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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 19:29
Alors que le Japon et les Etats-Unis menacent d'abattre la fusée que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) veut lancer entre le 4 et le 8 avril prochain, et d'alourdir les sanctions contre la RPDC, la Fédération de Russie adopte une attitude plus raisonnable et digne d'une grande puissance sûre de ses capacités. De hauts responsables civils et militaires russes dénoncent ainsi les doubles standards mis en oeuvre par la "communauté internationale", mettent en garde contre une dramatisation excessive du lancement nord-coréen, et insistent sur le droit de chaque pays à mener un programme spatial.
  
Pour Anatoli Nogovitsyne, chef adjoint de l'Etat-major général des forces armées russes, les menaces proférées par certains pays d'abattre la fusée que les Nord-Coréens envisagent de lancer pour mettre un satellite sur orbite relèvent des doubles standards.
 

"Quand il est dit que le lancement d'une fusée nord-coréenne représente une menace pour la sécurité d'un pays en particulier, cela ressemble beaucoup à des doubles standards : certains peuvent se permettre de faire beacoup de choses, et d'autres non", a déclaré le général Nogovitsyne interrogé le samedi 28 mars par la radio Echo de Moscou.

 

Le chef adjoint de l'Etat-major russe a établi un parallèle entre la fusée nord-coréenne et le programme nucléaire iranien. Rencontrant des parlementaires français, le général Nogovitsyne avait noté que, en France, 80% de l'électricité était produite par des centrales nucléaires, se demandant pourquoi un autre pays ne pourrait pas en faire autant.

 

"Ils ont convenu qu'une telle politique de doubles standards ne pouvait pas avoir d'effets bénéfiques sur la situation internationale", a dit le général Nogovitsyne.

 

Il a aussi rappelé que la Russie dispose des techniques et équipements nécessaires au contrôle de l'espace. "Nous contrôlons tous les objets spatiaux en orbite, suivons leurs trajectoires et leurs orientations", a-t-il déclaré. "Chaque Etat a le droit d'explorer l'espace" et la Russie suivra donc attentivement le lancement de la fusée spatiale nord-coréenne, attendu entre le 4 et le 8 avril 2009.

 

Pour sa part, l'envoyé spécial du ministère russe des Affaires étrangères pour les problème relatifs à la péninsule coréenne, Grigori Logvinov,  avait dès le 17 mars mis en garde contre toute dramatisation excessive du lancement du satellite de communication Kwangmyongsong-2 par une fusée Unha-2.

 

"Ce n'est pas la peine de se précipiter, même si la situation est compliquée," avait prévenu l'ambassadeur Logvinov. "La communauté internationale doit soigneusement peser toutes les circonstances du lancement du satellite prévu début avril et s'abstenir d'attiser la panique, d'autant que la résolution 1718 du Conseil sécurité des Nations Unies à laquelle la presse fait souvent référence ne manque pas d'ambiguïté."


Le 5 mars dernier la RPDC a informé la Fédération de Russie qu'elle rejoignait le traité international de 1966 sur l'espace, traité dont la Russie est dépositaire. Pivot du droit de l’espace, le Traité sur les Principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes (communément appelé "Traité sur l’espace"), adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies le 19 décembre 1966, est entré en vigueur le 10 octobre 1967. La France qui a lancé en 1965 sa première fusée Diamant - premier lanceur construit en dehors des Etats-Unis et de l'URSS - a signé le Traité sur l'espace en 1970.


Le Traité sur l'espace stipule dans son premier article que l'exploration de l'espace doit se faire dans l'intérêt de tous les pays, quel que soit le stade de leur développement économique ou scientifique, et proclame l'espace extra-atmosphérique patrimoine commun de l'humanité. L'espace ne peut pas faire l'objet d'une appropriation nationale et tous les Etats ont le droit de l'explorer et l'utiliser, un droit que les Etats-Unis et leurs alliés voudraient donc aujourd'hui nier à la République populaire démocratique de Corée. (sources : ITAR-TASS, RIA Novosti, Wikipedia)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Sciences
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)