Partager l'article ! "Massacre au pont de No Gun Ri" à l'espace Han Seine: La bande dessinée coréenne (le manhwa) possède des caractéristiques qui lui sont propr ...
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Association d'amitié franco-coréenne |
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La bande dessinée coréenne (le manhwa) possède des caractéristiques qui lui sont propres, tant dans son style que dans les thèmes qu'elle aborde. L'histoire nationale occupe une
place éminente : dans ce contexte, les BD Le Massacre du Pont de No Gun Ri et L'Etincelle feront l'objet d'une rencontre, témoignage et débat à l'espace culturel coréen Han Seine, 32 rue Monsieur le
Prince (75 006 Paris), le mercredi 25 février 2009 à 19h. Nous vous invitons toutes et tous à y participer pour mieux connaître ces récits, respectivement, de la guerre de Corée et de
l'industrialisation de la Corée du Sud dans les années 1960.
Juillet 1950. La guerre de Corée vient de commencer : dans un hameau sud-coréen, des GI's ont abattu des centaines de civils désarmés, sur le simple soupçon qu'ils aient pu
abriter des agents communistes. La demande de réparation de citoyens sud-coréens, un demi siècle plus tard, fait toujours débat, comme l'a montré un témoignage de trois journalistes à
Associated Press, Choe Sang-hun, Charles J. Hanley, et Martha Mendoza, récompensés par le prix Pulitzer (voir la traduction de leur article en français sur le site de l'association d'amitié
coréano-belge "Korea-is-one" à l'adresse suivante). Le Massacre du pont de No Gun Ri (2007, Scénario
: Chung Eun-yong, Dessin : Park Kun-woong) est le récit de cet épisode encore largement méconnu de la guerre de Corée.
Autre décor : les années 1960, sous la férule du général Park Chung-hee, la Corée du Sud s'engage dans un processus d'industrialisation à marche forcée. Le prolétariat sud-coréen connaît les plus
longs horaires de travail au monde, pour des salaires très faibles et sans protection sociale, alors que les seuls syndicats autorisés sont liés au patronat. Dans ce contexte,
Jeon Tae-il, jeune ouvrier dans une usine
textile, décide de s’immoler par le feu, en brûlant symboliquement avec lui un livre de droit du travail. Son combat illustre le courage des combattants pour la démocratie et les droits sociaux
en Corée, qui se sont sacrifiés jusqu'à aujourd'hui pour bâtir une société de liberté et de justice. L'Etincelle par Choi Ho-cheol, dont les deux premiers tomes sont parus en France
en 2008 et en 2009, est le récit en quatre volumes de l'histoire de Jeon Tae-il.
L'espace culturel Han Seine vous invite ainsi à une rencontre, témoignage et débat sur le thème de la BD d'auteur, autour du Massacre du Pont de No Gun
Ri et de L'Etincelle, le mercredi 25 février, à partir de 19h, 32 rue Monsieur le Prince (Paris 6ème), en présence de la traductrice et dessinatrice Keum Suk Gendry-Kim, de l'adaptateur
Loïc Gendry et de l'éditrice Bérengère Orieux des éditions Vertige Graphic. Réservation indispensable : participation aux
frais : 5€, Dégustation payante de la gastronomie coréenne