Le 25 mai 2009, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a annoncé avoir
procédé "avec succès" à son second essai nucléaire, après son premier essai d'octobre 2006. Cette mesure avait été annoncée par Pyongyang, après les sanctions prises, dans le cadre d'une déclaration du président du Conseil de sécurité
des Nations-Unies, suite au lancement de la fusée Unha-2 le 5 avril dernier.
L'agence officielle nord-coréenne KCNA a annoncé que la République populaire démocratique de Corée avait procédé, plus tôt dans la journée du 25 mai 2009, à un nouvel essai nucléaire
souterrain (après son premier essai d'octobre 2006), au titre des mesures prises pour "renforcer notre dissuasion nucléaire à des fins d'auto-défense, dans chaque domaine, comme exigé par nos
scientifiques et nos techniciens." La péninsule coréenne est toujours techniquement en
état de guerre, en l'absence de traité de paix depuis l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.
Toujours selon KCNA, l'essai a été conduit dans des conditions de sécurité encore plus élevées (qu'en 2006), afin de "résoudre de manière satisfaisante les problèmes scientifiques et
technologiques" pour le développement des armes et de la technologie nucléaires.
Dans le cadre de sa confrontation avec les Etats-Unis, après le classement de la Corée du Nord dans les pays de l' "Axe du mal" (bien que Pyongyang
ait condamné les attentats du 11 septembre 2001) puis de l'invasion de l'Irak en 2003, la RPDC s'est retirée du traité de non-prolifération nucléaire (TNP), conformément aux dispositions figurant à l'article 10 du TNP :
"Chaque Partie, dans l'exercice de sa souveraineté nationale, aura le droit de se retirer du Traité si elle décide que des événements extraordinaires, en rapport
avec l'objet du présent Traité, ont compromis les intérêts suprêmes de son pays. Elle devra notifier ce retrait à toutes les autres Parties du Traité ainsi qu' au Conseil de sécurité de
l'Organisation des Nations Unies avec un préavis de trois mois. Ladite notification devra contenir un exposé des événements extraordinaires que l'État en question considère comme ayant compromis
ses intérêts suprêmes."
La décision de Pyongyang était attendue : Pyongyang avait protesté contre la condamnation, par une déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations-Unies (suivi de sanctions
contre trois entreprises nord-coréennes), du lancement d'un satellite de communications "à des fins pacifiques", comme l'avait souligné la RPDC. Dans le cadre, la Corée du Nord
avait déclaré que les pourparlers à six sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne n'avaient plus lieu d'être, tout en annonçant la reprise de ses activités
nucléaires.
Sans surprise, les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud (qui a réuni d'urgence les membres du gouvernement) ont condamné l'essai nucléaire nord-coréen, alors que la Chine n'avait
pas immédiatement réagi. L'ambassadeur russe aux Nations-Unies a annoncé la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité.
Le ministère russe des Affaires étrangères, selon lequel l'essai avait une puissance de 20 kilotonnes, a appelé à la retenue.
Sources : AAFC, Xinhua (d'après KCNA), Thomson Reuters.
Nombre d'essais nucléaires effectués dans le monde entre 1945 et 2009
Israël et l'Afrique du Sud auraient effectué un essai en commun en 1979
(source : Wikipedia - photo : test atomique XX-12 GRABLE effectué le 25 mai 1953 dans le Nevada)
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"Le retraitement du combustible nucléaire
depuis la centrale nucléaire pilote [de Yongbyon] a commencé, comme annoncé dans la déclaration du ministère des affaires étrangères en date du 14
avril", a fait savoir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) dans des propos cités par l'agence
officielle nord-coréenne KCNA, le 25 avril. Cette annonce est intervenue quelques heures après que le comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unis a imposé
des sanctions contre trois entreprises nord-coréennes (parmi lesquelles une banque) dont les activités auraient permis le
Cette année, les exercices Key
Resolve et Foal Eagle mobilisent 26.000 soldats américains aux côtés de 30.000 soldats sud-coréens. Sur ces 26.000 soldats, 12.000 appartiennent au contingent américain stationné en Corée du Sud
(28 500 soldats), alors que les 14.000 autres viennent de l’étranger. Le porte-avions à propulsion nucléaire John Stennis, son groupe de soutien, et plusieurs navires de la
marine américaine dotés du système anti-aérien Aegis participent aux manœuvres. Le commandement des forces américano-sud-coréennes
"
Au cours de la réunion du
6 mars, la délégation emmenée par les Etats-Unis s'est contentée de justifier les manoeuvres militaires américano-sud-coréennes et a une nouvelle fois accusé la RPDC de préparer le
lancement d'un missile à longue portée et non d'un satellite civil. La délégation nord-coréenne a quant à elle réaffirmé le droit souverain de la RPDC à conduire un programme spatial à des
fins pacifiques et à renforcer sa propre défense face à l'accroissement des forces militaires américaines dans la région, en mer de l'Est
notamment.
Arrivée à Séoul le 20 février 2009, la nouvelle secrétaire
d'Etat américaine, Hillary Clinton, a donné de premières indications sur la politique de la nouvelle administration Obama vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée
du Nord). Si la plupart des médias ont interprété les déclarations de Hillary Clinton comme conjuguant fermeté et dialogue, la réaction belliciste de Séoul montre que le gouvernement Lee
Myung-bak ne s'y trompe pas : Washington n'a pas mis de propositions nouvelles sur la table des négociations.
Après la rencontre entre les négociateurs américain, Chistopher Hill,
et nord-coréen, Kim Kye-gwan, sur le dossier nucléaire nord-coréen à Singapour, les 4 et 5 décembre, Christopher Hill doit se rendre à Séoul en cette fin de semaine et rencontrer également son
homologue russe. L'objectif est de lever les différences d'interprétation entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sur un
L'élection de Barack Obama marquera-t-elle une rupture
avec la diplomatie de George W. Bush en Corée ? Pour répondre à cette question, encore faut-il pouvoir identifier une ligne diplomatique claire de Washington vis-à-vis, notamment, de
la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pendant les huit années de la présidence Bush. Or l'administration américaine sortante a opéré une volte-face en
2007.
Un autre élément encourageant pour les partisans du dialogue est le parcours et l'entourage du nouveau vice-président, Joe Biden, président de la commission des affaires étrangères
du Sénat. Frank Jannuzzi, ancien collaborateur de Joe Biden, devrait ainsi remplacer Christopher Hill dans les négociations avec Pyongyang.
Le processus de dénucléarisation de la péninsule coréenne est à nouveau sur
les rails : en application d'un
Conformément à l'accord américano - nord-coréen, les inspecteurs américains et des Nations-Unies pourront à nouveau se rendre sur le site de Yongbyon. D'après Washington,
Pyongyang a accepté le principe d'une vérification complète de son programme nucléaire militaire.
La visite du négociateur américain sur le nucléaire nord-coréen,
Christopher Hill, à Pyongyang, aurait permis de trouver un accord bilatéral pour sortir de l'impasse dans la poursuite du processus de dénucléarisation de la République populaire
démocratique (RPD) de Corée, selon les annonces faites le 10 octobre 2008 par les agences Associated Press (AP) et Yonhap.
Le 19
septembre 2008, un porte-parole du ministère des affaires étrangères de République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré, à l'agence de presse nord-coréenne KCNA, que la RPDC
avait non seulement suspendu le démantèlement de ses activités nucléaires, mais aussi qu'un travail était en cours tendant à restaurer les installations nucléaires sur le site de
Yongbyon dans leur état original, comme contre-mesure à la décision des Etats-Unis de ne pas retirer la RPDC de la liste des Etats soutenant le terrorisme.