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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 22:22

Sous l'impulsion de son maire Park Won-soon (démocrate), ancien avocat militant des droits de l'homme qui dirige la municipalité depuis 2011, la ville de Séoul s'est engagée en faveur de la lutte contre le changement climatique et du développement des énergies renouvelables. Elle a remporté à ce titre l'édition 2015 de la compétition Earth Hour City Challenge organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) pour laquelle 163 villes de 16 pays étaient en lice, après avoir déjà été récompensée en janvier 2014 par les Nations Unies pour ses actions tendant à préserver le climat. Confrontée à une pollution atmosphérique très élevée, la ville de Séoul - 10,5 millions d'habitants - se place ainsi à l'avant-garde des politiques urbaines de défense de l'environnement dans le monde. 

Au printemps 2014, Aprilli design studio a rendu public un projet de gratte-ciel écologique à Séoul, tendant à créer un mini-écosystème développant ses propres sources d'énergie renouvelable, d'origines solaire et éolienne.

Au printemps 2014, Aprilli design studio a rendu public un projet de gratte-ciel écologique à Séoul, tendant à créer un mini-écosystème développant ses propres sources d'énergie renouvelable, d'origines solaire et éolienne.

En désignant Séoul pour son édition 2015, le jury de l'Earth Hour City Challenge du WWF a tenu à récompenser les actions entreprises par la capitale sud-coréenne en faveur du développement durable, des énergies renouvelables et des transports en commun dans une ville saturée par les transports automobiles :

Véritable modèle de développement en Asie du Sud-est, la ville de Séoul se donne pour objectifs de réduire ses émissions de 10 millions de tonnes et d’atteindre un taux d’indépendance électrique de 20% d'ici 2020. Pour cela, la ville encourage ses habitants à développer l’énergie solaire et travaille dur pour réduire les émissions liées au transport en développant les carburants propres, les programmes d’auto-partage, les infrastructures telles que les couloirs de bus.

Depuis 2012, l'administration démocrate de Séoul a lancé l'initiative "une centrale nucléaire en moins", visant à une économie annuelle de consommation d'électricité équivalant à la production annuelle d'une centrale nucléaire, soit 2 millions de tonnes équivalent pétrole (tep). A cette fin, Séoul favorise l'essor des énergies renouvelables (notamment solaires et aériennes), en vue d'augmenter l'indépendance énergétique de la ville, pour la porter de 4,5 % en 2013 à 20 % en 2020.

Ces efforts - qui se traduisent également par le choix de bâtiments producteurs d'énergies propres dans le renouvellement du tissu urbain - révèlent une prise de conscience accrue dans les années 1990 quant à la dégradation accélérée de la qualité environnementale dans la capitale de la Corée du Sud, qui concentre à elle seule plus d'un cinquième de la population du pays. Le taux de particules fines augmente ainsi à nouveau depuis 2013, ayant atteint 44 microgrammes par m3 en 2014, soit plus du double des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Face aux démarches parfois d'obstruction de l'administration centrale, dominée par les conservateurs depuis 2008, la municipalité de Séoul est consciente de l'urgence à agir, en favorisant notamment les alternatives aux transports urbains par voiture.

Sources :

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Publié par Association d'amitié franco-coréenne - dans Environnement Architecture
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Nouvelles de la "liste noire"

Temps restant avant que le secrétaire général de l'AAFC soit (peut-être) autorisé à revenir en Corée du Sud*

 

 

* Le ministre de la Justice peut interdire l'entrée en République de Corée (du Sud) d'un étranger qui a quitté le pays suivant un ordre de déportation il y a moins de cinq ans (sixième alinéa du premier paragraphe de l'article 11 de la loi sud-coréenne sur l'immigration)