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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 19:26

Le jeudi 31 juillet 2008, le président George W. Bush  a donné des instructions pour que le bureau géographique national (BGN) américain revienne sur une décision récente. En effet, le BGN avait auparavant annoncé que les îles Dokdo, contrôlées par la Corée du Sud mais revendiquées par la Japon, seraient classés comme un territoire de "souveraineté indéterminée", et non plus comme un territoire coréen.

A la veille de sa visite en Corée du Sud, où il doit arriver le mardi 5 août, George W. Bush a jugé préférable de ne pas envenimer davantage les relations bilatérales entre Séoul et Washington, en demandant au bureau géographique national (BGN) américain de faire marche arrière sur une prise en compte des revendications japonaises des îles Dokdo.

En effet, malgré une répression sans précédent dans l'histoire récente de la Corée depuis la chute du régime militaire (930 arrestations annoncées à Séoul le 30 juillet), les manifestations aux chandelles se poursuivent en Corée contre la décisions personnelle du président Lee Myung-bak de reprendre les importations de boeuf américain. Cette mesure avait été annoncée, sans considération sanitaire sur les risques de diffusion de la maladie de la "vache folle", lors de son accueil à Washington, au printemps, comme l'hôte personnel du président George W. Bush. De nouvelles manifestations aux chandelles devraient d'ailleurs accueillir le président américain à son arrivée à Séoul.

Jusqu'à présent, le BGN, qui retient pour les îles Dokdo le nom de "Rochers de Liancourt" (utilisé par les Nations-Unies), les considérait comme un territoire sud-coréen, avant de décider de les classer dans la catégorie des territoires à souveraineté indéterminée. Après la protestation officielle de l'ambassadeur sud-coréen à Washington, le BGN est revenu sur sa décision, par une instruction directe du président Bush. La partie américaine ayant argué d'un manque d'informations, Washington et Séoul ont décidé de mettre en place un canal d'échange d'informations.

S'agit-il d'un recul tactique, dans l'attente de nouvelles pressions japonaises à la fin de la visite américaine en Corée ? Récemment, le gouvernement nippon avait donné des instructions pour que les manuels scolaires soutiennent la thèse de la souveraineté japonaise des îles Dokdo (que les Japonais appellent Takeshima), bien que celles-ci soient contrôlées par les garde-côtes coréens et que les revendications japonaises ne datent que des débuts de la colonisation de la Corée. Il en était résulté une crise entre Séoul et Tokyo et des manifestations de protestation en Corée du Sud. Le 30 juillet, des manoeuvres conjointes de la marine et de la police maritime sud-coréennes ont été conduites autour de Dokdo (ci-contre : photo Yonhap).

Pour sa part, la France considère les îles Dokdo comme un territoire sud-coréen.

La colonisation japonaise de la Corée (1910-1945) a laissé d'autres séquelles : le Japon impérialiste a profité de sa position pour imposer, jusqu'à nous jours, son point de vue dans la toponymie en Asie : c'est ainsi que les organisations internationales qualifient toujours la mer de l'Est (selon le nom utilisé notamment en Chine et en Corée) de "mer du Japon", que les îles Dokdo ont été baptisées "Rochers de Liancourt" ou encore que le nom anglais de la Corée ("Corea") a été retranscrit "Korea", afin que le Japon (en anglais "Japan") figure avant la Corée ("Korea"), et non plus après, dans l'ordre des noms de pays... (Sources : KBS, Korea Times, AAFC)

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)