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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 11:05

Dans un contexte de menace de krach boursier, le président nord-coréen Kim Yong-nam, en déplacement en Namibie, a plaidé contre les effets négatifs de la globalisation pour les pays en développement, tout en rappelant par ailleurs l'ouverture de son pays à la poursuite du dialogue intercoréen.


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Lors de sa visite d'Etat en Namibie, Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a prononcé le 20 mars 2008 un plaidoyer pour la défense des pays en développement contre les effets négatifs de la globalisation.

M. Kim Yong-nam a déclaré que les pays africains devaient continuer d'être "vigilants contre les effets de la globalisation" : "ils doivent être capables de faire face aux grandes puissances qui se bousculent pour les ressources naturelles de l'Afrique. La globalisation étend le fossé entre les pays riches et les nations pauvres en voie de développement. Les pays riches pillent les pays pauvres de manière déguisée". 

Ces déclarations altermondialistes s'inscrivent dans la continuité des positions constantes de la RPDC contre le colonialisme et les formes nouvelles d'impérialisme. Après avoir été un des premiers pays à se libérer du joug de la colonisation, dès la fin de la Seconde guerre mondiale,
la RPDC a soutenu politiquement et militairement les mouvements de décolonisation (en particulier, le FLN algérien et la SWAPO namibienne), avant de s'affirmer comme un des chefs de file du mouvement des non-alignés. Le renforcement des liens économiques, scientifiques et techniques entre la Corée du Nord et la Namibie, à l'occasion du déplacement dans ce pays de M. Kim Yong-nam, traduit concrètement la mise en place d'accords de coopération indépendamment des grandes puissances occidentales. 

S'agissant des relations intercoréennes, M. Kim Yong-nam a déclaré que "la porte était grande ouverte pour un dialogue futur" entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, sur la base notamment de l'accord signé à Pyongyang, le 4 octobre 2007, entre le président sud-coréen Roh Moo-hyun et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. 

Cette offre renouvelée de dialogue intervient dans un contexte d'incertitudes sur la future politique nord-coréenne du nouveau président sud-coréen Lee Myung-bak, élu le 19 décembre 2007. Le président Lee Myung-bak a refusé une propositions nord-coréenne de conduire des échanges au niveau des conseillers techniques. En outre, il remet en cause les livraisons de céréales et d'engrais de la Corée du Sud à la Corée du Nord, alors que la RPDC fait face à une situation alimentaire extrêmement tendue après les inondations d'août-septembre 2007 (les pires en RPDC depuis quarante ans) et à un hiver exceptionnellement sec. (source : Mail and Guardian online).

 

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations internationales de la Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)