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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 12:00

Après le non-respect par les Américains de leur engagement de retirer Pyongyang de la liste des Etats soutenant le terrorisme, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a commencé les démarches tendant à la remise en activité de son principal réacteur nucléaire. Une réaction logique après la rupture unilatérale décidée par Washington dans la mise en oeuvre de l'accord de Pékin du 13 février 2007, tendant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, conformément au principe "action pour action".

Le 19 septembre 2008, un porte-parole du ministère des affaires étrangères de République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré, à l'agence de presse nord-coréenne KCNA, que la RPDC avait non seulement suspendu le démantèlement de ses activités nucléaires, mais aussi qu'un travail était en cours tendant à restaurer les installations nucléaires sur le site de Yongbyon dans leur état original, comme contre-mesure à la décision des Etats-Unis de ne pas retirer la RPDC de la liste des Etats soutenant le terrorisme.

L'accord signé à Pékin par six Etats (les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon), le 13 février 2007, et tendant à la dénucléarisation de péninsule coréenne, ont été basés, de même que les accords qui ont suivi, sur le principe "action pour action" : la RPDC renonçait par étapes à son programme nucléaire militaire, à condition que des gestes soient accomplis simultanément par l'ensemble des parties, en vue également de la levée des sanctions frappant la RPDC et d'accords politiques et économiques.

La remise par Pyongyang d'une liste de ses activités nucléaires militaires, ainsi que la destruction de la tour de refroidissement du complexe de Yongbyon, avaient marqué, en juin, l'accomplissement de nouveaux pas par Pyongyang, en contrepartie desquels Washington devait retirer la RPDC de la liste des Etats soutenant le terrorisme, et lever ainsi une des barrières à son accès aux circuits financiers internationaux.

Mais les Etats-Unis ont ensuite invoqué qu'il convenait de vérifier la liste des activités nucléaires remises par la RPDC selon les "standards internationaux", alors même qu'aucune condition de ce type ne figurait dans l'accord conclu entre Washington et Pyongyang. Cette volte-face des Etats-Unis a amené la RPDC à revenir sur les pas supplémentaires qu'elle avait accomplies au début de l'été, faute de respect du principe de réciprocité au coeur de la démarche "action pour action".

Le 22 septembre, à la demande de la RPDC, a ainsi été opéré le retrait des équipements de surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de la centrale de Yongbyon. Le 24 septembre, les inspecteurs de l'AIEA ont dû quitter le site de Yongbyon, tandis que Pyongyang a annoncé son intention d'y réintroduire des matières fissiles d'ici une semaine.

En estimant qu'il faudra plusieurs mois à la RPDC pour redémarrer son principal réacteur nucléaire, les Etats-Unis font l'aveu implicite qu'ils cherchaient surtout à gagner du temps dans leurs discussions avec la RPDC, alors que l'administration George W. Bush a semblé avoir cherché, un temps, un succès sur le dossier nucléaire nord-coréen qui aurait essayer de faire oublier la faillite de sa politique en Irak et en Iran. De son côté, la Chine, hôte des pourparlers à six, appelle Washington à faire preuve de "flexibilité". Pour sa part, la Corée du Sud s'aligne une fois de plus sur son allié américain en ne voyant dans l'attitude de Pyongyang qu'une "entorse" à l'accord de Pékin du 13 février 2007, en faisant une impasse totale sur le non-respect de ses engagements par Washington. (Sources : KCNA, Le Monde, Romandie.com)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)