Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 19:00

Selon plusieurs agences de presse, un compromis a été trouvé,  vendredi 10 octobre 2008, entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), pour sortir de l'impasse sur la poursuite du processus de dénucléarisation nord-coréen. L'accord doit toutefois encore être avalisé par les autres Etats parties, et surtout par le président George W. Bush.

La visite du négociateur américain sur le nucléaire nord-coréen, Christopher Hill, à Pyongyang, aurait permis de trouver un accord bilatéral pour sortir de l'impasse dans la poursuite du processus de dénucléarisation de la République populaire démocratique (RPD) de Corée, selon les annonces faites le 10 octobre 2008 par les agences Associated Press (AP) et Yonhap.

En effet, la décision des Etats-Unis de subordonner le
retrait de Pyongyang de la liste des Etats soutenant le terrorisme, qui ouvrirait la voie à des financements internationaux de la RPD de Corée, à une vérification de la déclaration par Pyongyang de ses activités nucléaires militaires, correspondait à une nouvelle exigence de Washington, ne figurant pas dans l'accord bilatéral précédemment conclu entre les deux pays. Face à ce revirement de l'administration américaine interprétée comme un retour en force des "faucons" néoconservateurs, hostiles à toute solution négociée avec la RPD de Corée, Pyongyang a décidé de rétablir ses capacités nucléaires.

S'agit-il de la reprise du processus graduel de renoncement de la RPDC à ses activités nucléaires militaires, suivant le principe "action contre action", en contrepartie de garanties économiques et de sécurité ? Plusieurs inconnues - de taille - subsistent : l'acceptation de cet accord par le président George W. Bush, alors que le candidat républicain à la Maison-Blanche John McCain s'inscrit dans une logique de surenchère par rapport aux néoconservateurs américains ; les réactions des autres parties aux accords à six (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) à ce compromis. Si la Chine et la Russie veulent fléchir l'intransigeance américaine, le Japon est en revanche hostile à tout retrait de Pyongyang de la liste des Etats soutenant le terrorisme.

Par ailleurs, quelles seront les demandes de vérification du processus de dénucléarisation ? Il a été évoqué la possibilité qu'une partie tierce - la Chine - intervienne dans cette démarche, en transmettant ensuite à Washington les éléments fournis par Pyongyang. L'accord du 10 octobre 2008 ne précise pas ce point, selon les informations transmises par AP et Yonhap. (Source : International Herald Tribune)

Par Association d'amitié franco-coréenne - Publié dans : Relations Etats-Unis-Corée
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