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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 10:55

La course à l'investiture pour l'élection présidentielle américaine fait ressortir les profondes divergences entre les principaux candidats républicains et démocrates en politique étrangère : si le bilan de la guerre d'Irak domine les débats en ce domaine, les relations avec les Etats-Unis et la Corée constituent un autre point d'achoppement.

Au cours du mandat de George W. Bush, les relations entre les Etats-Unis et les deux Corée ont spectaculairement évolué : si la Corée du Sud reste un allié majeur de Washington en Extrême-Orient, la Corée du Nord a initialement été classée parmi les pays de "l'axe du mal", avant que l'accord signé à Pékin, le 13 février 2007, ne signifie un engagement des différentes parties en vue d'une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. 

La Corée du Nord a suspendu les activités de son principal réacteur nucléaire, à Yongbyon, en contrepartie de la fourniture d'énergie par les Etats-Unis. Un an après l'accord de Pékin, la non-livraison par les Etats-Unis du pétrole promis en février 2007 et la demande, par Washington, que Pyongyang lui fournisse une liste plus complète de ses installations nucléaires que celle qui lui a déjà été communiquée, constituent les principales questions en suspens pour la poursuite de la mise en oeuvre de l'accord du 13 février 2007.
  

Dans ce contexte, les divergences entre les principaux candidats à l'élection présidentielle américaine de cette année reproduisent la ligne de clivage entre démocrates et républicains.

Le principal candidat républicain, John Mc Cain apparaît comme le continuateur de la politique suivie par George W. Bush. Les experts s'attendent à ce qu'il envisage de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord en cas de divergences persistantes sur la liste des installations nucléaires fournie par Pyongyang.

Pour les démocrates, l'essai nucléaire auquel a procédé la Corée du Nord, le 9 octobre 2006, témoigne selon eux de l'échec de la politique de confrontation suivie par l'administration de George W. Bush. Ils considèrent que l'objectif de la dénucléarisation de la péninsule coréenne ne pourra être atteint que par le dialogue.

Dans une contribution au numéro de juillet-août 2007 de la revue Foreign Affairs, Barack Obama a déclaré qu'il serait prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il pour résoudre la question nucléaire. Pour sa part, Hillary Clinton envisage notamment un dialogue conjoint avec la Russie sur ce sujet.

L'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Corée du Sud constitue un autre point d'achoppement entre démocrates et républicains. Alors que Hillary Clinton et Barrack Obama soulignent les risques de cet accord sur l'emploi aux Etats-Unis, John Mc Cain s'est déclaré partisan d'une pleine application de l'accord de libre-échange.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Etats-Unis-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)