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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:52

Alors que le refus de la France d'établir des relations diplomatiques complètes avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) est l'une des causes du déclin spectaculaire de l'apprentissage de notre langue dans ce pays, l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) s'est engagée résolument en faveur de l'enseignement du français en Corée du Nord. Le samedi 13 décembre 2008, une délégation de l'AAFC a ainsi rencontré trois professeurs nord-coréens de français, à l'issue d'un stage de formation d'un mois à Grenoble : l'occasion d'une discussion à bâtons rompues pour encourager la coopération linguistique franco - nord-coréenne, tandis que 20 kg de matériel pédagogique ont également été remis aux professeurs.

A la veille de leur retour en Corée après un stage de formation linguistique d'un mois au Centre universitaire d'études françaises de Grenoble, M. Kim Kyong-sik, professeur de littérature française à l'Université Kim Il-sung, titulaire de la, chaire de littérature étrangère, et ses collègues MM. Ryu Jae-dok et Hong Thae-ho, professeurs de français à l'Université des langues étrangères de Pyongyang (ULEP), ont rencontré une délégation de l'AAFC, le samedi 13 décembre 2008, à Paris, en présence de M. Kim Myong-sik, premier secrétaire de la délégation générale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en France.

Ce moment privilégié d'échanges franco-coréens a permis notamment de déplorer le recul de l'apprentissage du français en Corée du Nord - tombé aujourd'hui à moins de 100 élèves et étudiants, dans l'école (secondaire) des langues étrangères et les deux universités précitées de Pyongyang - alors qu'il s'agissait d'une des principales langues étrangères  enseignées en RPDC il y a une génération. Il est vrai que, entretemps, la France est passé du statut d'un des pays européens les plus ouverts au dialogue et aux échanges avec la RPDC (François Mitterrand avait décidé d'élever le bureau commercial à Paris, créé sur une décision du général de Gaulle, à son statut actuel de délégation générale, parallèlement au renforcement de l'ambassade de la RPDC auprès de l'UNESCO) à celui d'un des deux derniers Etats de l'Union européenne, avec l'Estonie, à ne pas avoir établi de relations diplomatiques complètes avec la RPDC.

Mais ni le ministère de l'éducation de RPDC, ni l'AAFC ne se résignent à la situation actuelle. La discussion entre l'AAFC et les professeurs coréens présents en France a fait ressortir l'intérêt d'échanges croisés de professeurs et d'étudiants entre la Corée du Nord et la France, où l'apprentissage du coréen est désormais proposé dans près de la moitié de nos universités.

L'AAFC a aussi répondu concrètement à la demande de coopération de nos visiteurs  coréens en leur remettant 20 kg d'ouvrages et de revues de français langue étrangère. Cette action est annonciatrices de possibles autres opérations analogues, suivant les demandes qui nous seront également adressées par le gouvernement nord-coréen. La dotation en matériel pédagogique remise ce 13 décembre 2008 complète utilement celle annuelle du gouvernement français au titre de la coopération bilatérale avec la République populaire démocratique de Corée.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)