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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:44

Dans la continuité de la lettre qu'elle avait envoyée aux candidats aux primaires de la droite et du centre et de la "Belle Alliance populaire" (gauche), l'Association d'amitié franco-coréenne a posé le 18 mars 2017 cinq questions aux onze candidats à l'élection présidentielle française : Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. La paix dans la péninsule coréenne est un enjeu vital pour la paix du monde. Il apparaît donc important de recueillir l'opinion des candidats sur les questions coréennes, le président de la République étant l'acteur principal dans la politique étrangère de la France.

Palais de l'Elysée

Palais de l'Elysée

Les cinq questions posées aux candidats à l'élection présidentielle sont les suivantes :

 

1) Malgré l’armistice de 1953, les deux Corée sont toujours « techniquement » en guerre, et la péninsule coréenne connaît régulièrement des tensions. Alors que les médias et certains pays se plaisent à souligner le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), les exercices militaires américains menés en République de Corée (Corée du Sud) ne soulèvent aucune réprobation, alors qu’ils simulent clairement une invasion de la RPDC. Aux termes de l’article 39 de la Charte des Nations unies, de telles manœuvres peuvent pourtant être considérées comme une « menace contre la paix ». Estimez-vous nécessaire que la situation dans la péninsule coréenne soit traitée dans sa globalité et que les comportements d’autres acteurs – à commencer par les États-Unis d’Amérique - soient soulignés ?

 

2) Les sanctions internationales et unilatérales adoptées contre la RPDC n’ont nullement entamé la détermination des autorités nord-coréennes, tout en pénalisant en premier lieu la population de ce pays. Depuis des années, ces sanctions ont démontré leur inefficacité et ne font que détériorer la situation. Quelle est votre position sur les sanctions dont la RPDC fait l’objet ?

 

3) À l’exception de la France et de l’Estonie, tous les pays de l'Union européenne entretiennent des relations diplomatiques normales avec la RPDC. Cette situation est contraire à la tradition diplomatique de la France, qui est de reconnaître des États et non des régimes politiques, et nuit à la place de notre pays en Asie orientale, une des régions les plus dynamiques du monde. Après l'ouverture, en 2011, d’un premier bureau français de coopération à Pyongyang, comptez-vous faire évoluer cette situation pour normaliser les relations entre la République française et la RPDC, conformément à la pratique de nos principaux partenaires européens ?

 

4) La République de Corée connaît de vives tensions politiques, notamment depuis 2012 et l’élection de la présidente Park Geun-hye récemment destituée. Le Parti progressiste unifié, un des principaux partis politiques sud-coréens, a fait l’objet d’une interdiction en 2014 et on a assisté à une répression accrue à l'encontre des syndicats ou encore des familles des victimes du naufrage du ferry Sewol (304 morts et disparus le 16 avril 2014), manifestant pacifiquement pour exiger la vérité sur cette tragédie. La République de Corée entend pourtant partager les mêmes valeurs et standards que les pays occidentaux. La répression en cours en Corée du Sud est peu soulignée, alors que les médias se plaisent à relayer la moindre rumeur sur la Corée du Nord. Quelle est votre position sur les différentes restrictions apportées aux libertés démocratiques en Corée du Sud ?

 

5) Le dialogue intercoréen reste peu connu et encouragé à l’étranger. L’AAFC soutient clairement ce dialogue comme seule voie possible pour le règlement des différends entre Coréens et l'apaisement des tensions dans la péninsule coréenne. Estimez-vous que la France doit appuyer le dialogue entre les deux Corée et rappeler qu’il constitue le seul instrument sérieux pour trouver une solution pérenne à la crise coréenne ?

 

L'Association d'amitié franco-coréenne publiera les réponses reçues. L'élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai.

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Activités AAFC Relations France-Corée
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commentaires

Jean-Luc 06/10/2017 05:53

Avez-vs pu interoger quelques candidats ?
Je serai curieux de voir les réponses, merci.

Association d'amitié franco-coréenne 07/10/2017 01:33

Réponses de Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan : http://www.amitiefrancecoree.org/2017/03/des-candidats-repondent-a-l-aafc.html
Réponses de Jean Lassalle et Nathalie Arthaud : http://www.amitiefrancecoree.org/2017/04/presidentielle-2017-des-candidats-repondent-a-l-aafc-2.html
Il n'y a pas eu d'autres réponses.

OlivierLoisel 04/09/2017 15:22

Bonjour,
Avez-vous eu des réponses et si oui, allez-vous les publier ? Merci

Association d'amitié franco-coréenne 04/09/2017 19:46

Réponses de Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan : http://www.amitiefrancecoree.org/2017/03/des-candidats-repondent-a-l-aafc.html
Réponses de Jean Lassalle et Nathalie Arthaud : http://www.amitiefrancecoree.org/2017/04/presidentielle-2017-des-candidats-repondent-a-l-aafc-2.html

Association d'amitié franco-coréenne 04/09/2017 19:40

Bonjour,
Il n'y a pas eu d'autres réponses que celles publiées.
Nous le regrettons.

JMS7 27/03/2017 18:12

" L'Association d'amitié franco-coréenne publiera les réponses reçues. "
Je suis impatient...

Association d'amitié franco-coréenne 09/04/2017 17:03

En espérant qu'il y aura d'autres réponses...

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