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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 23:01

Le 18 mai 1980, la violente répression, par le pouvoir militaire sud-coréen, des manifestations de Kwangju signe le début d'un mouvement continu de protestations, jusqu'à la chute du régime militaire en 1987. Vingt-huit ans après, l'Association d'amitié franco coréenne (AAFC) souhaite saluer le courage des combattants sud-coréens pour la démocratie, en rappelant son engagement continu aux côtés des forces démocratiques en Corée du Sud.

Le 17 mai 1980, les militaires au pouvoir à Séoul décidaient d'étendre l'état de siège à la province de Kwangju, bastion de l'opposition. Il s'ensuivit un mouvement de protestations, attisé par la mort de plusieurs personnes tuées par l'armée lors des manifestations qui, dès le 18 mai, ont protesté contre la fermeture de l'université Jônnam.

Dans les jours qui suivent, les combattants de la commune de Kwangju investissent l'hôtel de ville, contrôlent la station émettrice de KBS puis, ayant pris les armes pour parer aux menaces d'invasion par les troupes du gouvernement militaire, étendent leur mouvement aux autres villes de la région.

Mais la répression militaire, déclenchée le 27 mai, anéantit le mouvement insurrectionnel qui n'était pas sans rappeler, 110 ans plus tôt, celui de la Commune de Paris. Le bilan officiel, de 200 morts, se serait élevé à plusieurs milliers de victimes selon les organisations de défense des droits de l'homme.

Cependant, les manifestants sud-coréens pour la démocratie continuèrent leur combat : chaque année depuis 1980, les commémorations du soulèvement sont le point de ralliement des revendications démocratiques. Ces protestations ont notamment abouti, en 1987, à faire plier le régime militaire, qui a alors dû accepter le rétablissement de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Dix ans plus tard, un ancien opposant, Kim Dae-jung, accède à la présidence de la République, permettant l'alternance démocratique.

Le rôle des Etats-Unis a été vivement critiqué : le président américain Jimmy Carter, le 23 mai 1980, a appelé le gouvernement sud-coréen à rétablir l'ordre, épousant contre toutes évidences la thèse du complot communiste brandie par les militaires sud-coréens.

L'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) souhaite aujourd'hui commémorer le vingt-huitième anniversaire du soulèvement de Kwangju, en saluant le courage des combattants coréens pour la démocratie, dont beaucoup payèrent cet engagement de leur vie. L'AAFC rappelle également qu'elle a soutenu de manière inconditionnelle les mouvements de démocratisation en Corée du Sud, en s'investissant notamment dans la campagne pour la libération de Kim Dae-jung, condamné à mort suite au soulèvement de Kwangju.

L'AAFC appelle par ailleurs à parachever la démocratisation de la Corée du Sud, en abrogeant la loi de sécurité nationale qui interdit les contacts entre Nord et Sud-Coréens et a été utilisée pour réprimer les mouvements d'opposition au nom de la lutte contre le communisme. Elle appelle également à la libération de tous les prisonniers de conscience dans la péninsule coréenne.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Histoire de la Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)