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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:12

Lors d'une conférence de presse organisée le 1er février 2017, Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies, a annoncé qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle qui devrait être organisée à la fin du premier semestre 2017 (si la Cour constitutionnelle confirme le vote de destitution de la Présidente Park geun-hye, auquel cas une élection aurait lieu dans les 60 jours - alors que le président sortant de la Cour constitutionnelle, Park Han-chul, a exhorté ses collègues à rendre une décision d'ici le 13 mars) ou en décembre 2017 - si la Cour constitutionnelle invalide le vote de destitution de Park Geun-hye. 

Ban Ki-moon, lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale

Ban Ki-moon, lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale

L'anguille, comme avait été surnommé Ban Ki-moon pour sa capacité à être de toutes les majorités politiques successivement au pouvoir à Séoul (il était devenu secrétaire général des Nations unies grâce aux démocrates, avant d'avoir aujourd'hui le soutien des conservateurs sud-coréens), a finalement renoncé à se présenter, dénonçant ceux qui l'ont attaqué et déplorant que les conditions ne soient pas réunies pour réaliser un consensus national.

La vérité est plus prosaïque : Ban Ki-moon espérait rallier, grâce à son positionnement ambigu, non seulement les différentes factions conservatrices (le parti au pouvoir s'étant scindé en deux entre partisans et adversaires de Mme Park Geun-hye), mais aussi un certain nombre de centristes, voire de démocrates d'opposition, qui auraient opportunément rallié le favori. Mais le discours de ce pseudo-candidat "indépendant" était bien celui d'un candidat de droite classique, qui a par ailleurs multiplié les maladresses et été embourbé dans des scandales, comme l'a rappelé en termes mesurés l'agence de presse officielle sud-coréenne Yonhap :

Selon un magazine local, Ban aurait reçu environ 230.000 dollars de Park Yeon-cha, un homme d'affaires, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères dans les années 2000. L'intéressé a menacé de poursuivre le magazine en justice. Par ailleurs, son frère et son neveu ont récemment été impliqués dans une affaire de corruption. Ban s'est dit «sidéré» par la nouvelle et a assuré qu'il n'était pas au courant des faits.

Dans ce contexte, Ban Ki-moon était tombé à moins de 20 % dans les intentions de vote, loin derrière le principal candidat démocrate Moon Jae-in, crédité de près de 30 %, adversaire malheureux de Park Geun-hye à l'élection présidentielle de 2012. Si l'on ajoute qu'un des prétendants sérieux à l'investiture démocrate, le maire de Séoul Park Won-soo, a aussi renoncé à se présenter, et que le leader du deuxième parti de sensibilité démocrate (le Parti du peuple), Ahn Cheol-soo, piétine à moins de 10 % dans les sondages, le scénario s'éloignait d'une possible victoire de Ban Ki-moon comme unique candidat de la droite et du centre, face à une opposition démocrate morcelée et divisée - alors que la Corée du Sud utilise le mode de scrutin uninominal à un tour, en vigueur aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui permet d'être élu par une minorité de votants.

Désormais, le candidat qui sortira vainqueur de l'élection primaire des démocrates fera un pas supplémentaire vers la victoire à l'élection nationale. Si Moon Jae-in est plus que jamais favori, il trouvera notamment sur sa route le populaire maire de Seongnam, Lee Jae-myung, qui a officialisé sa candidature le 23 janvier dans une usine de montres où il a travaillé pendant sa jeunesse, sur une ligne plus marquée à gauche et mettant l'accent sur la lutte contre la corruption, comme l'a souligné Yonhap :

Sous le slogan «une société juste», Lee propose une législation pour la restitution des biens acquis d’une façon illicite, l’accroissement des impôts sur les sociétés, l’extension des emplois et de la couverture sociale, la hausse des revenus des ménages ainsi que la croissance et le cycle vertueux de l’économie. Lee a également déclaré qu’il souhaite devenir «le président le plus incorruptible», «un président dévoué aux classes démunies». Ses promesses électorales incluent une allocation pour la garantie d’un revenu minimum d’un million de wons (environ 800 euros) par mois dont le nombre de bénéficiaires s’élèverait à 2,8 millions d’habitants âgés de moins de 29 ans et de plus de 65 ans.

Les derniers sondages, qui mettent en compétition plusieurs candidats appartenant à la même sensibilité politique (et donc susceptibles de se retirer en cas de vainqueur de l'un d'entre eux à l'élection primaire), donnent un peu plus de 10 % des intentions de vote à Lee Jae-myung. Mais les rebondissements peuvent encore être nombreux d'ici un scrutin dont la date même reste inconnue...

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Politique sud-coréenne
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