que Séoul se
gardera de toute nouvelle provocation dans l'escalade Nord-Sud, en évitant de rejoindre la PSI. (Sources : AFP, ministère sud-coréen de la
Réunification)