Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 14:40

 

Le 28 mars 2009, à Bruxelles, s'est tenue une réunion élargie de la présidence du Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée (CILRECO), en présence de délégués venus d'Algérie, de Belgique, du Danemark, de France, de Grande-Bretagne, du Luxembourg et de Turquie. L'Association d'amitié franco-coréenne, affiliée au CILRECO, participait à cette réunion. En introduction, le professeur Robert Charvin, membre de la présidence du CILRECO (et vice-président de l'AAFC) a présenté le rapport que nous reproduisons ci-après, rappelant le contexte et fixant les grandes lignes de l'action des organisations d'amitié avec le peuple coréen. 

 



Je me permets de présenter ce rapport introductif en remplacement de Guy Dupré, secrétaire général, victime d'un incident de santé, que je salue en toute amitié et que je remercie au nom du CILRECO de l'inlassable dévouement qu'il manifeste pour la cause du peuple coréen, qui soulève des questions fondamentales, décisives pour tous les peuples, bien au-delà des seuls problèmes de la péninsule.


Ce sont les questions :

 

- du maintien de la paix et du désarmement,


- de la souveraineté des peuples et de leur libre disposition malgré tous les impérialismes,

 

- du type de développement entre lesquels les peuples doivent choisir (réservant une priorité au social ou à une croissance aveugle, source de profondes inégalités),


- de la nature de la démocratie, de la place conférée aux droits collectifs et aux droits individuels, étant entendu qu'il ne peut y avoir démocratie authentique sans indépendance, condition nécessaire de base, et ni droits de l'homme développés dans une situation de belligérance chronique.


Le maintien de la paix concerne le monde entier, y compris l'Occident et l'Europe dont on a vu l'angoisse lorsque les conflits armés leur sont intérieurs (attentats de New York, ex-Yougoslavie), bien qu'ils adoptent une attitude d'indifférence indigne lorsque les massacres ont lieu dans le Sud (Palestine, République démocratique du Congo, etc...).


Or, aussi longtemps que la péninsule et son environnement ne relèveront pas d'une zone dénucléarisée, comme proposée par la RPDC, le risque d'un affrontement nucléaire existe.


Les médias occidentaux osent accuser la RPDC de ne pas respecter ses engagements de démantèlement nucléaire. Or, ne sont pas respectées les contreparties officiellement acceptées par les Etats-Unis, par exemple, les livraisons de réacteurs à eau légère, de pétrole, de même que l'arrêt de l'embargo unilatéralement imposé, les campagnes permanentes de discrédit contre la RPDC, etc... Jamais, dans l'histoire, aucun Etat du monde n'a procédé à un désarmement unilatéral. C'est ce que certains exigent pourtant de la RPDC.


La RPDC a un besoin vital d'énergie pour son développement ; elle est fondée à organiser souverainement sa défense nationale, d'autant que l'Accord d'armistice de 1953 n'a jamais été transformé (après 55 ans) en un traité de paix supprimant l'état de belligérance, en dépit des demandes de la RPDC. Il faut noter aussi que lorsque la RPDC a adhéré au Traité de non prolifération (TNP), elle n'y a subi que des pratiques discriminatoires (par exemple les inspections « spéciales ») de la part de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'AIEA, instrumentalisée par les Etats-Unis, a conduit la RPDC à ressortir du TNP, ce qui est parfaitement conforme à la légalité internationale.


Les manoeuvres militaires Corée du Sud- Etats-Unis se poursuivent, créant un climat de guerre dangereux (Key Resolve, Falcon, Uji Freedom Guardian en août 2008), comme à l'époque de la guerre froide (avec les Team Spirit) ; les bases militaires américaines ont été redéployées en vue de faciliter une attaque préventive contre la RPDC ; le « plan d'opération 5029 » de l'état major sud-coréen a été mis en place en cas « d'un éventuel effondrement brutal du régime du Nord » ; les vols d'espionnage sudistes au-dessus du territoire du Nord se sont multipliés durant 2008. En bref, les autorités civiles et militaires de la Corée du Sud favorisent, par tous les moyens, un climat de tension.


Le CILRECO doit donc travailler à l'explicitation des problèmes nucléaires (notamment du droit nucléaire parfaitement méconnu) ; il doit aussi favoriser une dénucléarisation de la péninsule et de toute la région car la marine et l'aviation états-uniennes disposent de missiles (mobiles) à proximité de la RPDC.


La RPDC a pour axe stratégique depuis sa fondation la défense et la promotion de sa souveraineté. C'est une option qui a sauvegardé son existence dans le passé, y compris vis-à-vis des Alliés, dont certains ont disparu. C'est ce qui sauvegarde aujourd'hui plus que jamais sa libre détermination et particulièrement vis-à-vis du Japon et des Etats-Unis, au coeur d'une zone où les volontés hégémoniques des grandes puissances se manifestent en permanence. Dans le processus de mondialisation en cours, la position de la RPDC est originale : la plupart des pays cèdent aux phénomènes de transnationalisation imposés par les puissances mondialisatrices et leurs firmes. A Séoul, à Tokyo, en Occident, ce refus de l'intégration au marché capitaliste mondial a été longtemps considéré comme un archaïsme, source d'échec économique.


La première crise financière de 1997-98 a provoqué de multiples bouleversements en Asie : la Corée du Sud a dû s'aligner sur les exigences du FMI [1] pour échapper à la faillite ; la situation de dépendance de Séoul est désormais totale (à la différence des pays moins « industrialisés » à l'époque comme l'Inde, la Chine, Taïwan ou le Vietnam, mieux protégés des effets de la crise). La Corée du Sud est alors classée par les banques internationales dans la catégorie des « Junk bonds » (« obligations pourries ») ! Au plan social, on a assisté à une hausse très forte du chômage, à une chute du niveau de vie et à une aggravation des inégalités sociales. [2] Si avant la crise, les salaires conséquents permettaient de faire face aux dépenses de santé, d'éducation et de retraite, le chômage (n'est pas considéré comme chômeur celui qui travaille une heure au cours de la semaine !) et la précarité, sans la moindre protection sociale, sont désormais sources de misère pour près de la moitié des travailleurs. Les femmes salariées, en particulier, ne connaissent ni salaire minimum, ni horaire maximal, ni assurance maladie... Mais l'inexistence ou la violation des droits sociaux n'ont jamais sensibilisé les partis, les ONG et les médias occidentaux ! Par ailleurs, de nombreux travailleurs étrangers ont été expulsés.


En quelques jours, le travail et les sacrifices imposés aux salariés pendant des dizaines d'années ont été balayés aussi vite que sont repartis nombre d'investisseurs étrangers pris de panique. Quant aux investisseurs japonais restés sur place, ils ont, par exemple, pris le contrôle pour une large part de Hyundai-automobile ainsi que des téléviseurs et ordinateurs, dont seuls certains composants seulement restent coréens.


En 1997-98, ont constate en Corée du Sud que la croissance économique n'est pas le progrès social ! Pourtant, à la même époque, les médias occidentaux ne parlent que des difficultés de ravitaillement en Corée du Nord !


La seconde crise financière de 2008-2009, infiniment plus grave, n'a pas encore développé toutes ses conséquences et les lendemains sont incertains : l'ouverture du marché sud-coréen aux importations américaines, en particulier le tabac et la viande de boeuf (source d'une crise violente en 2008), qui se sont imposées à partir de 1980 et surtout de 1998, mettant la balance commerciale sud-coréenne en déficit, se double d'un néo-protectionnisme américain limitant les exportations, axe de la croissance sud-coréenne !


Certes la RPDC paye le prix de son indépendance qui a un coût certain : néanmoins, grâce à elle, elle est en mesure de conserver la ligne politique de son choix et constitue pour les partisans de la réunification un havre de stabilité permettant d'envisager, pour demain, un large marché intérieur dont a besoin l'économie sud-coréenne. La Corée tout entière et réunifiée a la capacité de devenir une nouvelle « puissance émergente ».


Il convient donc de bien prendre conscience que la crise financière donne de nouveaux arguments aux partisans de la souveraineté et d'une coopération internationale n'ayant rien à voir avec la subordination des intérêts des plus faibles à ceux des plus riches et des plus puissants.


Plus que jamais, la réunification et la « co-prospérité », selon la formule du Sommet intercoréen de 2007, exigent la libre détermination du peuple coréen et le rejet de toute ingérence.


L'indépendance de la RPDC vis-à-vis des pays amis, comme vis-à-vis des adversaires, permet au peuple coréen de choisir son mode de développement.


La question est aujourd'hui posée avec une nouvelle actualité : on a assisté en 1990 à l'effondrement du « modèle » soviétique, on assiste depuis une dizaine d'années à une série de crises mettant en cause la rationalité et l'efficacité du capitalisme financier. On constate que le capitalisme n'a rien à offrir, si l'on n'appartient pas à la mince couche des hyperprivilégiés : précarité de masse, instabilité sociale chronique, dégradation des droits sociaux conquis, déclin des formes démocratiques politiques et du multilatéralisme dans les relations internationales, recours à la force armée et ingérence, dégradation écologique, déclin culturel, etc...


Oser critiquer le caractère original de l'expérience inédite de la RPDC et l'idéologie du Juche basée sur le principe de « compter avant tout sur ses propres forces » relève de l'inconscience ou de la mauvaise foi.


La double implosion du modèle soviétique et du modèle capitaliste requiert nécessairement la recherche d'une voie nouvelle, dans chaque société, au coeur de chaque civilisation, et la RPDC travaille dans cet esprit depuis plusieurs décennies, en tenant le plus grand compte de ses spécificités nationales. La remise en question de tous les modèles est une immense contribution de la RPDC : il est délirant de constater que les médias occidentaux et mêmes quelques universitaires osent parler de « stalinisme » et de dogmatisme, à croire qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent ! La RPDC invente son socialisme : c'est une leçon pour tous.


En tout état de cause, la RPDC enseigne qu'il ne faut pas confondre développement et croissance, processus d'accumulation de richesse industrielle et création de biens communs fondamentaux (l'éducation, le logement et la santé).


Dans la situation nouvelle, certains retards quantitatifs de l'économie nord-coréenne tendent à être compensés par le niveau des biens communs de la RPDC, par la sécurité sociale, au sens large, assurée à tous les citoyens, dont la crise dans le monde capitaliste révèle l'importance fondamentale. Le fait aussi qu'il n'y a pas, en RPDC, l'inégalité vertigineuse qui existe en Corée du Sud, rend la société infiniment plus viable, en dépit des difficultés alimentaires se produisant, périodiquement, depuis 1995-96. Enfin, la place donnée par Pyongyang à l'éducation et à la culture est enviable comparée aux valeurs essentiellement commerciales hégémoniques au Sud.


Un développement du processus de réunification qui connaîtrait nécessairement des confrontations entre les deux « modèles », qui pourraient être simultanément complémentaires, pourrait ainsi dynamiser l'ensemble de la nation coréenne.


La RPDC, en Occident, fait l'objet de nombreux procès concernant les droits de l'homme. La légitimité des ingérences occidentales se veut fondée sur les carences du Nord en matière de démocratie.


Il faut se débarrasser sur ce terrain de toute attitude défensive, et au contraire être offensif. Il est l'heure d'être radical !


  • -  Les Américains et les Européens n'ont jamais fait le procès de Séoul durant les décennies de dictature militaire et aujourd'hui encore en raison des pratiques anti-sociales, anti-syndicales et la répression qui demeurent fondées sur la Loi sur la Sécurité Nationale toujours en vigueur. Rien lors du massacre de Kwangju, en 1980, rien sur la répression des mouvements politiques de 1987, rien sur les protestations de masse de 1991 (et les immolations par le feu!). Cette partialité enlève toute légitimité aux « donneurs de leçon » !


  • - La RPDC est, par nécessité conduite (puisque l'accord d'armistice de 1953 n'a jamais été transformé en traité, par exemple, et qu'elle est en confrontation avec la première puissance mondiale qui l'accuse de tous les crimes, notamment celui « d'aide au terrorisme » et la classe parmi les pays de « l'axe du mal »), de pratiquer une politique d'unité stricte et de mobilisation générale évidemment éloignée des canons de la démocratie à l'occidentale. Cette situation n'a jamais dans l'histoire et pour aucun pays favorisé la promotion des droits civils et politiques ! Elle légitime la politique de Songun, associant l'Armée populaire, le Parti du travail et la population.


  • -  Depuis plus d'un demi-siècle, la RPDC est victime d'un embargo unilatéral économique, financier et politique de la part des Etats-Unis et de leurs alliés. Privée aujourd'hui de relations privilégiées entretenues avec l'URSS et les Etats de l'Europe de l'Est, la RPDC connaît de graves difficultés. La tentative d'étranglement de la Corée du Nord ne peut favoriser la « démocratie à l'occidentale » qu'exigent les Etats-Unis !


  • -  Au-delà de cette conjoncture éminemment défavorable, il convient de s'interroger concrètement sur la signification des droits de l'homme en Corée. Chaque droit social effectif est une fabuleuse conquête dans un pays qui était parmi les plus pauvres à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui était dévasté en 1953. La RPDC, sur ce terrain, a réussi des exploits que l'on ne rencontre pas souvent dans les pays du Sud.


  • - La Constitution de la RPDC révisée en 1992 a reconnu la totalité des droits civils et politiques, ce qui signifie qu'elle entend en assurer l'édification.


  • - Sur ses 60 ans d'existence, la Corée du Sud a connu plus de 35 ans de dictature violente ; ses dirigeants, à l'époque, déclaraient que les Coréens n'étaient pas « mûrs pour la démocratie ». Les droits sociaux y sont restreints. Mais, surtout, que signifie la liberté dans un pays dépendant et subordonné à l'étranger ? Sans souveraineté et indépendance nationale, peut-on considérer qu'il y a démocratie ? Quelle liberté d'option ont les citoyens sud-coréens (qu'ils soient progressistes ou conservateurs) dans la mesure où la politique économique (et sociale) se détermine au niveau des grandes puissances ou dans les organisations internationales sous leur contrôle ? Que signifie donc le pluralisme politique enfermé dans l'étau de la transnationalisation ?


La liberté est concrète ou elle n'est pas.


La réunification ne peut donc être réalisée que dans le respect de l'indépendance de toute la nation coréenne, sans ingérence étrangère. Seuls ceux qui militent pour une réunification, elle-même démocratique et pacifique, respectueuse des différences entre les deux parties, travaillent effectivement au progrès des droits de l'homme dans toute la péninsule.


Nous ne sommes pas isolés. L'Occident n'est pas le monde ! Et au sein de cet Occident, nous savons que la remise en cause de tous les hégémonismes se développe! Au Mexique, divers partis et organisations amérindiens en plein réveil sont intervenus en faveur de la réunification ; il en est de même pour le P.C. de Russie, pour le parti d'avant garde d'Indonésie, pour divers partis du Pakistan, et les différents comités d'amitié (notamment suisse, suédois tchèque, etc...).


Durant le mois de solidarité (25 juin-27 juillet), des manifestations diverses ont eu lieu en Grande Bretagne, Suisse, Cuba, Russie. L'Assemblée du Conseil mondial de la Paix à Caracas a manifesté son soutien. Il en a été de même pour la 15eme conférence des Ministres des Affaires étrangères des pays non alignés, pour la 10eme conférence des P.C. à Sao Polo, en novembre dernier, de l'Union internationale démocrate des femmes, de la Confédération mondiale des syndicats, du 8eme congrès de l'Organisation de l'Unité des peuples d'Asie et d'Afrique (réunissant 400 délégués de 25 pays), etc...


La défaite du Parti démocrate sud-coréen de Kim Dae Jung et la victoire électorale de Lee Myung-bak rendent plus complexe la bataille pour la réunification. La Corée du Sud a recommencé à manifester son agressivité vis-à-vis de Pyongyang, visant à discréditer personnellement Kim Jong-il, en développant la propagande hostile à l'intérieur de la zone économique spéciale, etc... La réaction de Pyongyang, par la même, ne voulant pas aider à la confusion, a été de déclarer annulés les accords à incidence militaire conclus avec le Sud, notamment celui de 2007.

 

Ce n'est ni en reculant ni en acceptant des compromis défavorables qu'un processus démocratique et pacifique de réunification peut avancer réellement. D'autres exemples dans le monde, notamment au Moyen-Orient, montrent que la pratique des reculades ne débouche sur rien !


Le CILRECO doit, avec persévérance, poursuivre son action, déjà précisée par Guy Dupré, dans son rapport de 2008, la situation étant encore plus complexe en 2009 !


Il est nécessaire de rappeler avec insistance quelle est la réalité de la politique nucléaire de la RPDC, l'hypocrisie de Séoul placée sous le parapluie atomique des Etats-Unis et les menaces et intimidations pratiquées par les Etats-Unis, en espérant une nouvelle politique du président Obama.


Il est fondamental de s'expliquer clairement sur la question des droits de l'homme et de la démocratie dans la péninsule coréenne et de ne rien laisser passer en réagissant à chaque désinformation pratiquée en Occident sur ces problèmes.


Il est nécessaire de montrer comment la souveraineté de la Corée vis-à-vis des grandes puissances est le facteur décisif de la réunification et que, dans ce domaine, la RPDC ne peut faire plus alors que la Corée du Sud a tout à faire !


Il faut rappeler aussi que la « Déclaration commune pour le développement des relations Nord-Sud, la paix et la prospérité » du 4 octobre 2007, appuyée par l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de sa 63eme session, et la Déclaration du 15 juin 2000 sont des références de base en vue de favoriser le processus de réunification.


La tension actuelle entre les deux Etats coréens qui a conduit à une suspension des deux accords montre l'extrême fragilité des rapprochements, aussi longtemps que la réunification proprement dite n'a pas été enclanchée, pour se concrétiser enfin dans une situation confédérale. Lee Myung-bak et le « Grand Parti national » ultra conservateur sud-coréen portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.


Le CILRECO doit, parmi ses priorités, intervenir auprès des autorités des Etats-Unis, du Japon et de l'Union européenne afin qu'elles prennent des initiatives en faveur de la paix en Asie et de la réunification de la Corée.


L'inertie et le suivisme de l'Union européenne vis-à-vis de la politique américaine dans cette région du monde manifeste de l'absence d'une véritable politique étrangère européenne. Pour aider à la souveraineté de la Corée tout entière, la souveraineté de l'Europe serait essentielle. Le CILRECO doit prendre des initiatives auprès du Parlement européen pour faire connaître la situation réelle du problème coréen, largement méconnue.


L'évolution positive d'une autre nation divisée, Chypre, doit nous encourager.


Chypre est aussi un site hautement stratégique en Méditerranée. Elle est au centre d'une zone permettant le contrôle de la Méditerranée orientale et du pétrole du Moyen-Orient. Ses bases militaires occidentales ont servi à l'agression de l'Irak. Depuis ses origines, la souveraineté de Chypre a été réduite au profit de la Grande-Bretagne jusqu'en 1950. Malgré l'indépendance, Chypre s'est vue imposer des droits d'intervention militaire de la Turquie et de la Grande-Bretagne. Les bonnes relations avec l'URSS du gouvernement chypriote ont conduit à l'ingérence permanente des Etats-Unis, puis à l'agression turque dont l'armée occupe 40% de l'île et divise le pays. Ici aussi, les Etats-Unis sont les principaux responsables de la division à laquelle le nouveau président de la République chypriote (AKEL) s'efforce actuellement de mettre un terme. Une liaison avec nos amis chypriotes s'impose.


Il en est de même avec les représentants du peuple palestinien, dont l'oppression qu'il subit depuis un demi-siècle, le rapproche du peuple coréen.


Chers amis,


La « Corée est une », historiquement, culturellement.


Demain, elle sera, à coup sûr, «UNE » politiquement.


Etre solidaire du peuple coréen et particulièrement du peuple de la RPDC, menacé et agressé par les deux plus grandes puissances du monde, c'est être solidaire de tous les peuples du monde « mondialisés » par la violence économique, politique et parfois militaire, et de tous les citoyens conscients des dangers d'un monde trop inégalement développé.


Etre solidaire du peuple coréen, c'est militer pour sa propre autonomie, pour la voie progressiste la plus ajustée à ses propres réalités civilisationnelles.


Chers amis,


La résistance du peuple coréen doit nous enseigner la persévérance et la patience qui sont deux vertus révolutionnaires.



[1] Cf. Ilaria Maria Sala « La Corée du Sud à l'heure du FMI ». Le Monde Diplomatique. Juin 1998.

[2] Les plus riches deviennent simultanément encore plus riches grâce à la hausse des taux d'intérêt et à diverses mesures gouvernementales favorables, par exemple, en matière de succession.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans CILRECO
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Association d'amitié franco-coréenne
  • Association d'amitié franco-coréenne
  • : Soutenir une réunification indépendante et pacifique de la Corée, conformément à l'aspiration légitime du peuple coréen et dans l’intérêt de la sécurité et de la paix dans le monde
  • Contact

Recherche

D'où venez-vous?

aujourd'hui


dans les 30 derniers jours

 
 

Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)