Société

Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 00:57

En 2008, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a conduit le premier recensement global de sa population depuis 1993. A la date du 1er octobre 2008, la RPD de Corée comptait ainsi 24.052.231 habitants. Les données très complètes ainsi collectées donnent un aperçu détaillé de la démographie du pays, région par région, ainsi que des conditions de vie et de l'organisation économique et sociale.

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Du 1er au 15 octobre 2008, la République populaire démocratique de Corée a conduit le premier recensement global de sa population depuis 1993, et le second de son histoire. Les opérations de recensement ont été menées avec l'appui matériel et technique du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), sur la base de la déclaration gouvernementale n° 33 d'octobre 2006. Ce travail exhautif de collecte des données a mobilisé plus de 43.000 enquêteurs. Pour les besoins du recensement, les unités administratives de base (appelée ri, up, gu ou dong) ont été subdivisées en unités de 150 ménages dans les zones rurales, et de 180 ménages dans les zones urbaines.

Plus de 24 millions d'habitants, en majorité des femmes

A la date du 1er octobre 2008 à 00h01, prise comme point de référence du recensement, la RPD de Corée comptait 24.052.231 habitants, dont 51,3 % de femmes.

Le sex ratio s'établit ainsi à 95,1 hommes pour 100 femmes (alors qu'il était estimé jusqu'à présent à 97), soit une situation inverse de celle de la Corée du Sud qui semble indiquer que, au Nord de la péninsule, il n'y a pas de sélection des naissances défavorable aux filles,
contrairement au Sud.

Une population majoritairement urbaine

La population urbaine représente 61 % de la population totale.

Vingt-sept villes dépassent 100.000 habitants (hors agglomération) :

1. Pyongyang (2.581.076 habitants)
2. Hamhung (668.557)
3. Chongjin (667.921)
4. Nampho (366.815)
5. Wonsan (363.127)
6. Sinuiju (359.341)
7. Tanchon (345.875)
8. Kaechon (319.554)
9. Kaesong (308.440)
10. Sariwon (307.764)
11. Sunchon (297.317)
12. Phyongsong (284.386)
13. Haeju (273.300)
14. Kanggye (251.971)
15. Anju (240.117)
16. Tokchon (237.133)
17. Kim Chaek (207.299)
18. Rason (196.954)
19. Kusong (196.515)
20. Hyesan (192.680)
21. Jongju (189.742)
22. Huichon (168.180)
23. Hoeryong (153.532)
24. Sinpho (152.759)
25. Songrim (128.831)
26. Munchon (122.934)
27. Manpho (116.760)

Une croissance annuelle de la population de 0,85 % depuis 1993

Lors du précédent recensement de 1993, la population nord-coréenne avait été estimée à 21,2 millions d'habitants, soit un taux de croissance annuel moyen de 0,85 %, ce qui incite à réviser à la baisse les estimations les plus élevées quant à la surmortalité en RPD de Corée pendant les années de la dure marche. Ces difficultés passées se reflètent toutefois dans les données relatives à l'espérance de vie (69,3 ans) et la mortalité infantile (19,3 pour mille), moins favorables qu'en 1993 (respectivement, 72,7 ans et 14,1 pour mille).

Un niveau de vie supérieur à la moyenne mondiale

Ces indicateurs montrent toutefois que le niveau de vie en RPD de Corée est supérieur à la moyenne mondiale.

L'espérance de vie en Corée du Nord (69,3 ans en 2008) est supérieure de plus de trois années à la moyenne mondiale (66,1 ans en 2009), plaçant la RPD de Corée derrière la Chine (73,5 ans) et le Brésil (72,0 ans), mais devant l'Ukraine (68,3 ans), l'Inde (66,1 ans) et la Russie (66,0 ans), selon les comparaisons issues des données publiées pour les autres pays par la
CIA (qui n'intégrait pas encore les données du recensement 2008 en Corée du Nord).

Toujours
selon la même source, la mortalité infantile en Corée du Nord (19,3 pour mille en 2008) est plus de deux fois inférieure à la moyenne mondiale (44,1 pour mille en 2009), plaçant la RPD de Corée au niveau de la Chine (20,3 pour mille), de l'Albanie (18,6 pour mille) et du Mexique (18,4 pour mille).

85 % des ménages ont accès à l'eau potable et 55 % des logements disposent de toilettes équipées d'une chasse d'eau.

Les principaux systèmes de chauffage sont, à part quasi-égales (environ 47 % chacun), le charbon et le bois.

Le mariage et la famille


L'âge moyen au premier mariage est de 24-25 ans pour les femmes, et de 27-28 ans pour les hommes.

Les personnes "séparées" (sans préciser s'il s'agit ou non de divorces) représentent 0,3 % de la population totale : elles sont âgées principalement de 35 à 45 ans.

Un ménage nord-coréen compte en moyenne 3,9 personnes, vivant dans une maison ou un appartement de 50 à 75 m2. 24 % des ménages sont composés d'une seule famille.

Photo ci-dessus : famille se recueillant au cimetière des patriotes martyrs, septembre 2008

L'éducation

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Plus de deux tiers des habitants ont atteint un niveau d'éducation au moins secondaire. 16 % des hommes et 9 % des femmes ont atteint un niveau d'éducation universitaire, l'écart hommes-femmes s'atténuant parmi les personnes âgées de moins de 40 ans.

Le taux d'alphabétisation est supérieur à 99,99 % : seules 326 personnes sont recensées comme illettrées, la quasi-totalité d'entre elles nées avant ou pendant la colonisation japonaise (1910-1945). 

Parmi les 2.973.000 personnes âgées de plus de 16 ans ayant accompli au moins trois années d'un cursus post-secondaire, les formations les plus suivies sont celles d'ingénieur (594.000 personnes), des métiers de l'enseignement (591.000), de l'agriculture (464.000), de la santé publique (273.000), du commerce et de l'administration (une seule catégorie, 221.000 personnes).

Photo ci-dessus : département de français de l'Université Kim Il-sung

Conclusion : des données plus exhautives qu'en 1993

Un effort de transparence et d'exhautisvité permet désormais de disposer de données non mesurées en 1993, comme le (petit) nombre d'étrangers vivant en Corée (estimé à 533 personnes, dont près de deux tiers de femmes âgées de plus de 65 ans, ce qui n'intègre pas le personnel des représentations diplomatiques en RPD de Corée), ou des données sur les handicapés, lesquels forment 0,9 % de la population âgée de plus de 16 ans. Les handicaps visuels, auditifs et intellectuels ont aussi été mesurés. Enfin, les données sur les flux migratoires, à l'intérieur de la Corée du Nord, rendent aussi compte du processus d'urbanisation. 

Principales sources : AAFC, Rapport complet (2009) du Bureau central des statistiques de la RPD de Corée, sur le site des Nations-Unies.

Photographies :
Alain Noguès

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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 00:01

Le 23 décembre 2009, le ministère de la Justice de la République de Corée (Corée du Sud) a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il allait déposer un projet de loi devant le Parlement pour autoriser la plurinationalité, en vue de son adoption d'ici la fin de l'année. Cette réforme constituerait une petite révolution dans le droit de la nationalité en Corée du Sud.

Si le président de la République française Nicolas Sarkozy a lancé un débat sur l'identité nationale, le thème de la nationalité ne fait pas moins débat en Corée du Sud. Dans un pays attaché à une conception de la nationalité fondée sur le droit du sang, où l'intégration des travailleurs étrangers fait débat, la possibilité prochaine de bénéficier d'une double, ou plus exactement d'une pluri-nationalité, marque un changement de cap notable. L'annonce en a été faite ce mercredi 23 décembre par le ministère de la Justice de Corée du Sud, lors d'une conférence de presse. Un projet de loi doit être déposé prochainement devant le Parlement, en vue d'une adoption d'ici la fin de l'année.

Les détenteurs de passeports étrangers seraient autorisés à détenir une pluri-nationalité, à condition toutefois de ne pas exercer leurs droits comme étrangers, en particulier les exonérations fiscales et les possibilités d'admission dans les écoles internationales, lorsqu'ils résident en Corée du Sud.

Cette mesure bénéficierait aux étrangers ayant un conjoint coréen, aux personnes disposant de compétences particulières, et aux
Coréens adoptés par des couples étrangers revenus en Corée du Sud (ci-dessous, cours de coréen à des étranger. Source : korea.net). En revanche, les personnes nées à l'étranger de mères coréennes, et qui ne sont ainsi pas soumis aux obligations du service militaire, seraient exclus du dispositif envisagé. Ce sujet est particulièrement sensible en Corée, mais pourrait poser de délicats problèmes d'interprétation s'il s'agit d'apprécier la volonté intentionnelle ou non des mères coréennes de donner naissance à des enfants en dehors de la péninsule, en vue qu'ils n'aient pas à accomplir leur service militaire.

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Comme l'a reconnu Cha Gyu-guen, représentant du ministère de la Justice au service de la nationalité et des réfugiés, il s'agit d'abord d'éviter l'exode des cerveaux et d'attirer des talents étrangers, et non - semble-t-il - d'accorder la nationalité aux travailleurs étrangers, originaires notamment des Philippines et du sous-continent indien, qui vivent en Corée du Sud.

Aujourd'hui, les citoyens sud-coréens ayant acquis une autre nationalité par la naissance ou après avoir émigré doivent choisir une seule nationalité avant leur 22ème anniversaire.

Près de 2.000 Français vivent en Corée du Sud, parmi lesquels ceux établis dans le pays et/ou ayant un conjoint coréen seraient susceptibles d'acquérir la double nationalité. 

Source : Yonhap 

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 08:44

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) semblait jusqu'à présent épargnée par la pandémie de grippe A/H1N1 ("grippe porcine"). Tel n'est plus le cas : le 8 décembre 2009, l'agence officielle KCNA de la RPDC a annoncé les neuf premiers cas d'infection. Selon le ministère sud-coréen de la Réunification, le gouvernement nord-coréen aurait accepté la proposition sud-coréenne de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

509px-H1N1_influenza_virus.jpgLe mardi 8 décembre 2009, l'agence officielle nord-coréenne KCNA, citant des sources du ministère de la Santé, a annoncé les neuf premiers cas d'infection par le virus de la grippe A/H1N1 (mais aucun décès à cette date, contrairement à ce qu'affirme l'ONG sud-coréenne Good Friends). Ces neuf cas ont été relevés à Pyongyang et à Sinuiju, à la frontière sino-coréenne.

KCNA a indiqué la mise en place d'un dispositif de quarantaine pour prévenir la propagation de la maladie. Par ailleurs, selon le ministère sud-coréen de la Réunification, la RPDC aurait accepté la proposition du gouvernement sud-coréen de recevoir des doses de vaccin Tamiflu.

Alors que le
premier décès dû à la grippe A/H1N1 en Corée du Sud a été annoncé le 15 août 2009, où le premier cas avéré a été confirmé le 2 mai dernier, la propagation de l'épidémie en Corée du Nord proviendrait du Sud de la péninsule, via le complexe industriel intercoréen de Kaesong, selon une radio nord-coréenne citée par un média sud-coréen. Toujours selon cette source, une directive aurait été donnée pour avancer les vacances scolaires d'hiver au 4 décembre, deux à trois semaines plus tôt que d'ordinaire, dans un objectif de prévention de la maladie.

Face aux catastrophes qui se produisent dans la péninsule, que celles-ci aient lieu au Nord ou au Sud (comme ce fut le cas en 1984, de très graves inondations en Corée du Sud ayant alors conduit la Corée du Nord à apporter une aide humanitaire aux populations sud-coréennes), il est d'usage que se mette en place une solidarité intercoréenne. L'actuelle proposition d'aide sud-coréenne face à la grippe A/H1N1 et son acceptation par le Nord s'inscrit dans cette tradition. 

Sources :
CCTV, Channelnewsasia, Gulf Times (citant KCNA)

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 22:00

Récemment, plusieurs médias occidentaux se sont émus que les matchs de la Coupe du monde  de football 2010 puissent ne pas faire l'objet d'une retransmission systématique à la télévision nord-coréenne, malgré la qualification de l'équipe nord-coréenne, en n'hésitant pas à parler de "censure". En fait, alors qu'une majorité d'Occidentaux peine à localiser les pays étrangers sur une carte du monde (près d'un jeune Américain sur deux ne sait pas situer l'Inde), les Nord-Coréens en contact avec des Occidentaux - et pas seulement les diplomates - montrent une bonne connaissance de l'actualité internationale, et d'abord (sinon, principalement) de l'actualité politique. Cette situation n'est pas un hasard : elle est le résultat d'une éducation qui met l'accent sur la géographie mondiale, ainsi que d'une couverture de l'actualité internationale à certains égards plus exhaustive que chez nous, où les nouvelles politiques et économiques occupent la place habituellement réservée dans les médias occidentaux aux stars dites "people" et au sport.

On ne trouve pas trace, dans les médias de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), des nombreux articles de la presse française et internationale sur la vie privée et la famille de Nicolas Sarkozy. En revanche, les journaux et les radios traitent non seulement de sujets de fond, comme la crise économique internationale actuelle, mais aussi de questions plus spécifiques.

Cette différence de points de vue n'est pas immédiatement perceptible dans les médias nord-coréens proposant des versions en langues étrangères - comme l'anglais et le français - tels que 
KCNA ou le site Naenara. En effet, ces médias privilégient l'information sur la RPD de Corée dans leurs versions en langues étrangères, destinées d'abord à un public étranger.

En revanche, les journaux - comme par exemple Le Quotien du travail (Rodong Sinmun), journal du Parti du travail de Corée - et les radios en coréen abordent plus longuement l'actualité internationale que ne le font les médias occidentaux et sud-coréens, ainsi que l'a par exemple constaté à la lecture du Rodong Sinmun un travailleur sud-coréen venu travailler au Nord, M. Oh Yeong-jin, dans son témoignage publié sous forme de bande dessinée (manhwa), édité en France par Flblb, Le visiteur du Sud :

"Parmi les articles qui traitent des relations diplomatiques, il y a une différence de point de vue considérable avec la presse sud-coréenne. On peut trouver des articles sur des pays qui ont des relations diplomatiques avec la Corée du Nord. C'est le cas par exemple de Cuba, de la Lossia (La Russie. Le nom de ce pays s'orthographie différemment au Sud et au Nord), du Kirghizistan, du Portugal, qui ont peu de relations avec la Corée du Sud."
(citation extraite du tome 1, p. 201)

Et M. Oh de déclarer, surpris : "Quoi... rien sur le sport ou les stars ?"

L'actualité internationale occupe plus d'un tiers des colonnes du Rodong Sinmun, les premières pages étant traditionnellement consacrées à la RPDC et aux activités de ses dirigeants.

En émettant une réserve (importante) quant à l'appréciation de M. Oh - la plupart des pays du monde entretenant aujourd'hui des relations diplomatiques avec la RPDC, le critère de relations privilégiées avec le Nord ou le Sud de la Corée ne nous semble pas pertinent - nous confirmons ses observations : comparé à la France, à la Corée du Sud ou aux Etats-Unis, les informations sur la politique et l'économie internationale sont nettement plus développées dans les médias nord-coréens, et la différence est encore plus nette pour les pays proches politiquement de la RPD de Corée, comme Cuba.

Au demeurant, les médias dits d'information ne sont pas les seules sources d'accès à l'actualité internationale : retransmise sur une chaîne de télévision ou de radio nord-coréenne, une rencontre internationale de football donne lieu, par exemple, à des développements sur les pays étrangers concernés et leur organisation politique, économique et sociale, ce qu'on a peine à imaginer dans les commentaires télévisés d'un match de football en France.

Cet intérêt pour l'actualité économique et politique internationale provient aussi d'un système éducatif qui met l'accent sur la géographie mondiale, suivant une approche pédagogique classique qui a longtemps été aussi celle des pays occidentaux, mais de manière plus exhaustive : les programmes scolaires et universitaires comportent une connaissance approfondie des pays étrangers, de leur histoire, de leur géographie et de leur culture. Par exemple, la Révolution française et la Commune de Paris sont mieux connues par les étudiants nord-coréens que par leurs homologues britanniques ou allemands. 

Si le mode de traitement de l'information diffère nettement en Corée du Nord et dans les pays occidentaux, la plus grande place accordée à l'actualité internationale en RPDC traduit une conception des rapports internationaux qui puise aux sources de l'internationalisme et de l'anti-impérialisme.

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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 21:17

A l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a émis un bloc philatélique, au lendemain de la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en RPDC, du 4 au 6 octobre 2009.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a émis un nouveau bloc philatélique marquant le 60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, a annoncé samedi l'agence officielle KCNA.

Les mots "60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine" sont inscrits en coréen et en chinois sur le bloc philatélique, où figurent le drapeau national et les emblèmes de la Chine.

Les timbres du bloc montrent une peinture à l'huile du Président Hu Jintao, le stade national chinois et le Centre national des arts du spectacle.

 

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Cette année a commémoré le 60ème anniversaire des relations entre la Chine et la RPDC ainsi que "l'Année de l'amitié entre la Chine et la RPDC". Le bloc philatélique est l'un des événements marquant l'année de l'amitié.

Source : dépêche de l'agence
Xinhua traduite de l'anglais.

Autres articles sur la philalélie coréenne :
-
Planète timbre 2008 : à la découverte de la philatélie coréenne
- La Corée du Nord au salon du timbre de Paris 2008

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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 20:57

Avec un taux de pauvreté de 45,1 % parmi les personnes âgées de 65 ans et plus, la Corée du Sud présente la situation la plus alarmante des pays industrialisés membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'insuffisante protection sociale est à l'origine de ces graves inégalités.

Dans la société coréenne traditionnelle, marquée par le respect pour les personnes âgées (photo Kathy L. Gilbert), la solidarité familiale intergénérationnelle a longtemps assuré des conditions de vie décentes pour les seniors par rapport aux autres classes d'âge. Tout en élevant le niveau de vie, l'industrialisation accélérée en Corée du Sud après 1960 a également creusé les inégalités, mesurées par le taux de pauvreté relatif, c'est-à-dire la proportion de personnes dont le revenu est inférieur à 50 % du revenu médian.

Au sein des pays de l'OCDE, la Corée du Sud affiche un triste record : le taux de pauvreté des personnes âgées de 65 ans et plus (45,1 %) est le plus élevé de tous les Etats industrialisés. En 2008, 5 millions de Sud-Coréens étaient âgés de plus de 65 ans, représentant 10,3 % de la population du pays. La Corée du Sud affiche également le taux de suicide des personnes âgées le plus élevé au monde.

Alors que les liens de solidarité entre générations se sont distendus, le manque de protection sociale explique la proportion élevée de travailleurs âgés, la cessation d'activité professionnelle étant d'abord liée à une incapacité physique. Toujours selon l'OCDE, le revenu des personnes âgées ayant cessé de travailler n'atteint que 42,1 % des revenus qu'elles percevaient pendant leur activité professionnelle (contre une moyenne de 59 % dans l'OCDE).

La pauvreté des personnes âgées génère des dépenses supplémentaires dans le domaine, notamment, de la santé : l'injustice sociale est facteur d'inefficacité économique. En outre, le
faible taux de natalité menace gravement, à terme, l'équilibre économique et démographique, en entraînant mécaniquement une diminution de la part de la population active parmi la population totale.

Source :
Dong-a ilbo   

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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 12:21

Le samedi 15 août 2009, le ministère de la santé sud-coréen a annoncé le premier décès dû à la grippe A (H1N1) dans le pays, témoignant de la progression de la pandémie dans la partie sud de la péninsule, où 2.032 cas ont été recensés.

Trois mois et demi après le premier cas avéré de grippe A (H1N1) en Corée du Sud (ci-contre, image microscopique du virus), le ministère sud-coréen de la santé a annoncé, ce samedi 15 août 2009, le premier décès dû à la maladie : la victime est un homme de 56 ans, atteint d'une pneumonie aiguë et de septicémie, après avoir été infecté par le virus lors d'un voyage en Thaïlande.

Parmi les 2.032 cas de grippe A (H1N1) recensés en Corée du Sud, la plupart des patients ont guéri.

Le Japon vient également d'annoncer le premier décès lié à la maladie, dans la préfecture d'Okinawa, alors que 5.000 cas ont été confirmés dans l'archipel nippon.

Source principale :
AP.

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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 11:25

Le ginseng (Panax ginseng C.A. Meyer), dont le plus réputé est cultivé en Corée, est une plante dont la racine est renommée pour ses qualités pharmaceutiques. L'Association d'amitié franco-coréenne a interrogé Benjamin Lointier, de la société ginseng-rouge, pour mieux en connaître les propriétés et son utilisation par l'homme.

Bonjour Mr Lointier. Vous êtes administrateur du site
www.ginseng-rouge.fr. Pouvez-vous d'abord nous dire quelques mots de cette plante d'Asie du Nord-Est, et surtout de sa racine, cultivée plus particulièrement en Corée ?

Depuis des temps immémoriaux, les Médecines  Traditionnelles Orientales préconisent une extraordinaire racine pour traiter de nombreuses affections et assurer de santé et  vitalité. Cette racine est celle d’une plante rare portant le nom de Ginseng.

Le ginseng est une plante herbacée et vivace de la famille des « araliacées ». On la trouve dans les vallées montagneuses  humides, aux confins de la Chine du Nord, de la Mandchourie et de la Corée.

C’est la racine du ginseng  qui est consommée, car elle concentre les principes actifs et bénéfiques de la plante. Ces principes actifs portent le nom de « ginsenosides ». Leur taux est d’autant plus important que la plante est âgée et proche de la variété sauvage.

En Europe, les bénéfices de Santé et Vitalité du ginseng ne furent connus que très tardivement à partir du XVIIIe siècle. Seul avant cette date, Marco Polo, dans son célèbre « Livre des Merveilles », fut  le premier à citer le ginseng utilisé en Chine à la cour de l’Empereur.

Ce fut seulement en 1843 qu’un savant botaniste allemand, Carl Anton Meyer donna au ginseng son nom latin dans la nomenclature de Linné : « Panax Ginseng C.A. Meyer ».

Pourquoi le ginseng rouge de Corée ? Car il existe aussi un ginseng blanc...

Il existe différentes qualités de Ginseng : des plus médiocres aux rarissimes ginseng sauvages. Le ginseng sauvage a pratiquement disparu de Chine et de Corée suite à une cueillette forcenée.

Les quelques et rares racines sauvages se négocient de gré à gré, tant en Chine qu’en Corée. Seuls des millionnaires peuvent acquérir le vénéré « san-man » coréen dont le prix peut monter jusqu’à 450 000 dollars la racine  !

Le meilleur compromis entre prix et efficacité est la variété « semi-sauvage ». Son mode de culture est biologique et totalement respectueux de l’environnement. Ainsi la variété semi-sauvage du ginseng préserve l’essentiel des qualités du ginseng sauvage contrairement à certains ginsengs cultivés à force d’engrais chimiques.

Le ginseng est disponible sous forme de ginseng blanc ou de ginseng rouge mais ce dernier rouge est plus apprécié que le premier. Il y a 3 raisons à cela alors que le ginseng rouge est un ginseng blanc ayant subi un traitement spécial de fumaison.

1) En effet, il faut savoir que le ginseng blanc, même séché, est sujet à l’attaque de  maladies parasitaires qui peuvent complètement le dénaturer.

2) Par contre, du fait de son passage obligé en étuve, avant la fumaison traditionnelle, le ginseng rouge est inaltérable !

3) En plus, pour ce traitement en Ginseng rouge, ce sont les plus belles et les plus anciennes racines de ginseng qui sont sélectionnées.

Il faut savoir que le mode de présentation traditionnel du ginseng rouge est :

- soit tranché en fines lamelles pour préparation d’infusions. Il faut savoir que sous cette forme le ginseng nécessite de longues heures de préparation.

- soit sous forme d’Extrait Concentré directement Bio-assimilable. Cette forme présente l’avantage d’être au moins 2 fois plus dosée en ginsenosides que le meilleur des ginsengs en infusion.

Parlez-nous des vertus thérapeutiques du ginseng. Pour notre part, au cours de son voyage en Corée de septembre 2008, la délégation de l'AAFC a eu la chance de visiter l'Académie de médecine koryote, à Pyongyang, qui utilise le ginseng dans le traitement des patients.
 

Le Panax ginseng est un exceptionnel  remède  préconisé pour aider à combattre  de nombreuses affections. Le mot panax en latin signifie remède universel. De là, le mot français « panacée » qui peut caractériser le ginseng.

Ainsi le ginseng est surtout réputé comme remède naturel pour aider à soigner les affections liées à l’âge : pertes de  mémoire et états séniles, baisse de la sexualité chez l’homme et la femme, troubles de la ménopause, virilité défaillante et troubles de l’érection chez l’homme âgé.

Depuis de nombreux scientifiques, japonais, américains, russes, chinois et coréens, ont cherché avec des moyens modernes à élucider les extraordinaires secrets de Santé, de Longévité et de Vitalité du ginseng.

Ils ont mené de nombreuses études cliniques sur le ginseng. Il a ainsi été démontré que le ginseng est un tonique général et un tonique du métabolisme.

Mais c’est en même temps un sédatif hypoglycémiant agissant sur le péricarde, sans aucun effet secondaire, un reminéralisant et un produit à forte action sur le cervelet.

Plusieurs effets bénéfiques du ginseng ont été avérés :

- Son premier effet est de lutter efficacement contre le froid, et les environnements hostiles et agressifs générateurs de fatigue et de stress.

- Il agit aussi positivement sur la circulation sanguine en diminuant la tension et le taux de triglycérides et le cholestérol.

-  
Il influe sur l’anémie en favorisant la production des globules rouges.

-  
Il opère une action hypoglycémiante, protectrice du foie.

- Il stimule les hormones sexuelles chez les sujets âgés.

- C’est un régulateur des troubles de la ménopause.

-  
Il règle les problèmes d’érection de l’homme vieillissant.

- Il excite positivement le cortex cérébral et combat les troubles et les problèmes de mémoire survenant avec l’âge et le temps.

Comment en êtes vous arrivé à vous intéresser au ginseng ?

Les effets des  principes actifs du ginseng ont rendu cette racine célèbre dans le monde entier, ce qui a  évidemment entrainé une demande très importante.

Il en résulte aujourd’hui une production beaucoup plus importante avec les inconvénients que cela comporte notamment une culture intensive qui a pour conséquence de dénaturer les bénéfices naturels du de la racine de ginseng.

On trouve donc aujourd'hui des produits de qualité très insuffisante à bas prix à côté d'excellents produits qui sont minoritaires sur le marché.

Devant ce constat, nous voulons aider à la réflexion nécessaire, en apportant les connaissances indispensables pour être à même de reconnaître un produit  à base de racine de ginseng de qualité et réellement bénéfique pour la santé.

Vous revendez des extraits de ginseng en France. Pouvez-vous nous dire quelques mots de votre société ?

Notre souhait est de promouvoir les solutions de santé écologiques que nous ont léguées les Médecines Traditionnelles et Alternatives. C’est le cas du ginseng.

On sait que génération après génération les hommes  ont observé la nature pour bénéficier des remèdes que leur environnement immédiat leur procurait.

Or la nature, de par son évolution, a produit des millions de molécules différentes. Même si seule une faible proportion de ces millions de molécules naturelles a des effets bénéfiques de santé, cela représente quand même pour l’homme des centaines de traitements actifs différents.

Nous voulons aussi accentuer l’intérêt croissant pour les médecines douces et naturelles en mettant en valeur les traitements de santé traditionnels des peuples du monde entier.

C’est en même temps l’occasion de soutenir  équitablement ces peuples  en leur permettant la diffusion mondiale du produit de leurs cueillettes et de leurs cultures, respectueuses de l’environnement.

En résumé, notre action a pour but de sauvegarder et de promouvoir la biodiversité thérapeutique, plus particulièrement en matière de remèdes alternatifs et naturels, tout en offrant des perspectives d’avenir durable aux populations des régions les moins favorisées de notre planète.

Merci, Benjamin Lointier.

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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 11:16

Les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont l'un des sujets donnant lieu aux positions les plus tranchées sur la Corée du Nord. Pour l'immense majorité des médias occidentaux, la cause serait entendue : la situation des droits de l'homme en Corée du Nord serait l'une des pires au monde, comme en attesterait la présence de dizaines de milliers de Nord-Coréens en Chine. Pour leur part, les autorités nord-coréennes, nonobstant la garantie de droits sociaux (éducation et santé gratuites, taux d'alphabétisation de 99 %), soulignent l'instrumentalisation, selon elles, des droits de l'homme comme un instrument politique utilisé par ses advsersaires à des fins de déstabilisation. Sans prétendre épuiser l'ensemble des débats sur ce sujet, nous reproduisons ci-après quelques observations d'un universitaire néo-zélandais, Tim Beal, qui a effectué de nombreux voyages tant au Nord qu'au Sud de la péninsule.

Dans les relations internationales, la question des droits de l'homme n'est jamais soulevée de manière fortuite : comme le rappelle Tim Beal, "elle a été utilisée, après l'événement, pour justifier l'invasion de l'Irak quand la ligne des armes de destruction massive n'était plus soutenable, mais elle s'est avérée avoir été utilisée de manière frauduleuse. Par exemple, Tony Blair a dû admettre que sa déclaration que "400.000 corps avaient été retrouvés" n'était pas vraie, et que seulement 5.000 corps avaient été sortis de terre. (...) Saddam Hussein pouvait être responsable des 5.000 corps, mais Tony Blair était responsable du mensonge".

S'agissant de la Corée du Nord, Tim Beal souligne d'abord que les pressions économiques, politiques et militaires ont contribué aux privations subies par la RPDC - soumise au plus vieil embargo au monde, et toujours formellement en état de guerre depuis 1953 - pour observer que "les Etats-Unis plus qu'aucun autre acteur peuvent entraîner une amélioration de la situation. Néanmoins, il y a un danger sérieux que les vraies préoccupations de l'opinion sur les droits de l'homme, et plus particulièrement sur les réfugiés, soient utilisées par ceux au pouvoir à Washington pour faire pression pour un "changement de régime" et conduise à une dégradation de la situation, tant au Nord qu'au Sud, et peut-être à la dévastation de la péninsule".

Exemples précis à l'appui, le professeur Tim Beal montre que la situation des droits de l'homme en Corée du Nord est moins sûre et plus compliquée qu'on ne le pense généralement, en appelant à prendre en compte les motivations des pays étrangers lorsqu'ils dénoncent Pyongyang sur ce terrain, en examinant avec attention la fiabilité des sources utilisées.

S'agissant de la peine de mort et des exécutions publiques, celle de Yu Tae-jun, un défecteur retourné en Corée du Nord chercher sa femme a fait l'objet d'articles de presse, notamment sur le site Asian Times online le 22 mars 2001, et à pas moins de dix reprises dans le journal conservateur sud-coréen Chosun Ilbo... avant que le mort ne ressuscite, en donnant des conférences de presse à la fois au Nord et au Sud de la péninsule - notamment au quotidien sud-coréen Korea Times le 15 février 2002. Revenu au Sud où il s'attendait à être traité en héros, Yu Tae-jun devait d'ailleurs être condamné par la justice sud-coréenne à six mois de prison pour avoir violé la loi de sécurité nationale en se rendant au Nord.

Sur la question des condamnations à mort, Tim Beal estime qu'il est probable que la Corée du Nord se situe dans le haut de ce classement macabre - à l'instar de pays comme Singapour (officiellement au premier rang mondial pour le nombre de condamnés à mort, compte tenu de sa population) et les Etats-Unis - mais appelle à la plus grande prudence sur les statistiques circulant ici ou là, la Corée du Nord ne publiant aucune donnée. Il note d'ailleurs que l'ONG Amnesty International ne s'aventure pas à donner un chiffre précis des condamnations à mort en Corée du Nord.

Une analyse sereine doit dépassionner la question des droits de l'homme en Corée du Nord, en partant d'analyses factuelles et de comparaisons internationales crédibles : à cet égard, les prisons nord-coréennes appelées camps en Occident sont des zones de relégation, pas seulement pour une personne mais pour toute sa famille, recouvrant toute une gamme de situations. Tim Beal observe que le chiffre couramment avancé de 150.000 à 200.000 personnes donne un taux d'emprisonnement, rapporté à la population, comparable à celui des Etats-Unis. S'agissant des camps les plus durs, il fait sienne l'observation de l'universitaire australien Gavan MacCormack, spécialiste de la Corée du Nord : alors qu'un prisonnier d'opinion au Sud, Suh Sung, a décrit les duretés de son emprisonnement dans Unbroken Spirits : Nineteen Years in South Korea's Gulag dans des termes très semblables à ceux utilisés par Kang Chol-hwan dans les Aquariums de Pyongyang pour décrire sa vie dans un camp au Nord, pourquoi ne pas avoir confronté ces deux témoignages ? Il est d'ailleurs intéressant de noter que les Aquariums de Pyongyang sont devenus un des best-sellers des livres sur la Corée du Nord en France, quand le témoignage de Suh Sung, pourtant contemporain de celui de Kang Chol-hwan, est largement ignoré dans notre pays.

Un deuxième exemple donné par Tim Beal concerne les expérimentations chimiques sur les prisonniers en Corée du Nord, qui a fait l'objet d'un reportage d'Olenka Frenkiel diffusé sur la BBC le 1er février 2004, intitulé Access to Evil. Ont été utilisés le témoignage de Kwon Hyok, ancien chef de sécurité d'un camp de prisonniers (le "camp 22") ayant fait défection en Chine, et une documentation (la "lettre de transfert") autorisant les expérimentations humaines, remise à un militant des droits de l'homme, Kim Sang-hun. Mais les services secrets sud-coréens reconnurent ce témoignage majeur comme un faux, tandis que Kwon Hyok avait pris du galon dans un article d'Anthony Barnett publié dans the Observer, en devenant un attaché militaire de la RPD de Corée à Pékin... C'est dans ce contexte que la Coalition des citoyens pour les droits de l'homme des enlevés et des réfugiés nord-coréens tint une conférence de presse, le 12 février 2004, pour donner une nouvelle provenance de la lettre de transfert : Kang Byong-sop, ingénieur d'une usine de vinalon suspectée par les Etats-Unis de fabriquer des armes chimiques. Pourtant, le même Kang Byong-sop donnait une conférence de presse à Pyongyang, le 31 mars 2004, où il révélait que son fils, Kang Song-hak, qui avait fait défection au Sud sept ans plus tôt, lui avait demandé de soutenir l'hypothèse d'expérimentations humaines dans le complexe de vinalon du 8 Février, où il travaillait, ces documents pouvant lui assurer une forte somme d'argent des organisations sud-coréennes de défense des droits de l'homme.

La situation des droits de l'homme en Corée du Nord est-elle un sujet pour lequel aucune étude sérieuse n'est possible ? Non, comme l'observe Tim Beal, mais à condition de procéder à un travail d'enquête minutieux qui doit également inclure les droits économiques et sociaux, reconnus comme des droits humains à part entière par les Nations-Unies. A cet égard, les difficultés alimentaires des Nord-Coréens constituent une priorité, donnant lieu à une analyse détaillée par le professeur Tim Beal non seulement de l'aide alimentaire, mais aussi de la production agricole et des programmes de coopération menés dans les domaines bilatéral et multilatéral.

Source : Tim Beal, "The Human Rights Record : Complexities, Causes, Solutions", in Tim Beal, North Korea. The Struggle against American Power, Pluto Press, Londres, 2005.

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 16:41

Le 11 juillet est la Journée mondiale de la population organisée par le Fonds des Nations-Unies pour la Population, consacrée cette année à l'éducation des filles (cf. affiches ci-dessous). Dans ce cadre, l'Office national des statistiques de la République de Corée (du Sud) a remis aux organismes compétents des Nations-Unies ses prévisions démographiques à l'horizon 2050. En l'absence de redressement du taux de natalité, la Corée du Sud devrait voir sa population diminuer de plus de 6 millions de personnes d'ici 2050, tandis que l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans.

Les perspectives démographique de la Corée du Sud sont sombres : les effets conjugués d'un indice synthétique de fécondité parmi les plus bas au monde (1,19 enfant par femme, ne permettant pas le renouvellement des générations) et d'un allongement de l'espérance de vie confrontent le pays à la double perspective du vieillissement et de la dépopulation.

Les perspectives à l'horizon 2050, publiées le 10 juillet 2009 par l'Office national sud-coréen des statistiques à la veille de la Journée de la population mondiale, donnent un état des lieux précis des risques auxquels est confrontée la Corée du Sud, en l'absence de changement dans les comportements démographiques et sociaux :

- la population totale du pays commencerait à diminuer à partir de 2018, pour atteindre en 2050 42,34 millions d'habitants, soit une baisse de 6,41 millions de personnes par rapport au 1er juillet 2009 ; la part de la Corée du Sud dans la population mondiale tomberait de 0,71 % à 0,46 % ;

- la part des personnes âgées de plus de 65 ans (soit 10 % actuellement) s'élèverait à 40 % en 2050, tandis que la proportion des personnes de plus de 80 ans augmenterait de 1,9 % à 14,5 % ;

- l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans en 2050 : en d'autres termes, plus de la moitié des Sud-Coréens seraient âgés de plus de 56,7 ans à cette date.

La baisse envisagée de la population entre 2009 et 2050 (- 13,2 %) serait la quatrième plus importante parmi les pays industrialisés de l'OCDE, après le Japon (- 20,1 %), la Pologne (- 15,9 %) et l'Allemagne (-14,2 %).

Une économie comportant une part aussi importante de personnes âgées est difficilement soutenable, sauf à sacrifier encore davantage un système de retraites déjà parmi les moins généreux de ceux des Etats membres de l'OCDE.

L'exemple de la France (aujourd'hui un des pays les plus dynamiques démographiquement de l'Union européenne, après avoir été l'un de ceux om la natalité était la plus faible) montre toutefois qu'il n'est pas de situation irréversible, à condition que le gouvernement sud-coréen s'engage dans une politique nataliste de soutien aux familles, tout en réformant un des systèmes éducatifs les plus coûteux et les plus inégalitaires au monde. Un autre levier consisterait à lever le tabou de l'intégration des étrangers, en leur garantissant de nouveaux droits sociaux et politiques. Enfin, la réunification de la Corée apporterait également une réponse au problème démographique, alors que la population coréenne au Nord de la péninsule est plus jeune et plus dynamique :

- en
Corée du Nord, en 2009, l'indice synthétique de fécondité (ISF) s'élèverait à 1,96 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 33,5 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 21,3 % de la population totale (plus de 65 ans : 9,4 %) ; le taux de croissance annuel de la population est estimé à 0,42 % ;

- en
Corée du Sud, en 2009, l'ISF est estimé à 1,21 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 37,3 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 16,8 % de la population totale (plus de 65 ans : 10,8 %) ; le taux de croissance démographique annuel est estimé à 0,27 %.

Sources : AAFC,
Dong-a Ilbo, CIA - The World Fact Book

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 00:01

Les autorités de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont fixé en 2012, année du centenaire de la naissance du Président Kim Il-sung, fondateur de la RPDC, l'objectif de construire un pays puissant et prospère. Dans le domaine économique et culturel, ce but se décline par le renforcement des atouts du pays dans le secteur de l'architecture et de la construction. L'AAFC donne quelques points de repère.

Pendant la guerre de Corée (1950-1953), alors même que le conflit était encore loin d'être terminé, le Président Kim Il-sung de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) avait défini les grandes lignes du plan de reconstruction de la capitale dans l'après-guerre. De fait, alors qu'en 1953 elle était presque entièrement détruite par les bombardements des forces des Nations-Unies sous commandement américain, Pyongyang présente aujourd'hui un plan géométrique ordonné, comportant un grand nombre d'espaces verts, qui traduit une forte volonté architecturale et urbanistique. Si le visiteur occidental est impressionné par des dimensions selon lui excessives, au regard des critères de l'architecture occidentale (qui définit, par exemple, la taille d'une place publique au regard de la population susceptible de fréquenter cette place), il s'agit d'un choix conscient des Nord-Coréens : ceux-ci ont voulu se projeter à long terme, en envisageant le développement futur de la ville. Par exemple, les dimensions des axes routiers et des rues ont été adaptées à des prévisions d'augmentation du trafic automobile, aujourd'hui en plein essor dans la capitale.

De longue date, l'architecture a constitué un point fort de la Corée : ainsi, le système de chauffage par le sol, ou ondol, reste la norme dans la construction contemporaine. Les communautés nord-coréennes expatriées ont bâti de nombreuses villes, à l'instar de Vladivostock, dans l'extrême-orient russe. La RPD de Corée coopère dans le domaine de la construction avec des pays proches politiquement - comme le Zimbabwe, l'Iran ou encore la Namibie, dont le palais présidentiel inauguré en 2008 est l'oeuvre des Nord-Coréens. Dans un domaine plus spécifique, la RPDC s'est spécialisée dans la construction de statues géantes, pour lesquelles elle compte plusieurs dizaines de pays clients sur tous les continents.

Ce choix de développement économique n'est pas propre au Nord de la péninsule : dès les années 1960, la Corée du Sud s'est également engagée dans des opérations de construction à l'étranger, notamment au Proche-Orient, qui lui ont procuré les devises nécessaires à la modernisation de l'économie.

L'effort porté par le gouvernement nord-coréen au secteur de l'architecture et de la construction, comme base pour la modernisation du pays, a impliqué des investissements spécifiques, ainsi que des coopérations bilatérales. La conception et le dessin assistés par ordinateur (CAO et DAO) ont ainsi été développés au Centre informatique de Pyongyang.

Les agences d'architecture sont organisées par ministère et/ou par ville : ce sont des structures publiques, dont la taille importante dépasse nettement celle de la plupart des cabinets privés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Les fonctions de recherche et de formation peuvent être intégrées aux opérations de création et de construction proprement dites : une des agences les plus connues, l'Institut de recherche architecturale Paektusan (IRAP, du nom du mont Paektu, point culminant de la péninsule coréenne) a été fondé le 22 juillet 1982 (photo et source : La Corée d'aujourd'hui, article reproduit sur le site de l'association Korea-is-one). L'IRAP abrite trois laboratoires de recherche. Ses équipes d'architectes et d'ingénieurs sont à l'origine de plusieurs des bâtiments modernes de Pyongyang, dont l'hôtel international Yanggakdo, le monument à la fondation du Parti du travail de Corée ou encore le Centre de recherche informatique de Corée.

Afin de conforter son excellence dans le domaine architectural, le gouvernement nord-coréen a formé, à partir de 2002, des architectes dans plusieurs pays européens (Allemagne, Autriche, Italie, France). De fait, il s'agit d'un domaine où des coopérations bilatérales avec les pays ocidentaux peuvent être mises en place : l'hôtel Yanggakdo a ainsi été construit, notamment, avec des capitaux français, et les travaux ont repris depuis le printemps 2008 pour l'hôtel Ryugyong qui, une fois achevé, serait le plus grand hôtel de tourisme au monde.

Cependant, à l'instar des pays européens à la même époque, à partir des années 1950, la Corée du Nord a privilégié les constructions rapides pour reloger l'ensemble de ses habitants et leur fournir des services modernes. Ces bâtiments ayant vieilli, leur modernisation et la prise en compte des nouvelles normes de sécurité et de protection de l'environnement sont au coeur des travaux de réhabilitation engagés au lendemain des années de difficultés économiques de la "dure marche". Il s'agit donc d'un des enjeux majeurs pour atteindre, en 2012, l'objectif de construire un pays puissant et prospère.

Source : AAFC

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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 00:42

La consommation de kimchi, plat traditionnel coréen à base de piments et de légumes fermentés (le plus souvent du chou chinois), prémunirait-elle contre la grippe aviaire ? Si les preuves scientifiques sont loin d'être établies, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont obtenu des résultats favorables sur un échantillon de poulets atteints de la maladie...

Le kimchi, symbole par excellence de la cuisine coréenne, était déjà réputé pour, dit-on, prévenir l'apparition du cancer du côlon... puis l'épidémie de grippe aviaire a relancé le débat sur ses vertus thérapeutiques supposées. Il y a six ans, sa consommation avait déjà augmenté, non seulement en Corée mais aussi dans d'autres pays d'Asie, pour se prémunir de la maladie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), contre laquelle prémunirait le kimchi. 

Si les preuves scientifiques d'une corrélation entre la consommation de kimchi et la prévention de la grippe aviaire restent à établir, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont observé que 11 poulets (sur un échantillon de 13 oiseaux), nourris par un extrait à base de kimchi, avaient commencé à guérir de la maladie à l'issue d'un délai d'une semaine... sans toutefois pouvoir établir de manière claire le lien entre ce mode d'alimentation et l'amélioration de l'état de santé des poulets.

Selon le professeur Kang Sa-ouk, "nous avons découvert que les poulets guérissaient de la grippe aviaire, de la maladie de Newcastle et de la bronchite. Le taux de mortalité des oiseaux avait diminué, ils étaient plus vifs et leur selle devenait normale".

Bien que les qualités médicales du kimchi semblent plus relever d'une croyance populaire que du domaine scientifique, ces heureux résultats ne peuvent que contribuer à développer davantage le marché du kimchi, et à faire encore mieux connaître ce mets traditionnel du pays du Matin calme.

Source : David Chazan, BBCNews.

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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 15:08

Alors que le suicide de l'ancien président Roh Moo-hyun retient l'attention de l'opinion sud-coréenne, un leader syndical avait déjà mis fin à ses jours, quelques semaines plus tôt : Park Jong-tae, responsable du syndicat des transporteurs de la KCTU, avait alerté l'opinion sur la situation de travailleurs auxquels n'est pas appliqué le code du travail.

"Nous devons gagner le combat dans l'obscurité, mais il semble que les temps exigent la mort d'un travailleur" : tels sont les termes de la lettre d'adieu laissée à sa femme par Park Jong-tae, responsable de la section de Kwangju du Syndicat coréen des travailleurs du transport de fret (KCTWU), affilié à la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), née dans la clandestinité du combat pour la défense des travailleurs à l'époque des généraux, avant d'être légalisée après la chute du pouvoir militaire. Agé de 37 ans, Park Jong-tae s'est suicidé pour obtenir la reconnaissance des droits de ses camarades.

En janvier, 78 chauffeurs travaillant pour la compagnie Korea Express avaient obtenu, par un accord verbal, une réévaluation de leurs contrats (à raison de 30 won, soit 2 centimes d'euro, par livraison). Mais le 15 mars la direction de Korea Express avait déclaré l'accord nul et non avenu : les transporteurs ayant réagi en refusant de trier les marchandises (ce pour quoi ils n'étaient jusqu'alors pas payés), ils s'étaient vu notifier la fin de leurs contrats avec Korea Express, par des messages reçus sur leur téléphone portable dès le lendemain. Korea Express mettait alors en place un système de véhicules de substitution, tout en précisant que le départ des chauffeurs du syndicat KCTWU était une condition préalable au dialogue. Park Jong-tae luttait pour remettre en cause la rupture unilatérale des contrats de travail.

Le cas des transporteurs de Kwangju illustre à la fois les pressions qui existent en Corée du Sud pour empêcher l'exercice des droits syndicaux (les mesures prises ont visé plus particulièrement la région de Kwangju, qui compte le plus grand nombre de transporteurs syndiqués travaillant pour Korea Express), et une situation sociale complexe - mais qu'on retrouve aussi en France - où des travailleurs dans une situation de fait de salariés, puisque subordonnés à un employeur, sont officiellement des travailleurs indépendants. L'employeur de fait n'a ainsi pas à leur payer de charges sociales. Toujours en France, l'inspection du travail peut requalifier le lien de travail en un contrat avec un salarié.

Le gouvernement de Lee Myung-bak porte sa part de responsabilité dans la mort de Park Jong-tae, après avoir promis des compensations aux travailleurs de la KCTWU lors de leur mouvement de protestation ayant conduit à l'accord de janvier. Il amène aussi à s'interroger sur le credo libéral, favorable à plus de flexibilité, qui guide les choix de politique économique de Lee Myung-bak.

Le corps de Park Jong-tae, qui était recherché pour "protestation illégale", a été retrouvé le 3 mai, près d'un centre de distribution de Korea Express, à Daejeon. Des manifestations ayant suivi sa mort ont entraîné plus de 450 arrestations, 50 militants de la KCTU ayant par ailleurs été blessés.

Le suicide individuel pour la collectivité est un geste propre, notamment, aux sociétés asiatiques : le choix de Park Jong-tae de se donner la mort rappelle les limites à l'application du droit du travail en Corée du Sud, quarante ans après l'immolation de Jeon Tae-il, ouvrier d'une usine textile, qui avait brûlé avec lui le code du travail.

L'AAFC exprime sa solidarité avec les travailleurs en lutte de la KCTWU, en présentant ses condoléances à la famille et aux camarades de Park Jong-tae.

Sources : AAFC,
Hankyoreh, AFP (sur Nasdaq.com)




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