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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:11

Officiellement, ce n'est pas une révision de la Constitution qui a été entérinée par le vote de la Chambre des conseillers japonais ce 19 septembre 2015 dans le cadre d'un projet de loi ordinaire sur la sécurité nationale, mais seulement une nouvelle interprétation de l'article 9 qui autorise désormais en tout cas l'envoi de troupes japonaises à l'étranger dans le cadre d'une prétendue "légitime défense collective", aux côtés notamment des Américains. Ce coup d'Etat constitutionnel du Premier ministre Shinzo Abe a été vigoureusement dénoncé par l'opposition (démocrate et de gauche) et rejeté par une majorité de l'opinion publique japonaise. C'est pourquoi l'Association d'amitié franco-coréenne (AAFC) appelle à poursuivre la mobilisation en France et à l'étranger, dans la continuité des manifestations organisées à Paris le 29 août et le 12 septembre derniers, avec les Japonais et les Coréens progressistes opposés à la renaissance du militarisme japonais : tout doit être mis en oeuvre pour refuser d'accroître les dangers de guerre en Asie du Nord-Est, l'une des régions les plus militarisées au monde.

Shinzo Abe

Shinzo Abe

Face à la menace japonaise, l'inquiétude gronde ainsi parmi l'ensemble des Coréens. La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), la plus menacée par une coalition militaire qui serait formée autour des Etats-Unis, a réagi le plus vivement, notamment dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères relayée par l'agence nord-coréenne KCNA :

L'entrée en vigueur de la loi de "sécurité nationale" permet au Japon de conduire des opérations militaires dans n'importe quelle partie du monde sous prétexte de défendre la paix et la sécurité, et l'autorise à assister les forces US et à déployer à l'étranger à tout moment les Forces d'Autodéfense (...) Les mouvements militaristes du Japon posent un grave problème pour la paix et la stabilité en Asie et dans le reste du monde.

Cette nouvelle expression du révisionnisme japonais va également dégrader les relations nippo - sud-coréennes, comme l'a observé notamment le quotidien sud-coréen progressiste Hankyoreh, alors que les questions des esclaves sexuelles de l'armée coréenne ("femmes de réconfort") et des manuels d'histoire révisionnistes restent en suspens, 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale et 50 ans après la normalisation des relations entre le Japon et la République de Corée (du Sud).

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Relations Japon-Corée
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)